Le Journal des inscrits - 23 septembre 2014
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Par Felix-Culpa le 23/09/2014 à 16:12
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Un article de Numa Numantius, sur Yagg, le 20/09/14

Malgré l’engagement anti-LGBT de Farida Belghoul, et malgré les violentes déclarations que cette enseignante avait proférées à l’égard des professeurs et des homosexuels, l’administration de l’Education nationale n’avait jamais pris de mesures envers cette militante radicale, proche de l’extrême-droite, de Dieudonné et de l’essayiste « national-socialiste » Alain Soral. Le rectorat de Versailles vient de mettre fin à ce silence de plusieurs mois, en engageant une procédure disciplinaire à l’égard de cette enseignante haineuse, qui se dit régulièrement « prête à mourir » pour lutter contre les LGBT.

1) Farida Belghoul, la combattante anti-LGBT

Farida Belghoul est l’initiatrice des Journées de Retrait de l’Ecole (J.R.E.). Organisées une fois par mois depuis près d’un an, ces journées doivent, selon leurs partisans, permettre aux parents d’élèves de retirer leurs enfants des écoles françaises, afin deprotester contre la supposée introduction de la théorie du genre dans les écoles. En effet, d’après Farida Belghoul, « la pudeur et l’intégrité de nos enfants sont profondément attaquées par la théorie du genre » dans les établissements scolaires.

abcd egaliteCes journées ont connu un certain succès à leur lancement en janvier 2014, en paralysant des dizaines voire des centaines de classes en France, et les grands médias ont alors tous consacré plusieurs longs articles ou reportages à Farida Belghoul et aux JRE. Comble du succès : Farida Belghoul revendique même d’être à l’origine de l’abandon des ABCD de l’Egalité par le Ministère de l’Education nationale en juin 2014.

Répétant à l’envi le slogan « Vaincre ou mourir », Farida Belghoul mène en effet un combat sans relâche contre le mariage pour tous, contre les LGBT et contre « le mal » ou « le diable » qu’elle dit voir s’étendre peu à peu dans le monde moderne. Après s’être rapprochée du mouvement Civitas, elle a notamment créé une association de parents d’élèves indépendante, « dans le but d’interdire l’idéologie du genre à l’école ». Nous verrons à ce sujet (dans un prochain article à venir) que la Manif pour Tous n’est pas du tout insensible aux attraits de cette fédération très clairement extrémiste.

La suite sur Yagg

Par humourblack4 le 23/09/2014 à 15:20

C'est ma grande envie du jour ..... mais bon restons raisonnable !!

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Par Felix-Culpa le 23/09/2014 à 14:38

Il a osé ! Lors de son interview sur France 2, Nicolas Sarkozy a été interrogé sur sa position à propos du mariage pour tous. L’ancien chef de l’Etat a d’abord tenté de botter en touche… puis a dérapé :

On a humilié la famille, on a humilié un tas de braves gens qui n’avaient jamais pensé à défiler de leur vie et qui se sont sentis blessés parce qu’on touchait à leur amour de la famille ! On les a humiliés, ils se sont radicalisés. (…) je n’utiliserai pas les familles contre des homosexuels comme on a utilisé des homosexuels contre les familles.

En quelques mots, Nicolas Sarkozy humilie les familles homoparentales, mais aussi toutes celles n’entrant pas dans le moule merveilleux des « fascistes en loden » de la Manif pour tous. Il insulte en outre des millions de personnes LGBT et leurs familles, en prétendant de manière insidieuse que les homosexuel-les seraient contre les familles…

La seule humiliation qu’ont réellement connues les familles françaises, c’est d’avoir laissé des intégristes les représenter.

Le Blog de Nawak

Par Felix-Culpa le 23/09/2014 à 14:21

Publié par Julien Massillon sur Yagg le 23/09/14
Quelques juridictions avaient empêché des couples de femmes d'adopter au prétexte qu'elles auraient violé la loi française. La Cour de cassation leur donne tort.
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«Le recours à l’assistance médicale à la procréation, sous la forme d’une insémination artificielle avec donneur anonyme à l’étranger, ne fait pas obstacle au prononcé de l’adoption, par l’épouse de la mère, de l’enfant né de cette procréation, dès lors que les conditions légales de l’adoption sont réunies et qu’elle est conforme à l’intérêt de l’enfant», a estimé ce mardi 22 septembre la Cour de cassation. En somme, une femme peut adopter l’enfant que sa conjointe a conçu grâce à une PMA. Ce procédé étant interdit en France, des milliers de femmes se rendent à l’étranger pour avoir des enfants. La loi ouvrant le mariage et l’adoption avait notamment pour objectif de sécuriser la situation de ces familles. Mais des juges et des procureurs ont soulevé l’argument d’une «fraude à la loi» pour empêcher des femmes d’adopter leurs enfants.


