...Blog à ne pas lire...

11/06/2004

11/06/04 - 20:10

Sexualité : enfance

Je crois que mon premier contact sexuel a dû avoir lieu vers les 5-6 ans. T., mon meilleur copain de l’époque, dormait à la maison. Nos mères s’étaient rencontrées par hasard quelques jours avant la rentrée, et nous nous étions retrouvés tous les deux par hasard dans la même classe de maternelle. Nous avions, et elles avaient, sympathisé.
A peine couchés, nous avions entamé un jeu de devinettes : si l’autre ne trouvait pas l’objet auquel l’un pensait, il avait un gage. Je ne me souviens pas des devinettes, ni du premier gage, mais je sais que ça a dérivé dès la deuxième question. Je crois que c’est moi qui lui ai demandé de me montrer son zizi. Et dès la question d’après, en guise de gage, c’est lui qui a demandé à ce qu’il y ait un contact physique entre nous. Je ne sais plus exactement ce que nous avions fait. A l’époque, nous ne connaissions pas encore les chemins du plaisir, alors on se contentait souvent de se mettre l’un contre l’autre, nus, et de rouler. Cette première nuit, il m’avait demandé de toucher son zizi avec ma langue. J’avais peur, mais je l’ai fait. Allongé à côté de lui, j’ai approché mon visage de son truc, j’ai sorti la langue et celle-ci est subrepticement rentrée en contact avec le côté droit de son organe. Quand je le lui ai demandé à mon tour, il m’a dit : « Non, moi j’veux pas avoir de maladie ! » J’ai trouvé ça injuste, et ça m’a fait flipper. J’ai alors prétendu avoir fait semblant. « C’était pas ma langue, c’était mon doigt mouillé ! »
Notre relation amicale a duré des années. Et nos jeux sexuels aussi. Par périodes. En primaire, je suis parti en vacances avec lui, dans la maison de ses grands-parents. La première nuit, nous avons été de vrais débauchés (pour notre jeune âge) ! Et on roulait, et on roulait, et on roulait… Après plusieurs heures, je me suis mis à chanter. Très fort, j’ai récité l’intégralité de ma chanson fétiche du moment : « Premiers Baisers, échangés, sur une plage, en été… » Au bout de quelques temps, la porte de notre chambre s’est ouverte. C’était le grand-père de T. Je ne me suis pas arrêté de chanter, pour faire croire que j’étais en pleine crise de somnambulisme (ça m’arrivait souvent à l’époque.) Après cette histoire, et pendant des années, nous n’avons plus eu le droit de dormir ensemble, ce qui a mis un terme à nos jeux enfantins.
Pendant ces années de pause, j’avais peur et honte. Je ne comprenais pas d’où venait ce désir, je ne comprenais pas cette sensation étrange et agréable que pouvait dégager mon zizi. Et je n’avais qu’une peur : que T. dévoile notre secret à nos copains communs. En même temps, j’espérais qu’un jour ils participeraient eux aussi…

Ainsi, donc, il n’y eut plus de contacts sexuels entre T. et moi. Qu’importe, j’avais d’autres partenaires ! Notamment, V. C’était le fils d’un des ouvriers de mon père. Il était plus âgé que moi, comme pas mal de mes amis (j’ai toujours été attiré par les plus âgés…) Alors que je n’avais pas 8 ans, il devait en avoir entre 12 et 14. Un jour, sa présence dans ma chambre m’avait excité et rendu moins farouche que je ne l’étais. Ainsi, je m’étais mis à plat ventre sur mon matelas, et je faisais des mouvements de va-et-vient. Je pensais qu’il ne comprendrait pas ce que j’étais en train de faire. Il a commencé à rigoler et à me demander ce que je faisais. Pour seule réponse, je continuai mon manège. En fait, il avait très bien compris, et décida de m’initier aux plaisirs solitaires.
Nous avons donc baissé les stores de ma chambre pour nous retrouver dans l’obscurité. Je ne sais plus comment cela s’est produit, mais il mis sa main sur mon zizi, et l’agita. Je trouvais ça assez bizarre. Je voulais agiter le sien aussi. Il était plus gros que le mien ! Je ne comprenais pas très bien le but de tout ceci : agiter son zizi en tous sens n’était pas ce que je trouvais de plus plaisant.
Nous avons accompli ce petit jeu au moins deux fois. Je ne saurais dire si nous l’avons plus fait ou pas, je n’en ai aucun souvenir. Ce que je sais, c’est qu’on se voyait souvent, et qu’un dimanche après-midi, je me suis mis à pleurer, chez lui, derrière une armoire. Mon père, toute sa famille, et V. lui-même me demandaient ce qui n’allait pas. Et pour toute réponse, je disais que c’était de la faute de V. Mais je ne pouvais pas leur dire pourquoi, leur dire ce qu’il s’était passé, entre lui et moi, dans le noir. C’était pour ça que je pleurais. J’avais honte. Je ne me sentais pas normal. Il ne m’avait pas du tout forcé, il ne m’avait pas violé, mais je n’assumais pas ce désir étrange. Je n’étais qu’un enfant curieux de son corps, mais je ne le comprenais pas, et pensais qu’il ne fallait pas en parler. Ce secret était trop lourd à porter pour moi. Pour aller mieux, j’exigeai que V. me donne son walkman. Mais ce n’était pas possible. Je ne sais plus ce qu’il s’est passé ensuite, mais nous avons fini par nous perdre de vue.
Il y a quelques années, il est passé à la maison avec son père. Il était grand ! J’ai ainsi appris qu’il se destinait à devenir boulanger. Et qu’il faisait du roller. Et moi, je ne me posais qu’une question : se souvenait-il de nos jeux ? Etait-il homo ?

