...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

18/05/2008

18/05/08 - 19:59

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Malgré le manque de confiance qui m’envahit régulièrement, il y a certaines qualités que j’estime faire partie de moi. Je pense ainsi être quelqu’un d’authentique. Plus qu’un trait de caractère, c’est finalement une valeur à laquelle je ne pense pas toujours, mais qui me permet de garder une certaine forme d’intégrité et qui est, à coup sûr, une qualité que j’apprécie fortement chez les autres.

J’ai toujours détesté l’hypocrisie. Je ne comprends pas comment les gens faux peuvent se regarder dans la glace en se jouant des autres. Certes, la manipulation est jouissive ; on se sent maître du monde et supérieur. Mais on ne doit au final que lier des relations superficielles et être bien seul.

C’est bien beau de se vouloir entier en toutes circonstances, mais même le mec le plus sage du monde se retrouve un jour ou l’autre dans une position ambiguë. C’est bien connu, l’être humain n’est composé que de multiples facettes et il tente de montrer celles qui le mettent le plus en valeur en fonction de qui l’entoure. Je ne fais malheureusement pas exception à la règle.

Ainsi, je veux toujours montrer que je suis un garçon sérieux et organisé, mais qui sais aussi être taré. M’étant toujours senti très différent des autres (que ce soit pour la nourriture, la sexualité, la conception des relations…) j’ai pris le parti de faire une force de ma singularité plutôt que de la subir. Ce n’est pas toujours facile de clamer qu’on n’aime pas les enfants, qu’on n’absorbe ni alcool ni fromage, qu’on n’aime pas ses parents… Cela ralentit plus ou moins la possibilité de l’intégration dans une communauté. Mais je pars du principe que se changer soi-même pour mieux y parvenir ne me rendra pas heureux. J’ai déjà essayé, avec la sensation, à chaque fois, de me fourvoyer. Ca n’empêche pas de se dépasser et de se surprendre par moments, de faire comme tout le monde juste une fois de temps en temps ; mais seulement parce que le désir vient de moi – et de moi seul.

Malgré mon caractère bien trempé sur certains aspects, j’ai tout de même du mal à accepter les étiquettes. Je suis le premier à en mettre, à souhaiter que chacun ait une sexualité aussi claire que la mienne par exemple (stupide, j’en ai totalement conscience). C’est parfois un avantage : on dit parfois de moi que je suis cultivé. J’ai l’air tellement sérieux, je bosse dans la culture, j’ai fait de longues études, je fais peu de fautes, je porte des lunettes… A l’opposé, j’apparais comme une tapette volante superficielle qui n’aime que les musiques pour adolescents et les émissions de téléréalité. En fait j’ai une étiquette typique de pédé ! Bien que l’aspect cultivé de ma personne soit une supercherie (ayant grandi dans un foyer inculte jamais je ne pourrais considérer le peu de savoir que j’ai comme suffisant), je me complais dans cette double description : je veux être un garçon superficiel et profond à la fois. Quand les gens me font remarquer que j’ai des goûts de merde mais que mon sens de l’analyse est fin (tiens, ça n’est pas arrivé depuis longtemps), je me sens complet. Je me dis que la personne en face a su aller plus loin que la première impression qu’elle a eue et a su me cerner un minimum.

Cependant, on ne peut contrôler son image. A fortiori si on veut être authentique ! Je remarque que, plus les gens vieillissent autour de moi, et plus ils prennent un rôle. Je faisais le compte l’autre fois dans ma tête et je me suis aperçu que j’étais gêné par les grossiers traits de caractère de la plupart des gens que je côtoyais. Il y a les sérieux, les logiques, les maniaques, les râleurs, les superficiels, les fous, les sociables, les coincés, les dévergondés… Et malgré la richesse que je souhaite obtenir de toutes mes relations, chacun est devenu trop entier, indivisible, résumable. Fini. Une seule direction de caractère, totalement prévisible et donc nettement moins intéressant. Mais quand a-t-on cessé d’être fait de nuances ? Quand on se trouve soi-même, on cesse de tergiverser dans ses personnalités ? Ou au contraire est-ce parce qu’on a été incapable de savoir qui on était qu’on a dû adopter un rôle ? S’intégrer à une communauté suppose-t-il nécessairement la réduction à un seul trait caractéristique de l’individu ?

Tellement de gens deviennent ce que j’appelle des personnages de dessins animés. A mes yeux, ils en sont risibles tant ils sont une caricature d’eux-mêmes. Où est la limite entre soi et l’image de soi ? A vouloir parfois m’intégrer, parfois me démarquer, est-ce que je ne vais pas trop loin dans ce que je suis au point de me perdre ? Quand je râle sans cesse et que je refuse obstinément de faire la même chose que le commun des mortels, est-ce qu’à un moment je me suis vraiment demandé si c’était ce que je voulais ? Quand je suis sociable et flexible, ne vais-je pas à l’encontre de certaines valeurs ? Ne suis-je pas finalement devenu un personnage de dessin animé ? Un ersatz de moi-même ?

C’est la position que j’occupe au sein de la Ruche qui a fait germer cette interrogation. En effet, j’y suis à la fois assistant de rédaction et responsable éditorial. Pour mon premier poste, je dois jouer à la parfaite petite secrétaire et obéir à ma rédac chef. Pour le second, je dois gérer une petite équipe de stagiaires, prendre des décisions éditoriales, former les gens, les accompagner. Tout au long de la journée, je dois faire le grand écart entre ces deux fonctions et je sens que le regard des gens s’y perd. Il y a ceux qui me prennent un peu de haut, parce que je suis une lavette. Et ceux qui semblent impressionnés par ce qu’ils imaginent être une importance hiérarchique. Pour ne pas avoir à affronter le problème, et parce que depuis la Forteresse j’ai un souci avec cette débile grandeur qu’on attribue aux gens dans le cadre de l’entreprise, j’ignore la notion. Il n’y a pas de hiérarchie qui tienne ; seule la validation éditoriale compte. Ma rédac chef n’est pas une déesse et mes stagiaires ne sont pas des larbins. Si j’ai une maxime dans le travail, c’est celle-ci : faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.

Mais à force de ne pas me prendre au sérieux, est-ce que les gens n’en viendraient pas à faire de même ? C’est moi ou ma stagiaire passe son temps à aller à l’encontre de mes décisions, au point d’aller directement voir le rédac chef adjoint pour faire accepter ce qu’elle veut au lieu d’en discuter avec moi ? Je suis parano où on ne me donne plus aucune responsabilité éditoriale ?

L’autre jour, je disais à une collègue que j’avais très bien vécu ma période de « chômage » parce qu’elle m’avait laissé le temps de faire plein de choses comme aller au musée. Et là, elle me rit au nez : « depuis quand t’aimes ça toi ? ». Dans la mesure où elle est entrée dans ma vie après ma révélation culturelle londonienne, je suis tombé des nues. Si quelqu’un que je pensais connaître (et vice-versa) me réduit à des paillettes, qu’en est-il des autres ? Artémis ne me propose plus jamais aucune critique ; et pour commenter la dernière réalisée, il m’a avoué qu’il avait peur que je m’enthousiasme trop pour des oeuvres qu’il jugeait peu dignes d’intérêt. En gros, il croit que je n’aime que les trucs de merde et que je n’ai aucune objectivité, moi qui ai toujours eu à cœur de modérer mes propos au maximum.

Ce n’est finalement peut-être pas à cause de mon potentiel culturel que le bât blesse. J’ai tellement eu l’impression de respirer et de pouvoir être moi-même au sein de la Ruche que j’ai bien trop mis en valeur un aspect de ma personnalité : celui du sexe. J’ai cette faculté d’avoir non seulement l’esprit très mal placé, mais en plus de le faire savoir à tout le monde. L’équipe étant particulièrement jeune, les mecs plutôt mignons, mon quotidien consiste à faire des propositions indécentes à tous les pantalons qui passent, à parler de ma vie sexuelle et amoureuse avec la même facilité (et dans les mêmes détails) que de mon dernier repas. Je suis le pédé obsédé de service. C’est ce rôle-là que je joue dans mon groupe d’amis aussi, mais on a tous tellement partagé de choses que je pense être plus reconnu pour mes autres qualités que pour celle-là. Alors que dans la Ruche, à force d’évoquer le cul, j’y suis resté coincé. J’ai même fait l’expérience d’éviter d’en parler ; tous y font alors référence à ma place, viennent vers moi dès qu’un jeu de mots douteux est possible. Je me suis transformé en guignol de service. Si la rédac chef est la reine du site, moi je suis son bouffon.

Je ne supporte pas d’être cantonné à un rôle. Et je refuse également les étiquettes des relations. C’est très pratique de classifier les choses, de ranger les gens dans des petites boîtes, c’est rassurant : voici ma meilleure amie, mon ex, mon collègue. Sauf que les sentiments ne sont pas catégorisables et délimitables. On peut aussi être comme membres d’une même famille, bosser et s’aimer, coucher ensemble sans être en couple. Si j’aime l’ordre, j’apprécie encore plus les nuances. Mais les personnages de dessins animés ne les comprennent pas. La plupart des gens qui ont su, quand je me séparais d’Angelounet, que nous avions décidé de rester proches, ont pris un air de je-sais-mieux-que-toi-je-suis-passé-par-là : ça ne marchera jamais. Dans leur esprit, un couple qui rompt doit nécessairement voguer sur des eaux différentes. Ce n’est pas viable, le jour où l’un de vous refera sa vie, il faudra rompre une deuxième fois. Moi je dis fuck. Je me fous de savoir que les autres n’ont pas réussi à rester amis avec leur ex, qu’il faut une période réglementaire avant de se revoir, et pour autant je ne suis pas certain de la réussite de notre branlante décision ; mais je refuse de croire que les règles relationnelles sont immuables et scientifiquement prouvées.

