Le Journal des inscrits - 19 avril 2014
Jour précédent
Par kirdis3 le 19/04/2014 à 20:52

 

11 milliards de moins aux collectivités : les associations citoyennes dénoncent un désastre social

Quels seront les impacts du plan de réduction des dépenses publiques sur le monde associatif ? Recul général des capacités d’agir, dégradation des conditions de travail, destruction de dizaines de milliers d’emplois qualifiés, disparation des petites et moyennes associations : le Collectif des associations citoyennes sonne l’alarme. « Le coût des cotisations sociales perdues et des prestations de chômage induites par les licenciements est supérieur au montant des subventions supprimées. » Voici leur communiqué.

Le premier ministre a annoncé la réduction des dépenses publiques de 50 milliards en 3 ans et de 11 milliards de la dotation de l’État aux collectivités d’ici 2017 (soit 3 milliards par an). Ces décisions auraient pour conséquence, si elles sont appliquées, la disparition de très nombreuses associations et de dizaines de milliers d’emplois associatifs. La diminution du montant des dotations publiques constitue en effet la principale variable d’ajustement laissée aux collectivités territoriales pour compenser la perte de leurs ressources tout en maintenant les crédits destinés à exercer leurs compétences obligatoires (plus de précisions ici).

Ce gouvernement, comme les précédents, semble ignorer que les richesses produites par la très grande majorité les 1 300 000 associations sont constituées avant tout de développement humain, de démocratie et de participation à la vie de la cité, de renforcement du lien social et d’épanouissement des personnes. Paradoxalement, cette annonce tombe au moment même où le premier ministre affirme qu’il a besoin des associations pour gagner la bataille de l’emploi et reconstruire l’espérance, notamment dans les quartiers et les territoires ruraux ou périurbains où le désarroi gagne chaque jour du terrain.

picture.php?strid=87b86a43dbf7072dcf5ed9

Les ruptures de financements publics ont des conséquences extrêmement graves pour les associations :
- un recul général de leurs capacités d’agir, y compris pour celles dont l’action ne repose que sur l’engagement bénévole,
- une forte dégradation des conditions de travail, tant pour les salariés que les bénévoles,
- la destruction de dizaines de milliers d’emplois qualifiés, porteurs d’expérience et de savoir faire associatifs,
- leur remplacement partiel par des emplois précaires et sous qualifiés, souvent en substitution de services publics territoriaux détruits par ailleurs. En particulier la signature de milliers de contrat temporaires dit "emplois d’avenir", destinés à des jeunes peu qualifiés, ne saurait masquer durablement la réalité de ce plan social déguisé,
- la disparition des associations les plus porteuses de citoyenneté, de lien social et de coopération. Les associations petites et moyennes sont les plus frappées par ces mesures et par la multiplication des appels d’offres.

À cette approche comptable s’ajoutent toutes les conséquences humaines et les souffrances que cela entraîne par la destruction progressive des liens sociaux.

La réduction aveugle des subventions est un non-sens, car la suppression des actions de prévention et de lien social génère des coûts bien supérieurs de maladie, de sécurité, d’action de réparation, etc…. Le coût des cotisations sociales perdues et des prestations de chômage induites par les licenciements est supérieur au montant des subventions supprimées. Uniquement préoccupés par leurs effets d’annonce et une vision court-termiste, les pouvoirs publics ne semblent plus s’intéresser à la globalité des choses. Leur seul objectif : appliquer l’idéologie de ce capitalisme libéral dominateur en France, dans l’Union Européenne et dans le monde.

Face à ces décisions inacceptables, nous appelons les associations, en lien avec les collectivités et tous les acteurs qui partagent les mêmes valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité et de démocratie, à se mobiliser par tous les moyens, avec leurs bénévoles, leurs salariés, leurs adhérents et usagers, pour résister à leur asphyxie et à la dégradation continue de nos conditions de vie ensemble.

Nous demandons la mise en œuvre de politiques publiques concertées prenant en compte tout le tissu associatif et pas seulement quelques milliers de grosses associations, la restauration de relations avec les acteurs publics fondées sur le partenariat et non sur la commercialisation de prestations, le retour à des financements publics stables et garantis aux associations qui contribuent à l’intérêt général et au bien commun. « La reconduction à l’identique de la circulaire Fillon du 18 janvier 2010, qui tend à réduire les associations à un simple acteur économique, constituerait en l’occurrence une atteinte de plus à la vie associative » déclare Didier Minot, porte-parole du CAC, ajoutant qu’une mobilisation spécifique sur ce dossier était lancée.

Les associations citoyennes refusent le désastre social qui attend la France au bout de cette course à l’austérité (aggravant les déficits publics), expérimenté dans d’autres pays européens comme le Portugal, l’Irlande ou la Grèce, et dans plus de 80 pays depuis 30 ans. Rester silencieux aujourd’hui à ce sujet, c’est faire courir un risque majeur à notre pays à brève échéance.

