Pub

24/05/2008

24/05/08 - 10:03

En vrac avant d'aller au taff....


Non, non, même pas mort.....

Un petit bonjour à les gens à qui je donne pas bésef de nouvelles ces derniers temps, merci à un emploi du temps de merde et à des activités extra-scolaires un peu pompantes en temps et en énergie....

En parlant de ça, je sais que tout le monde s'en branle, mais ca y est, après quatre ans de prises de tête et de promesses d'abstinence littéraires, "Le Village", premier roman du sieur KhriliGompo est quasi fini. Manque plus qu'un peu de relecture (deux à trois années devraient suffire) et je n'aurai plus qu'à l'envoyer à des éditeurs qui me conseilleront de plutôt tenter de révolutionner l'art du macramé que les conventions littéraires. En attendant ces claques à mon grand égo de petit écrivaillon, je peux faire semblant d'avoir enfin (presque) mené à bien cette tentative d'écriture (bah oui, quoi, j'écris des débuts de romans depuis que j'ai onze ans, à un moment donné, fallait bien que je fasse en sorte d'en finir un...).
Y'a pas à tortiller, ça a beau m'avoir fait chier pendant quatre ans, les quelques minutes nécessaires à imprimer ma "première" version "définitive" (250 pages) restent un grand moment de non-solitude: ça fait du bien de voir enfin un résultat tangible à quatre années d'abstraction pure et simple.

Sinon, ce soir, c'est le concert de Camille. Comme quoi, y'a pas de règles...

Bises les gens.



21/01/2008

21/01/08 - 23:52

En ce moment...


IPod - Lecture aléatoire:

1-Fréhel - La zone (Ah oui, très fort comme intro...)
2-Cocoon - Hummingbird (comment passer de 1939 à 2007 en trois minutes? C'est beau la technologie...)
3-Edith Piaf - Les amants merveilleux
4 Tom Waits - Way down in the hole
5- Anonyme - Cold penitentiary blues
6- Elvis Presley - Rip it up
7- Keith Jarrett - Things ain't what they used to be
8- Billie Holiday - I'll never be the same
9- Bessie Smith - Nobody knows you when you're down and out (Non, mais en vrai j'écoute des trucs récents aussi, hein, pas que d'avant 1950...)
10-Titi Robin - Nouvelle suite pour bouzouq

Tu m'étonnes que je me sente aussi fatigué moi ces derniers temps... J'écoute que des trucs de vieux...

01/01/2008

01/01/08 - 15:29

Ratatouille, c'est moi...

Bon, il semble que la démesure soit parfois récompensée, j'ai réussi à ne pas me chier dessus dans l'élaboration de mon repas de réveillon pour dix personnes hier soir. La gestion des temps et des plats était bonne, et rien n'avait l'air immangeable. J'ai fait la bouffe entre 16h et 4h du matin, certes, mais tout le monde était ravi....
C'est néanmoins la dernière fois que j'organise un repas où chacun choisit ce qu'il veut manger.... C'est gratifiant mais nerveusement, c'est tendu.

D'où, tableau de chasse du 31 décembre 2007:

Préparation de
2 aumonières figue roquefort
5 mousses à l'avocat sur creme de saumon en verrine
2 millefeuilles au parmesan, avoct et pamplemousse
1 crème brulée au parmesan, basilic et tomates séchées

4 tournedos rossini sauce madère
1 foie gras aux pommes
3 canards à l'ananas, vanille et caramel
2 pavés de saumon aux herbes et à la creme, riz aux fruits secs

3 verrines de pommes au mascarpone
5 craquants de bananes au caramel et chocolat
2 briks a la mangue et coulis de basilic....


From times to times, i am a god.... But now i'm fucking wrecked....


PS: A tous les gens sur ce site qui savent avoir ma plus profonde sympathie quand bien même je donne peu de nouvelles, je souhaite une excellente année 2008.... Bisous a vous bande de gens...

16/12/2007

16/12/07 - 14:21

Bilan 2007

Listes Attitude bilan 2007, c'est parti...

Cinéma:

1- La môme
2-Le labyrinthe de Pan
3-Inland Empire
4-Persepolis
5-Ratatouille
6- Sicko
7- Hot Fuzz
Les Simpsons
9- Boulevard de la mort
10-Anna M.

(Almost made it: The good german - Zodiac...)


Musique: (ordre alphabétique)

Cocoon "My friends all died in a plane crash"
Cowboy Junkies "The trinities sessions revisited"
Alela Diane "Pirate's gospel"
Dionysos "La mécanique du coeur"
Matt Elliott "The may we missed"
Thomas Fersen "Gratte moi la puce"
Radiohead "In Rainbows"
Tetes Raides "Banco"
Titi Robin "Anita"
Emilie Simon "Live Olympia"
Toti Soler "Ocells"

(Almost made it: Beirut - Souad Massi live acoustique - Olivia Ruiz Live au cirque d'hiver - Yael Naim, mais je ne l'ai que depuis hier, c'est un peu tôt...)


Livres

1- Pandore au Congo - Albert Sanchez Pinol
1- L'Ami Butler - Jérome Lafargue
3- Je vais mourir cette nuit - Ferando Marias
4- Songes de Mevlido - Antoine Volodine
5- La Théorie des cordes - Jose Carlos Somoza
6- Les 1001 vies de Billy Milligan - Daniel Keyes
7- Harry Potter and the deathly hollows - J.K. Rowling
8- Les gens du sud - Ch'Ong-Jun Yi
9- Guide de la Mongolie - Svetislav Basara
10-L'assassinat de Jesse James par le lache Robert Ford - Ron Hansen

(Almost made it: pleins...)