Il faut gérer ses craintes, prendre des décisions, se justifier auprès des autres. C’est épuisant. Je devrais certainement apprendre à faire abstraction des avis de l’entourage. Me consacrer à moi plus qu’à leurs yeux. Etre indépendant sans pour autant me couper des autres. Encore une nuance.

Pour appliquer les conseils de mon nouveau psy et prendre mon indépendance, il va pourtant falloir que je montre patte blanche et que je colle une étiquette de recevabilité sur mon dossier d’agence : je compte emménager dans un appartement prochainement. Et c’est dans celui de mon ex.

17/05/2008

17/05/08 - 02:23

Ecriture perdue ?



Qu’il m’est de plus en plus laborieux de tenir ce blog à jour. J’ai régulièrement des idées de sujets, des phrases qui me viennent à l’esprit, mais dès que je prends la plume, je bloque. Ce n’est alors qu’au prix d’un certain effort que je couche les morts sur le clavier, produisant un texte bancal, loin de mes idéaux. Je n’arrive plus qu’à écrire sur ce qui m’obsède, sur ce qui me rend triste, ce qui me touche au plus profond. En me fermant aux autres, ai-je également rejeté les muses ?

Je regrette ce temps où chaque jour je consacrais une heure pour narrer mon quotidien, je regrette le moment où j’ai touché du doigt une profondeur plus artistique, je regrette cette époque où je n’avais pas à me censurer.
Ca me fait plaisir de savoir que mes amis me lisent et suivent mes états d’âme, mais en gagnant ce contact écrit j’ai perdu ma liberté. J’aimais tant écrire pour personne, pour des inconnus. Je n’ai plus l’impression d’aller chercher au fond de moi mais d’écrire un mail pour mettre à jour le fil de ma vie. Surtout, je déteste cette sensation que parmi les lecteurs inconnus résident des gens connus. Que mon entourage me lise en secret est ce qu’il y a de pire à imaginer. Car malgré tout, cet espace reste mon journal intime, que je choisis de partager, certes, mais intime tout de même. Qu’on puisse profiter de mes confessions me fait peur au point de sombrer dans la parano et de parfois tenter des expériences pour que les voleurs d’âme se dévoilent à leur tour…

06/04/2008

06/04/08 - 23:21

Un bruit dans la nuit de la vie

Le corps de mon père chute lourdement sur le sol. J’entends le craquement de la chaise sur laquelle il a glissé pour se lever et paf. Un gros bruit de gros plein de vin qui s’éclate la gueule comme un clochard. C’est ensuite la voix de ma mère qui me parvient, un peu énervée d’être dérangée, un peu méprisante de voir une telle loque humaine à ses pieds. Quel retournement de situation, elle qui a été à sa place de si longues années. J’entends qu’elle marche jusqu’à ma porte. Je reste blotti dans mes draps Walt Disney, tentant de penser à autre chose ; je ne veux pas être mêlé à leur situation d’adultes.

Le lendemain matin, ma mère m’annonce, amusée et moqueuse, que mon père s’est vautré et qu’il a passé une partie de la nuit dans le salon parce qu’elle n’avait littéralement pas assez de force pour le relever. Non, moi je ne dormais pas, j’avais pris mes quatre quarts de Lexomil couplés à mon Stilnox alors je délirais complètement. Et tant mieux : s’il n’y a que ce moyen pour y parvenir, j’accepte la drogue qui me permet de rester un enfant quand les piliers autour de moi s’écroulent.
Mais le soir, en rentrant, j’ai trouvé des tâches de sang sur le sol.

03/04/2008

03/04/08 - 22:52

Entremetteurs



Lorsqu’on bascule dans le célibat après des années de couple, les gens s’imaginent qu’on plonge du même coup dans la solitude, la tristesse, la dépression, et toute une panoplie de sentiments négatifs qui font passer les cimetières pour des dancefloors. Certes, on ne peut être heureux juste après une rupture. Mais ça ne veut pas pour autant dire qu’on veut de suite se remettre en couple. Beaucoup ont du mal à croire qu’on puisse s’épanouir seul. Pourtant, comme je le dis depuis toujours : pour être heureux à deux, il faut d’abord être heureux seul.

C’est dans cette optique que je suis, celle de me reconstruire comme un grand, afin de devenir meilleur et cesser de proposer à l’autre les plus sombres abysses de mon âme. Et bien que cela soit noble, les gens ne supportent pas cette vision de la solitude. Alors, à chaque fois qu’ils apprennent que je suis seul, ça ne loupe pas, ils veulent me caser.

« Et Artémis alors ? Il te plaît pas ? Hein ? »

Forcément, le plus beau de mes collègues est gay et on s’entend bien, alors les questions ne loupent pas à l’occasion. Même s’il ne me laisse guère indifférent, parce que j’aime la beauté en soi, je ne suis pas plus perturbé que ça… Son physique n’est pas aussi parfait qu’il semblait l’être au début et son tempérament, s’il s’accorde bien avec moi en tant que pote, ne m’attire pas en tant que mec. Ajoutez à cela le fait qu’il ait les yeux qui brillent dès qu’il parle de son copain et mon cerveau le classe de suite dans la catégorie « ami ». Bon, d’accord, je suis en manque et s’il dormait dans mon lit, je n’irais pas dans la baignoire, c’est vrai. Mais son amitié me convient. Et puis, il y a le stagiaire hétéro taciturne avec des lèvres de suceuse qui a détourné mon attention.

Au-delà de ces pseudo-crushs qui servent juste à pimenter la vie de bureau, il y a les copines qui veulent absolument vous présenter leur ami gay « super sympa » avec qui on s’entendrait « super bien ». Alors là ma cocotte, je t’arrête tout de suite : je n’ai pas renoncé à mon ange pour me lancer dans des dates aussi foireux que dans Sex and the City. Les gens comprennent-ils ce que signifie « je veux être célibataire » ?

Certaines sont tenaces. La semaine même où nous avons rompu, et alors que nous n’avions pas encore totalement officialisé la chose, je me suis retrouvé avec un couple de collègues et leur ami gay récemment célibataire. Et deux semaines plus tard, un dîner a été organisé avec, comme par hasard, le même garçon. Pourtant je les avais prévenus, mais je me suis trouvé un peu malgré moi embrigadé là-dedans.

Ledit garçon est très sympa et, effectivement, nous avons le même genre d’humour. Comprendre par là qu’il parle de cul sans arrêt, même plus que moi ; j’étais limite choqué par ses questions indiscrètes. Du genre, il évoque la sodomie en me demandant ensuite de préciser si je la pratique, et si l’anulingus me rebute ou pas ! Perturbant, car d’habitude c’est moi qui contrôle ce genre de sujet et qui mets les autres mal à l’aise. A travers ses questions et son comportement, je crois percevoir qu’il est intéressé. Du coin de l’œil, je remarque qu’il m’observe attentivement. Surtout, ses amis ne manquent de me demander le lendemain : « Alooooooooooors ? Il t’a plu ? Tu veux son numéro ? ».

Que je lui ai plu ou pas importe peu. Le fait est que, moi, non, je ne me suis pas senti attiré du tout. De toute façon, pour qu’un mec me plaise vraiment, il faut attendre un alignement planétaire. Alors d’ici-là, je reste confronté à tous ces couples qui vomissent leur bonheur éphémère sur vos chaussures et qui veulent absolument ne plus ressentir de pitié pour vous.

En fait, tout ce qu’ils veulent, c’est ne pas culpabiliser lorsqu’ils se lèchent la gueule devant vous, pauvre petit être solitaire. Parce que ça, c’est vrai que c’est très chiant. Casé ou pas casé, heureux ou déprimé, je n’ai jamais aimé les couples. Ca se bécote, ça se dit des mots doux, ça se colle l’un à l’autre et surtout ça perd son individualité au point de devenir des frères siamois ridicules, un monstre à deux têtes, incapable de se tenir en public. Si au moins ils baisaient devant mes yeux, m’offrant la seule expression intéressante de leur amour : une bonne bite en érection. Mais non, on vous montre qu’on s’aime, mais pas notre intimité. Super.

Je hais les couples. Et je les hais tout court.

30/03/2008

30/03/08 - 16:37

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30/03/08 - 16:28

Frontera



On s’imagine toujours qu’en partant loin de chez soi, on va oublier son quotidien. En réalité on ne fait que fuir, et ce qui nous hantait à Paris nous poursuit plus ou moins à l’étranger. Difficile, malgré la bonne humeur, les découvertes, les amis, l’espagnol, de ne pas penser au boulot (est-ce qu’il s’en sortent ? Est-ce qu’ils s’en sortent trop bien, au point de penser que je ne sers à rien ? Est-ce que j’ai laissé plein de merdes sans m’en rendre compte ?), à l’autre (ça y est, il se l’est tapé si ça se trouve). Une nuit, j’ai même fait plein de cauchemars, vraiment angoissants, où un coup je ratais mon avion, un coup il m’annonçait qu’il sortait avec le futur nouveau. Je savais qu’en renouant avec le célibat, j’allais me confronter à ce que j’avais fui il y a trois ans – mais je ne m’attendais pas à pleinement ressentir de nouveau les angoisses de l’adultère, surtout quand techniquement il n’y a pas adultère. L’esprit humain est vraiment tordu parfois.

