26/09/2008NouvellesPendant que mon chéri travaille aux impôts pour une durée d'un mois (et qu'il s'y fait chier lamentablement), je suis entré à l'IFSI (école d'infirmiers) où je rêvais d'aller.
J'ai passé brillamment les concours avant l'été - j'ose le dire, car ce n'était pas facile et j'ai bossé un an pour ça.
Les enseignants ont l'air toutes et tous adorables.
J'ai le sentiment d'être à ma place socialement.
Je vis heureux avec Doudou, je fais des études que j'aime et qui vont me mener à un métier qui me tient à cœur.
Je tiens ma vie, du moins j'ai réussi à faire quelque chose avec car on ne tient rien du tout dans ses mains, ni les autres, ni la vie.
La vie, ou plutôt l'amour disait Deleuze (et oui !) est comme un ruisseau. Il faut suivre les courants. Suivre ceux qui passent à côté, échanger, communiquer. Essayer de ne pas penser à attacher l'autre, ni vivre à ses dépens.
Un jour, j'ai engueulé un gars (20 ans) qui, sur son annonce, voulait trouver celui qui vivra accroché à son petit cœur… Pour lui, l'amour c'est ça : capturer quelqu'un pour ne pas vivre seul. Il a mal pris ce que je lui ai dit, et sans citer Deleuze.
Tant pis pour toi, looser !
Portez-vous bien. 10/09/2008De l'inutilité du coming-outParce que c'est dur à faire
Parce que c'est un événement traumatisant pour soi et/ou pour les autres
Parce qu'on se l'inflige parfois sans raisons
Parce qu'au cas où ça se passe mal, ça flingue ces petits gars ou filles, déjà déprimés et/ou rejetés
Parce que c'est humiliant de devoir exposer ses préférences (au nom de quoi ?)
Parce que je ne vois pas pourquoi - ayant certes choisi de ne pas suivre la norme - il faudrait être d'un côté ou de l'autre
Parce qu'il serait temps de parler de sexualité, et non pas des sexualités
Parce que ce sont seulement les criminels qui avouent
Parce qu'à l'inverse, personne ne revendique son hétérosexualité
Parce qu'on se cache pour s'embrasser, se tenir la main
Parce que c'est un manque de liberté
Parce que c'est incohérent
Parce que de quel droit d'ailleurs
Parce que je refuse de m'étiqueter
Parce que j'ai envie de marcher libre dans la rue avec l'homme que j'aime
Parce que je ne veux pas que l'on me force à m'enchaîner à une communauté que je ne connais pas et à qui je ne dois rien - sauf le combat mené à changer les mœurs, les lois, les pensées et les hommes
Parce qu'il est intolérable de cruauté d'être montré du doigt
Parce que les préjugés ont encore la dent dure
Parce qu'une trop forte revendication entraîne son contraire
Parce qu'on est pas obligés de souffrir à le faire
Parce que c'est naturel d'aimer quel que soit le sexe de l'autre
Parce que la vie est courte
Parce que je suis libre
Parce que je pense par moi-même
Parce que je suis encore un enfant
Parce que seuls la vie et l'amour comptent
Parce que nous sommes seuls
Parce que nous allons mourir un jour où l'autre
Parce que vous avez certainement d'autres raisons
Et pour toutes celles écrites ici,
Je ne vois pas pourquoi je ferais mon coming out.
28/08/2008SnifJe regrette que Sicklysweet (François pour les intimes) soit parti… 27/08/2008Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. 04/06/2008Nouvelles fraîchesDéjà cinq mois de bonheur avec Yannick.
On est partis pour longtemps.
J'ai mes écrits (concours infirmier), je passe mes oraux les 6 et 18.
J'ai écrit de la musique.
J'écoute de nouveau de la musique en marchant, dans la rue.
Joie de se soustraire du monde
En même temps, plus je m'en moque, plus je ne l'aime pas
Alterner les périodes, faire l'équilibre misanthropie/j'aime les gens
J'ai un concert le 21 juin
Problème
On me prend vraiment pour un con :
- je dois fournir un rib et un n° de siret. Une première.
