La vérité est ici
J'ai beaucoup vu le garçon pendant ces vacances. On a dormi plusieurs fois l'un chez l'autre, on a passé beaucoup de temps ensemble, à se câliner, parfois à s'engueuler, rarement à parler de ce qu'il allait advenir de nous.
Sauf que, le garçon en question, c'est Bertrand. Je ne savais pas si c'était une rechute ou une réconciliation. J'ai essayé de ne pas trop y penser, de vivre en fonction de mes envies. Et au final, j'ai donc passé beaucoup de temps à le voir au lieu d'en profiter pour m'émanciper. Je ne le regrette pas, je pense que j'en avais besoin.
On a hésité à se remettre ensemble, pour de bon. Ça nous demanderait beaucoup d'efforts, d'énergie, de motivation, de concessions. Mais vue la situation, je pense que ce n'est pas une bonne idée. Quand on se met avec quelqu'un, il faut le faire parce qu'on est bien avec la personne et non mal sans. Et, comme je le dis toujours, avant d'être heureux à deux, il faut être heureux seul.
Il se passe donc exactement ce que je ne voulais pas : je suis ressorti avec lui uniquement pour la période de mon temps à Paris. Moi je voulais soit me détacher complètement, soit me remettre avec lui entièrement ; ne pas être seul à Londres...
Mais je ne veux pas lui faire perdre de temps et l'empêcher d'avancer pour avoir son soutien alors que je ne suis pas sûr de moi. Il me faudra du temps pour l'oublier, j'en suis conscient, et ce sera dur, mais il est temps pour moi de prendre des décisions et de m'y tenir. Je suis moins faible qu'il y a quelques semaines, c'est le moment de grandir.
Je flippe grave ma race, je ne cesse de me demander si j'ai bien fait, je m'en veux un peu aussi... Je prends le train ce soir, retour à Londres, retour à la case départ.
Que la paix ne soit plus de porcelaine.
22/02/05 - 19:27
Ne t'arrêtes pas d'écrire. Je m'abreuves de tes mots contagieux.
Le Dahlia Noir (visiteur)