Tellement tordu que je parle de couple alors que je voulais parler boulot. Car j’ai officiellement atteint la moitié de mon contrat qui est censé se finir en juin. Avec, à la clé, un deuxième contrat d’auteur de six mois pour finir 2008 dans les mêmes conditions précaires et avec le même salaire. Youhou. Alors forcément, après les vacances à Grenade, l’idée de partir vivre quelques temps en Espagne pour un voyage linguistique a refait son chemin. Mais un tout petit chemin, il manque encore pléthore de cailloux avant que je ne me décide vraiment à traverser la frontière.

Il m’aura fallu trois mois pour vraiment prendre mon poste et enfin ne plus me sentir dans l’urgence. J’ai choisi pile ce moment pour mes vacances, comme ça lundi à mon retour j’aurai à nouveau des urgences et du stress. C’est sans fin.
Pendant cette première partie de boulot, j’ai compris pas mal de choses sur moi et la raison de ma présence à la Ruche (j’ai enfin trouvé un surnom à donner à ce site). Il y a un mois, juste après ma rupture, une soirée a été organisée chez une collègue. C’était très sympa, on a dansé, papoté et tout et tout. Tout le monde me disait que je n’avais pas l’air bien, ce qui était à la fois agréable dans le sens où j’appréciais la sollicitude de chacun mais en même temps j’avais envie de leur dire que, forcément, je ne pouvais pas être aussi gogol que d’habitude dans la mesure où je venais de me couper un bras. Et puis, de fil en aiguille, je me suis mis à discuter avec un mec du Marketing, à qui je n’avais jamais parlé. Pourtant il m’a tapé la discute comme s’il me connaissait bien, au point de me faire une tonne de compliments. J’ai halluciné. Peut-être était-ce pour me remonter un peu le moral ou je ne sais quoi, mais des premières discussions comme celle-là, j’en voudrais bien tous les jours. Déjà, j’ai appris qu’on avait beaucoup parlé de moi en amont, avant mon arrivée. Que la rédac chef faisait beaucoup référence à moi depuis longtemps et donc que tous m’avaient regardé comme une star. Qu’en plus j’avais, dès le jour de mon retour en janvier, été présenté comme quelqu’un d’important (ça, je l’avais remarqué et j’avais grave adoré sa race). Et là, le mec du Marketing d’ajouter à tout ça que je suis à la hauteur de ma réputation. Mais comment un mec qui ne fait pas partie de mon service et que je ne fais que croiser en est arrivé là ? Parce que, tous les matins, quand j’arrive, je lance un bonjour franc et enjoué. Moi qui suis facilement grincheux, en plus de la bise à chaque personne de la rédaction, j’aime bien dire bonjour aux gens que je croise, ça ne coûte rien, c’est cordial, mais lui ça l’a marqué. En plus, il est vrai que jusqu’à il y a quelques semaines, je recevais les candidats aux stages sous ses yeux ; il a apprécié la manière dont je parle aux gens dans ces moments-là. Bon. Et, surtout, il m’a dit que l’ambiance avait changé depuis que j’étais arrivé, que j’avais apporté un nouveau souffle à l’équipe, que j’avais une personnalité vraiment intéressante et que j’étais de compagnie agréable. Bref, le mec, que je ne connaissais quasiment pas, en quelques minutes, il m’a dressé un portrait comme jamais je n’aurais osé en rêver. J’ai compris que le temps de l’ado timide et complexé était loin et que l’alliance physique de jeune premier / parole crue avait un effet positif sur les gens, d’autant plus dans le milieu du travail où on ne va pas toujours oser parler de sexe autant que moi (après, tout dépend du contexte aussi bien évidemment).

Ca m’a mis de très bonne humeur, c’est pas tous les jours qu’on a le droit à autant de compliments et qu’on comprend pourquoi les gens nous apprécient ; un mystère en moins à élucider. Sauf que, après avoir vu le verre à moitié plein, je me suis noyé dans le vide. Et comme dans un film policier où l’on revoit toutes les scènes ambiguës se recouper à la lumière de la révélation finale, j’ai compris que si la Ruche m’aimait, c’était pour ma personnalité. Et uniquement pour ça. J’en ai donc déduit que du point de vue des compétences, c’était pas top. Je ne suis pas celui qui écrit le mieux, ni celui qui a le plus de connaissances, loin de là. J’aimerais être le mieux organisé, mais c’est encore loin d’être le cas (sur ce point, je pense que j’avais besoin des premiers mois pour tout mettre à plat et j’ai bon espoir que ma maniaquerie me pousse à la hauteur de mes ambitions). Alors c’est donc pour ça, pour ce savoir-être, ce bon positionnement naturel que j’ai face aux gens que ma rédac chef m’a proposé de revenir depuis deux ans. Pas parce que mon boulot était excellent, mais parce qu’un tempérament qui s’accorde bien avec la boîte associé à quelqu’un qui essaye de faire de son mieux, c’est bien. Mais moi, du coup, je doute. Comme en plus j’ai trois fois trop de boulot, je ne peux pas être à 100 % dans chacun de mes « postes » et donc ce que je fais n’est pas aussi bien que je le voudrais. L’une de mes fonctions est de recruter les stagiaires, mais je n’en ai trouvé que sept en trois mois au lieu d’une quinzaine. Les chaises vides, c’est forcément l’une des choses qui se voit le plus et qui me rappelle quotidiennement que mon boulot n’est pas parfait.

Mais bon, après ces angoisses existentielles de travail, j’ai remis les choses à leur place dans ma tête et me suis dit que c’était normal de ne pas réussir à tout faire parfaitement tout de suite. Je manque cruellement de confiance en moi et si j’évitais de me poser trop de questions je gagnerais pas mal d’énergie mentale. Surtout, il faut éviter de penser à la suite et me concentrer sur mon boulot maintenant, qui me plaît beaucoup. Le moment présent me rend heureux, alors pourquoi se prendre la tête ?

Ne pas penser à la suite, ne pas penser à la suite…

Se concentrer sur ses beaux collègues. Et sur les stagiaires. Dont un qui n’est pas dégueulasse et que je ne suis pas peu fier d’avoir recruté. Mais ai-je le droit de violer les stagiaires ?

18/03/2008

18/03/08 - 22:31

Au non du coeur



L’idée de notre rupture était qu’elle devait se faire pour le meilleur. Je me suis mis en couple avec Angelounet pour fuir le pire : B. et notre relation destructrice. Alors autant rompre pour enfin mettre en valeur toutes les qualités que mérite notre ancien couple.
Ah il y en a eu (et il y en a encore parfois) des larmes. Voir un ange ultra optimiste déprimé par ma faute, ça me brise le cœur. Puis le voir sortir du malheur, ça me rend heureux et libre d’assumer mon choix de célibat : je veux me reconstruire par et pour moi-même. Alors restons aussi proches qu’avant, voyons-nous souvent et imaginons quels projets nous pourrions faire dans le futur.
Mais je n’avais pas prévu de me sentir mal à l’aise en sa présence. Moi qui refusais tout contact amoureux puisque je n’assumais pas notre statut de couple, j’ai à présent l’envie de lui manifester mon affection nouvelle. Sauf que ce ne serait pas cohérent face à notre passé.

A cela s’ajoute ma métamorphose en ado de 15 ans. Je croyais le sexe révolu, genre « j’ai tout fait, tout vu, tout sucé ». Alors que je ne le voyais plus que comme un bon éclair au chocolat à prendre de temps en temps, je suis maintenant excité comme une puce avec l’envie de me boulotter toute la boulangerie. Sauf que, comme j’ai un esprit féminin, j’ai tendance à vouloir parler des heures avec la boulangère avant d’oser effleurer ses chouquettes. Pour peu que le délicieux gâteau au chocolat qui me tend les bras ait déjà été emporté par un client, il ne me reste plus que mon crémeux gland.

Pour achever de me retourner le cerveau, il a fallu qu’un mec mette déjà le grappin sur Angelounet. Au départ, je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Tout ce que j’espérais, c’était qu’il sorte de la déprime. Manque de pot pour moi, il est carrément devenu heureux et on sait très bien qu’en matière de rupture, une bataille universelle fait rage : plus l’un est épanoui, plus l’autre se morfond dans son lit.
Moi qui rêvais d’un quotidien entre anciens amis-amants nouveaux amis, je me retrouve à supporter les jérémiades de mon ex qui sont d’autant plus douloureuses qu’ils se tournaient autour depuis des années. A mon sens, c’est limite adultérin. Je n’aime pas non plus la réaction de mon remplaçant qui, à peine ayant eu vent de notre rupture, a sauté sur la viande fraîche alors qu’il ne le calculait même pas avant. Si Angelounet m’avait séduit, c’est qu’il m’avait montré un intérêt amical bien avant ma rupture avec B.

De plus, j’en ai marre de tous ces gens qui me disent que devenir amis juste après une rupture, ce n’est pas possible ; j’ai tendance à leur dire que lui et moi n’étions pas comme les autres, on voulait être les plus forts, les plus fous… mais je me demande s’ils n’ont pas un peu raison. L’amitié qui suit le couple est en réalité ambiguë tant qu’aucun autre amant n’est entré en jeu. C’est une période transitoire, probablement agréable pour certains (le beurre, l’argent du beurre…). Mais dès qu’un nouveau beau mec entre en scène, c’est la fin des haricots. L’autre prend conscience du fossé qui sépare alors les nouveaux amis. Car je n’ai pas franchement envie qu’il me parle de lui. Je comprends qu’il ait besoin de ça pour avancer, je préfère ça que de le savoir en larmes sous la couette, mais je n’approuve pas la rapidité de la chose.

