La répétition d’un mouvement régulier du bassin contre le canapé du salon me procurait des impressions étrangement familières qui concentraient tout un jeu de douceurs diffuses de l’enfance. Les yeux fermés, j’ouvrai la braguette pour trouver sur le tissu des appuis plus précis à mon sexe et ainsi ne pas brouiller mon plaisir neuf des impuretés d’autres couches de coton inutiles. Dans ma tête, un homme montrait le bas. Il ne bougeait pas. Je détaillais uniquement ce qu’il portait, les volumes mous de face et de biais, la taille et le poids. Il tenait la pose, très à l’aise. J’avais envie de toucher. Mes abdominaux contractés donnaient une vigueur en accord avec l’excitation procurée par l’image mentale. Je parvenais à réguler les degrés jusqu’aux pointes aiguës, imprévisibles et délicieuses dont se chargeaient mes soupirs. Je jouis pour la première fois directement sur le canapé avec une intensité perturbante. Ma seule volonté suffisait donc à la confection d’un plaisir sur mesure. De cette découverte capitale, je formai un sentiment de liberté et de puissance sur ma personne.
23/05/05 - 23:36
alors ça... j'ai toujours cru que j'étais un pervers parce que je ne le faisais pas à la main :)
titcroco