Pour en savoir plus sur le sujet : 40 000 suppressions d’emplois en 2014 : ce plan social invisible qui frappe le secteur associatif


source

 


Par dorant le 19/04/2014 à 20:09
picture.php?strid=7db06a4109baf4e03643d9


Officiers français prenant leur dîner dans les tranchées.
Par dorant le 19/04/2014 à 19:52
picture.php?strid=d6bb45377ccd48ff148565


La cavalerie française défile en grand appareil à Paris avant de rejoindre le front.
Par Felix-Culpa le 19/04/2014 à 19:51
Piano: Torhild Fimreite

1. Prelude
2. Sarabande 
3. Gavotte
4. Aria
5. Rigaudon 


Bohéme Orchestra, dirigé par Giuseppe Montesano

1. Preludio (Allegro vivace) (00.10)
2. Sarabande (Andante) (03.10)
3. Gavotta (Allegretto) (07.32)
4. Aria (Andante religioso) (10.52) 
5. Rigaudon (Allegro con brio) (16.38)


Par koumkoum le 19/04/2014 à 18:34

"L'urbanisme est cette prise de possession de l'environnement naturel et humain par le capitalisme qui , se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l'espace comme son propre décor" (Guy Debors, La société du spectacle)

"Une marchandise paraît au premier coup d'oeil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire, que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques" (Karl Max, Le Capital )

"Ils se sont persuadés que l'homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n'auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées". (Isaac Bashevis Singer)



De la servitude moderne,1ère partie (sur 3) par avantiprod

"Travail du latin tri palium "trois pieux" (instrument de torture)"
(au passage dans le deutéronome, j'ai cru reconnaitre les 2 lettres hébraïques Vav + Tav pour composé le mot pieu : Vav signifiant également 6 et "clou" ou "crochet", il correspond a Y ou une barre epaisse comme les 3 barres du code barre ; Tav signifiant 22 et "signe" ou "marque". il correspond aussi a X et "tau" en forme de croix, ou  300 en grec. Tau étant souvent utilise pour noter un temps de réponse en physique;  je sais un rien m'amuse. )

"Et ce que l'on faisait autrefois pour l'amour de Dieu, on le fait maintenant pour l'amour de l'argent, c'est à dire pour l'amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience" (Nietzsche, Aurore)

"Sinon, qu'il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l'image d'or que tu as dressé, nous ne l'adorerons pas" (Ancien Testament, Daniel 3:18)

 
De la servitude moderne, 2ème partie (sur 3) par zingaqs160

"On croit que l'on maitrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maitrisent" (Alain Rey)

"La nature n'a créé ni maîtres ni esclaves, je ne veux ni donner ni recevoir de lois" (Denis Diderot)


 
De la servitude moderne, 3ème partie (sur 3) par zingaqs160

(je précise que je ne cautionne pas forcément toutes les formes de resistances présentes ici, en tout cas pas pour n'importe quel situation, mais ai-je besoin de le préciser ? )
Par ma-tata-hari le 19/04/2014 à 16:52


    Hier soir en faisant mes courses à la Croisée des chemins, juste après l'entrée de la grande surface je m'arrête devant un stand de brioches qui proposait de goûter les dites brioches à l'aide de morceaux prédécoupés dans une corbeille. Le petit morceau que j'avalais avait un arrière goût de rev'nez-y  aussi j'y revins pour combler le léger creux que j'avais à l'estomac, (faut toujours éviter d'avoir un creux à l'estomac quand on fait des courses alimentaires).
J'avalais donc une dizaine de ces petits morceaux de brioche avant de rattraper le chariot de Boogly (mon cher et tendre). Après avoir hésité entre chipolatas et toulouse au rayon des saucisses, ne v'là t'y pas que me vient à l'esprit un blague au goût douteux, je l'avoue, que je ne pus me retenir d'énoncer à voix haute dans le magasin : "Il paraît qu'on a mis au point des saucisses spéciales pour cancéreux , savez-vous comment il les ont appelées ? --- Des chimiolatas !". Et moi de me bidonner d'un rire inextinguible. J'avais l'étrange sensation d'être comme shooté, ou d'avoir fumer un pet, ce qui ne m'est plus arrivé depuis des lustres voire des chandeliers. La poursuite des courses se fit dans la même euphorie sur un mode crescendo jusqu'à la caisse où je ne pouvais m'empêcher de rétorquer à l'annonce par haut-parleur : "Nous informons nos chers clients que notre magasin va fermer dans une trentaine de minutes..." , de rétorquer donc : "Nous ne sommes pas vos chers clients,c'est plutôt la Croisée des chemins qui est chère et de plus en plus chère, nous les clients en revanche nous sommes gratuits...". La caissière apprécia relativement modérément ma répartie qui me faisait marrer et menaça même de nous envoyer vers une autre caisse si nous n'adoptions pas un comportement correct, mais comme elle était la seule caisse encore ouverte... et que nous nous fîmes des chers clients trés gentils, nous pûmes nous alléger de quelques centaines d'euros en toute gratuité. C'est alors que Boogly me demanda ce que j'avais fumé, alors qu'il savait qu'il n'en était rien puisque nous avions passé l'aprés-midi ensemble. Le retour à la maison se fit tout aussi joyeusement. Ce n'est que ce matin que je m'interrogeais sur ce qui avait pu me mettre dans cet état alors que je ne consomme plus ni alcool, ni autres substances délirogènes depuis des années à cause de mon diabète. C'est alors que me revint en mémoire la brioche à l'entrée du magasin, se pourrait-il qu'elle eût contenu quelque substance qui déclencha mon état second (voire plus si affinité) ?

