30/08/2008Hier...Hier, première rentrée dans le monde magnifique de l'Education Nationale. Après une journée marathon entre les formulaires à remplir dans lesquels on nous demande 15 fois la même information (j'ai même fini par connaître par coeur mon numéro de tél que je n'avais jamais mémorisé en 2 ans), les longs discours creux de mes charmants "collègues" (allez, on se tutoie), les autocongratulations, les applaudissements foireux dès qu'un administrateur quelconque prenait la parole et les 4 heures de train pour rentrer chez moi, une réaction s'impose à moi :
?!?!?!?Gni?!?!?!?!?
29/07/2008Je fais partie de ces gens qui ont une peur phobique de la mort. J’y pense constamment, tout du moins tous les jours ou, du moins, assez régulièrement. Surtout en ce moment où tout semble aller bien pour moi. Professionnellement, je suis sur le point de me réaliser. J’ai obtenu mon concours, j’ai obtenu les félicitations de mon ancienne responsable pour les résultats obtenus par mes élèves à leur bac. Personnellement, beaucoup de choses se concrétisent enfin et surtout, je vis depuis 4 ans une véritable histoire, une relation sérieuse qui me met à un stade d’égalité avec la personne avec laquelle je suis. Bref, tout va bien…
Mais je n’arrête pas de me dire que quelque chose cloche. Que quelque chose ne va pas. Qu’il va obligatoirement se passer un truc qui va tout remettre en cause… C’est stupide mais j’y peux rien. Et puis, en regardant la télé, on voit tout le temps des gens à l’agonie, qui sont sur le point de mourir. En écoutant les infos, on entend tous les jours l’histoire de ces gens dont la vie s’est brutalement arrêtée. D’un coup. Sans aucune raison. A cause de la folie d’une personne.
Aujourd’hui, j’ai appris la mort d’une fille dans ma rue. Elle a été écrasée par un camion alors qu’elle était à vélo. Au même endroit où il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être sur le point de me faire renverser. Elle avait le même âge que moi. 26 ans. La vie devant elle. Comme moi.
C’est comme toujours. On est sur la piste cyclable. Et là, une espèce de connard tourne sur la droite sans regarder si un vélo arrive. Et à chaque fois, le même crissement de pneus. Sauf que là, il ne s’est pas arrêté. Elle est morte en allant au boulot sur le même trajet que le mien lorsque je rentre du boulot.
Ok, je ne la connaissais pas. Je n’ai pas le droit de me sentir peiné par sa mort. D’ailleurs, je ne prétends pas l’être mais bon, tout cela me renvoie au caractère tout à fait aléatoire de la vie et ça me fout les boules.
27/07/2008FinVoilà, c’est la fin… Jamais on ne fêtera nos 6 ans qui auraient dû être célébrés le 16 septembre prochain. Mais que veux-tu, lorsque ce n’est plus possible, il faut tout arrêter. Et puis tu le savais que ce n’était pas pour la vie entre nous. On se l’était dit dès le départ. Ce n’était que du temporaire, le temps de trouver autre chose. Mais 6 ans, me diras-tu… ça compte, il s’en est passé des choses. Oui, finalement, que de souvenirs… Mais bon, on n’est beaucoup trop différents toi et moi. Tes pratiques ne sont pas les miennes. Tes règles non plus…
Pourtant, j’en ai passé des bons moments avec toi… J’en ai fait des rencontres grâce à toi, de bonnes comme de mauvaises. Mais ces derniers temps, nous n’avions plus la même intimité. Je ne pouvais même plus aller aux toilettes en laissant ma porte ouverte. Beaucoup trop de monde partage aujourd’hui notre relation. Il est loin le temps où j'étais le seul à partager tes murs durant des heures entières.