Lorsqu’on déprimait sur notre rupture, qu’on se demandait ce qu’il allait advenir de nous, de nos amis (l’idée de leur annoncer à eux aussi était très déprimante), on a décidé d’agir en fonction de ce qui nous faisait du bien. Rompre, sur le long terme, c’est pour le mieux. Fantasmer, à court terme, c’est agréable. Désirer quelqu’un d’inaccessible, amusant puis douloureux. Voir son ex en passe de se recaser après à peine trois semaines et m’en donner tous les détails ou presque, c’est perturbant et déprimant.

Rien ne se passe jamais comme prévu. Finalement, quand je ne le vois pas, je crois que je me sens mieux. Quelle conclusion en tirer ? Faut-il nécessairement une pause pour digérer cette affreuse syllabe, EX, coincée dans la gorge ? Faut-il se taper le premier mec mignon qui frappe à notre slip ?
Je ne sais pas ce que je veux faire, ce qu’il va se passer ensuite. Ma seule certitude, c’est qu’agir de manière binaire est peut-être plus épanouissant. Ca va, je continue ; ça ne va pas, j’arrête tout.
Et là, ma vie va vraiment se retrouver réduite à mon boulot. Heureusement que je pars en vacances en Espagne pour me ressourcer. Si la nuit m’apporte des conseils étranges et me fait écrire des textes comme celui-ci, les pauses me permettent de trouver des solutions. Loin de tout, et surtout, loin de lui.

10/03/2008

10/03/08 - 00:51

No life

Cette semaine est consacrée à M6. Lundi : D&CO. Mardi : Pékin Express. Mercredi : Recherche appartement ou maison. Jeudi : Nouvelle Star. Il faut bien compenser le fait de ne plus avoir de vie : je bosse trop et angoisse pour mon avenir professionnel, je suis coincé chez mon alcoolique de père, et je n’ai plus de mec.
A part ça, étrangement, je me sens plutôt bien. Peut-être est-ce grâce au Stilnox et au Lexomil ?

24/02/2008

24/02/08 - 00:04

Cinq ans

24 février 2003

Je découvre Gay Attitude, j’en tombe amoureux et me lance éperdument dans la rédaction quotidienne de billets. Personne ne sait, dans mon entourage, que j’entame une vie virtuelle. Je suis célibataire, j’ai à peine 20 ans et encore de nombreux idéaux : je crois en l’amour, en l’amitié, en l’avenir.

24 février 2004

Mon histoire d’amour avec B. est au premier plan du blog. Ca ne plaît pas à tout le monde : cela fait déjà plusieurs mois que je me fais engueuler par des inconnus qui n’osent même pas assumer leur véritable identité. Je m’en fous, j’ai le soutien de ma meilleure amie, seule personne avec mon copain à connaître l’existence du blog.

24 février 2005

C’est probablement la période la plus difficile de ma vie. Je me sens déraciné en vivant à Londres, mon copain m’a trompé et je ne m’en remets pas, je suis déçu par mes études d’anglais, je ne crois plus en rien, je dors le jour et pleure la nuit, je me mets aux anti-dépresseurs. De plus en plus de personnes de mon entourage découvrent mon blog : un ami me trouve par Google, je rencontre Angelounet qui parle de mes écrits à ses amis et, surtout, je laisse entre les mains de mes colocs un exemplaire de Têtu où l’on parle de moi. C’est la fin de l’anonymat.

24 février 2006

Je me suis remis sur pied grâce à mes amis et à mon nouveau copain. J’ai commencé à travailler pour le site culturel et j’en suis très heureux mais je suis obligé de les quitter pour finir mes études… En même temps que je me prends la tête sur mon mémoire de littérature, je m’interroge sur mon identité, sur ce que je veux faire de ma vie… Et je commence sérieusement à douter de mon couple.

24 février 2007

Dernière année d’études plaisante qui me pousse à être plus exigeant vis-à-vis de la société et de ce que je suis en droit de réclamer. J’ai beau ne pas avoir confiance en moi, j’estime que je vaux plus que les salaires de merde qu’on nous propose. Je commence alors mon stage à la Forteresse où je suis payé mais où je ne m’épanouis pas du tout. J’ai mis une croix sur l’idée d’être heureux en amour et attends passivement que la vie décide de rompre à ma place. La plupart des membres de mon groupe d’amis connaît l’existence de Diabolito.

24 février 2008

Après une période de chômage ressourçante, j’accepte de retourner bosser pour le site culturel, ce qui me comble au-delà de mes espérances. Je m’y jette à corps perdu, peut-être pour fuir le quotidien parental où je ne supporte plus de voir mon père ivre et éviter mon copain qui continue de penser à un avenir commun alors que je suis célibataire dans ma tête.
L’une de mes amies est enceinte, ma meilleure amie a trouvé « le bon », je suis un traitement contre la chute des cheveux, je vais voir des dizaines de médecins pour lutter contre les insomnies sans aucun succès, quand je rentre d’une soirée pépère à 2h du matin j’ai l’impression de sortir de boîte, le sexe m’intéresse beaucoup moins qu’avant…
J’ai 25 ans et je me demande où j’en serai à 30, si je vais continuer à me sentir de plus en plus moche, si je vais prendre du poids, je guette les rides et je me sens con de le faire, je comprends que je commence à faire vraiment partie d’un monde d’adultes... Pour autant, je continue d’être un petit diable impertinent.

20/01/2008

20/01/08 - 17:27

L'amour au travail


Le Garçon papillon - Pierre et Gilles

Aimer son boulot, je n’y croyais plus. J’avais une sombre image de l’avenir : bosser plus de quarante ans, vendre mon âme à une entreprise et gâcher mes journées… J’avais oublié qu’on pouvait partir bosser en se sentant bien.

C’est ce qu’il se passe. Je suis content de partir le matin, je suis même frustré le soir en rentrant chez moi. Je suis intéressé par ce que je fais, il y a des tâches assez basiques, d’autres plus enrichissantes intellectuellement, c’est exactement ce que j’aime, un mélange de choses simples et compliquées. On m’a cependant donné beaucoup de choses à faire. J’apprécie énormément la confiance que la rédac chef place en moi, je réalise chaque jour la chance que j’ai, mais le défi est tout de même ardu. J’ai repris trois postes, certes allégés, mais ça ne rentre pas dans un emploi du temps normal. Et même en faisant des heures sup’, je ne m’en sors pas ! Du coup j’ai un mal fou à penser à autre chose quand je sors du boulot, j’en rêve même la nuit… En tout cas je me rends compte que j’ai fait le bon choix : je ne pouvais pas trouver un poste qui me corresponde plus que celui-là.
En plus j’adore les gens avec qui je bosse. Il y a une super ambiance, on a tous entre 25 et 30 ans, tout le monde connaît mon humour libidineux et mon penchant pour la bite. Pour une fois dans ma vie, je me sens à ma place. En retournant bosser pour ce site, j’ai la sensation de rentrer dans mes propres vêtements. Quand j’étais à la Forteresse, j’avais l’impression de me travestir, je me suis perdu moi-même à trop vouloir une expérience différente de moi. Là, je suis chez moi.
Et je me révèle même à moi-même. D’habitude plutôt timide, je suis tellement de bonne humeur que j’en deviens sociable. Constatant avec effroi que beaucoup prenaient leur pause déjeuner en restant devant leur ordinateur (super la pause), j’ai proposé qu’on déjeune tous ensemble dans la salle de réu, comme à l’époque où j’étais en stage. Résultat, je sens que les gens m’apprécient. C’est ça qui est agréable : d’être aimé. Ce que je vais dire va paraître exagéré et particulièrement décalé par rapport à la personnalité que j’affiche depuis des années, mais j’ai l’impression de faire partie d’une famille. Quelle autre explication donner à l’attachement que nous avons les uns pour les autres alors que nous sommes si différents ? En arrivant, la rédac chef me fait la bise, de nombreux hétéros aussi ; c’est tout bête mais j’ai compris que prendre le temps de dire vraiment bonjour aux gens pouvait apporter du bonheur. Du coup, j’applique le même procédé : je fais la bise à tous ceux dont le bureau est proche du mien (je ne peux pas le faire à toute la rédac vu que nous sommes une trentaine) et je sens que la journée commence bien.

Et puis, je suis entouré de beaux garçons. Où que je pose le regard, il y a un beau gosse dans mon champ de vision, c’est loin d’être désagréable. L’un deux, le secrétaire de rédaction, est le petit ami pas totalement officiel de la rédac chef. Ca a un peu été un choc quand je l’ai appris parce que je l’ai toujours soupçonné d’être, sinon bi, tout du moins hétéro flexible. Je n’ai jamais réussi à savoir s’il plaisantait ou pas quand il me disait des trucs bizarres il y a deux ans…
M’enfin ce n’est pas grave du tout, parce que j’ai un nouveau crush. A ma gauche, le plus beau mec de la rédaction, j’ai nommé Artémis ! Quand je l’ai croisé pour la première fois en septembre, j’ai complètement été troublé par sa beauté. De beaux cheveux, des épaules bien carrées, un regard pénétrant. Quand ce mec me regarde, je suis transporté. Alors quand j’ai appris qu’il était gay, je n’en pouvais plus ! Dès qu’il s’est mis à parler, il m’a de suite moins plu car ses dents ne sont pas aussi parfaites que mes critères l’exigent. Mais je reste troublé par lui, par la perfection de ses traits. C’est un vrai plaisir de l’admirer du coin de l’œil. Et quand je rentre dans la rédac après l’une de mes cinquante pauses pipi de la journée, mon cœur s’emballe à la vue de cet éphèbe à deux mètres de moi. En fait, ce qui me plaît en lui, c’est son indifférence. Je sens qu’il n’en a rien à foutre de moi. Il a un copain, il peut se lever n’importe quel mec vu son physique, il est overbooké, du coup jamais il ne me regarde avec désir, je le sens. Et ça m’attise. Je me complais totalement dans cette frustration. C’est nouveau pour moi, d’habitude je déteste mater, quel est donc l’intérêt de regarder un gâteau au chocolat si on ne peut le manger ? Mais là, j’ai tellement conscience que cette pâtisserie est plus appétissante que goûteuse, j’aime tellement l’idéaliser que je ne voudrais surtout pas qu’il se passe quoi que ce soit entre lui et moi, même si nous étions célibataires. Je sens que moralement il ne me correspond pas. Et puis, dans le fond, il s’avère moins beau qu’Angelounet. Alors il restera ce fantasme à côté duquel je me sens moche avec mes lunettes et mes cheveux mal coiffés. Je continuerai à lui donner un coup d’œil de temps en temps à défaut d’un coup de bite.