Concerts:

1- Lisa Gerrard - Palais des Congrès
1- Titi Robin-Danyel Waro-Esma Redzepova - Théâtre Antique Arles
3- Nosfell - Bataclan
4- Emilie Simon - Cité de la musique
5- Aaron - Exo7 Rouen
6- Orchestra Baobab - Cin'Hoche Bagnolet
7- Gnawa Home Songs - Théâtre Antique Arles
8- Olivia Ruiz - Cirque d'hiver
9- Stimmhorn - Cour de l'Archevéché Arles
10- Vertigs - Spectacle de Tony Gatlif - Théatre Antique - Arles

(Almost made it: Nosfell Cité de la musique - Djéour Cissoko New Morning...)

(Listes susceptibles de changer d'ici le 31 décembre en cas d'évidences oubliées ce matin...)

06/12/2007

06/12/07 - 21:01

Piste 10 : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier




Putain de tuerie de sa race.....

28/10/2007

28/10/07 - 22:34

Ca y est.


De nouveau parisien....

20/09/2007

20/09/07 - 14:37

Où le Narrateur donne de ses nouvelles après quelques semaines d'abscence gaïennes, en profitant au passage pour se moquer gratuitement et perfidement des titres légèrement pompeux et à rallonge des posts d'un sodomite de sa connaissance...



Like A Virgin Attitude
Ca y est, this is officiel, j'ai du boulot! A compter de lundi 09h30 (mais qu'est-ce que c'est que ces horaires de barbare?) je suis vendeur Littérature de la grosse librairie des Champs-Elysées. Bon, ce n'est pas trop le genre de petite structure indépendante de quartier dont j'avais rêvé, mais ça sera très bien comme ça... Surtout que comme poste, CDI 35h à la clé, j'aurais pu envisager nettement pire, tendance responsable guide de voyages ou premières lectures-livres de bain pour bébé... Plus qu'à pas me déchirer pendant mon mois d'essai et ce sera du tout bon...
Bref, félicitations moi...

26/08/2007

26/08/07 - 19:41

Rentrée littéraire, première louche

Didier Séraffin
Un enfant volé
Ed. Philippe Rey


Un premier roman à la fois rêche et lumineux. Dès la première page, le narrateur, dont on ne sait rien et surtout pas ce qu’il fait dans une étable anonyme, tue deux vaches, avant d’assassiner le fermier et sa femme. Dans leur salon, il va tomber sur le « p’tit ange », un bébé de quelques mois qu’il va emporter avec lui lors de son errance. Il trouve bientôt du travail chez les Renommieux, une famille un peu frustre qui sillonnent la France avec leurs animaux : tigre, lion, panthère… Là, entre la fausse placidité des félins et les souvenirs à rallonge de la mère Renommieux, la vie va s’installer doucement entre le « père » et son « fils ».
Imparfait, forcément, ce texte mystérieux réussit réellement à installer une ambiance particulière, à la fois douce et complètement paumée, à l’image de son anti-héros pour qui on ne peut qu’avoir, si ce n’est de la sympathie, au moins de la compassion. L’auteur a en tout cas le secret de « la p’tite musique » du texte. De nombreux passages sont à lire à voix haute, pour le simple plaisir des phrases qui coulent toutes seules.

Hélène Frappat
L’agent de liaison
Allia

100 chapitres très courts (de trois lignes à deux pages) son la base de ce roman puzzle que traversent une dizaine de personnages qui vont tour à tour se confondre, voire se fondre, se croiser ou avancer en parallèle. On trouve des agents de liaison au service d’agents doubles, des trahisons, des voleurs de bijoux, des rapts d’enfants plus ou moins expliqués, des allers retours entre différents pays, des fuyardes, un jeune bègue, une descendante de l’aristocratie polonaise et une espionne qui se pique de littérature…

Antoine Volodine
Songes de Mevlido
Seuil-Fictions et cie

Joie! Bonheur! Allégresse! Le Volodine nouveau vient de paraître ! Et il est boooooooooooooon ! Mevlido, policier -ou peut-être agent double infiltré dans la police après la fin de la guerre de « tous contre tous »- vit dans Poulailler Quatre, ghetto où cohabitent chamanes coréennes, mendiantes bolcheviques hurleuses de slogans incompréhensibles, réfugiés, junkies, oiseaux pas nets (et doués de parole, voire du téléphone) et autres gallinacés qu’il vaut mieux éviter. Il vit avec une jeune femme qui n’est plus vraiment là, puisqu’elle le prend pour son ancien amant, mort lors de combats anarchistes à qui elle rend parfois visite dans le « Fouillis », dont je laisse découvrir la teneur à ceux qui prendront la peine de courir acheter ce petit chef d’œuvre…
Ce qui est génial avec ce livre, c’est que quiconque, même ceux qui ne connaissent pas Volodine, peut complètement rentrer dedans. On y trouve toujours ce mélange d’absurde, de poésie, de chamanisme et de politique qui sont la maison de l’auteur, mais il y a la une histoire suivie qui ne nous largue pas (ce qui est rare…), et qui aide pour beaucoup à rentrer dans le monde, qu’on en ait ou pas les règles….
A lire archi absolument, donc….




22/08/2007

22/08/07 - 00:48

Quel Heroes êtes vous?


http://francois.gacon.free.fr/forum/testheroes.html



Vieux con attitude oblige, je suis Claude, l'homme invisible irascible qui bouscule les passants dans la rue, s'énerve sans cesse et apprend à Peter à maitriser ses pouvoirs en le balançant du cinquième étage....

Mais oui, c'est tout moi, ça....