- je serai payé par virement, 45 à 60 jours après réception de facture
J'hésite, après quelques explications houleuses, de les envoyer balader pour de bon et de refuser de jouer parce qu'ils ont des méthodes douteuses légalement et qu'ils se foutent de la gueule des artistes. On prend des chanteurs pour amuser la galerie, vendre de la bière ou pour faire valoir la respectabilité d'un lieu, et on marche sur leur amour propre. J'ai décidé de ne pas me faire baiser.
C'est la première fois que je gueule et que je suis aussi chiant pour une date.
D'habitude, j'acceptais presque tout.
Je fais entendre ma voix, j'impose.
A suivre… 28/03/2008De l'eau a coulé sous les ponts.
Il y a trois mois, j'ai rencontré quelqu'un, un homme merveilleux.
Il s'appelle Yannick. Il est beau, intelligent, magnifique, amoureux...
Je suis heureux, il est adulte, il a une belle vie, c'est une belle personne.
Ses amis sont sains, généreux...
Je découvre l'inverse, à tous les points de vue, de ce que j'ai pu vivre avec les autres, au niveau sentimental.
Pas de jalousie, pas de personne toxique à mes côtés.
Pas de cris, pas de larmes. Ni de peur, ni de terreur de l'abandon.
Encore moins d'immaturité, de problèmes psychologiques.
Je prépare les concours infirmier, c'est en bonne voie.
Je vais bien.
Je vois un psy qui m'aide et me fait lire Platon.
On devrait tous bouquiner quand ça ne va pas.
Après avoir picolé et fumé comme un baisé bien entendu.
Merci à tous ceux d'ici qui m'ont soutenu et aidé lorsque j'avais du chagrin.
Merci à vous, à ce site généreux et social (si si).
Allez, je n'écris guère plus ici,mais je suis là.
02/01/2008Bonne année 2008 à tous et à toutes :)
16/12/2007François
C'est mon nom
Dis-moi le tien
Et garde-le
Je sais bien
Ce que tu veux de moi
Et c'est magique
J'ai plus ma tête à moi
So I'll just sing
Stoned again
Il y a des gens
Qui viennent à moi
Qui ont une vie de comédie
Mais qui ne le savent même pas
Ils ont de drôles
De drôles de cadeaux pour moi
Et c'est dommage
J'ai plus ma tête à moi
So I'll just sing
That song again
Je connais mes ennemis
Ils ont le temps et le goût de gâcher ma vie
Drôle de vie
Drôle de gens
Drôle de pays
Il y a des jours
Où j'ai plus ma raison
Plus d'horizon
De religion
Et plus d'amis
Je suis si seul
Que j'ai mal à l'âme
Et c'est dommage
J'ai plus ma tête à moi quelques fois
So I'll just sing
That son again
(© 1974. V. Sanson)
06/09/200705/09/2007Je reçois un mail à l'instant
C'est un mail qu'elle envoie à plusieurs personnes en même temps
Il s'agit de l'anniversaire de deux de nos amis
Je suis invité
Elle y sera bien sûr
Si je viens, ça va me scier le ventre en deux
Je ne serai pas à la fête
Mais malheureux
Serait-ce de sa part une tentative pour me revoir ?
Ou pour m'expliquer que, pour elle, nous sommes justes devenus des amis ?
Je ne sais pas
Je ne comprends rien
Ma journée est foutue
J'ai envie d'attraper un verre d'alcool
Mais ça fait trop comme dans les mauvais films
Et pourtant j'attends qu'elle m'appelle
Tous les jours
Pour me dire qu'elle m'aime et qu'elle revient avec moi
Je ne sais pas si je dois faire mon deuil
Est-ce que je l'ai déjà fait ?
