Le Journal des inscrits - 17 avril 2014
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Par Littlebigman le 17/04/2014 à 21:41

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D'accord, j'ai menti,
J'ai peur de la mort moi aussi,
Je sors et j'oublie,
J'ai 20 ans jusqu'au bout de la nuit

D'accord, j'ai tout faux,
Je refume, je bois trop,
Je sors, tant pis,
J'ai 20 ans jusqu'au bout de la nuit


Par avadakedavra le 17/04/2014 à 19:05

Des siècles d'inventions et de remaniements linguistiques pour que toutes les conversations que j'ai avec mon copain ( colocataire? Logeur? Bailleur? je ne sais plus) commencent invariablement par un bulletin météo.

Tout ceci ne serait guère trop grave si cette facette Evelyne Dhéliat n'était aussi utilisée quand j'appelle mon père ou que lui sa grand mère. Retirez la météo, la santé des chiens et la maison vous obtenez un silence sépulcral. En d'autres termes, on n'a plus rien à se dire. Moi si, j'ai toujours été d'un bavardage assommant passant du dernier épisode de Game of Thrones à Mc do, en passant par nos voisins cas soc'. Au mieux, il s'en fout, au pire il s'en fout et me le dit. Alors au bout d'un moment où j'ai épuisé le stock de " les pêchers auront plein de fruits cette année" ou " y a plus de PQ", je sors l'arme à 45%. Une bouteille de whisky-vodka-cognac ( rayez la mention qui vous donne la nausée) plus tard et je dois subir ses élucubrations racistes sur, comme il dit, les boucaques ( je ne connais que les bukkakes et à vrai dire c'est plus de ça dont j'aurais envie en ce moment), sur la politique. T'arrives trop tard mon bonhomme, Roumanoff est passée avant toi. Bref, mes samedis soirs ressemblent à des Parenthèses Inattendues.

Aie, je sens que j'allais commencer la prochaine phrase par un "fut un temps". Quand on aborde un chapitre par cette phrase, la fin n'est plus très loin. Cela me pousse sur un versant de ma vie que je me refuse de grimper. La réinvention de soi même. Car cela demande de réfléchir à des aspects un peu trop sombres, gourmands en temps de réflexion. J'ai le temps me direz vous puisque je passe mes soirées seul dans la majorité du temps. Mais honnêtement, vous aimeriez passer vos soirées à marcher sur des orties? J'ai longtemps abordé le thème de l'échec, du regret, de l'incapacité, de la lâcheté, du manque de courage etc...

"Que reste t-il de nos amours?" demanda t-il à sa vieille carcasse. Je regarde dehors, il fait beau, le lilas est superbe cette année, les roses promettent d'être magnifiques une fois encore, il faudra que je tonde demain mais nom d'une pute moldave, ce que je peux me contrefoutre de tout ça.

Partager tout cela avec lui? Je vous entends déjà. Mais pourquoi faire? Pour entendre que je n'ai pas désherbé? Que le potager n'avance pas? Mais je m'en balance comme de ma première pipe de partager. Quoique je partage avec lui, il y a toujours un prix à payer. Soit la suite de ce que je devrais faire et n'ai pas fait. Soit mon incompétence au jardinage, bricolage et réfection de la baraque.

J'ai raté mon permis pour la 2ème fois. La soirée fut difficile. Non seulement on vous renvoie votre échec en pleine face, mais on vous reproche qu'à cause de cela, vous ne pourrez pas le libérer de certaines taches que lui est obligé de faire. Parce que passer votre samedi après midi à la déchetterie ca vous passionne vous?

La semaine dernière, il est parti en vacances. Chez sa grand mère ( fait beau, hein?) puis chez sa cousine retourne-crâne. Je me suis pris dans la tronche au téléphone " ca fait du bien de faire un break". Alors que je m'étouffais de rage, j'ai réussi à placer un " bah écoute je sais pas, ca fait 3 ans que je suis pas parti". Réponse " bah fais le, mais tu irais où?, hihihi). Au Pays d'Oz peut être que le magicien me rendra mon ancien corps et une motivation.

Mon dernier week end... 3 jours à Paris chez un pote. Pote que j'ai revu 1 fois depuis. Pour aller où en effet. Après m'avoir coupé du monde avec son esprit de " fais ce que tu veux mais demande moi avant, peut etre que je dirais oui peut etre que je me mettrais en rogne". J'irai camper dans le jardin. Pour le dépaysement. Ma famille me gonfle donc pas question d'y aller.

Moi aussi j'aimerais faire un break... De pas mal de choses. D'un peu tout en fait. Mais bon, pas la peine de se mettre la rate au court bouillon parce que... fait beau, hein! 

