Le Journal des inscrits - 21 août 2014
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Par Ma_vie_sans_moi le 21/08/2014 à 19:48

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Peu connu en France, Laurence Stephen Lowry est un peintre très populaire outre Manche. L'équivalent d'un Utrillo, voire, d'un Douanier Rousseau. Ce farouche solitaire qui n'eut de compagne que sa mère jusqu'à la mort d'icelle après quoi il lui survécut 40 ans, se déclara volontiers a-sexuel, quoique il en eût pincé pour les femmes peintes par le préraphaélite Dante Gabriel Rossetti dont les portraits décoraient sa chambre. Il fut l'homme des foules. Il les aima et les peignit toute sa vie, dans le cadre des villes industrielles du nord de l'Angleterre, avec tendresse et humour.


Le cadre, justement, ce théâtre de la rue, il le campe solidement avec une remarquable économie de moyens. Toute la violence oppressante de ce monde industriel, toute la puissance du réel comme il le voit, sont saisis comme dans leur masse, avec une foule de détails mais dans un réseau de lignes très pures soutenues par les couleurs fades ou brutales dont se fardent les ciels, les murs, les bâtiments.


Dans ce décor, s'agite la foule qu'il restitue, presque enfantine, en impressionniste qui aurait intégré Daumier comme Edgar Allan Poe. Les années 30 font son bonheur comme les années 60. A peine si le temps et l'histoire semblent avoir passé sur le genre humain qui peuple ce royaume industriel magnifié, mythologique, devenu éternel. C'est à la fois triste et drôle.


Parfois, il abandonne les villes pour les landes. Des lacs brillants au seins de collines épurées et lisses d'un vert d'émeraude, des collines en forme de sein de femme, ou bien pour la fantaisie des régates sur la mer du nord, ou encore la mer sans rien, la mer pour elle même, la mer grise et moutonnante séparée à peine du ciel gris moutonnant par une ligne d'horizon.


Rien, sinon la solitude du regard sur cette ligne d'horizon. Peut-être est-il le peintre qui aura le mieux restitué ce qu'est la solitude d'un regard.


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Par kirdis3 le 21/08/2014 à 18:35

 

Une analyse très intéressante  de l'assassinat de ce journaliste, de la mise en scène qui l'accompagne, des illusions que répandent les médias mainstream :

"...Sur un autre terrain de guerre, en Ukraine, ils font de même. Ils ont fait de même en Yougoslavie, en Irak, en Libye. A chaque fois, les illusions qu’ils répandent «font le boulot» du moment. Instaurer des sanctions. Justifier une agression. Noircir des adversaires au point de rendre tout dialogue avec eux moralement impossible. Et, du coup, sanctifier le recours aux armes; disculper la torture, le blocus, la famine...."

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Lire: Le sacrifice de James Foley, un crime à deux lames

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Par kirdis3 le 21/08/2014 à 17:57

 

De la même façon que son prédécesseur avait propagé l'idée fausse que l'Iran aurait affirmé vouloir rayer Israël de la carte, François Hollande ment délibérément dans sa déclaration d'aujourd'hui, dont voici un extrait:

"Si, il y a un an, il y avait eu une réaction des grandes puissances à la hauteur de l’utilisation (par Bachar Al-Assad) des armes chimiques, nous n’aurions pas été face à ce choix terrible entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles méritent tout notre soutien. "

Or il a été clairement démontré et établi que l'armée syrienne n'est pas à l'origine de ce bombardement, mais bien les djihadistes.

Preuves ici (par exemple):

Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d'août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.

 


Par Brotherhoodofman28 le 21/08/2014 à 15:53

" Et donc,David Guetta assume son homosexualité,ou son label n'est pas d'accord ? "..................

-C'est follement amusant.......................................... ! ! ! !

Par Brotherhoodofman28 le 21/08/2014 à 15:43

-que,chez nous,L.Wauquiez ou F.Fillon................................................ ?

Par Felix-Culpa le 21/08/2014 à 15:38

Attali pour une augmentation de 3pts de la TVA

Par Felix-Culpa le 21/08/2014 à 14:49

Tom Jones 

Par eden-key le 21/08/2014 à 11:43

Bonjour. Je cherche l'amour. Avec toi ou avec vous. J'habite Pontoise. Je me déplace  partout en Ile de France et en Picardie. On dit de moi que je suis une bombe.



Il n'y a qu'à allumer la mêchepicture.php?strid=e44358713482fdcffd9a2e

Par LLD le 21/08/2014 à 08:52

Parce que j'appréhende de vous priver de ma sagesse : quelqu'un aurait-il un remède miracle pour atténuer une tendinite à l'épaule ?

Je sais, ça vous ferait des vacances, si je ne pouvais plus frapper à coups d'marteau (imbécile, du reste, mon doigt-masse) mon clavier, mais que je souffre, que je souffre depuis 4 jours...

Le toubib m'a juste donné du CoDoliprane, en attendant de faire radio et, etc, lundi prochain seulement.

Alors ? Une once de compassion, de quelqu'un ??? (Un secret ou une méthode ?)

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Par 1rom1 le 21/08/2014 à 07:15


Qu’ai-je écrit sur le vif à propos de Bruno ? Je confronte et complète (donc) :

19h

Bruno, agréable. Me fait à l'envi des compliments sur mon corps.

 

(non pas sur mon corps — donc —, mais sur ce torse, dont j’ai su (trop) tardivement qu’il affolait R. : « j’aime ton corps » était une phrase de J.-L., entendue quand j’avais dix-sept ans !)