06/01/2008

06/01/08 - 15:00

Attentes professionnelles



L’idée d’avoir un salaire me comble de joie. Je vais gagner ma propre vie, je ne vais être dépendant de personne, je vais m’acheter ce que je veux ! C’est quand même incroyable. Et en plus avoir récemment appris que j’avais le RMI durant ces mois de chômage est une excellente nouvelle puisque cela compense les 60 euros hebdomadaires de psy qui me faisaient un gros trou dans la poche.

Mais en fait, là, l’argent est secondaire. Ce que j’attends de ce poste aux multiples facettes, c’est de retrouver foi en la valeur travail. En fait non, je ne crois pas que ce soit possible ; ce que je souhaite, c’est ressentir de nouveau la satisfaction d’accomplir des choses dans un bureau.

Mon intitulé officiel est « assistant de rédaction ». Mais en réalité, je vais faire plein de choses ! Je vais coordonner pas mal de textes, trouver les rédacteurs pour les besoins des sujets, vérifier que c’est bien écrit, faire des corrections, écrire moi-même quand aucun rédacteur ne fera l’affaire ; je vais aussi mettre en place un processus de recrutement dans une entreprise où il n’y a pas de ressources humaines ; je vais également être secrétaire de rédaction. Pour ce dernier point, j’ai un peu peur parce que je vais être assez dépendant du secrétaire de rédac officiel alors que j’aime être autonome… Et puis, on m’a fait passer un test d’orthographe, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Résultat : jamais personne n’a fait aussi peu de fautes dans ce test ! Ca m’a réconcilié avec moi-même.

Mes collègues ont beaucoup d’attentes et la pression est élevée. J’ai un poste assez chargé dont la qualité essentielle est l’organisation. Moi qui me targue d’être un jeune homme maniaque et organisé, je vais devoir le prouver. Ils attendent bien sûr que je mette correctement en place le process de recrutement, et ils croient en mes qualités rédactionnelles alors que je vais m’occuper de textes sur lesquels je n’ai jamais bossé avant. Et en plus de recruter les stagiaires des autres, je vais avoir les miens !!! Mes petits à moi, que je vais devoir former et à qui je vais devoir apprendre plein de choses. De nombreux défis !

Je suis donc passé à la rédac’ vendredi, histoire de prendre un peu le poste en main avant la rentrée de demain. Ca m’a fait bizarre de me retrouver en open space, d’avoir un gros écran, d’avoir un bureau aussi petit par rapport à ce que chacun avait à la Forteresse. On sent nettement la différence entre les grosses et les petites entreprises. Ce qui était étrange aussi, c’est à quel point je me sens « nouveau ». Pourtant j’ai déjà bossé là-bas, je les vois de temps en temps depuis la fin de mon stage, mais je me rends compte que je ne vais pas aussi bien maîtriser les choses que je le voudrais. On oublie comment ça fonctionne en deux ans ! Mais je sais que ça reviendra plus vite que si je ne connaissais pas du tout la boîte.

J’ai peur, j’ai hâte… C’est excitant !!! J’ai l’impression que c’est la rentrée des classes.

04/01/2008

04/01/08 - 11:14

A whole new me ?

Ce que j’aime particulièrement dans le nouveau moi, c’est le plaisir que je prends à envisager puis à faire de nouvelles choses. J’ai toujours eu peur de la nouveauté tout en ayant conscience qu’en la saisissant elle pouvait me faire gicler un peu de bonheur au visage. Parfois un peu de malheur, d’où le risque. Mais une fois que la chose nouvelle est faite, quel soulagement ! Quelle sensation incroyable de se sentir plus proche de soi !

Lorsque je suis rentré de ma soirée du Nouvel An, je me suis senti ému. C’est incroyable comme je peux détester les transports en commun et pourtant être parfois capable d’y vivre des moments de grâce. Lundi soir, donc, j’ai passé la soirée au théâtre et j’ai dîné avec une amie et sa mère. J’étais terrifié à l’idée de rester avec elles parce qu’il y a toujours une barrière entre les parents et nous, ils ne sont jamais comme nos « amis » et modifient donc les relations que nous entretenons quand ils sont présents. Témoin de cette gêne, l’incapacité à m’adresser à elle de toute la soirée : pas tant par peur du contact, mais parce que je ne savais pas si je devais la tutoyer ou la vouvoyer. Ca m’arrive souvent avec les parents de mes amis… Si je me sens un minimum à l’aise avec eux j’ai très vite envie de les tutoyer mais tant qu’on ne m’y a pas autorisé je n’ose le faire. Il en résulte que j’évite toute situation de dire « tu » ou « vous », incapable d’utiliser un vouvoiement qui ne me correspond plus.
Bref, fin de la digression. Lors de cette soirée, nous avons ri à gorge déployée devant une excellente pièce (et je ris peu !), nous avons failli mourir étouffés (vraiment) par les groupes de jeunes qui se rendaient aux Champs en RER, puis avons dîné chez Hippopotamus, ce qui est le comble de la ringardise pour beaucoup mais qui représente le must à mes yeux, encore plus pour le Nouvel An. Toutes ces émotions positives (avoir ri, avoir survécu, avoir bien mangé) m’ont plongé dans une profonde allégresse et je me suis senti, en rentrant chez moi, en adéquation totale avec le monde. Je regardais les gens autour de moi avec une lucidité qui me faisait me sentir pleinement vivant. Ce n’était pas de l’Amour car je critiquais encore et toujours les physiques et surtout les esprits qui m’entouraient ; je Voyais réellement tout ce qui se passait autour de moi. Et c’était à la fois jouissif et émouvant.

Ca m’a permis de refaire un petit bilan de 2007, année difficile car elle a vu quelques-unes de mes désillusions, mais je pense vraiment que l’épreuve de la Forteresse aura fini par m’apprendre beaucoup de choses sur moi-même et qu’elle m’aura permis de rebondir intelligemment. Avoir pleinement mis à profit ces quelques mois de chômage/vacances en fait partie. Pour une fois, je regarde la nouvelle année avec espoir car je ne vois que le positif dans ce qui peut m’arriver. Et j’ai hâte de mettre en place toutes ces nouvelles choses.

Après la psychothérapie, la sophrologie (qu’il faut que je poursuive), j’ai entamé hier matin l’acupuncture. Je ne sais pas trop quoi en dire pour le moment. C’est un peu douloureux au moment où les aiguilles sont enfoncées, comme pour une piqûre, ensuite c’est totalement indolore. Je ne sais pas si ça va m’aider à dormir ou pas, mais comme c’est gratuit dans le centre où je vais grâce à la CMU, cela me réjouit. De plus les aiguilles utilisées sont personnelles, le médecin me les a donc données en partant, elles trônent fièrement sur mon bureau ! Allez mes petites, régulez bien mon énergie pour que je fasse de bons gros dodos le soir.

Et parmi les nouvelles choses de cette année, je me demande si je ne devrais pas avoir quelques projets personnels… Je suis tombé sur le livre ‘Comment je suis devenue rentière en 4 ans’ en me disant que c’était une arnaque, et en fait je me suis pris au jeu. Et si c’était possible ? J’ai toujours entendu parler de ces gens qui font « fortune » dans l’immobilier, ça m’a toujours attiré. Je vais avoir pas mal d’économies, ne devrais-je pas les mettre à profit pour investir ? Je ne compte pas devenir rentier, ça me paraît difficile, mais arrondir ses fins de mois, voire réduire son temps de travail, ça pourrait être intéressant. M’enfin ça demande beaucoup de travail en plus de son boulot, ça comporte des risques et il faut être à l’aise avec les chiffres (ce qui est loin d’être mon cas). Si ce n’est pas ça, ça pourra toujours me donner des idées pour la suite. En attendant, ça me fait rêver.

03/01/2008

03/01/08 - 00:19

Rêves et passions



J’ai fini par comprendre que l’un de mes problèmes résidait dans la carence de passion. Depuis quelques temps, la question est revenue, dans des mails ou en discussion avec ma psy : « quelles sont vos passions ? ». Quand j’entends ce mot et que j’essaie de me l’attribuer, je ne trouve en moi que des souvenirs de lycée, de fac, mais rien qui ne corresponde au présent. Le constat est dur, inévitable, et me renvoie dans la face une énième différence, une nouvelle barrière sociale entre le monde et moi : je n’ai pas de passion.

