24/12/2004Aventure espagnole : le vol C'était le samedi 18 décembre. Enfin, plutôt le dimanche vue l'heure qu'il était. Il y a une différence énorme entre les soirées ibériques et les soirées anglaises : les premières ne commencent pas avant 02 h 00 du mat alors que les secondes finissent à 02 h 00... Sacré décalage.
Cette nuit-là, donc, Manu, ses amis et moi sommes allés au Paradys, l'un des bars gays dansant de Saragosse. Alors que nous étions en train de... euh... danser, Manu remarque qu'un mec fouille plus ou moins dans nos affaires. Il n'y a pas de vestiaire au Paradys et on a pris l'habitude de déposer nos affaires dans un coin proche de nous. C'est ce que tout le monde fait, par conséquent il y a toujours des montagnes de vêtements partout. Manu voit donc que ce mec a l'air de fouiller, ce qui pouvait très bien être innocent (il y avait tellement de vêtements que pour retrouver les siens il faut plonger). Mais comme il avait l'air de toucher à son sac, elle est allée lui parler pour l'en empêcher. Deux minutes après, il était toujours là et continuait... Après lui avoir retouché deux mots, nous restions à proximité et Manu gardait un oeil sur l'énergumène. Mais, malgré ces précautions, elle a fini par retrouver son porte-monnaie ouvert, hors du sac, et, bien sûr, l'argent en moins. Nous pensions que c'était tout. En réalité, après avoir regardé de plus près, nous nous sommes aperçus qu'il manquait aussi son appareil numérique. On n'arrivait pas à croire que quelqu'un ait pu le prendre : il est très vieux, n'a même pas d'écran, n'appartient à aucune marque connue. Aujourd'hui, il ne vaut plus rien. Manu était complètement déprimée parce que pour elle prendre des photos est quasi-vital ; et l'appareil et les photos qu'il contenait avaient beaucoup de valeur à ses yeux.
En ce qui me concernait, j'avais toutes mes affaires. Ma veste était là, et de toute façon j'avais gardé sur moi mon fric et mon portable. On a essayé d'oublier l'incident et de profiter de la soirée. C'est quand nous avons décidé de partir, quelques heures plus tard, que je n'ai plus retrouvé ma veste... Et là, je me suis senti très con. Parce que sortir dans la rue en T-shirt en pleine nuit, j'ai beau ne pas être frileux, ça ne me faisait pas envie. De plus, la seule chose importante que j'avais laissée dans ma veste, c'était mes lunettes... Un truc involable, je pensais.
Je me suis mis à chercher dans tout le bar, à fouiller dans tous les tas de vêtements qui étaient sur mon chemin. Quel est l'intérêt de voler une veste ? Pendant ce temps, Manu parlait aux gens pour avoir des infos et afin qu'ils comprennent pourquoi je touche tous les vêtements de tout le monde. Jusqu'au moment où, après avoir entendu notre histoire, un mec lui a répondu : "Attends, je reviens."
Nous sommes sortis du bar pour le rejoindre ; il est arrivé avec ma veste dans une main et l'appareil photo de Manu dans l'autre. Il était avec d'autres gays, tout un groupe d'amis. Ils étaient pour la plupart très jeunes (entre 16 et 18 ans). Ils nous ont expliqué qu'ils connaissaient le voleur, que celui-ci s'était fait voler cette nuit-là et que pour se venger il avait volé à son tour... Manu était trop heureuse de retrouver son appareil. Moi, je me suis de suite rendu compte qu'il manquait le plus important : mes lunettes. Le problème, c'était que le voleur était parti et que pour avoir les lunettes il faudrait sûrement attendre plusieurs jours. Or, je partais à Londres deux jours après. Et je mets peu mes lentilles car je les supporte de moins en moins bien. Bref, ça me soûlait grave.
Je me sentais complètement perdu entouré de tous ces Espagnols. J'étais le pauvre petit Français qui s'est fait voler et qui ne peut même pas parler correctement la langue du pays dans lequel il est. Quelle drôle de sensation que d'être "étranger". Le voleur a fini par arriver, mais il a juré ne pas avoir mes lunettes. L'un des mecs du groupe s'est alors éloigné pour aller à l'endroit où le voleur s'était posé quand il avait fouillé nos affaires, et il a retrouvé mes lunettes, intactes. Alléluia. Nous avons continué à discuter (enfin, eux, parce que moi avec mes deux mots d'espagnol...) et sommes partis en les remerciant, ce qui était un peu bizarre comme sensation (merci de nous avoir volé puis rendu nos affaires !)
Le reste de la nuit a été beaucoup plus sympa...  |
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Jonathan, 29 ans.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
24/12/04 - 16:54
Faut les virer de l'Europe !!! :-)
Joyeux No Hell Jonathan
sorty