20/08/2007

20/08/07 - 00:53

Le KhriliGompo en sept points (non négociables)


Le KhriliGompo n’est pas un mauvais bougre, la preuve en est que même sans avoir été nommément cité à comparaître par écrit, il se plie de plus ou moins bonne grâce à un exercice qu’il fait semblant d’exécrer, tout ça par sympathie pour un certain gaïen de sa connaissance.
Voici donc en sept points une tentative d’esquisse de l’essence même du Khrili… Rien que ça…

1- Fonction Vitale
Le Khrili est par essence un passionné. Il réfute en bloc (et en colère) les gens qui le traitent d’intellectualiste, d’élitiste ou de snob, qu’ils considèrent comme des noms de mauvaises herbes et de tue plaisir. S’il aime parler pendant des heures de livres, de musique ou de films, c’est pour décortiquer intrigues, personnages, ressenti et frissons (ou notes, lignes de guitares, ressenti et frissons) et non pour se racler l’encéphale sur les courants littéraires, la valeur intrinsèque d’un quelconque message aux masses ou autres remises en contexte historico politiques. Il ne supporte pas les gens qui commencent leurs phrases par « Il FAUT avoir lu/vu/entendu… » mais est au taquet dès qu’il entend un « Je me suis pris une grosse claque en lisant/écoutant/regardant… ». Il n’y a qu’à constater : il a les yeux qui brillent de plaisir quand il parle de ce qui lui plaît, et non le regard pète-sec et mi-fermé du prof d’université qui s’ennuie tout seul à s’écouter parler. Il s’enthousiaste autant sur Svinkels et Schubert, Terrence Malick et Ratatouille, Marcel Schwob et Harry Potter. Le Khrili aime l’échange, les découvertes l’aident continuellement à recharger ses batteries.

2- Soundtrack of our lives
Le Khrili aime, adore, idolâtre les listes. Suite au paragraphe précédent, il ne résiste pas à la tentation d’en caser une au cours de cet exercice, en traçant de lui-même un portrait en quinze titres.

Radiohead - No surprises
Fiona Apple - Waltz (better than fine)
Geeshie Wiley – Last kind word blues
Nina Simone – I wish I knew how it would feel to be free
Orchestra Baobab – Utru Horas
Solomon Burke – Fast train
Nosfell – Likade Liditärk
Matt Elliott – The Kursk
Eels – Mr E’s beautiful blues
Isley Brothers – This old heart of mine (is weak for you)
Cowboy Junkies – Musical Key
Dead Can Dance – Yulunga (spirit dance)
Tom Waits – Tango till they sore
Lisa Gerrard – Now we’re free
Camille – Mon petit vieux

(Le Khrili aimant également les restrictions casse-couilles, il s’est efforcé de ne pas nommer un artiste deux fois et de faire tenir le tout dans un cd de 80 min. Il est comme ça.)

3- Parallèle
La propension à l’imaginaire a été très tôt une constante de l’univers du Khrili. Petit déjà, faire émerger des mondes entiers et les personnages les habitant lui semblait une activité si ce n’est normale, du moins salutaire. Il entame à l’âge de onze ans une relation tumultueuse avec l’écriture –maladie assimilable à la petite vérole- et découvre que l’imagination et le travail s’accordent très mal ensembles, vu que le premier traverse des océans en une poussière de secondes quand le deuxième s’effectue mot à mot comme un voyage en transsibérien. Leur histoire est entrecoupée de breaks et de rabibochages, comme dans les mauvais films. En 1997 naît l’Etat de Grâce, pays imaginaire ou (sur)vivent vivants, morts, shamans, superstitiés, visionnaires, artistes fous, enfants fugitifs et autres familles lycanthropes, et où se situent toutes les créations du couple depuis lors. Ils essaient d’y mettre un peu d’ordre en en ordonnant les chroniques, ce qui s’avère lent et extrêmement douloureux pour le Khrili. Toujours au bord de la rupture, celui-ci se demande s’il ne va pas tarder à jeter l’éponge, histoire de renouer avec le calme qui lui sied tant…

4- Entourage
Le Khrili a eu deux catégories d’amis : imaginaires jusqu’à ses seize ans (un peu depuis aussi, voir paragraphe précédent), en chair et en os depuis. Il a su tirer réconfort des premiers et réaliser l’importance des seconds. Le Khrili aime ses amis dans leurs qualités (nombreuses le plus souvent) comme dans leurs défauts (même commentaire). S’il lui arrive –assez rarement au final- de leur reprocher ces derniers, c’est toujours en sachant pertinemment qu’ils ont contribué à l’attachement ressenti pour la personne en question, et qu’il doit en conséquence les choyer d’égale mesure. Ce qui est parfois un pu dur, convenons en… Le Khrili est toujours aux anges à la vision d’une tablée d’amis venus partager un verre, un repas, une soirée, ou un brunch tardif le dimanche après-midi. Il apprécie de mélanger ces connaissances venues de milieux et d’époques différentes de sa vie (les internes, les libraires, les gaïens…) pour voir si la sauce va prendre, ce qui est le plus souvent le cas, car les amis du Khrili sont tout bonnement formidables…
(Le Khrili se rend parfois compte, lors d’exercices introspectifs gaïens, qu’il oublie de mentionner sa très réduite mais très importante famille, ce qui serait criminel : le temps qu’il passe à les critiquer montre bien à quel point il les aime et à quel point il a besoin de leur présence dans sa vie. Ceci dit sans une once d’ironie.)


5- Quête du bonheur
Le Khrili, donc, aspire comme beaucoup au bonheur, mais surtout au calme, notions qui lui paraissent indissociables. A l’âge où d’autres rêvent de passions déchirantes (et souvent bruyantes) sur les eaux en furie de l’euhmûûûr, lui ne jurait que par la simplicité d’un couple où aucune question ne se pose. Il a compris qu’à ses yeux, l’amour devait être lieu de ressource, et non de conflits. Après s’être cassé les dents une ou deux fois et s’être confirmé que les drames à quat’sous n’étaient vraiment pas son fort, il fait la rencontre d’un grand nounou auto déclaré « tout mou » qui le séduit d’un taboulé et d’un yaourt à la mangue. Leurs différences sont légions, leurs façons d’appréhender les choses également. Mais pas la façon de vivre leur petit morceau de bonheur à deux. Khrili compte d’ici peu l’épouser et lui faire toute une tripotée de chiards, qu’ils saupoudreront de quelques présences canines et félines, dans une maison à la campagne.
En climat tempéré, bien sûr…

6- Mode de vie
Le Khrili ne se leurre pas : il n’a pas une très bonne hygiène de vie, ce qu’il voudrait changer sans pourtant faire les efforts nécessaires. Il clope ses deux paquets par jour, boit beaucoup trop, s’enfume les neurones, ne fait qu’un vrai repas par jour, boit trop de café, se couche rarement avant deux heures du mat et ne se lève jamais avant l’heure de Malcolm sur M6.
Résultats : il a de fréquents problèmes d’estomac, il est toujours décalé, met des heures à émerger, n’arrive plus à ingérer du solide avant 17h et, sur une radio, la petite tache de la taille d’une tumeur est en fait la partie saine de ses poumons. Un jour, il changera tout ça… Un jour. Ou l’autre.

