Le Journal des inscrits - 19 octobre 2014
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Par aman le 19/10/2014 à 20:11


La ténébreuse affaire de « Tree », le « plug anal » de la place Vendôme

Par Emmanuelle Jardonnet, le 19 octobre 2014 à 19h31

Après avoir été agressé et avoir vu son œuvre vandalisée, l’artiste Paul McCarthy renonce à installer son « Tree »

Tree, l’arbre gonflable de près de 25 mètres de haut de l’artiste américain Paul McCarthy, ne sera resté que trois jours sur la place Vendôme. Le temps que l’affaire ne gonfle et se dégonfle, au propre comme au figuré, à une vitesse effarante. L’artiste, présent à Paris pour le montage de sa première exposition personnelle, à la Monnaie de Paris, devait en parallèle installer une œuvre éphémère en extérieur.

Il s’agit d’une commande de la FIAC, la Foire internationale d’art contemporain, qui se tiendra du 23 au 26 octobre au Grand Palais, dans le cadre de son parcours Hors les murs. Après quelques soucis de logistique, c’est finalement le jeudi 16 octobre au matin que Paul McCarthy lance l’érection de son “arbre” synthétique au vert éclatant et à l’esthétique pop sur la grandiose place Vendôme.

ACTE I : L’AGRESSION ÉCLAIR

En début d’après-midi, l’artiste contemple sa sculpture monumentale posée auprès de la colonne Vendôme. Enfin, à côté de l’échafaudage qui entoure actuellement celle-ci, en rénovation. Ce détail le contrarie un peu car le voisinage du trophée guerrier de Napoléon, à l’aspect incontestablement phallique, n’avait pas été choisi au hasard : l’humour féroce et les connotations sexuelles et scatologiques sont partie intégrante du travail de l’artiste de 69 depuis la fin des années 1960. Ainsi, sa sculpture gonflée joue sur la ressemblance entre un innocent arbre de Noël et un « plug anal », gadget sexuel dont on n’aura jamais autant parlé.

Personne n’a alors anticipé le scandale : McCarthy a déjà, à de multiples reprises, exposé des œuvres similaires (même dans l’espace public et dans plusieurs pays), comme son fameux Père Noël portant un sapin dont la forme crénelée est un autre modèle de sex-toy. Derrière l’imagerie enfantine, l’artiste pointe « une icône autosatisfaite du consumérisme et de la surproduction »dans la culture américaine. A peine son œuvre déployée, un homme aborde l’artiste et le frappe, avant de prendre la fuite.

 ACTE II : L’ACTE DE VANDALISME

Dans la foulée de l’agression physique, seulement révélée dans nos colonnes le lendemain, commence une violente campagne contre l’œuvre, émanant des milieux catholiques traditionalistes et identitaires. La mobilisation sur les réseaux sociaux s’emballe après un tweet aux accents gaulliens du Printemps français, la nébuleuse qui s’est constituée dans la lutte contre le mariage pour tous : « Un plug anal géant de 24 m de haut vient d’être installé place Vendôme ! Place #Vendôme défigurée ! Paris humilié ! ». Justement l’une des incarnations du Printemps français s’est baptisée « les veilleurs de la place Vendôme », en référence au ministère de la Justice, installé là.

Le cône vert déchaîne les passions, entre attaques haineuses en tous genres, désinformation, incrédulité et détournements humoristiques. On pressent que l’œuvre, fragile colosse d’air protégé par un gardien, ne résistera pas longtemps à une attaque. Elle est effectivement vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi : des individus débranchent la soufflerie et sectionnent les câbles qui maintiennent la sculpture en place. Des investigations sont lancées.

ACTE III : LE RENONCEMENT

Dans la journée de samedi, plusieurs personnalités politiques réagissent à la polémique : « La dégradation volontaire d’une œuvre, quel que soit le jugement esthétique qu’elle inspire, n’est pas seulement une infraction pénale, c’est une atteinte insupportable à la liberté de création », écrit la ministre de la culture, Fleur Pellerin, sur Twitter. La maire de Paris, Anne Hidalgo, affiche également son “total soutien” à l’artiste : « J’affirme solennellement que Paris ne cédera pas aux menaces de ceux qui, en s’en prenant à un artiste ou à une œuvre, s’en prennent à la liberté artistique. »

En fin d’après-midi, pourtant, la fin de l’aventure du « plug » vert est annoncée par la FIAC : Paul McCarthy renonce à remonter son œuvre. « Au lieu d’engendrer une réflexion profonde autour de l’existence même des objets comme mode d’expression à part entière, notamment dans la pluralité de leur signification, nous avons assisté à de violentes réactions. Je ne veux pas être mêlé à ce type de confrontation et à la violence physique », explique l’Américain.

L’épisode semble donc clos… en attendant l’ouverture de la “Chocolate Factory”, à la Monnaie de Paris le 25 octobre, un lieu clos. Sur place, le visiteur sera accueilli par une forêt bigarrée de sex-toys gonflés, et pourra assister à la préparation de milliers de délicieux plugs de Noël en chocolat.