Bien sûr qu’il y a des choses que j’aime, mais au point de les définir comme une passion ? Non, moi, ce qui me définit, c’est justement que je n’aime rien. Comme le disait Manupouce il y a deux ans sur une vidéo : « voici Jona. Il n’aime rien, à part la bite ». Alors je dois me prostituer, ouvrir un sex-shop ? La chose ne m’intéresse plus à ce point-là.

Et puis, je me suis rendu compte : si, il y a des choses que j’aime profondément, qui me transportent, dont je peux parler pendant des heures. Mais avec le temps c’est comme si je m’étais séparé de chacun de mes goûts pour coller au mieux aux besoins sociaux ou parce que je ne me trouvais pas assez bon dans le domaine. Mais il y a des choses que j’aime, oui.

Les langues étrangères. C’était facile de considérer des matières d’école comme une passion jusqu’au jour où j’ai compris que j’aurais toujours ces putains de bilingues de naissance devant moi. Bon, OK, j’ai perdu mon espagnol et mon italien, je suis loin de parler anglais aussi parfaitement que je le voudrais malgré mon parcours, mais je doute qu’il y ait beaucoup de gens capables de disserter des nuits entières sur les grammaires du monde. Quand je parle de partir à l’étranger, on me rétorque souvent : « mais pour quoi faire ? ». On est dubitatif lorsque je dis que c’est pour la langue, l’interlocuteur du moment adopte souvent un air signifiant « le pauvre, il est jeune et perdu, ce n’est pas du tout ce qu’il lui faut, de partir à l’étranger ». Je réalise que ce n’est pas qu’une crise de post-adolescence, ce n’est pas qu’une crise de jeune adulte ayant du mal à se conformer, c’est que j’ai perdu depuis trop longtemps contact avec ce qui m’a toujours fait vibrer : apprendre et parler une langue étrangère. Oui, je kiffe grave ça ! Ca ne s’explique pas, ça n’a pas de sens, c’est juste en moi et ça me fait sentir vivant.

Au-delà des langues étrangères, c’est aussi parce que j’aime ma propre langue avant tout. Alors c’est moins excitant parce que je n’ai aucun effort à faire pour bien la prononcer, mais voir les mots jouer entre eux est un plaisir auquel je ne pourrais renoncer. Je ne suis toujours pas écrivain, je suis passé par le journalisme et ce n’est pas par hasard. Alors oui, c’est vrai que je ne suis pas non plus le plus gros lecteur qui soit, je ne suis jamais devenu le rat de bibliothèque que j’aurais voulu, mais ce n’est pas parce que je ne suis pas en train de lire à chaque minute que je n’ai pas le droit de vivre à travers ça. Je me suis toujours senti rabaissé par les gros lecteurs, ceux qui lisent vite et qui ont toujours une dizaine de livres sur leur table de chevet ; mais je n’ai aucune honte à avoir, ce n’est guère la quantité qui compte, mais la qualité.

De l’écriture, je suis passé aux arts en général. Je suis tombé dans la culture il y a quelques années et n’en suis pas sorti depuis. Dans la même catégorie ou presque, je suis fan de beaucoup de séries télé américaines, j’en ai une très bonne connaissance et surtout j’ai un regard artistique sur elles.

Comment alors utiliser ces compétences, ces désirs, ces passions pour avancer dans la vie ? Il n’est pas nécessairement possible de faire complètement ce qu’on aime et, un boulot qui lierait l’écriture et les langues m’est encore inaccessible. Mais ce n’est pas grave, chaque chose en son temps. De même pour les séries télé, difficile de bosser dans ce milieu (même si un mec de ma classe qui n’y connaissait rien est devenu sémio-narratologue !).

J’ai fini par réaliser qu’en six mois, les annonces proposant des emplois qui m’intéressaient vraiment se comptaient sur les doigts d’une main. Malgré les centaines d’offres que je reçois par semaine, en fait, ce que je cherchais, c’est ce que j’avais sous le nez depuis le début, c’est ce qu’on m’avait proposé et que j’avais refusé car trop perdu à ce moment-là.

Le site culturel pour lequel j’écris depuis deux ans et demi est revenu vers moi. A la base, je ne devais travailler que quatre jours par semaine, ce qui était génial pour moi dans l’optique d’avoir du temps pour souffler et me développer. Et puis, de fil en aiguille, le poste est devenu à plein temps et plus on en parlait, plus ça me faisait envie. Malheureusement, c’est un contrat d’auteur et le salaire est 25 % en deçà de ce que gagnent les gens de ma promo et qu’il me faudrait pour vivre ; mais je me suis dit que c’était toujours quatre fois plus que le RMI que je touche, que j’avais envie de gagner un peu d’argent pour financer mes désirs thérapeutiques, que l’expérience était bonne à prendre, que c’était dans le domaine de l’écriture et de la culture, que tout le monde n’avait pas la chance de bosser dans un lieu plutôt cool avec des collègues vraiment sympas, qu’il y avait des centaines de personnes qui rêveraient d’être à ma place… Ce n’est pas parfait, mais je pense vraiment que ce poste va me plaire. On n’a pas forcément tout, tout de suite, et finalement cette étape est positive.

Le gros point négatif, c’est qu’en contrat d’auteur avec si peu d’argent, aucun propriétaire n’acceptera de me louer un appartement. Je suis donc condamné à rester coincé chez mes parents pendant les six prochains mois au moins, vraisemblablement pour tout 2008. Arg. Mais bon, tout le monde n’a pas la chance non plus d’être hébergé et de pouvoir faire des économies.

Même si je me plaisais vraiment dans cette vie de chômeur actif, je ne voulais pas que l’ennui me gagne et j’ai juste saisi l’opportunité qui s’est présentée. En espérant qu’un jour je puisse accéder à mon rêve : avoir un chez moi, à moi, avec ma déco, sans la fumée de ma mère, sans l’alcool de mon père, avec mes produits, mes déchets, ma saleté, ma maniaquerie. Un jour, je serai chez moi. Enfin à ma place.

02/01/2008

02/01/08 - 01:03

Paradoxes 08



Avoir autant d’espoir que de craintes pour cette nouvelle année.
2008, année de la bite, alors que je n’en ai jamais aussi peu eu envie.
Etre enthousiaste et flippé pour la semaine prochaine.
Avoir envie de prendre du temps pour moi mais le donner à d’autres.
Envie d’écrire sans y parvenir.
Etre bien au chômage, mais avoir accepté un boulot.
Penser sans cesse à partir, mais toujours rester.
Avoir besoin d’aller vers les autres, mais toujours les fuir.

31/12/2007

31/12/07 - 15:13

Les joies de Facebook

Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas à la pointe de la djeun’s attitude: je n’ai découvert Facebook qu’il y a deux mois. Comme tout le monde, j’ai dit que je n’irais pas et, comme tout le monde, je me suis pris au jeu. Mais je suis sûr que c’est encore mieux du boulot, ça occupe.

Par contre, j’avoue que je suis perturbé d’avoir mis mon vrai nom sur ce site. J’ai toujours maintenu une certaine distance entre ma vie virtuelle et ma vie réelle et, en m’inscrivant, je pensais que Facebook était un site pro comme Viadeo. Tu parles. En deux jours, j’avais des dizaines et des dizaines de contacts et j’ai été surpris de me découvrir plein de nouveaux amis. Parce qu’il est vrai que l’attitude consistant à ajouter la moindre connaissance à ses contacts m’a de prime abord surpris. « Mais c’est pas mon AMI, lui ! ». J’en ai refusé quelques-uns, qui n’ont pas dû comprendre. Et puis, maintenant, je les laisse pénétrer mon profil et je me délecte des détails de leurs vies… Ca a de quoi satisfaire ma curiosité ce site, éplucher les photos, lire les commentaires... C’est bien pour les gens qui s’ennuient au boulot, et ceux qui n’en ont pas.

Au final, je me retrouve avec plein de gens de GA avec qui je n’ai même pas parlé depuis des années, et tous ces pédés connaissent mon nom de famille maintenant ! Ce n’est pas grave mais j’avoue qu’il y a une petite intrusion de l’intimité un peu dérangeante. D’autant plus que les trois quarts de mes contacts ne connaissent pas l’existence de Diabolito…

Et en prime on peut draguer sur ce site. Sauf que moi, pour le moment, c’est une vieille morue aux sourcils d’Emmanuel Chain qui a osé cliquer yes on me. Je n’ai même pas envie de la poker, je n’ose imaginer où elle mettrait mon doigt.


24/12/2007

24/12/07 - 19:27

Lutte contre le Sida



Une affiche et une campagne que j'aime bien, comme tout ce que fait l'INPES, institut qui a tout mon respect (j'ai étudié certaines de leurs affiches pour un devoir cet été et j'avoue que je postulerais bien là-bas un jour...).

L'affiche a malheureusement été interdite et je suis choqué qu'aujourd'hui encore on censure une image homo alors même que le but ici est noble et non commercial.

21/12/2007

21/12/07 - 19:26

Dormir un jour



Je n’attends jamais la nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions. C’est une coutume qui, comme beaucoup d’autres, est assez superficielle. Par contre il y a des moments dans l’année où j’ai envie de prendre des décisions, de faire bouger les choses, d’avancer. C’est l’état d’esprit dans lequel je suis depuis quelques semaines. Au-delà de ma quête identitaire et de ma recherche d’exploitation par une entreprise, j’ai surtout décidé de tout faire pour guérir de mes insomnies. Tâche ô combien difficile quand on sait que je suis insomniaque depuis… toujours en fait. C’est l’occasion de témoigner sur tout ce que j’ai fait pour tenter (en vain), de m’en sortir.