Et puis, souvent, la vie avec toi est invivable. Tous les week-end, réveillé à 6 heures du matin pour venir te voir. De nombreux samedis soirs passés avec toi plutôt qu’avec mes amis. J’ai pris du poids à cause de toi. J’ai failli perdre tous mes rêves par ta faute. Et combien l’ont fait ! Tu es comme un piège pour celui qui se laisse bercer par ta routine. Non, vraiment, ce n’était plus possible… Et puis tu m’en demandes beaucoup trop depuis un an ! J’en peux plus… Et enfin, … j’ai réussi mon concours… Je ne peux plus rester avec toi. Toi, mon job d’étudiant… Toi, mon job d’hotliner des week-end…
Enfin, je n’oublierai jamais certaines anecdotes avec toi… La fois où ma langue a fourché et où j’ai dit à un client que j’avais besoin de son numéro pour le niquer, la fois où un type m’a dit « je suis prêt à faire tout ce que vous voulez », là fois où j’ai vomi dans un évier que j’ai ensuite bouché et qu’il a fallu tout ramasser à l’aide d’un gobelet en plastique, les engueulades avec des clients, les week end avec Nico.
Mais bon, tout à une fin, vois-tu. Et mon statut d’étudiant aussi. Mais rassure-toi, il nous reste encore trois week end à vivre ensemble…
03/06/2008Gros paquetCe matin dans la rue un mec me regarde droit à l'entre jambe puis dans les yeux. Petit sourire en coin.
Ce midi, en arrivant à table, un des mecs (homo) de ma promo me sort "ça fait plaisir de te voir arriver la bite en avant"
Les pantalons magiques qui moulent ce qu'on a pas, y'a pas à dire, ça vous change la vie... et le regard des autres. Droit au bonheur opposable?
On aime à croire qu’il existe un droit au bonheur. Tu récoltes ce que tu sèmes dit le dicton. On ne cesse de nous rabâcher qu’en travaillant dur on obtient ce que l’on veut, qu’en étant aimable avec les autres, on en est apprécié, qu’en se levant tôt, le monde nous appartient. Mais foutaise que tout cela ! La vie se moque des théories béhavioristes du stimulus/réponse. Ce putain de droit au bonheur n’existe que dans les contes de vieilles bonnes femmes. Celles-là même qui s’imaginent qu’avec un peu d’amour on guérit tout.
Mais à la vérité, parfois, on ne récolte pas ce que l’on sème. Parfois, on travaille d’arrache-pied pour quelque chose que l’on n’obtient pas. Souvent même. Pourtant, il paraît que tout finit par arriver à qui sait attendre.
J’arrive à une croisée des chemins. Pour l’instant, j’ai un peu l’impression d’être sur une route poudreuse porté par une vieille charrette brinquebalante. A ma droite, une route goudronnée destination Las Végas, ville du jeu et de la lumière. A ma gauche, une route de campagne où tout à l’air paisible et où au bout se trouve une petite maison avec sa clôture et son chien blanc. En face de moi, une autoroute sans charme où se bouscule ces millions de voitures sans âme. Derrière moi le vide qui remplit l’espace au fur et à mesure que j’avance. Clignotant en panne. Comme le modèle social auquel croyaient mes parents et auquel on m’a fait croire pendant des années.
Ce qui me saoule le plus, c’est que peu importe la personne qui m’écoute, j’entends toujours la même chose. Moi, je suis la réussite incarnée. Le modèle de développement durable par excellence. Mais non. Non. N.O.N. Moi aussi je me plante. Souvent. Tout le temps. La plus part du temps, j’échoue dans tout ce que j’entreprends, de la plus petite action du quotidien à la plus grande décision dans le domaine professionnel. Seul le travail que je fourni permet de camoufler mon incompétence de base. Pourtant, si les gens qui m’entourent grattaient ne serait-ce que du coin de l’ongle, ils s’apercevraient de la grande imposture. Finalement, il avait raison en me disant un jour : la seule compétence que tu aies, c’est ta faculté de travailler pendant des heures et des heures. A part cela, t’as pas grand-chose…. Je ne le pensais aussi clairvoyant….