Il n'y a plus rien d'elle à la maison
Ce matin, j'ai nettoyé la douche
Il y avait de ses cheveux
Je les ai jetés à la poubelle
Tout ce qui me rapproche d'elle me fait mal
La nuit dernière, j'ai senti une boule près de moi
Ce n'était que le chat
Je me suis réveillé
Rendormi plus tard
Je me sens perdu
Comme si je ne pouvais plus rien faire
Plus jamais rencontrer l'amour
Revenir en arrière, sans vie, sans joie
Avec la peur de tout au ventre
Et l'angoisse de crever seul
A l'hôpital, je n'avais pas peur parce qu'elle était là
Si je dois y retourner, je n'aurai plus personne
Et je me demande si je me raccrocherai à la vie autant que la dernière fois
Parfois l'envie de refumer surgit
C'est l'envie lâche de mourir à petits feux qui vient
L'envie de jouer avec la vie
Et d'y passer
Mais je ne refume pas
Je me dis que j'ai envie de rencontrer l'amour encore
04/09/2007Je rêve d'elle toutes les nuits ou presque
On fait l'amour, on est heureux
Voilà 30/08/2007Je suis revenu de colo.
Les premiers jours ont été difficiles.
Je pleurais les soirs, et une fois, j'ai regardé mes médicaments bizarrement.
Quelle tristesse.
Au bout de trois jours, je me suis dit que je devrais faire quelque chose.
J'ai pris sur moi et j'ai commencé à déconner avec l'équipe.
On a bien rigolé avec les mômes.
Ils étaient super chouettes, bons musiciens.
Et moi, je me suis laissé aller.
Même s'il y a eu des moments très durs, j'ai voulu rire avec les autres.
Comme je cicatrise assez vite, j'avance.
Je l'aime encore je pense et si elle revenait, je nous donnerai une seconde chance sans hésiter.
Je ne comprends toujours pas les raisons qui l'ont poussée à me quitter.
On s'est aimés, je pense que l'on s'aime encore.
Il faut attendre.
Je change les meubles de place pendant ce temps.
Mon colocataire arrive bientôt.
Je bois un peu, il faudrait que je ne sois plus saoul tous les soirs.
Manger des courgettes !
Manger tout court ?
10/08/2007Quand je me replie sur le passé, je me vois avec elle, heureux.
Je me vois aussi pathétique en ce moment, et vous qui lisez des phrases d'un inconnu malheureux qui se répand sur le Net.
Ça fait trois jours que je ne me suis pas lavé, je porte les mêmes fringues aussi.
Je mange à peine, je bois souvent.
Hier, Benoît a téléphoné pour me dire qu'il s'occupait à ma place de trucs pour la colo que je vais faire lundi prochain.
J'ai raccroché en pleurant.
Je ne me rase plus.
L'appartement est en lambeaux.
Mon cœur est en miettes.
Elle a tout détruit, tout gâché.
Elle voulait vivre seule dans un appartement, mais me disait qu'on resterait ensemble, qu'elle ne me quitterait pas.
"Je ne suis plus amoureuse", voilà ce qu'elle a dit.
Je n'arrive pas à le croire.
Elle m'a fait espérer pour rien, si ça se trouve, elle ne m'aimait plus depuis longtemps et a fait semblant.
Je suis trahi, blessé, je ne veux plus la voir.
Je ne veux plus voir personne.
Corinne et Matìas s'occupent de moi, viennent me voir, m'encouragent.
Corinne me conseille beaucoup et m'aide.
Je suis déçu, amer.
Je ne sais pas si je me relèverai.
J'ai déjà trop souffert.
Trop ? C'est ce qu'on dit toujours.
Est-ce qu'on se relève après ?
Je ne sais pas.
Je voudrais qu'elle revienne.
J'ai une boule dans la gorge sans arrêt.
J'ai mis encore des affaires à elle dans un coin, lui ai dit de venir les prendre lorsque je n'étais pas là. Je ne veux plus voir qu'une fille est passée par chez moi.
Je voudrais qu'elle revienne en larmes, disant pardon.
Je ne sais pas comment je réagirais.