7-Avenir
Malgré tout cela, le Khrili compte vivre vieux, très vieux, car à quoi bon s’entraîner si jeune à être un vieux con réac si ce n’est pour arriver à l’âge dit avec l’entraînement adéquat ? A l’heure où il lui faudra s’éteindre, le Khrili s’imagine bien vivant à Arles, ou près de Marvejols, en Lozère, ou tout autre endroit calme et baigné de soleil qu’il aura découvert au fil des ans. Mélange des personnages joués par Jean Pierre Bacri et du Seymour de Ghost World, il sera propriétaire d’un magasin de disques vinyles, qu’il vendra seulement aux clients qui sauront en prendre soin et qui auront des bonnes têtes. Il passera ses soirées à écouter de la musique d’un autre âge en lisant des livres papiers, à une époque où plus personne ne le fera, avec un matou miteux sur les genoux. Les voisins l’appelleront « le vieux con », leurs enfants l’éviteront autant que possible de peur de se voir jeter un sort. Idéalement, son nounou sera à ses côtés, à lui faire remarquer qu’il boit trop et qu’à son âge, les pétards ne sont plus de mise. Il le regardera d’un œil énamouré mais lui répondra de se mêler de ses affaires. En réalité, il sera touché que le nounou en question prenne encore le soin de dire ce genre de choses. Il lui préparera une tisane et un bain de pieds pour excuser son ton brusque.
N’est pas vieux con qui veut….


14/08/2007

14/08/07 - 20:42

Saignée à la billeterie de la fnac!

Passage à la fnac aujourd'hui...

Emilie Simon : 15 septembre - Salle Pleyel
Solomon Burke: 25 octobre - Cité de la musique
The four Tops et The temptations : 5 novembre - L'olympia
Nosfell (avec orchestre et danseurs) : 27 novembre - Cité de la musique

Plus une place pour Lisa Gerrard (grâce soit rendue éternellement à ZeNikko) et une pour Svinkels!

Putain de sa race, je vais voir les Four Tops! En vrai de vrai! Et Solomon Burke itou!!!! Je me fais pipi dessus rien que d'y penser.

L'automne s'annonce bien...

04/08/2007

04/08/07 - 13:49

Nina, la pate à modeler et moi. (5,6,7,8)



Les plus grandes rencontres sont souvent le fruit du hasard. Ou du n'importe quoi...

J'ai douze ou treize ans et mon frangin m'emmène voir un Wallace et Gromit au cinéma. Je ne me souviens même plus de quel épisode il s'agissait, mais ce n'est pas grave, parce qu'il y a un court-métrage en première partie, qui est comme une révélation pour moi... Je découvre donc ça...



Yawahou, p... de m... de sa maman la chauve. C'est-y-quoi la musique qu'elle fait du bien par où qu'elle passe? C'est Nina Simone, m'explique le frangin. Ah, répond le petiot. Constance des préados oblige, j'ai déjà oublié le nom en sortant de la salle...

Un ou deux ans plus tard. Je suis devant la télé et une pub passe avec "My baby" en fonds sonore. D'un coup, ça me revient: wallace et gromit, le court métrage, la musique qui passe toute seule, et puis CETTE VOIX. Je redemande au frangin qu'est-c'est. Le harcèle un certain temps pour qu'il me prète un cd. Ecoute le dit-cd... Il s'agit d'un best of, "Ne me quitte pas". Et là, je découvre ce que signifie "écouter de la musique". Et par la même, je fais ma première véritable expérience dite du "retournage de cerveau et de gueule par la double attaque du cd qui tue".

J'y ai mis le temps, mais a y est. J'ai tous les cds de la High Priestess of soul. La plupart sont grandioses, certains sont moins bons... ("A single woman" est à la limite du honteux, mais il lui restait à peu près autant de voix que de tête à ce moment là donc...). Depuis quelques mois que je me suis mis au vynile, je me relance dans la course effrénée à l'intégrale 33 tours.

Je pourrais parler longtemps de sa vie, de ses combats sociaux et politiques, de sa maladie. résumer ou pas ce qui a fait d'elle un des personnages les plus fantastiques et les plus tragiques du dernier siècle musical. Elle qui fut garde malade pour son père dès l'âge de quatre ans. Elle dont le seul but était de devenir la première femme concertiste classique noire, et qui se verra "obligée" de se reconvertir dans les cours de chants, puis dans la chanson (ce qu'elle détestait) car l'époque interdisait encore qu'une blackos se prenne pour une musicienne "respectable". Elle dont la maladie l'éloigna du réel sans qu'elle puisse s'en rendre compte, au grand dam des gens qui l'entouraient et la supportaient tant bien que mal à la fin de sa vie...

Nina Simone at Carnegie Hall



Ce disque est peut-être un de mes préférés de Nina. Parce qu'elle y déploie toute la gamme de ses capacités musicales et vocales, et qu'elle se fait plaisir tout au long du concert. Bien que son réperoire soit censé être un mélange jazz-chanson, elle est enfin dans une des plus grandes salles de musique classique du pays, et c'est une des premières fois qu'elle est véritablement heureuse à l'idée d'aller chanter sur scène (dixit elle même dans "I put a spell on you", sa fausse autobiographie).
Il faut bien admettre que ce concert est parfait: après un sombre "Black swan" d'entrée, elle passera deux heures à enchaîner les tours de force: classique, berceuses pour enfants, chant juif, traditionnel japonais, folk "moyen-ageuse", ainsi qu'une reprise sensationnelle d'un de ses tubes "Work song" qu'elle et ses musiciens étirent sur plus de dix minutes, en enchainant les solos les uns après les autres.