12/04/2008Bob! Help! Le métier de téléconseiller est un beau métier. Pas rasé, pas lavé, baskettes et haleine qui puent, pieds sur le bureau ou en train de lancer des boulettes de papier sur mes collègues, l'important, c'est de faire croire le contraire. Pour cela, un seul et maître mot: la COMMUNICATION.
Comme mon équipe, constituée d'étudiants attardés et de jeunes branleurs fans de Bob l'éponge, n'a rien à voir avec l'armée de téléconseillères propres sur elles (et qui parlent boulot, enfants, mari et prêt immobilier sur 30 ans à la manchine à café) qui travaille en semaine, notre politique communicative à base de "ouais", "jsais pas, suis pas technicien", "ben pourquoi vous appelez que maintenant si ça fait trois semaines que ça marche pas?" est à revoir.
Un magnifique document "emprunté" sur le bureau d'une de nos reponsables vient d'être trouvé avec à l'intérieur quelques petites leçons de COMMUNICATION des plus intéressantes:
Leçon 1-8: L'empathie, c'est se mettre à la place de son interlocuteur. Le vocabulaire de l'empathie: "Je vois", "je comprends", "je me mets à votre place" => Déjà essayé : réponse: "j'en ai rien à foutre que vous vous mettiez à ma place, ce que je veux c'est une solution".
Leçon 1-9: L'entousiasme est communicatif! Nos clients doivent sentir qu'ils sont les bienvenus => difficile à tenir un dimanche matin à 7 heures alors que je n'ai dormi que quelques heures et que je suis encore rempli d'alcool et que j'ai une forte envie de vomir.
Leçon 2-3: il faut distinguer entre couper la parole et interrompre un bavard.
Eviter: "je vous arrête tout de suite..., Permettez-moi de vous interrompre" (ne pas utiliser non plus ta guelle vieille connasse).
Dire plutôt : Mr X? Pardon, je crois comprendre que... (et reformuler) => n'est-ce pas pour autant donner la possibilité à l'autre de se répéter?
Leçon 3-3: Parler au présent
Le futur est un temps incertain (première nouvelle). Ex: "je vous appellerais (avec un faute d'ortographe) pour savoir" (mais comme je suis un gros menteur, je ne le ferai jamais...enfin peut-être)
Le conditionnel indique un doute. Ex: "Si je vous appelais pour savoir " (Pwet?)
L'imparait s'utilise quand il y a une certitude de perte (cad?). Ex: "je vous appelais pour savoir"
Le présent est le temps de l'action (ouais enfin pas toujours surtout dans le cas des présents narratif, de véritié générale, etc mais bon c'est pas grave). Il est simple, implique une bonne confiance en soi (car du coup je ne mens pas c'est sûr) et entraîne une meilleure directivité!
Ca va être marrant cette formation communication... Le monde de l'entreprise est formidable (déjà que j'adore dire bonjour 150 fois par jour à des gens qui font comme s'ils me connaissaient pas lorsque je les croise dans la rue), le monde de l'entreprise est grand. Putain, il me faut ce concours à la con.... Tim R. Certains jours, des jours comme aujourd’hui, où à 16 heures, il fait déjà sombre, j’aime à m’imaginer ce qu’aurait pu être ma vie si les rencontres que j’ai faites avaient été différentes. Tout à l’heure, je pensais à Tim. Amour à sens unique d’adolescent mal dans sa peau. La dernière fois que je suis retourné à Edinburgh cet été, j’ai hésité à aller chez ses parents. J’ai hésité et finalement je n’y suis pas allé. Pourtant, ma mémoire n’a pas effacé le trajet du centre-ville à sa maison et encore moins son numéro de téléphone, incomposé depuis quelques années déjà.
Je me demande aussi si, en vieillissant, on se charge de petits regrets comme celui que je peux ressentir à son égard. Que serait-il passé si ce soir d’avril 2003, j’avais répondu différemment à sa question ? Après tout, c’est peut-être tout simplement moi qui m’imagine des choses qui n’existaient absolument pas mais parfois, souvent, je m’interroge. Voilà une interrogation qui restera sans doute sans réponse. C’est en tout cas étrange que je me pose ces questions à son égard et pas à l’égard d’autres personnes. Peut-être parce qu’il s’agit du premier garçon qui m’a fait vibrer. Surement même.