Par LLD le 17/04/2014 à 19:03

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Par Brotherhoodofman28 le 17/04/2014 à 16:49

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/04/17/25006-20140417ARTFIG00247-le-communiste-ian-brossat-va-manquer-a-rachida-dati.php

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Par Brotherhoodofman28 le 17/04/2014 à 16:27

Ni me escondo ni me atrevo,
ni me escapo ni te espero,
hago todo lo que puedo
pa' que estemos juntos.

Cada vez me importan menos
los que piensan que no es bueno
que haga todo lo que puedo
pa' que estemos juntos.

Medicina alternativa,
tu saliva en mi saliva,
es física o química.

Ni me miras ni te quiero,
ni te escucho ni te creo,
pero siento que me muero
cuando os veo juntos.

Cada vez me importas menos
o eso digo cuando debo,
o que sienta que me muero
cuando os veo juntos.

Medicina alternativa,
tu saliva en mi saliva,
es física o química.

La mitad de lo que hemos vivido
hace mas ruido,
que el ruido de un cañon.
Y un corazon de hielo herido
se ha derretido en su colchon.

La mitad de lo que hemos vivido
hace mas ruido,
que el ruido de un cañon.
Y un corazon de hielo herido
se ha derretido en su colchon.

Medicina alternativa,
tu saliva en mi saliva,
es física o química.

La mitad de lo que hemos vivido
hace mas ruido,
que el ruido de un cañon.
Y un corazon de hielo herido
se ha derretido en su colchon.

La mitad de lo que hemos vivido
hace mas ruido,
que el ruido de un cañon.
Y un corazon de hielo herido
se ha derretido en su colchon

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Par Guido-Falxius le 17/04/2014 à 09:34

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Par 1rom1 le 17/04/2014 à 08:43

 

XI

 

J.-M. en Pygmalion (6)

 

 

Cette photographie est celle à quoi je suis le plus attaché... si ce n’est peut-être pas celle que je préfère... Sans doute parce qu’elle réunit Pascal et J.-M. — non bien sûr que je voudrais voir refondé ce couple mis à mal par le temps, mais parce que l’un et l’autre ont été mes amis, l’un puis l’autre, l’un autant que l’autre, à très peu d’intervalle, avant que le premier ne parte et ne s’établisse loin. J’ai vécu le couple par procuration, très longtemps, avant d’oser en fonder un moi-même, selon d’ailleurs des modalités différentes — couple tout aussi dérisoire que le leur, qui a vécu à peu près aussi (ou aussi peu) longtemps.

Il existe d’ailleurs une douzième photographie que je ne commenterai pas. Elle est l’absente de mon bouquet. N’y figure que Pascal à l’entrée d’une discothèque, qui n’existe plus, en bas de l’immeuble où habitait A., laquelle vient en crabe, je ne sais pourquoi, hanter ce texte...

 

Cette photographie est celle dont je ne peux me détacher...

Mais je m’aperçois que je l’ai mal décrite, emporté, non sans m'adresser de reproches, par d’autres considérations que sa seule transcription. Les lignes que dessinent les fermes métalliques noires, celles de l’ouverture par laquelle Pascal et J.-M. ont passé leurs jambes, la géométrie de V répétés de tous côtés, les trois genoux visibles… donnent un rythme singulier à l’ensemble — de même que les ombres portées à droite des têtes, des jambes et des pieds sur la surface blanche des deux plafonds. En tiers entre eux deux et en amorce, la statue du Garuda, moins colorée que la chaussette de Pascal, jaune et orange, aux motifs ininterprétables mais joyeux… Des éléments fixes viennent donc asseoir le mouvement de balançoire qui devait saisir à tout le moins ces jambes passées dans le vide — et contredire ce balancier dont la vocation paraît de dire, pure évidence, que le temps nous fuit...

 

Cette photographie est celle dont je ne peux me détacher... Parce qu’elle est la dernière sans doute... parce qu’elle nous condamne au néant, au silence, au moins autant que ce que tu es devenu.

Précisément, nous sommes là autant que tu l’es — et le serons dans la même mesure : on ne sait plus toujours très bien ici ce qui reste ou fuit ou nous assaille de tous côtés... (Et c’est encore dans un tremblement, dans un branle de souvenir ou de phrase jetée que se découvre la logique souterraine qui a couru de la phrase de Pascal à ces phrases-ci…)

Car je sais bien ce que je te dois, ce que je te dois d’être et (ce) que je suis — quand bien même je n’aurais pas accepté que tu sois pour moi (sauf à mon insu !) Pygmalion...

 

Par Tron le 17/04/2014 à 04:21


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                                           En voir et savoir plus sur son site


Pour ceux que cela pourrait intéresser, c'est encore visible jusqu'au 21 avril sur les berges
dans la zone Musée d'Orsay - Assemblée Nationale, à Paris.
(Ne me demander pas où exactement, de n'y pas être allé de visu)