Moon over Alabama - Live recordings



Moon over Alabama est lui aussi un très grand disque live, bien que contrairement au Carnegie Hall, il ne soit pas la tretranscription d'une soirée, mais un best-of de Nina Simone en concert. On y trouve l'hallucinante version de "pirate Jenny" (un de mes all-time favorite) de Brecht et Kurt Weil. Autre grand moment: une reprise de Burl Ives ré-intitulée "Go Limp", où Nina s'amuse avec son public, palisante ouvertement entre deux couplets, et case de temps à autres de lapidaires petites phrases à la place du texte original "If i could have a real concert, maybe i wouldn't to sing those folk songs again". Inutile de présenter toutes les chansons de ce double album, elles sont toutes parfaites (so long objectivité...). Il faut néanmoins mentionner celle-ci la version de "Don't let me be misunderstood", clairement une des plus émouvantes chansons chantées par la lady, et que les choeurs sur cette version, mélée aux trémolos tout en retenue de Nina rendent absolument poignante et magique...

Don't let me be misunderstood - version album



Emergency ward



Trois chansons uniquement. En concert. Dont une version de près de 20 minutes de My sweet Lord de Georges Harrisson, mélé à Today is a killer, sur fonds de chorale gospel. La preuve par une qu'une chanson de vingt minutes peut n'en durer que cinq quand on l'écoute... Plusieurs années que je l'écoute, et toujours incapable de m'en lasser. En vingt secondes, je sautille et je rentre doucement en transe. Je crois qu'un de mes plus grands rêves aurait été d'assister à cette soirée...

Baltimore



Un album atypique, mais très réussi, bien que Nina Simone, qui l'a pliée en trois jours pour etre en règle avec sa maison de disques, le détestait profondément... Un album étrange, car il cumule les fusions inter-genres et les styles que Nina abordait d'habitude assez peu: reggae (Baltimore), reggae-gospel (Balm in Gilead), RnB (the family), gospel rock (heaven belongs to you) et autres refrains pop endiablés (rich girl)... Un bel exemple de ce que peux produire une véritable artiste quand elle sort de son répertoire, même en faisant ça par dessus la jambe....

Une ptite vidéo pour finir ce premier tour des albums indispensables de la Simone...

Zungo


31/07/2007

31/07/07 - 16:49

En que-vra et en que-vra

Contrepétrie attitude

Ca va vous?

Ciné Attitude

Non, le ciné ne sert pas qu'à toucher des salaires... Eté oblige, les blockbusters s'enchainent et ne se ressemblent pas (toujours)...
Ce qu'il y a de bien quand on travaille dans un gaumont, enseigne versé dans la rentabilité et non dans la qualité, c'est qu'on peut voir des extraits de films merdiques sans avoir à se taper l'intégralité, et avoir les arguments nécessaires pour leur chier dessus...
Ex du siècle: Transformers. La bande annonce avait déjà pas l'air terrible, mais les vingt dernières minutes le hissent clairement au rang de daubasse de l'année (minimum). Et la gueule de Shiala machin n'y change rien...

Les Simpsons, par contre, ont été plus qu'une excellente surprise. J'avais un peu peur que la série, que j'adore, ne supporte pas le passage au long métrage, comme ça avait été le cas pour South Park, que j'aime beaucoup en format court mais qui m'avait profondément emmerdé au cinéma. Et ben là, que dalle. L'heure et demie passe tout seule, pas de temps mort et trois éclats de rire à la minute. Et puis, le petit plus, c'est le public dans la salle. J'ai regardé des éisodes des simpsons avec max... quoi? trois, quatre personnes. On rit bien, on aime les conneries d'Homer, les vannes de Bart. Mais c'est une toute autre expérience que d'entendre plusieurs dizaines de personnes réagir au taquet dans la salle de cinéma.

Harry Potter 5 est plutot bien fichu, comme les autres. Harry est de plus en plus moche, mais ce n'est pas grave, car grace au physique de Ron, qui morfle un peu plus d'année en année, on s'en rend moins compte. La vérité, c'est qu'autant je suis au taquet avec les livres, autant je suis toujours un peu décu par les films. J'aime pas qu'on interfère avec mes petiotes qualités d'imagination...




Et puis, il y a Ratatouille, vu en avant première hier soir.
Pixar, c'est l'anti-Ron ar excellence. De long métrage en long métrage, on est de plus en plus bluffé... Image parfaite, tessitures des plans et des objets hallucinantes, scénario béton, personnages principaux attachants bien comme il faut, avec en petit plus la voix de Camille dans le rôle de Colette (oui, cette fille est géniale, elle arrive même à m'émouvoir dans un dessin animée), et le court métrage qui va bien et passe tout seul en première partie.
Bref, le méga coup de coeur du moment...


Ecriture attitude

Après six mois à me cacher derrière ma flemme, je me décide enfin à reprendre mon p... de sa m... de f... de p... de roman là où je l'avais abandonné... Je n'ai bossé qu'une heure dessus aujourd'hui, et j'en ai déjà ma claque. Quand l'empathie devient une maladie, l'écriture fait figure de lent suicide...


Lecture attitude

Deux tueries sont sorties récemment:



Le meilleur de la série. Parfait, niquel, génial, noir, complet, tendu comme un string....
Bravo M'dame, vous finissez votre saga par un véritable tour de force.
Mais j'dis rien, j'dis rien....




Je vais mourir cette nuit - Fernando Marias

Alors là, on parle tuerie monumentale. Un texte de 120 pages à peine qui se lisent d'un coup en foutant des frissons de plaisir tout partout...