Mais il n’y eut pas que des garçons… Ma cousine, J., avait un an de moins que moi. Un après-midi, je me suis mis, nu, sur elle, nue, et j’ai commencé à frotter mon zizi contre sa zezette.
Nous sommes partis quelques jours en vacances ensemble. A l’hôtel, ma mère nous a mis dans le bain. Puis, elle est descendue à l’accueil pour passer un coup de fil. A peine avait-elle quitté la pièce que ma cousine me dit : « J’ai vu mon père faire l’amour avec sa copine, et il faisait comme ça. » Sur ces mots, elle s’assit sur mon entrejambes. J’étais allongé sur le dos, et j’avais ma cousine, pattes écartées, qui simulait sur moi. En pleine « action », la porte s’ouvrit. C’était ma mère, rentrée bien plus tôt que prévu ! Panique, honte. Je la vis qui croisa ses bras et qui s’adossa au mur en nous regardant, avec un air qui voulait dire « tu vas te prendre une baffe ». Pour sauver l’honneur, j’ai tendu mon bras pour faire croire que j’essayais d’attraper un petit Poney et que j’étais en train de glisser, par erreur, sous J. Cet épisode marqua la fin de nos découvertes sexuelles.
Quelques années plus tard, J. laissera un message sur le répondeur de ma mère pour l’insulter et conclure par : « Et ta tapette de fils tu peux te la garder. »

Il y eut aussi une autre jeune fille… La fille d’un ami de mon père. Mais je n’en ai plus aucun souvenir. Je sais qu’il s’est passé quelque chose, une fois, dans sa chambre, et je crois que c’est le plus récent des mes souvenirs, mais étrangement, c’est le plus absent.

En grandissant, c’est devenu bien plus excitant…

A suivre dans l'article Sexualité : adolescence (partie 1)

commentaires

11/06/04 - 20:50

Parce qu'il y a une suite ?!?!

11/06/04 - 22:04

Ben dis donc petit diable, finalement tu étais vraiment chaud petit, j'étais dans le même état avec mon pote William, mais moi je m'en souviens encore !

C'est inquiètant a ton âge, que tu aies déjà si peu de mémoire et de souvenirs :-)

11/06/04 - 22:55

C'était super bien rédigé! j'ai bcp aimé! ;)

11/06/04 - 23:43

Ca devient très à la mode ici de faire des articles à thème avec des suites.

12/06/04 - 00:07

'tain, tu étais précosse.
Je me souviens que mon voisin Julien (dont on peut voir la photo dans mon blog) Caroline et moi, découvrions les premiers contacts érotiques ensemble. Et bizarrement je ne me souviens que de mon premier baiser avec Julien, on y avait mis la langue "pour voir ce que ça faisait".
On a tous eu nos petits jeux, avec des amis, pour découvrir la sexualité.

12/06/04 - 00:11

Pas moi, j'ai tout découvert d'un coup. Hop je suis passé direct à la bite !

12/06/04 - 11:58

Très bien écrit - dérangeant, mais très bien écrit. La suite sera plus sympa ^^

14/06/04 - 16:52

Vous me rappelez ma jeunesse.

15/06/04 - 00:39

Je serais curieux de lire la partie encore plus intéressante, celle ou tu avais grandi... ;)

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.