Et je nous revois dans ma chambre. Lui me demandant de fermer les yeux pendant qu’il se déshabillait. Je me souviens de la différence de nos deux corps. Le mien déjà poilu et le sien encore imberbe. Je me souviens de la rapidité de ses gestes pour enfiler son caleçon blanc. Des tâches de rousseur sur son corps blanc. Et de son étrange manière de courir lorsque nous jouions au foot, de la forme de son visage lorsqu’il se concentrait, de ses yeux bleus, de son écriture que j’ai souvent essayé d’imiter, de sa signature lorsqu’il m’écrivait, de la dernière soirée que nous avons passé ensemble, avec Greg, de la date de notre rencontre, le 10 juin 1997 et de l’étrange sentiment que j’ai ressenti lorsque je l’ai vu la première fois.
05/04/2008Jukebox mental...What da fcuk...?...?La semaine dernière à la découverte du sujet de composition, Dave s'est immédiatement imposé à moi comme la référence ultime qui pouvait sauver mon devoir.
"et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan""et j'irai du côté de chez Swan"
une semaine en boucle dans la tête (même si ça n'a rien à voir avec les paroles) façon vieux disque rayé
Depuis hier, je fais encore plus fort. Medley Bee Gees "Tragedy nananananana, Tragedy nanananana, Traaaaaaaaagedy"/ version comédie musicale à la française de Fame "le soleil me tend ses rayons Fame I want to live forever".
Y'en peux plus... « She will suppluy » Pensée philosophique de la semaine : « Se masturber rend sourd. Se masturber en écoutant du Britney Spears dans son baladeur, ça doit vraiment défoncer les oreilles ».
Réflexion intensive d’une
semaine post concours.
Semaine yo-yo.
Semaine venteuse.
Semaine apocalyptique.
Semaine caféinée.
Sémaine illusoire.
Semène dévolue.
Saimaine désarticulée.
Saymène déprimante.
Sèmenne en forme de montagnes russes dans un manège russe un lundi soir d’octobre 1954.
Saimmaine aléatoire dans un calcul sinusoïdal au fin fond d’un laboratoire tchèque...
... Où s’enchaînent les
Idées à deux balles :
Montaigne ne proposerait-il pas une remise en cause du principe organisationnel de la philosophie platonicienne ? Pwet Pwet. La prochaine fois pour faire sensation, j’essaierai autre chose, surtout face à quelqu’un qui me teste.
Partir habiter au Mans ? La ville de Steevy, de Leslie, de Beatrice Dalle et de bien d’autres. Le Mans, vivier de la culture contemporaine. Pourquoi pas, s’il le faut et puisque je n’aurai pas mon p****n de concours. Les chemins de la gloire semblent se dresser devant moi. Wesh gros.
Je n’aurai jamais la réponse à la question que je me suis posée lorsqu’il m’a posé sa question. Mais lui ne saura jamais la vérité. Il était roux pourtant, en 2003. En 1997 aussi.
Que faire face à toute cette incurie ? Proust je te hais toujours autant.
29/03/2008All falls downAttention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
Attention à ne pas chuter...
...se répète-t-il en marchant les yeux fermés avant de chuter faute de n'avoir pas su voir le caillou sur le chemin...
...Proust je te hais!
20/03/2008Good for no oneLes jours passent lentement et me laissent un goût amer de déjà vécu. Ces derniers jours avant les épreuves où fébrilement on tente de tout se repasser en boucle dans la tête. Les chiffres. Combien sont-ils déjà à Taiwan déjà ? 23 millions, principalement répartis sur la façade ouest de l’île entre trois villes : Taipei, Kaohsuing et Taichung. 20% du commerce mondial. Date d’autorisation de l’esclavage : 1642, 1670, déjà 1000 esclaves par an. Les détails sur un des sujets me font défaut. Et s’il n’y avait que ça…
Le stress m’empare. Tout au long de la journée, la même sensation. Une envie de vomir mêlée à une envie de pleurer. L’envie d’en avoir enfin fini et l’envie d’avoir du temps en plus malgré le délai d’un mois « accordé ».