Un criminel qui purge une longue peine de prison décide de prendre sa revanche sur le commissaire qui l'a collé en taule, avant de se tuer. Le texte est donc la lettre qu'il lui écrit juste avant de mourir, mais que le flic ne recevra que seize ans plus tard, quand il sera devenu une éponge alcoolique, cocaïnomane divorcée et sans travail... Car le criminel a patiemment, depuis la prison, préparée sa déchéance, sans rien laisser au hasard. Il lui explique ce qu'il lui a jadis concocté et qui, bien sûr, s'avère s'être parfaitement réalisé...
En plus de cette histoire de vengeance complètement dingue et d'une redoutable intelligence, le criminel explique aussi quelles étaient ses vraies activités, car il fut envoyé en taule pour un crime qui n'était pas le sien... Là, je ne dis rien, si ce n'est que c'est une idée qui n'a jamais été abordée par personne (à ma connaissance) et que si ce type de crime existait vraiment, il s'agirait sans aucun doute de l'acte le plus roublard et le plus pervers jamais orchestré....

Bref, un texte à découvrir d'urgence.... (mais évitez de le commencer à trois heures et demie du mat comme j'ai eu la bonne idée de le faire. Impossible de s'arréter et donc dur, dur le lendemain matin....)

18/07/2007

18/07/07 - 22:59

Retour du Festival les Suds, à Arles



Vertiges - Mise en scène de Tony Gatlif


Francoise Atlan


Stimmhorn




Abd Al Malik


Etenesh Wassié


Des imbéciles



Que de la bouche


Konono n°1


Entre autres. Un (beaucoup) plus long (et chiant) post suivra...

20/05/2007

20/05/07 - 16:16

Listes attitude

Liste de mes albums préférés, de mes films préférés, de mes livres préférés, de mes chansons préférées...
Ca sent le petit coup de calgon ça...

Liste Top 5 des choses à faire:
- arréter de boire pour oublier que j'ai arrété le chichon
- dormir mieux, manger mieux, vivre mieux
- penser week end à venir avec goofy, vacances, soleil, arles, musique
- recommencer à lire/recommencer à écrire, ou alors arréter de faire semblant que c'est important pour moi
- arréter de faire des listes

as if.

20/05/07 - 15:56

(4)


The unbelievable truth
Almost here



J’ai oublié comment s’appelait la demoiselle. Elle était dans mon groupe d’anglais en 3ème. Nous nous entendions bien, pour cause de goûts musicaux semblables (fondus de Radiohead entre autre) mais parlions peu, je ne sais pas pourquoi. Un matin, elle m’a apporté un sampler Rocksound (à l’époque où ils chroniquaient encore autre chose que du métal) et m’a dit d’écouter la première chanson : « Who’s to know ». Elle a refusé de me dire quoi que ce soit sur le groupe « Unbelievable truth », si ce n’est que leur premier album sortirait deux mois plus tard. Le soir, à l’internat, je mis le disque. Trente secondes plus tard, je jouais à l’autiste prostré par terre à coté de son poste. J’écoutais la chanson en boucle, toute la soirée.

Merci mademoiselle, et encore merci. C’est aussi vous qui me prévint une semaine plus tard de l’imminence d’un concert radio, qui me permit de connaître toutes les chansons par cœur avant même que l’album ne sorte. Et surtout merci de ne pas m’avoir dit ce premier jour ce qui aurait altéré ma découverte du groupe, à savoir que le chanteur se nommait Andy Yorke et qu’il était le petit frère de Thom Yorke, leader de Radiohead (précision pour les incultes). Je sais que je serais tombé dans le piège des comparaisons et qu’Unbelievable truth serait devenu pour moi « le groupe du frère de ».



Pas de grand décorticage d’album ce coup ci. Je vous laisse sur ces deux extraits from toi-tube : un live de « Building », peut-être la plus grande chanson de ce groupe qui en deux albums seulement, en a alignées pas mal, et le clip de « Solved », qui fut si je ne dis pas de bêtises, leur premier single. Voilou. Bonne écoute.




18/05/2007

18/05/07 - 18:06

(3)


Allez, z-y va: un classique. Que dis-je ? Ze classique. Ze disque. Ze band.



Long story short : en 1966, alors qu’une majorité de ricains allaient à San Francisco en n’oubliant pas de mettre des fleurs dans leurs cheveux (air couillon et connu) quelques New-Yorkais cultivaient des fleurs noires dans un recoin de la Factory, siège du collectif artistico-bordélique pop made in Andy Warhol. Car le monsieur tient à produire un groupe de rock, et les quatre larrons (Lou Reed, John Cale, Maureen Tucker et Sterling Morrisson) qui accompagnent ses happenings « Exploding Plastic Inevitable » ne demandent qu’à étaler leurs croûtes sur une galette.
Il leur faudra pour ce faire composer avec (et pour, au grand dam de Sieur Reed) la présence de Nico, mannequin allemand à la beauté frigo, que Warhol tient à inclure dans son « nouveau projet ».



L’album “The Velvet Underground and Nico”, aussi connu sous le nom d’”album à la banane” sera enregistré en huit heures, sous l’emprise de tout ce que la décennie faisait de drogues douces ou dures. Warhol produit à la Warhol, se contentant d’aligner les pistes au même niveau sonore, d’où parfois un son à chier (tout comme l’accueil du disque à sa sortie). Mais rien n’empêche melba, car comme a dit Brian Eno (citation à vérifier néanmoins) : « « Il n'y a peut être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d'entre elles a ensuite fondé un groupe. ».

Je parlais en boutade de fleurs noires un peu plus haut. A bien y réfléchir (ce qui m’arrive peu, voire pas) ce n’est pas si faux, car si les thèmes abordés dans l’album sont bien ceux de leur époque (amour, drogues, relationnel), les chansons en explorent les facettes que le mouvement flower power tentent désespérément d’occulter en ne cherchant pas plus loin que le bout de leurs joints : la paranoïa, l’accoutumance, l’overdose de réjouissances, les rapports de domination amoureux… Qu'on ne s'étonne pas après qu'un groupe aussi peu "en phase" avec la mentalité générale ait fait un bide. Point il ne faut trop précurseur ou réfléchi etre, car peur aux cons cela fait.

