18/04/2005ConflianceJe ne suis pas rentré chez moi depuis jeudi, et je ne rentrerai que demain. Heureusement que mes parents ne s'inquiètent pas ! Il me reste moins de dix jours pour profiter à fond de mon mec et bosser faire tout ce que je voulais faire. C'est pas gagné.
J'ai l'impression d'être dans Loft Story. Certes, il n'y a qu'une webcam sur moi et un appareil photo, mais à être dans une bulle à quelques kilomètres de Paris, j'ai, une fois de plus, l'impression d'être dans un accélérateur de temps. Bientôt un mois qu'on sera ensemble, alors que je n'ai jamais passé autant de temps avec une seule et même personne. C'est comme si on vivait ensemble. Je ne me nourris que de lui.
Outre le fait de vivre d'amour et d'eau fraîche, une telle situation me confronte à des éléments plus ou moins déjà vécus, mais éclairés par une lumière nouvelle. C'est ce que je disais il y a deux ans : être en couple, c'est apprendre aussi beaucoup sur soi. Malheureusement, moi, ce que j'apprends, ça ne me réjouit pas. Le verre à moitié vide…
Mon mec est un garçon qui est bourré de qualités, qui est hyper Généreux et qui fait des tonnes d'efforts pour me satisfaire. Alors que ce n'est pas évident vu son mode de vie, il essaie de s'adapter à moi avec beaucoup de motivation. Entre nous, l'Etincelle est là ; le pari que j'ai fait en sortant avec lui a été gagné haut la main. Et pourtant, je trouve toujours à redire ; faut toujours que je râle, que je sois grincheux dès que j'ai un pet de travers.
Même s'il m'a réconcilié avec moi-même sur pas mal de points, j'ai peur que l'épanouissement entamé avec lui n'ait atteint ses limites. A présent, c'est de nouveau seul, ou avec d'autres amies, qu'il faut que je me retrouve. Sûr que Londres va m'apporter les éléments nécessaires à ça.
Au moins, on ne stagne pas. Savoir qu'on a si peu de temps devant nous nous oblige à bouger sans cesse, et nos deux caractères de cochons n'hésitent pas à se rentrer dedans. Je me rends notamment compte que la notion de conflit est ancrée en moi dès qu'il s'agit du couple. J'ai l'impression qu'une part de moi prend souvent le dessus, efface qui je suis et s'érige entre lui et moi, quelle que soit la raison. S'il dit noir, elle dit blanc. S'il dit blanc, elle dit noir. Et moi, pendant ce temps là, je croise les bras. Who am I ?
Probablement que cette tendance au conflit en amour vient du fait que j'ai vu mes parents s'engueuler sans cesse et ne jamais se comprendre.
Moi aussi, je fais des efforts et je m'adapte à lui. Je passe les trois quarts de mon temps chez lui, je l'accompagne dans certaines de ses passions, et, quand je ne mets pas le holà sur son emploi du temps, je le suis dans ses activités à la découverte de ses amis, que j'ai presque tous rencontrés ; je mate ses films préférés et je pompe ses musiques. Pour compenser, lui, il a lu l'intégralité de mon blog… Mais… Mais j'en ai un peu marre d'être une éponge. Je me suis jeté à corps perdu dans cette relation, je me suis totalement ouvert à son monde parce que ça me permettait de me construire. Seulement il faut savoir instaurer des limites, parce qu'il me semble que je lui cède trop, que je m'en oublie trop souvent, qu'il étend trop son territoire sur le mien… ?
Comment savoir où sont les limites ? Comment gérer les conflits ? Comment se comprendre ? Comment savoir si l'autre est honnête ? Comment faire confiance ?
Il faut que j'apprenne à me construire seul (c'est mon leitmotiv de ces derniers mois) et à positiver.
Une chose est sûre, il va falloir purger notre relation de pourritures, bien qu'elles soient le plaisir de l'autre. C'est ce qui s'appelle faire des concessions.
Ce week-end a donc été une parfaite illustration de ce que je pense et ressens. J'ai beaucoup ri, nettement moins fait la tronche que d'habitude ; on s'est tous les deux adaptés à l'autre (moi en le suivant, lui en glandant) je me suis révélé capable de rigoler et vanner bien plus que d'habitude ; nous sommes allés jusqu'à tricher de la manière la plus honteuse qui soit… Et puis, au beau milieu des rires et de la farce, notre premier vrai conflit a eu lieu. C'était presque surréaliste. C'est parti d'éléments anodins et/ou comiques (pour les deux mais pas au même moment) et c'est parti en live devant tout le monde. Observé, j'avais la sensation d'être sur scène, tant cet aspect de ma personnalité avait si peu été présent auparavant. Puis, les rideaux ont été fermés, les spectateurs se sont retirés, la lumière a été éteinte. Mais les voix se sont élevées jusqu'à ce que les larmes jaillissent. Le comique s'est mué en tragique, en passant par la romance et les Premiers Mots d'Amour à demi dévoilés. La traditionnelle réconciliation a eu lieu.
Mais c'est sans compter sur mon caractère rancunier. Mon cerveau est un ordinateur qui n'oublie jamais ce qui touche au cœur. Et même si j'ai ma part d'erreurs dans ce conflit, la fêlure est bel et bien là, prête à laisser jouir la lave. Pourvu qu'aucun poison ne s'y insinue.
Nuage, chute, échelle, glisse… Where am I ? Toujours dans l'attraction.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
18/04/05 - 16:45
Premières épreuves...tester, tester et encore tester...
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