Parfois je craquerai moi aussi, parfois je lui dirai de ne plus jamais me toucher.
Parfois j'ai envie d'arrêter mon traitement pour le cœur, acheter un paquet de clopes, et attendre le bon infarctus, celui qui m'enlèvera de cette terre.
Mais ce chantage à la vie est odieux, je ne ferrai jamais souffrir à ce point tout ceux qui m'aiment, et qui m'aimaient.
Je suis sûr que ses parents y sont pour quelque chose. Déjà, au début, ils ne voulaient pas de moi. Elle a manqué de courage tout le long avec eux, s'est laissée manipuler.
Et moi, est-ce que j'étais aussi innocent ? J'ai fait des conneries aussi, il y avait la lassitude du quotidien, mais j'ai fait des efforts. Je jure d'avoir aimé cette fille du mieux que j'ai pu. Mais ça n'a pas été suffisant pour elle. Je ne peux plus rien faire.
Je suis fatigué, je voudrais tout abandonner, dormir jusqu'à l'année prochaine. 08/08/2007Ça y est, elle m'a quitté.
Elle m'a dit qu'elle n'était plus amoureuse de moi.
Je ne veux plus voir personne.
Tout est fini. 01/06/2007Extrait d'une conversation
"J'ai toujours ce pincement au cœur de ne jamais pouvoir arriver à une vie stable.
Parfois, à force de fanfaronner son anticonformisme, ça cache au fond un vrai désir de se poser tranquille.
Peut-être que la seule stabilité pour nous, c'est cette vie bancale de patachon, d'éternel adolescent, et les modèles de paternité à 30 ans et de famille que nous ont donnés nos parents doivent être remis en question."
31/05/2007Je vais mieux.
Même si c'est dur, je reprends petit à petit mes billes.
Je pense à ma vie de vieux garçon en colocation, mes habitudes de solitaire, celles que je retrouve un peu avec joie.
J'ai peut-être besoin moi aussi de me retrouver.
Je pense à Fred, avec qui je vais certainement vivre en colocation.
J'imagine la vie que j'aurais avec Julie, elle dans sa maison, moi dans la mienne.
Ça m'effraie, j'ai peur de la perdre.
Je dois rester serein, je dois me calmer, me retrouver, rester positif.
Faire comme Bill Murray en fait.
Voilà, la Bill's attitude, c'est ce qu'il faut que j'adopte. 21/05/2007Pendant ce temps, la terre tourne.
J'ai repeint avec ma voisine (qui est peintre en bâtiment ce qui aide bien et ma future belle-sœur, enfin elle sort avec mon frère quoi) une pièce de chez moi en blanc.
Le résultat est splendide.
Julie me demande si j'ai fait ça pour elle.
Secrètement, oui. C'est son départ qui a tout fait changer.
On devait tout refaire, mais on s'est endormis sur nos lauriers et on a laissé la routine s'installer.
J'ai dit à Julie que j'avais repeint cette pièce pour moi, que maintenant, il y avait une charge sensible de plus sur les murs : la sienne. J'ai dit aussi : comme ce ne sera jamais chez nous, autant que ça soit chez moi. Je l'entends qui renifle, peut-être pleure-t-elle.
Je suis fatigué nerveusement, j'ai parfois envie de tout casser, de partir, de trouver une fille facile, de la baiser et puis voilà. N'importe quel con l'aurait fait à ma place.
Mais moi, il se trouve que je l'aime, que je ne l'a tromperait pas, que j'ai encore envie d'elle (oui je sais que vous trouvez ça dégueulasse, bande de mecs !), que je ne partirai pas pour être malheureux.
Je refuse de m'infliger du malheur à moi-même. Je veux continuer à être heureux avec elle. Alors peut-être que cet éloignement va tout réparer, nos deux solitudes dans cette maison, nos rêves chacun de notre côté, nos désirs pas en phase, mais bien réels pour chacun nos âges.
Je fais confiance à la vie. Je préfère dire la vie, le destin c'est pour les crétins, tout comme l'espoir. D'ailleurs, je suis bien crétin en ce moment.