(Digression : Je réécoutais Jefferson Airplane il y a très peu, et je ne comprends pas comment la chanson « Somebody to love » a pu être considéré comme l’hymne hippie par excellence. Tout n’y est que charge contre ce mouvement… Mais bon, les drogues n’ont jamais rendu intelligent, ceci doit sûrement expliquer que si peu de gens à l’époque s’en soient rendu compte… Fin de la digression)

Je ne vais pas lister les meilleures chansons de l’album, puisque il n’y a que ça. Mais, histoire d’enfoncer des portes ouvertes, mon top 3 irait plutôt vers :

I’ll be your mirror

Chanson intégralement chantée par Nico, et sûrement une de mes chansons préférées tout court (promis, un jour je vous ferai le top 80000 de mes chansons préférées...)

Venus in furs :

Chanson inspirée par Sacher Masoch. Texte fabuleux, guitare lasse, violon lancinant et chant désespéré. « Im tired, i’m weary, i could sleep for thousand years, a thousand dreams that would awazke me, different colors made of tears” Meme pas mal.

Heroin

Ze chanson sur le thème de la drogue. Représentation musicale d’un shoot à l’héroïne. La batterie pour le cœur, le violon pour l’afflux du sang dans les veines, la guitare pour celui de la drogue dans le corps, et le texte qui renferme en lui toutes les illusions et les envolées de l’esprit.

Par la suite, Le Velvet a enchaîné plusieurs albums, sans Nico, dont certains contiennent quelques pépites sans pour autant arriver à la cheville de l’original. Nico a enregistré trois ( ?) albums magnifiques (parfois à la limite de l’écoutable, voir Desertshore), avant de tirer sa révérence. Lou Reed, en bon paysan, a fait de son égo un plein champ de melons et a oublié de faire de bons disques… Nevermind, Velvet rules.

17/05/2007

17/05/07 - 13:50

(2)


C’est par David Krakauer, clarinettiste klezmer à qui je règlerai son compte une prochaine fois, que j’ai découvert SoCalled. Il avait participé aux albums « Live in Krakow » et « Bubblemeisses », et je trouvais excellent les samples qu’il posait sur la musique du sieur sus-cité.
C’est en allant à un concert de Krakauer au New Morning que j’ai enfin vu la tête de l’homme derrière les samples… Ma première réaction en le voyant monter sur scène fut : « Tiens, Scritch de « Sauvé par le gong » n’est pas mort. » Et puis SoCalled le freak/geek à tronche de nerd (alias Josh Dolgin pour ceux que ça n’intéresse pas) s’est mis derrière son sampleur, a appuyé sur quelques touches, a empoigné son accordéon, s’est mis à délirer dessus tout en rappant… un flow de dingue. L’audience sciée par l’hurluberlu. Transe collective. Concert grandiose.



Petit, le canadien qui n’était pas encore SoCalled était fada de hip hop. Une musique en entraînant une autre, il découvre quelques années plus tard les musiques yiddish et ça lui vrille gentiment la tronche. Un bidouillage musical en entraînant un autre, il finit par pondre un concept de son cru : le hip-hop klezmer. Alors qu’est-ce que c’est-y que c’te truc, ne me demanderez vous pas…. C’est simple : on prend des bons vieux beats old-school et on y colle des mélodies et des samples de la liturgie juive, si possible via des enregistrements vynileux aux scrouich scrouich d’époque, le tout avec des vrais morceaux de jazz, d’électro ou de rock dedans. On colle un air d’accordéon et on pose le dit flow de dingue sur le dessus…
Et ça donne quoi ?

Ben ça donne ça :

The SoCalled Seder – A Hip-Hop Haggaddah



qu’on pourrait sous-titrer “Il était une fois Pessach” ou « Pessach for dummies »

Je vous mettrais bien tout l’album pour que vous puissiez l’écouter tellement qu’il est génial, mais SoCalled est très peu coté sur radioblog, alors je vous laisse le soin de vous en procurer par vous même.

Cet album est « just jouissif » et puis c’est tout !
On y suit toute la cérémonie de Pessach dans l’ordre, avec samples explicatifs à l’appui (bribes de conversations entre un petit garçon et un vieil homme lui expliquant les différents rituels). Plusieurs invités tels que Krakauer, Killah Priest, Katie Moore et Paul Shapiro viennent poser qui une clarinette, qui une voix, qui une présence sur l’album. Ca donne des petites merveilles telles que « LMPG », version rap de « Let my people go » ou pas moins de quatre ou cinq anciennes versions différentes (dont celle de louis Armstrong) sont télescopées pour créer un chœur déconcertant derrière la voix de SoCalled. « First cup » mélange ukulele, accordéons, samples et « crazy » beats tandis que le « four question » pourrait durer dix minutes que ça ne dérangerait personne…
L’album se finit sur la géniale « Passout for Passover », placée stratégiquement puisque, une fois l’album fini, on passe vingt minutes à s’en rechanter le refrain en boucle. « come on, and passout for passover, it’s a fucking party so come on and bring your ass over ...».

Réussi à trouver sur toi-tube le clip qui suit et que vous vous apprêtez à regarder (si si...). Ce n’est pas du « hip hop seder », mais ça vaut grave le détour… Ouvrez bien vos zouies et vos mirettes.