Par Ma_vie_sans_moi le 19/10/2014 à 20:03
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Pourquoi te sauves-tu, crapaud ? Pourquoi sautes-tu dans le taillis, prêt à plonger au fond de l'étang pour te cacher sous les nénuphars ? Crains-tu qu'elle t'embrasse, la jeune fille qui s'est allongée sur ses bords ? Crains-tu le sort fatal qui te ferais Prince Charmant attelé pour toujours à l'amour de cette gourde capricieuse et dépensière ?


Présomptueux, qu'en sais-tu qu'elle veuille t'embrasser ? Misogyne, que sais-tu de son caractère ? Et pour que se produise le prodige, faut-il mettre la langue ou non ? N'es-tu pas une métaphore du sexe masculin, ô crapaud ? Tout vilain et flaccide au repos, majestueux et beau comme un aigle, un paon ou un dindon quand il est excité et propre à donner du plaisir ?


Quoi ? Tu penses que je suis un cinéaste hétérocentré de la nouvelle vague qui pose toujours tout un tas de questions idiotes dans un style pseudo intello ? Tu aurais préféré un joli garçon ? En plus d'être crapaud, tu es pédé ? Mais tu cumules les tares, sais-tu ? C'est révoltant et tu mériterais que je t'écrase avec le pied de ma caméra.


Je le ferais si je n'étais l'ami des animaux et respectueux de la nature comme Brigitte Bardot, notre muse. - Maman, maman, j'ai vu un crapaud pédé ! - Allons, mon fils, ce n'est pas vrai. - Si, je te jure. - Ne jure pas, imbécile, ce n'est pas bien. Tu ne l'as pas embrassé au moins ? - Pourquoi, Maman ? - Il se serait changé en Prince Charmant, petit idiot, et tu l'aurais aimé. Rah ! Si ton père était là, aussi !...


28/09/14.


Par mues le 19/10/2014 à 19:59

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Par Felix-Culpa le 19/10/2014 à 19:57

et je suis allé regarder sur Wikipédia quelle était cette construction et qui l'avait érigé...Comme son nom semblait l'indiquer, c'est donc un minaret de 80 mètres élevé par les sultans de Dehli, de 1192 à 1368... 

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poursuivant mes lectures, mon attention fut attirée par un autre monument de Dehli, proche de celui ci : le « pilier de fer de Delhi » ou "pilier de fer de Mehrauli" un pylône remontant au ive siècle et érigé par le raja gupta Chandragupta II en l'honneur de Vishnou. Haut d'à peu près sept mètres, en comptant la partie enterrée et le chapiteau, il pèse plus de six tonnes.   Il était surmonté par un symbole de Vishnou, un chakra probablement, qui fut retiré par les envahisseurs musulmans. A l'origne érigé dans le Madhya Pradesh, il aurait été ensuite installé à Delhi par Ânand Pâl, le fondateur de la dynastie râjpute des Tomara en 1052.

Composé à 98 % de fer, il a résisté depuis 1 600 ans à la corrosion de l'atmosphère indienne soumise à la mousson .

Il est même composé d'un fer pur à 99,72 %, une qualité obtenue seulement au xixe siècle en Occident, mais qui semblait courante dès le ve siècle en Inde. Les métallurgistes ont découvert qu'une fine couche d'un composé de fer, d'oxygène et d'hydrogène (δ-FeOOH), appelé misawite dans le texte anglais, protégeait le pilier de la rouille. le film protecteur s'est formé de façon catalytique du fait de la présence d'une haute teneur en phosphore dans le fer, jusqu'à 1 % à comparer au 0,05 que l'on trouve couramment dans le fer actuellement. Cette teneur est le résultat du travail des artisans indiens de cette période, qui pour leur fabrication de l'acier, transformaient le minerai de fer en acier en une seule étape en le mélangeant avec du charbon de bois. En revanche, le haut fourneau moderne utilise du coke à la place du charbon de bois et de la pierre à chaux pour évacuer vers les scories les impuretés dont la majeure partie du phosphore.


(wiki)

Par Brotherhoodofman28 le 19/10/2014 à 15:27

-aurait fait un " coming--oups,un"burning-out " se sentant " hors-jeu "," n'en pouvant plus ",et espérant " revenir dans au moins quatre ans " ............................

-Plùtot une bonne nouvelle pour les Suédois...............

-En France ,nous avons une semi-démente ,connue pour sa violence et son alcoolisme ,ne s'entourant que de gais dans le placard ,qui veut rééditer l'exploit de Miss Maggie en 1978-79....................

-On n'a vraiment pas de chance...............................................:(

Par lefantomedejeanfrancois le 19/10/2014 à 13:50

L'admirable paradoxe qu'est GA... 

Toujours plus d'inscrits, toujours moins de présents...

Par 1rom1 le 19/10/2014 à 06:59


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(Merci à tous mes lecteurs et correspondants.)

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Par Karedig le 19/10/2014 à 03:49

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En défense des plugs de Noël sur la place Vendôme...

A lire sur mon blog

Par mues le 19/10/2014 à 03:03
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"Night Song (A Prince in Motion)"
Philip Gladstone