15 mars 2005. Sous les conseils d’Angelounet, j’appelle le centre du sommeil de Paris, situé à l’Hôtel-Dieu. Comme j’ai toujours de la chance, j’ai alors appris que je les contactais le jour de l’année où ils sont le plus chargés de travail : c’était le jour officiel du sommeil. L’attente sera longue, il y a beaucoup de demande m’annonce-t-on. Effectivement, j’ai presque attendu un an vu que mon premier rendez-vous a eu lieu le 19 février 2006 (oui, j’ai une bonne mémoire des dates). C’était d’ailleurs particulièrement douloureux car on m’avait donné rendez-vous vers 8h du matin… horaire que je trouve étrange pour des patients souffrant d’insomnie. Mais bon.

La doctoresse qui s’occupe de moi est assez jeune, je la trouve agréable, bien que réservée. Lors des premières séances, elle semblait plutôt optimiste quant à la suite des événements. J’ai tout de même été surpris par sa volonté de traiter mes insomnies par rapport à mon environnement proche sans prendre en compte le fait que mes problèmes datent et sont assez variés. C’est-à-dire que, quand je l’ai vue les premières fois, j’ai exprimé le fait que j’étais plutôt déprimé et elle a direct associé ça aux insomnies. Mais que je ne dorme pas non plus quand ça va, elle s’en fout. C’est pratique.

Elle m’a prescrit ce que je prenais déjà, à savoir du Lexomil, mais elle m’a fait passer au bout de quelques mois du Noctran au Stilnox, médicament que j’avais arrêté de prendre à Londres vu que c’est celui-là qui me faisait complètement délirer. L’avantage du Stilnox (par opposition au Noctran), c’est qu’il ne fait effet que quatre heures et est préconisé pour les problèmes d’endormissement (donc en gros, quand je me réveille la nuit après ces fameuses quatre heures, je n’ai plus qu’à me toucher jusqu’à en saigner).
Elle m’a fait faire des tests. La prise de sang n’a rien révélé. J’ai rempli un agenda de sommeil qui m’a marqué parce qu’il a prouvé, d’une part, la différence entre mon rythme « naturel » et celui imposé par une personne travaillant « normalement ». En gros, le week-end, je peux me coucher à l’heure à laquelle je me lève le lundi… D’autre part, je devais également noter sur cet agenda quand j’étais fatigué. Résultat : je suis tout le temps fatigué. Le papier était rempli des petits ronds symbolisant mes coups de barre.
J’ai également porté une sorte de montre (actimetrie) pendant 10 jours. Celle-ci a permis de mesurer mes périodes d’activité, de calme et de sommeil. Intéressant, mais Mme Dodo en a conclu que je dormais assez, puisque souvent aux alentours de six ou sept heures par nuit. Sauf que moi, bordel, après sept heures de sommeil, je suis crevé ! C’est quand même pas compliqué de comprendre qu’on n’a pas tous les mêmes besoins dans ce domaine-là, si ? Elle m’a aussi appris que j’étais plutôt du soir. Ah ouais, sans dec, j’avais pas du tout réalisé ça avant dis donc. Petit détail qui m’a amusé sur les résultats, elle ne m’en a pas parlé mais je l’ai déduit tout seul, on peut voir les périodes d’activité sexuelle puisque on distingue très nettement une forte activité physique juste avant le coucher et le sommeil… ;)

Avec le rythme du stage, mon sommeil a commencé à se réguler un peu. Je supportais à peu près la fatigue de la semaine et je récupérais le week-end (le quotidien de nombreux mortels, quoi). J’ai même commencé à réduire la posologie de mes somnifères et je croyais vraiment, à ce moment-là, que le fait de travailler était le remède miracle à mes soucis nocturnes. Jusqu’à ce que ça bascule dans l’horreur. Comme à Londres, j’ai senti que plus j’étais fatigué, moins je dormais. Un cercle vicieux intolérable qui a malheureusement eu des répercussions sur ma vie professionnelle. Je me souviens même avoir appelé, à 3h du matin, complètement shooté et désespéré, le centre du sommeil, comme si c’était une écoute pour âmes en détresse. Je n’ai trouvé au bout du fil qu’une voix pâteuse qui m’a dit de rappeler de jour, quand le médecin serait là.

Alors on a fait d’autres tests. En septembre, j’ai passé une nuit avec des électrodes branchées partout sur moi pour analyser mon sommeil. Ce n’était pas franchement génial de dormir avec ça, j’avais l’impression d’être un cobaye mais j’espérais vivement qu’on trouverait quelque chose, qu’on me découvrirait une maladie et donc le traitement qui irait avec. Ne plus être un insomniaque anonyme parmi tant d’autres, mettre un nom sur mon ennemi pour enfin pouvoir le combattre.
« Vous avez un bon sommeil ». Je mets des heures à m’endormir et j’ai besoin de nombreuses heures de repos mais, une fois que je dors, j’ai un sommeil réparateur.

Lors des dernières consultations, j’ai senti que Mme Dodo était un peu perdue face à mon cas. Je n’ai pas de raison physique, mis à part mon décalage de phase, de ne pas dormir, je ne réagis pas bien aux traitements… Alors j’ai décidé de tenter le tout pour le tout. Sachant que c’est le problème principal de ma vie, mon handicap personnel et professionnel, je me suis dit que je devais mettre à profit mon chômage pour tenter de régler ça.

Tout d’abord, j’ai adopté une nouvelle hygiène de vie. Je m’interdis de m’allonger la journée (chose que j’adore faire pour lire ou regarder la télé) afin que mon corps différencie plus facilement le jour et la nuit. Je fais du sport tous les jours pour être sûr d’être fatigué. J’éteins tous les écrans (ordinateur, télé…) au moins une demi-heure avant de me coucher car toute cette luminosité est énergisante.
Surtout, j’ai enfin accepté de suivre une cure de luminothérapie. Tous les matins pendant trois semaines, il faut s’exposer à une lampe très vive qui libère de la sérotonine pour ensuite, le soir, mieux libérer la mélatonine (hormone du sommeil). Je n’avais jamais réussi à le faire avant parce que me lever une heure plus tôt pour rester planté devant une lampe alors que j’ai déjà un mal fou à me lever à temps pour bosser, c’était irréalisable. Mais étant au chômage, tout devient possible (!). Tous les jours à 10h donc, j’ai pris un bain de lumière. Cela ne m’a absolument pas fait dormir le soir, mais il est vrai que c’est énergisant et que j’ai mieux vécu les journées qui ont suivi (et, en prime, ça met de bonne humeur !). La troisième et dernière semaine, cependant, j’ai eu un mal fou à me lever, la fatigue s’accumulant, et le jour qui a suivi le traitement je me suis retrouvé, une fois de plus, avec mon décalage de phase de merde qui m’empêche de dormir avant 4h du mat’. Mon corps est vraiment mal foutu !!!
Dernière étape pour mieux dormir : cinq séances de sophrologie du sommeil. Ca a été une révélation pour moi. Je voulais, depuis des années, travailler sur mon souffle, faire de la relaxation, canaliser mon énergie : c’est chose faite grâce à ces séances. Malheureusement, aucune amélioration du point de vue du sommeil non plus. Cela dit, ça m’a permis de rencontrer des gens ayant les mêmes troubles, les mêmes difficultés dans la vie, et ça a donc été un « soulagement » de se sentir moins seul ainsi que d’avoir enfin une écoute compréhensive loin des « mange une pomme et bois un verre de lait ».

Après presque un an de traitements divers et variés, j’en arrive à une triste conclusion : le centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu n’a pas réussi à me guérir. J’ai tout testé et j’en suis toujours au même point.

Cependant, il est possible aussi que tous ces efforts, cette nouvelle hygiène de vie, ne portent leurs fruits qu’avec le temps. Car plus l’insomnie est installée, plus il est long de rééduquer son corps.
Alors, je ne m’avoue pas vaincu. Je vais continuer à faire de la sophrologie, car il est incontestable que cette discipline, malgré sa simplicité d’application, m’a beaucoup apporté en très peu de temps. Ensuite, je vais tester l’acupuncture et probablement me tourner vers un spécialiste du sommeil. J’ai une copine de classe qui s’est retrouvée par erreur chez un acupuncteur alors qu’elle voulait voir un nutritionniste, et, après la séance, elle n’a plus eu faim pendant trois jours !
Malheureusement, tant que je n’aurais pas fait de progrès dans ce domaine, j’aurai une vraie barrière face au travail. Barrière que je vais peut-être bientôt défoncer à mes risques et périls… En attendant, j’oriente ma psychothérapie là-dessus. « Vous retrouverez le sommeil », m’a affirmé Mamie Vital. J’espère le trouver tout court.


Flèche vers le bas = moment du coucher ; flèche vers le haut = moment du lever ; hachures = sommeil ; cercle = fatigue ; note de qualité de la journée et de la nuit sur dix ; médicaments éventuellement pris pour dormir.

03/12/2007

03/12/07 - 11:30

La dernière goutte



La scène est banale. Nous l’avons tous vécue, pour certains c’est un cataclysme plusieurs fois par jour : après avoir déroulé son pénis pour uriner, l’homme range son outil et macule irrémédiablement son sous-vêtement.
Mais le mâle peut adopter quelques solutions pour lutter contre ce fléau.

Il y a les adeptes du secouage. On le remarque notamment dans les pissotières où ces messieurs perdent tout crédit social et sont rappelés à l’égalité face à la nature. Qu’ils portent un costume, un jean ou un survet’, on les voit agiter leur bras énergiquement presque comme s’ils se donnaient du plaisir. Ont-ils une technique précise ? Un balancement de gauche à droite ? Un secouage vertical ? Préfèrent-ils le hasard qui risque de faire valser la demoiselle sur son voisin ? Je suis sûr que certains sont des experts : en un seul coup, sec, assuré, ils vident la dernière substance du tuyau comme on fait tomber la cendre de sa cigarette.

