Pendant que GA semble mener une réflexion sur leur viabilité économique, les gens d'en face, rezob pour ne pas les nommer, s'en donnent à cœur joie.
N'espérez même plus pouvoir chatter le soir avec un inscrit qui n'a pas payé d'abonnement, si vous n'êtes pas abonné vous-même. C'est 15 euros/an minimum. Et le dimanche, c'est à partir de 14h que les chats s'arrêtent pour les pauvres. Mais vous pouvez continuer à répondre aux riches qui vous aurons écrit à 80 euros/an, ne vous plaignez pas!
J'ai l'idée que va y avoir un afflux prochain et rapide de gens de rezob vers GA. Espérons que les serveurs vont suivre...
Mario est un painter en vogue à Rome. Un de ses potes, Caesar, s'est évadé de prison et va se réfugier chez lui. Mais la fiancée de Mario, Kelly Tosca, est une femme tellement jalouse qu'elle suspecte son boyfriend de la tromper avec Britney, une fervente religieuse croisée à l'église et qui n'est en fait que la sœur de Caesar.
Le chef de la police, Jim DiScarpia, a lui un double objectif: se taper Kelly et retrouver Caesar. Alors il va emprisonner Mario et faire croire à Kelly que ce dernier a bien une maîtresse.
Kelly, un peu trop passionnée, tombe alors dans un vrai drame puccinien.
Eh ben malgré l'histoire très Soap Opera, j'ai beaucoup aimé. J'ai découvert Catherine Naglestad (Kelly Tosca) et Vladimir Galouzine (Mario) à cette occasion, et malgré mon rang tout au fond de la salle, je crois que c'est la première fois depuis plusieurs mois que j'ai eu un frisson à l'occasion d'un air: l'air le plus connu de Tosca (Vissi d'arte, vissi d'amore - à écouter ici, la partie ultra-connue s'entend vers la fin de la première minute). Très belle voix du ténor Galouzine aussi, si tant est que mes critères soient acceptables: une voix claire et forte -- je suis toujours bien incapable de reconnaître si le fa 3 dièse a été chanté correctement. Il a même réussi à faire taire les toussottements des 800 tuberculeux présents dans la salle ce soir-là, avec le E lucean le stelle.
Le mélange des décors, façon "Habitat relooke votre intérieur italien du XIXe siècle", était réussi à mon goût: juste ce qu'il faut de contemporain en fond de scène et de l'accessoire & costumes d'époque.
Bon en fait, après enquête, il s'agit juste d'un ingénieur surendetté qui voulait demander de l'aide au magistrat suprême allemand pour qui lui fasse grâce des procès auquel il est confronté.
Et l'agression en question, c'est que le mec a essayé d'attraper le président en le prenant dans ses bras , par l'arrière.
Le prendre dans ses bras pour le supplier. Oh, le dangereux terroriste!
Bientôt, les bras reconnus comme armes de destruction massive et interdits à bord des vols aériens?
Monkey / Journey to the West au Théâtre du Châtelet
Journey to the West ("La Pérégrination vers l'Ouest", in French), c'est un des 5 ou 6 romans historiques majeurs de la littérature chinoise. Le genre de truc que tous les Chinois connaissent, comme nous et les 3 Mousquetaires. Un singe né d'une montagne, espiègle et arrogant, mais qui s'est trouvé des pouvoirs super forts pour faire chier tout le monde et être puni, devant ensuite se racheter en accompagnant un moine dans sa pérégrination vers l'Ouest (= en Inde, pour y chercher les Ecritures bouddhistes du Grand Véhicule).
Là, c'est carrément Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Jamie Hewlett (Gorillaz) qui se sont attaqués au roman, dans une production du théâtre du Châtelet. Mélange occident-Asie. Et c'est comme la cuisine du monde, quand c'est bien fait bien créatif, c'est très réussi.
L'Opéra de Pékin,c 'est des assiettes qui tournent et des marionnettes chiantes au bout de 3 minutes. Mais des acrobates impressionnants et des beaux costumes. Gorillaz, c'est la créativité, le mélange des genres (réel/virtuel, musicalité/cacophonie). Les deux ensemble, c'est le meilleur de l'Opéra de Pékin et 2 heures de spectacle visuel tout pour les mirettes.
Par rapport au bouquin (je suis dessus depuis 2 semaines, c'est un gros pavé de 2000 pages), on garde l'essentiel, en mettant juste de côté les poèmes qui parsèment le roman. On gagne aussi en accessibilité pour le public européen (pas besoin de faire un PhD en bouddhisme pour comprendre). Et surtout, on se retrouve devant de la pure création artistique, tout comme j'aime. Ni véritablement un opéra, ni une comédie musicale, ni du théâtre, ni un ballet, c'est du visuel et c'est super beau.
Bon, je vous recommanderais bien d'y aller, mais il ne reste que des places en 1e ou 2e catégorie. Mais si jamais vous avez le moyen de vous faire inviter, allez y!
C'est Photo75 qui nous la sort: "Le devoir de démocrate de Rocard aurait été de respecter la discipline de son parti." [www]
Tous les membres des partis communistes chinois et soviétiques "purgés" pour ne pas avoir respecté la discipline du parti le confirmeront: la démocratie, c'est quand on obéit à la discipline du parti.