J'ai reçu des commentaires et des messages adorables, qui m'encouragent à ne pas désespérer et à accepter la situation bon grès mal grès. Même si elle pense à sa gueule et qu'elle ne me laisse pas le choix, c'est quand même de notre amour dont il s'agit. Elle, elle pense à ça depuis le début. Les femmes sont étonnantes, essayez, vous verrez. 15/05/2007Je me demande pourquoi j'écris encore ici.
Sans doute parce que j'y vois ici comme une sorte d'exutoire.
Pourquoi malgré ma relation je n'ai pas réussi à supprimer mon profil ?
Parce que peut-être ce serait gommer une partie de ma vie, et ça je ne le ferai pas, même pour quelqu'un.
On ne doit pas effacer son passé pour paraître plus idéal aux yeux de quelqu'un.
Ce quelqu'un se débrouille avec, comme nous devons nous débrouiller avec celui des autres.
Je ne suis pas en sécurité en ce moment.
Cette sécurité, elle me l'a prise en brisant mes rêves.
Alors, j'ai arraché les papiers peints des murs d'une pièce de chez moi, celle où nous vivons le plus.
Je repeints tout, je fais peau neuve.
Je suis encore très en colère.
En colère car si malgré ce qu'elle à dit - à savoir elle déménage parce qu'elle ne veut pas vivre avec quelqu'un et que ce sera mieux pour nous deux - je ne vois pas de changement, je partirai.
Je sais que je l'aime comme un fou, mais que maintenant, je ne peux plus rêver à notre vie dans le futur.
Plus de projets à deux puisqu'elle veut vivre seule, avec moi seulement quelques heures par jour.
Ça me rend malade.
Je refuse cette idée de toutes mes forces.
Mais je suis obligé de ravaler ma colère si je veux que tout se passe bien.
Je dois la laisser partir à contrecœur, presque avec le sourire, si on veut que tout redevienne comme avant.
Se redonner une chance tout en sachant que c'est peut-être la dernière, ou le début d'un grand changement.
Peut-être qu'un jour elle voudra vivre avec moi, dans une maison.
Mais moi, je ne peux pas envisager de vivre avec elle toute ma vie dans deux maisons séparées.
12/05/2007Elle me dit qu'elle veut partir habiter seule, que la vie de couple, elle n'est pas faite pour ça.
Mon rêve de foyer s'écroule.
Elle me dit qu'elle va s'écrouler si elle ne déménage pas.
Je suis en colère.
Je fouille dans ma tête.
Que faire pour qu'elle reste ?
Si elle déménage, comment sera notre vie ?
Elle y voit un mieux, en reprenant tout à zéro.
Elle veut sa maison.
Ma maison, elle ne s'y sent pas chez elle.
A cause de mes aventures passées, de mon passé en ces murs auquel elle tellement du mal à faire face.
Nous tournons en rond, je n'en peux plus.
Je voudrais pleurer.
Je pense à l'horreur d'être seul dans ma maison.
Je pense à mes rêves qui meurent.
Je pense à la lente mélancolie qui sourd dans ma tête, aux douces souffrances qui vont bercer mon quotidien.
Comme il y a deux ans, où j'étais abattu encore par l'amour, elle était venue chez moi me dire qu'elle m'aimait déjà.
Ça ressemblait à un sauvetage.
Je suis dur, j'emploie des mots atroces.
Je vide mon sac, tout le monde y passe.
Je ne reconnais plus.
Elle a les larmes aux yeux, je sens qu'elle fait de son mieux pour ne pas pleurer.
Je continue de plus belle.
Nous allons dormir.
Le lendemain, j'essaye de ne pas la regarder dans les yeux.
J'ai peur de pleurer, de me rouler par terre et de finir comme dans un film d'Isabelle Adjani.
Elle part.
Je parle à Corinne.
Elle me remet en place : oui, j'ai été cruel, impitoyable, extrémiste.