«UNE POSITION DE SÉCURITÉ JURIDIQUE»
La Cour de cassation a donné raison à ces familles dans deux avis similaires, rendus à l’adresse des TGI de Poitiers et d’Avignon. «Cela donne des indications aux juridictions récalcitrantes, souligne l’avocate Caroline Mécary. Elles ont eu totalement tort. La Cour de cassation a clarifié la situation avec une position conforme à l’esprit de la loi. Elle a choisi une position d’apaisement et de sécurité juridique qui tranquillise tout le monde. Cela met un terme à un débat monté en épingle par deux juridictions, à Versailles et Aix-en-Provence.»

Dans un communiqué, la Cour explique que le concept de «fraude à la loi» a été écarté car la PMA est autorisée en France «sous certaines conditions». «Le fait que des femmes y aient eu recours l’étranger ne heurte aucun principe essentiel du droit français, en ont conclu les juges. La Cour tire ainsi les conséquences de la loi du 17 mai 2013, qui a eu pour effet de permettre, par l’adoption, l’établissement d’un lien de filiation entre un enfant et deux personnes de même sexe, sans aucune restriction relative au mode de conception de cet enfant.» En présence d’une demande d’adoption, les juges doivent uniquement se prononcer en vertu des lois existantes et de l’intérêt de l’enfant.


ADOPTION DANS 95% DES CAS
Les avis rendus par la Cour de cassation n’ont pas de valeur contraignante et ne s’imposent donc pas aux juridictions inférieures. Toutefois, celles-ci ont tendance à s’aligner sur les positions de la Cour. Caroline Mécary relève par ailleurs que des opposant.e.s à l’homoparentalité ont soumis des observations contraires à l’avis rendu. «Leur argumentation n’a donc pas convaincu la Cour», fait remarquer l’avocate. D’après le ministère de la Justice, 721 requêtes d’adoption ont été déposées depuis l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe. Les tribunaux ont rendu 295 décisions, et dans 95% des cas, l’adoption a été prononcée.

Dans un communiqué, l’Association des familles homoparentales (ADFH) se félicite de cet avis de la Cour: «Cet avis ne vise que l’intérêt supérieur de l’enfant à être protégé et reconnu par ses parents, quel que soit son mode de conception. […] L’ADFH enjoint tous les magistrats à le suivre, y compris ceux qui par convictions personnelles ou par interprétations aléatoires de la loi ouvrant l’adoption aux couples homosexuels, avaient jusqu’à présent refusé de prononcer ces adoptions.»


POUR UNE OUVERTURE DE LA PMA EN FRANCE
Même satisfaction du côté des Enfants d’Arc en Ciel: «Cette décision apporte un soulagement aux familles homoparentales qui vont voir les procédures d’adoption reprendre dans les nombreux TGI où elles étaient paralysées. Cette décision est également un signal clair envoyé à ceux qui essayent d’entraver la protection des familles homoparentales, ou de l’instrumentaliser dans un but politicien. L’association Les Enfants d’Arc en Ciel se réjouit de cette décision dans l’intérêt des familles, mais rappelle que ces blocages étaient prévisibles, et n’auraient pas eu lieu si la loi avait établi une véritable égalité en permettant à tous les enfants l’établissement de la filiation par reconnaissance volontaire dès la naissance.» Un avis partagé par l’APGL: «La légalisation en France de la PMA pour les femmes homosexuelles en couple ou pour les célibataires (sans la restreindre aux seuls couples hétérosexuels), de la reconnaissance des filiations homoparentales en mairie et de la présomption de parenté seraient les seules mesures efficaces pour protéger les familles homoparentales et les enfants qui y grandissent.» 

SOS homophobie plaide également pour une évolution législative et «rappelle que seule une loi sur le sujet permettra de lever la précarité juridique dans laquelle vivent ces familles. La France reconnnaît désormais le lien de filiation entre parent social et enfant né d’une PMA, mais interdit toujours la pratique de la PMA aux lesbiennes. Quelle hypocrisie, et ce alors que François Hollande s’était engagé durant la campagne présidentielle à ouvrir la PMA aux couples de femmes. Son renoncement entretient la lesbophobie en établissant une hiérarchie entre les couples fondée sur l’orientation sexuelle.»

Photo Xavier Héraud