Les gens, voici SoCalled. SoCalled, voici les gens…




15/05/2007

15/05/07 - 14:18

(1)


Alexis HK
“C’que t’es belle en live”



Ce qu’il y a de génial, quand on se targue d’être un chercheur acharné de bonnes trouvailles musicales, c’est de découvrir un « jeune » chanteur français dès le début de sa carrière, et de pouvoir le suivre, de concert en concert et d’album en album.
C’est une nuit d’insomnie que je suis tombé sur le clip de « c’que t’es belle », et j’ai acheté l’album « Belle ville » dès le lendemain. Non que la chanson soit inoubliable, mais il y avait une fraîcheur et un humour indéniable dans ce que son auteur revendique lui-même comme « une chanson à boire sans prétention ». L’absence de prétention est en effet ce qui caractérise le mieux Alexis HK, et ce qui lui permet de nous embarquer véritablement dans ces histoires abracadabrantesques.
L’album me plu immédiatement. J’étais mort de rire à toutes les chansons et en même temps, je trouvais le chanteur émouvant. Son amour des losers grotesques et magnifiques me parlait –on n’se refait pas, ma bonne dame- et son incapacité à se moquer d’eux complètement me touchait. On trouve sur ce premier album (deuxième en réalité mais le premier « Anti-héros notoire » n’est plus disponible depuis belle lurette) Mitch le catcheur qui voudrait percer dans le domaine des lettres, l’amant enfermé dans son placard en attendant le départ du mari, Gaspard le nain « qui voulait bien qu’on le lance » pour atteindre une popularité que sa taille lui refuse et autre cyclopède découvrant les miracles du 4x4 sur la virilité…



La série de concerts a commencé peu après avec mon ami Mouaz (qui risque d’être régulièrement cité dans ses lignes puisque j’ai découvert beaucoup de musiques avec lui ou par lui...). Il faut savoir qu’Alexis n’a pas de bol sur scène : au théâtre de Suresnes, la fnac affichait complet deux mois plus tôt alors que nous étions cinquante dans la salle. A l’européen, la console de son saute plusieurs fois et menace de prendre feu à mi-concert. A solidays, la basse est tellement forte qu’on n’entend pas le reste.
Ca n’empêche pas le groupe de s’améliorer de show en show, d’affirmer son coté théâtral en incluant des sketchs entre les chansons, et de peaufiner les chansons du deuxième opus : « L’homme du moment ». Cet album, souvent plus mélancolique que le précédent, confirme le talent et l’univers du sieur Alexis : on y croise la route d’un chien de vieille, d’une prostituée moqueuse (« la femme aux mille amants »), d’une star d’un jour (« l’homme du moment »), on prend un brunch paris-norvège et on assiste à une orgie tragi-comique, cris d’orgasme à l’ appui. On y découvre également un jeune travesti qui part en train faire son « Coming-out » à sa famille, façon remise des Césars et avec « twist in the end » savoureux… La preuve par le son :



Un an environ après la sortie du deuxième album paraît un 9 titres live absolument génial : « C’que t’es belle en live »



Les versions de Mitch (avec fin rappée), Coming out, C’que t’es belle (avec intro version brèves de comptoir) ou La femme aux mille amants montrent bien tout ce qu’Alexis HK et son groupe sont sur scène : des bêtes d’instrumentistes qui adorent revisiter leur propre répertoire, toujours pour le meilleur. Mais ce sont surtout les reprises et nouvelles chansons qui font de ce live un grand disque. La reprise de « Nouveau Western » de MC Solaar, tout en accordéon et flow décontracté réhabilite la chanson initiale… Il y a aussi « Ah Ah » qui reprend la rythmique et la basse de « la fièvre » d’NTM (d’ailleurs citée dans la chanson) pour raconter les mésaventures d’un dandy mythomane assistant à une émeute dans un supermarché.
Et puis surtout, il y a le doublé Brassens-Madonna… Et là, on touche au grandiose !
Alexis explique au public les circonstances de la rencontre entre ces deux sommités musicales (en 1952 dans le Dakota) alors que notre Georges national y fait une tournée et que la demoiselle n’est encore qu’une « jeune choriste écervelée ». S’ensuit, incluse dans l’anecdote, une reprise quasi a capella de « Mouton de panurge » avec chair de poule garantie, avant que de repartir sur les conséquences de cette rencontre: le prochain single de Georges Bradonna, fils légitime de la levrette entre Georges Brassens et Madonna de 1952 dans le Dakota et intitulé « Comme une vierge ».


Actuellement, Alexis est en studio pour son troisième album... Vivement. Ca fait longtemps que je l’ai pas vu…

14/05/2007

14/05/07 - 17:17

Tremblez, bonnes gens...


ce blog rouvre bientôt, et en version lourdingue qui plus est...

Le top 200 de mes albums préférés est fini, après plusieurs jours de tergiversation, et vous allez tous vous les taper au fur et à mesure, youtube et radioblog à l'appui, avec des informations archi-capitales que vous attendez tous (petites anecdotes d'enregistrement, quelles pistes sont mes préférées, en quelles circonstances j'ai découvert tel ou telle artiste, les concerts que j'ai pu voir, les discographies etc etc...). Ca me permettra d'écrire un peu sur ce blog sans me lamenter sur mon sort, ça fera fructifier mes monomanies, et ça vous permettra peut-être de découvrir des choses sympa. (si vous lisez les articles... as if...)

Bonne tremblotte et à bientôt...

 

" Juste avant le solstice d'hiver, Khrili Gompo fut envoyé en mission d'observation pour la première fois. Il y avait plusieurs décennies qu'il s'entrainait, et c'était maintenant à lui de partir. On lui avait accordé une demi-minute d'apnée avant le retour. Il disposerait de ces trente secondes pour évaluer l'état du monde et recueillir des éléments sur les peuplades qui l'habitaient encore, sur leur culture et leur avenir. C'était un délai peu généreux, mais, comme conditions de travail, on avait déjà vu pire." Antoine Volodine, Des Anges Mineurs

(1) Alexis HK - C'que t'es belle en Live
(2) So Called - The SoCalled Seder, a hip hop haggaddah
(3) The Velvet Underground and Nico
(4)The unbelievable truth - Almost here
(5,6,7,8) Nina Simone - Live at Carnegie Hall - Moon over Alabama - Emergency ward - Baltimore