Je me rends compte que ma colère m'a aveuglé.
J'ai honte.
J'écris : j'ai été dur avec toi, horrible. Ce que l'on dit sur le coup de la colère ne vaut rien.
J'écris encore.
Je dis que j'ai été blessé, que les mots que j'ai dits sont ceux d'un homme qui a peur que sa promise s'en aille.
Je l'aime plus que tout.
Je sais qu'elle tient à moi et qu'elle m'aime aussi.
Je lui rends sa liberté, sa jeunesse.
Elle a 22 ans et a envie de ne pas être grande.
Même si j'en souffre, je dois penser à elle, à nous.
C'est l'anniversaire de Matìas.
On boit, moi plus que de raison.
Elle fume, nous sommes titubants.
Je me souviens de son message sur mon portable tandis que j'enregistrais des chansons.
Seuls dans la cuisine, je prends sa taille. Ma main descend le long de ses fesses.
Les invités sont partis.
Dans un état second, elle me caresse, je bande.
Nous faisons l'amour, elle n'ose pas crier sa jouissance : Charlotte dort à côté.
Nous restons enlacés, vidés, émus, saouls.
Je parle mieux depuis.
Je crève la glace pour pouvoir affronter toute cette épreuve.
Elle a déjà visité un appartement, je reçois un autre coup sur la tête.
Elle est partie voir des amies à Rennes.
Je vis au jour le jour.
Je l'aime, j'ai 33 ans.
16/04/2007Dernières nouvellesJ'avance petit à petit. J'ai déserté ce blog pour diverses raisons personnelles. Je vois de plus en plus clair en moi. J'écrirai ici encore de temps en temps peut-être, pour tenir informé ceux que j'aime bien des changements majeurs dans ma vie. Comme pour leur dire "je vais bien, faut pas t'en faire pour moi".
J'ai grandi, j'ai mûri. Je suis loin, quelque part, très loin. Ce blog, mon blog, je ne veux pas le lire, je ne peux plus. La souffrance est partie un beau matin de mai, il y a deux ans. J'ai l'impression que des années lumières me séparent de tout ça. Je ne veux plus rencontrer la folie non plus.
Je joue toujours, je chante encore, et j'ai de l'admiration pour celles et ceux qui chantent leur vie sans masque, sans pudeur. Moi, il me faut écrire des histoires et entre elles mettre un petit bout de moi. Lequel, ceux qui me connaissent le savent, les autres s'en feront tout un royaume de songes.
Je voudrais devenir infirmier.
C'est une idée qui a mûri en moi. Elle est belle et toute mûre, il faut la cueillir. Je vais repartir sur le chemin des études, chanter toujours, je n'abandonne pas ma vie de musicien que j'aime tant. Je n'abandonne pas les personnes qui sont venues m'applaudir, ni celles qui ont travaillé avec moi. Simplement, quand je n'écris pas de chanson, que faire de ma vie ? Hé bien j'ai répondu à ma question.
Si par hasard les choses devaient se bousculer, que la musique viendrait tout envahir chez moi, je l'écouterai. Autrement dit, si Pascal Nègre vient en personne me faire signer un contrat !
Il faut que je mange, je ne peux plus attendre que les choses se déclenchent. La musique, ça prend du temps et ce temps là, il faut en faire quelque chose. Infirmier, parce que j'ai envie de soigner. Soigner quoi ? Les cœurs. Infirmier en cardiologie, voilà ce que je veux faire.
Le mien a été malade, il va mieux. Comme celui de mon père. Ma sœur, elle, est morte car le sien était trop malade. Serait-ce pour ça que je veux faire ce métier ? Je ne le crois pas. J'ai envie d'avancer.
Voilà, tu sais tout.  |
| De plus en plus libre. De plus en plus fort. (_Snoop_)
Du coq à l'âne il n'y a qu'un pas. (Brigitte Fontaine)
Un duo, c'est très compliqué. C'est deux personnes, comme dans la vie normale. (impayable Raphaëlle Ricci) |