Le Journal des inscrits - 30 janvier 2015
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Par aman le 30/01/2015 à 02:48
Comme prévu, le Festival d'Angoulême a décerné jeudi 29 janvier un Grand Prix spécial à Charlie Hebdo. Alors qu'un collectif d'auteurs réclamait que le Grand Prix soit décerné d'office et exceptionnellement à Charlie Hebdo cette année, la direction du festival est finalement restée sur son projet initial : la création d'un « prix de la liberté d'expression », dont le premier lauréat sera évidemment le journal satirique.

En outre, le festival a organisé plusieurs événements afin de rendre hommage aux victimes, dont Cabu et Wolinski, qui ont inspiré toute une génération de caricaturistes. Une grande exposition, montée dans l'urgence, retrace jusqu'à dimanche l'histoire du journal satirique, de sa genèse jusqu'au numéro « des survivants » du 14 janvier avec une caricature de Mahomet en « une ».

L'hôtel de ville a été décoré d'une grande banderole en mémoire de « Charlie » et une quarantaine de ses « unes », représentatives de la verdeur et de l'irrespect qui sont la marque de « l'esprit Charlie », sont placardées dans les rues. Une paire de fesses géantes signées Reiser côtoient ainsi des ex-présidents de la Républiques caricaturés en pénis sur des panneaux électoraux.

Le Grand Prix du festival a, lui, été attribué au Japonais Katsuhiro Otomo, le créateur du personnage de manga Akira. Le prix a été remis à l'auteur de bande dessinée et éditeur Jean-Christophe Menu que la rédaction de Charlie Hebdo a désigné comme étant son « représentant ».

Ce dernier a prononcé un discours plutôt pugnace dans lequel il s'est en pris au maire d'Angoulême, Xavier Bonnefont (UMP), qui a défrayé la chronique il y a quelques semaines en faisant installer des grillages autour de plusieurs bancs publics de la ville afin de faire fuir les sans-abris et les marginaux : « C'est Charlie qui rigole quand le maire d'Angoulême fait poser des cages de zoo autour des bancs publics. Je suis Charlie ce n'est pas un slogan, c'est Charlie qui dit au maire d'Angoulême qu'il est un con, je transmets », a-t-il déclaré alors que l'élu était à ses côtes. 


Lemonde.fr 

Par lefantomedejeanfrancois le 30/01/2015 à 02:31

Non, la littérature n'a pas à être morale. La liberté existe, elle est naturelle, elle n'est pas négociable. Un auteur est libre de sa création, de son projet, mais aussi de sa mise en oeuvre. Là est la vraie liberté.  

La critique et l'analytique littéraires, c'est le contraire de l'attitude moralisante, qui appartient généralement à des bas de plafond et à des individus dont la moralité est elle-même douteuse. Quand le pédophile pré-nazi de GA a fait de Sade l'ancêtre du nazisme avec la naïveté de sa beaufitude d'inculte, nous sommes obligé de nous insurger contre cette ignorance, tous les gens cultivés ont bien sûr moqué ce bouffon grotesque dont la nullité avait enfin pu s'exprimer. 

Internet contient le pire et le meilleur, comme tout élément organique il est essentiellement neutre, inerte, sa dangerosité provient de ceux qui l'animent, de même pour ses bonheurs rares et fugaces. Les gens qui parlent de culture sont en général niais, comme peuvent l'être le grotesque bouffon dont je parlais tout à l'heure.

  

Pisser sur la lâcheté morale des intellectuels, pisser à la raie de Dieu n'est pas un crime, mais un signe de bonne santé morale. 

Par ANTOIN le 30/01/2015 à 00:50

Mon article ...

Par ma-tata-hari le 30/01/2015 à 00:48


 

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