Je ne suis pas sûr de retourner à la Croisée des chemins de sitôt, car on n'y rencontre de moins en moins d'humains et de plus en plus de robots. Les caissières y sont vouées à disparaître totalement, sous peu, après leur avoir fait subir un lavage cerveau pour leur faire considérer les clients non comme des personnes à respecter mais comme des cochons de payants à qui on doit, au mieux, des sourires automatiques et des "chers clients" hypocrites. La mise en place des caisses automatiques et autres "services-drive-in" auront vite fait d'empêcher tout contacts humains.

C'est beau le progrès !



Par koumkoum le 19/04/2014 à 15:02

" Il n'y a pas d'absence
s'il persiste  au-moins le souvenir de l'absence."

Anne Michaels. Fugitives pièces


Lien Sur les epaules de darwin : Présences

Le Grand Prix des Médias 2013 de CB News a décerné le Prix de la meilleure émission de radio à "Sur les épaules de Darwin" de Jean-Claude Ameisen


Par kirdis3 le 19/04/2014 à 10:38

 


Combat contre la pauvreté… ou combat contre les pauvres ?

couverture_ouvrage.jpg« Les engagements de revalorisation exceptionnelle décidés dans le plan pauvreté de janvier 2013 pour le RSA, le complément familial et l'allocation de soutien familial sont confirmés. Mais ces revalorisations seront décalées d'une année ».  Même ampoulée, la formule est simple : la hausse décidée en 2013 est annulée, et elle aura peut-être lieu en 2015. Ah très bien,... enfin on s’en prend aux pauvres, et à leurs insupportables privilèges. Nous sommes fiers de ce gouvernement de combat.

Il était temps de frapper les pauvres au porte monnaie, car leur nombre ne fait qu’augmenter, ce qui montre à quel point ce sort est enviable. A la fin 2013, 2,3 millions de foyers percevaient le RSA, soit 7,2% de plus qu'un an plus tôt, selon les chiffres publiés par la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). + 7,2% : une croissance à faire pâlir les Chinois…

Le gros morceau, c’est le « RSA socle » versé aux foyers ne bénéficiant d'aucun revenu d'activité. Leur nombre a augmenté de 7,5%, pour atteindre 1,79 million, y compris 253.000 qui le cumulent avec le « RSA activité ». Les foyers bénéficiaires du seul RSA activité sont 505.000.

Et combien le RSA ? Au 1er janvier 2014, le RSA socle s'élevait à 499,10 euros par mois pour une personne seule et 748,97 euros pour un couple sans enfant. Oki ? Pour le coup de pouce, ces nantis attendront, et bien sûr, le gouvernement va renforcer la lutte contre la fraude…

Lamentable.

A côté de ces deux données – l’augmentation des bénéficiaires et la faible montant de l’aide – la vraie question est en fait le « non recours », phénomène qui mine les politiques de solidarité.

Le phénomène a pris une telle ampleur qu’a été créé un Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE). Un phénomène bien connu. Philippe Warin, cofondateur de l’ODENORE est coauteur de « L'Envers de la "fraude sociale". Le scandale du non-recours aux droits sociaux » (La Découverte, 2012).

arton11351.jpg

D’après l’ODENORE, les prestations en général font l’objet d’un taux de non recours moyen de près de 33%, et certaines prestations connaissent des taux de non recours très forts : 68% des personnes éligibles au revenu de solidarité active (RSA) activité ne le demandent pas et 73% des personnes ayant droit à l’aide au paiement d’une assurance complémentaire de santé (ACS) ne la sollicitent pas.

L’observatoire a identifié trois causes de non recours : la méconnaissance des aides, la complexité des démarches et des freins psychologiques, tels que la peur de la stigmatisation ou le refus de l’assistanat...

Vis-à-vis du RSA, la grande question est donc : comment amener tous les gens qui ont droit au RSA à le percevoir ? Le gouvernement ne le fait pas, assumant de voter des lois sociales - notre génial modèle républicain - en espérant qu’elles seront mal appliquées. Et en plus, on refuse les ajustements.

Le gouvernement de la nouille casquée, qui n'a comme ennemi que les puissances de l'argent, renonce à tout effort dans la lutte contre la pauvreté, et va faire payer les pauvres. Je le note, ça m'intéresse.

source


Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:59

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:38

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:15

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:01