 

Agréable. Mais il n’a pas joui (du sperme comme je n’en avais pas produit depuis lgtps !) (!)

 

Le second point d’exclamation par parenthèses signale que je me suis immédiatement reproché cette formulation en l’écrivant, pensant que je n’étais ni « une vache à lait » (les termes mêmes, triviaux, dont mentalement j’ai assortis la phrase), ni un fournisseur d’éjaculations spectaculaires (ce pour quoi pourtant Franck était le spectateur ravi, le mystère restant entier de la raison pour laquelle il me transformait en fontaine prolifique dont les jets s’étendaient bien au-delà de nous, bien au-delà du lit), la tendance — de l’âge, toujours !... — étant à la raréfaction…

Qu’il n’ait pas joui a paru programmé (de sa part) : il a dû renoncer à sa jouissance pour la mienne. A moins que ? : je suis toujours surpris de la difficulté qu’ont parfois les lovers à bander dans la durée et mêmement à jouir… Quoique sérieux, je dois être un homme simple, qu’un (presque) rien contente !...

 

Conversation intéressante. Lorrain d’origine.

 

Il me parle, non sans fierté, d’un ascendant qui aurait laissé son nom à un parc public de ***. Il est déjà venu dans cette ville où j’habite. A même été garçon d’honneur quand il avait une dizaine d’années pour le mariage d’un oncle militaire célébré en grande pompe dans un lieu prestigieux qu'il me nomme… Nous tombons d’accord sur ce qui constitue les atouts et les faiblesses de la ville où d’ordinaire je réside. Il me dit combien le bruit, combien l’absence d’espaces verts lui rendent la vie à Paris parfois insupportable. En même temps, il ne pourrait exercer sa profession ailleurs…

 

Voudrait me revoir. Mais je n’aime pas les dissymétries.

 

Il voudrait me revoir, me dit-il. Il propose que, quand je reviendrai en juillet, je le contacte. Nous pourrions aller au Louvre un mercredi soir : ce serait amusant, il a possibilité de me faire entrer sans que j’aie à payer… Je reste réticent, même si je me trouve presque aussitôt des torts. Le problème vient essentiellement des dissymétries que je n’ai pu que constater. Je lui trouve un visage agréable, sympathique, mais je n’aime pas particulièrement son corps — il est très grand (c’est le premier géant avec lequel je couche !) et un peu gras —, et il n’a pas joui (ce qui n’a pas eu l’air de le contrarier autant que moi).

 

Me dit que cela a été douloureux de grandir d’1 cm/ mois (ai pensé à François).

 

Sur le pas de la porte, je commente notre différence de taille. Une ombre passe sur ses traits : il me dit que cela été une souffrance pour son frère et lui de grandir régulièrement à l’adolescence d’un centimètre tous les mois — souffrance physique, ressentie jusque dans les os, explique-t-il. Je songe un instant à François, qui a la même taille que lui, et que sa hauteur devait complexer tant il courbait l’échine autrefois…

Pourquoi ne pas hériter du corps que nous voudrions ?


(Bonheur d'écrire. Il y a une vraie jouissance à donner leur relief aux événements vécus dans la proximité...)

 

*

*   *

 

Un journal à rebours… Est-ce une bonne idée ? (Sans doute faudra-t-il un léger coup de pouce, qui n’équivaudrait pas pour autant à tricher…)

 

Je m’apprête à rentrer. Je reviendrai. (Les dates en sont déjà prévues. Les lieux aussi.)

 

*

*   *


 En aval, vendredi 27 juillet :


Re-Bruno (récidive d’ailleurs)

Quoique né à Reims (me livre sa biographie par petits bouts), dit avoir besoin d’aller en Lorraine au moins une fois par an.

Me redit sa détestation de Paris

Parlons meubles, antiquités. Stupéfait d’apprendre que le secrétaire Louis XVI assez beau qu’il possède ne se vendrait guère que 300 euros.

 

Je suis revenu. J’ai même revu Bruno. Il a joui, cette fois, mais je ne suis pas certain pour autant de son contentement. Nos rythmes — certainement — ne sont pas accordés. Il m’accueille dans un drap de bain blanc noué à la taille, et je tique intérieurement un peu. Comme C***, entre autres infinitifs (s’il me lit, il comprendra je pense…), j’aime déshabiller. Et c’est être trop certain du dén(o)uement. Je ne dis rien — bien évidemment. Il me semble, cependant, que des formes, sinon de ratage, du moins d’approximation, se répètent.

La conversation, ensuite, est pourtant intéressante. Il me conseille d’aller voir l’exposition sur la Chine à Versailles, ou celle sur le Louvre Abu Dhabi. Sur le chapitre des meubles, il se montre intarissable, cherchant dans sa bibliothèque des ouvrages où il me montre des armoires lorraines pour lesquelles il s’enflamme. Je suis stupéfait d’apprendre que le secrétaire Louis XVI assez beau qu’il possède ne se vendrait guère plus de trois cents euros : peut-être exagère-t-il… Sa passion pour l’ameublement fait plaisir, nous avons un échange fluide, mais je ne suis pas sûr que nous nous convenions tout à fait pour autant… 

Quoique né à Reims, il dit avoir besoin de retourner au moins une fois par an en Lorraine dont est originaire une partie de sa famille, en aimer et goûter le terroir, avoir besoin de plonger ses mains dans la terre, et, pour cette raison, trouver insupportable parfois d’habiter Paris…

 

Nous nous quittons, cette fois sans promesse d’aucune sorte.