D’autres préfèrent une technique considérée comme moins virile parce que les femmes font de même : l’essuyage. Un peu de papier toilette et hop, le support absorbe l’excédent d’urine qui finit dans les égouts. C’est moins écologique mais peut-être plus efficace.

Il y a, enfin, le pressage de tuyau. De la base du sexe jusqu’à son extrémité, les doigts exercent une pression qui permet d’évacuer les dernières gouttes.

Je fais partie d’une dernière catégorie, celle des utilisateurs des trois premières. Dans un premier temps, je secoue mon zizi en alternance avec des pressions comme si je lui redonnais vie : secouage, pression, secouage, pression. Mais je trouve que l’humidité reste collée. Alors, avant d’avoir commencé mon affaire, j’ai déjà pris deux feuilles de papier toilettes (une seule n’est guère assez épaisse) que je plie et qui, après le secouage/pressage, se laisse embrasser par mon prépuce. D’où l’expression « bisou mouillé ».

Sauf que, quoique je fasse, il y a toujours une dernière goutte de pipi pour me faire chier ! Au mieux, c’est très léger et l’humidité imposée par mon anatomie reste à peu près supportable (surtout en été). Pour peu que j’aie rangé ma zigounette sur le côté, c’est la cuisse qui prend et comme le vêtement est nécessairement proche de la peau, c’est particulièrement gênant de sentir cette dose froide sur moi. Au pire, et ça m’arrive très souvent, je réalise, trop tard, qu’il reste du liquide dans le tuyau. Et là, c’est le drame. Au lieu d’une petite goutte, c’est une petite flaque qui envahit mon caleçon. Ca arrive dès que je me rhabille, avec la pression des vêtements qui éjecte le restant d’urine. Encore plus chiant, ça arrive quelques secondes plus tard, une fois que je suis sorti des toilettes et que je m’assois. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais ce mouvement inonde inexorablement ce que j’essaie tant bien que mal de maintenir propre.

Oh, pourquoi pourquoi tout ça n’arrive qu’à moi ? Est-ce parce je ne tiens mon engin qu’entre deux doigts, l’index et le majeur, comme un cigare ? J’ai en effet l’impression de pisser en dilettante en n’y mettant pas une poignée de main de virile, je ne m’investis pas entièrement dans l’action. Avant, je pissais même uniquement par la braguette, sans défaire le bouton du pantalon, jusqu’à ce que je réalise que les mecs des toilettes publiques se mettaient plus à leur aise.

Ce qui est drôle, c’est que non seulement j’ai des réserves d’urine, mais aussi… de sperme. Même topo. Certains hommes, comme moi, mouillent avant (c’est le precum), bah moi, après avoir joui, j’ai nécessairement du postcum. Entrée, plat, dessert, je fais la totale ! Ma bite est réellement un tuyau qu’il est difficile de vider complètement. J’en garde toujours un petit peu pour plus tard. C’est comme un bon repas, j’aime bien y revenir après.

Mais j’ai trouvé une solution, inspirée des bébés, qui a toujours surpris mes mecs. Contre le pipi, qui est en fait surtout gênant la nuit (retourner au lit avec cette petite goutte de fraîcheur est insupportable), je mets simplement un mouchoir, assez négligemment, entre mon caleçon et moi pour faire tampon. Protection rapide, vite faite, vite jetée. Contre le sperme envahissant, il m’a fallu plus d’ingéniosité car mes derniers baigneurs peuvent survenir en plusieurs fois et après la chute du mouchoir en équilibre. J’ai donc inventé une technique qui consiste à se créer une couche pour bite ! Dès que popaul a craché, j’enroule un mouchoir que je noue et coince qui peut tenir toute la nuit. Avec ça, plus aucune fuite, c’est comme une capote en tissu. Très efficace ! Emballé, c’est pesé.

Non, je n’ai pas de photo pour témoigner, il faudra se contenter de mes mots. Ces mots pour faire comprendre à quel point ce combat quotidien est une lutte de chaque instant pour rester digne et ne pas se noyer dans l’incontinence de la vieillesse et de la prime jeunesse.

Soyons des hommes propres et secs !

Luttons contre la dernière goutte de pipi !


01/12/2007

01/12/07 - 10:45

Souffle de vie



Le temps libre. Les gens le fuient plus qu’ils ne l’avouent. Tout nous pousse d’ailleurs à croire que ce n’est pas bien, qu’il faut travailler, encore et toujours, de plus en plus. Ils brassent de l’air. Moi qui n’aimais pas les vacances, finalement, ce temps libre, je le trouve plus que plaisant : ressourçant. A défaut de grand air provincial, j’en prends un grand bol intérieur et je m’envole.

Depuis quelques mois, je pense beaucoup à la place du corps dans nos vies, ce corps devenu objet, qu’on ne fait que regarder de l’extérieur même quand c’est le nôtre. J’ai pris conscience de la barrière que nous transportons depuis des siècles entre notre mental et notre corps. Et j’ai eu envie, j’ai senti, que rééquilibrer ma vie passerait par une rééducation à l’écoute de ce corps.

Phénomène important de notre vie mais qu’on néglige trop souvent : la respiration. Je travaille dessus grâce aux cours de sophrologie proposés par le centre du sommeil. Ca ne me fait malheureusement pas mieux dormir, mais ça m’apporte un bien-être quotidien. En respirant mieux, on prend conscience de tout ce qui se passe en nous, de tout ce qui y vit, mais aussi de tout ce qui est en tension, tout ce qui nous empêche d’avancer.

J’ai découvert il y a environ un an que, en plus des allergies, j’avais un problème de souffle. En gros, j’ai des poumons trop petits et si je n’étais pas traité je pourrais devenir asthmatique. Moi qui ne faisais jamais attention à la fumée de cigarette de ma mère, depuis que j’ai commencé à l’éviter, je ne la supporte plus : de suite, ma poitrine se comprime et j’étouffe.
Tout petit, déjà, je savais que j’avais un problème. En sport, surtout à la piscine et en athlétisme, je sentais que j’avais le souffle court, que ça me faisait vite mal. J’avais beau le dire aux profs, on ne m’a jamais cru, parce qu’on ne croit jamais un enfant qui n’est déjà pas sportif à la base.

Quand j’ai parlé de mes problèmes de souffle à ma psy, elle s’est écriée : « ce n’est pas étonnant. Le souffle court, c’est le souffle de celui qui tente très vite de reprendre son souffle après une grosse peur, qui sort à peine la tête de l’eau, qui tente de survive. Vous ne vivez pas. Vous survivez. »
Cette thérapie devient alors l’un des outils de ma libération. Que ce soit par la discussion ou par des exercices simples mais qui font intervenir le corps, je le rétablis dans mon quotidien. Le cérébral hypersensible que je suis apprend alors à composer avec lui. Je ne veux plus être un corps et un esprit, je veux être un tout, trouver la paix intérieure, la présence à moi-même et au monde.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je me suis mis, avec grand plaisir (et c’est là que c’est nouveau, le plaisir) au sport. Certes, j’avais fait deux ans de Club Med Gym, mais pas pour l’envie de me dépenser physiquement, pour l’amusement provoqué par les cours de fitness. Il m’aura fallu atteindre 25 ans pour comprendre qu’il y avait, non seulement une philosophie dans les sports, mais aussi un véritable bien-être. Avant, je voyais ça comme un gaspillage d’énergie. Déjà qu’on a des vies de cons en passant des heures dans les transports et au bureau, alors si on doit en plus se faire suer pour nos loisirs, où va le monde ? J’avais tort. Ce n’est en aucun cas un gaspillage d’énergie : le sport est un recyclage d’énergie. Quand on ne fait rien, la vie qui est nous stagne et pourrit. Dans le monde professionnel, on utilise un peu de cette énergie, mais on ne fait que l’évacuer sans réellement en tirer tous les bénéfices. Le sport permet un roulement intérieur incroyable. C’est un peu comme faire du rangement dans ses affaires : on trie, on jette, on redécouvre ce qu’on possède et on réarrange pour un meilleur fonctionnement et plus de plaisir. Le sport a le même effet au niveau interne.

Faut qu’j’travaille, comme disait l’autre mais… Mais je tiens à ce nouveau souffle de vie parce qu’il m’aide considérablement à m’épanouir. Que je danse ou que je fasse du fitness tout seul chez moi (merci Gym Direct !), que je marche dans le froid ou dans des musées, que je nage ou emprunte un Vélib’, que je souffle entouré des vingt autres insomniaques du cours de sophrologie ou que je descende, tel un spéléologue de la psyché, dans les méandres de mon âme avec ma psy, c’est toujours dans le même mouvement : celui de l’avant, celui de la vie qui est en moi et qui veut se réaliser à travers moi.

30/11/2007

30/11/07 - 10:38

Vocation

J’ai trouvé !!! J’ai trouvé ma voie, je sais ce que je veux faire de ma vie. Un métier qui fait sens, qui me permet de venir en aide aux autres, de gagner de l’argent facilement, de ne rien glander, d’avoir plein de temps libre pour faire ce que je veux. Et en plus comme j’ai un mode de vie sain (sans tabac, sans alcool), j’aurai peu d’efforts à faire (sauf pour les somnifères).

Je vais devenir mère porteuse !

(Quoi, j’aime pas les enfants ? Et alors ? Je les élève pas, je les ponds !).

 

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.