Les choses sont pourtant bien différentes d’il y a un an. Tellement différentes. Il y a un an, je n’étais pas sûr. L’échec ne m’a pas fait grand-chose. Je me souviens quand même de l’annonce des résultats, sous la pluie un après-midi du mois de mai. Cette année, j’ai tout arrêté pour ça. Arrêté de bosser, arrêté de sortir régulièrement, arrêté de baiser et mis ma vie de couple entre parenthèse. J’en ai avalé du bouquin, des dates, des chiffres, des exemples, des cartes, des explications. J’en ai passé des journées à la BU. J’en ai loupé des grasses mat au lit, des moments d’intimité partagés à deux un dimanche après midi à boire un café à une terrasse… et tout ça pour quoi… ? résultat dans quelques jours.
08/03/2008Good for no one... Jeudi soir, tout à coup, il découvrit qu’il avait repris contact avec son ex. C’est quelque chose qu’il avait toujours craint mais qu’il n’aurait jamais pu possible. Pas après 3 ans et demi. Mais là, à deux semaines de son concours, ça tombait au plus mal. Tant pis, il serrerait les dents et ferait comme s’il n’avait rien su.
Suspicieux, l’autre a tout de suite su d’où venait le problème. Il s’est justifié. « Tu n’as rien à craindre. Jamais je ne te ferai de mal » lui avait-il dit. Mais pourquoi maintenant après 4 ans ?
Le soir, il a tenté de retenir des données sur l’Asie Orientale. Le concours, c’est pour dans quelques jours. Il en peut plus depuis le report des épreuves. Il y a des jours où il ne peut plus bosser. Pourtant tout n’est pas au point. Il y a des choses sur lesquelles il devrait revenir d’urgence. Si seulement il pouvait avoir les mêmes résultats que ceux des écrits blancs où il a eu 13 de moyenne. Au moins, son concours, il l’aurait cette fois-ci.
Vendredi soir, ils en ont reparlé. Il ne comprend toujours pas les raisons qui ont poussé l’autre à reprendre contact. L’ordinateur allumé diffuse la même chanson depuis des heures. Good for no one d’Herman Dune. Il est ému par les paroles. Il n’a pas fini son cours d’histoire pour lundi. Encore quelque chose qui se rajoute sur la longue liste des choses à faire samedi. Il y a des jours où vraiment, il se dit que ça ne finira jamais…
01/03/2008"j'aime les putes les bimbos" TTC Girlfriend un samedi soir à 21 heures 45Un blog, ça sert à quoi ? A pas grand-chose visiblement. Montrer quelques images de temps en temps. Parler un peu de soi, des autres. Dire que quand même le monde, il ne tourne pas rond. Que la vie elle est nulle. Que quand même, le nouveau voisin il est pas mal. Que le boulot, dès fois, souvent, tout le temps, y’en a marre. Que le concours qui se profile à grand pas. Que l’appréhension et l’envie de fuir qu’il génère, c’est bien peu de chose finalement. Que de toute façon, je ne l’aurai pas mais que quand même on ne sait jamais.
Et un blog, est-ce un reflet de ce que je suis ? Peut-être. Peut-être pas. Je n’ai jamais réussi à être celui que je me force de projeter. C’est marrant d’ailleurs la façon dont les gens croient que je suis celui que j’aimerais être…. S’ils savaient tous les doutes qui me rongent et qui m’empêchent d’avancer. Donc un blog, ça aide ? A se faire passer pour celui qu’on n’est pas ou à mettre tout ce qu’on aimerait être ?
Aucune idée. On verra.
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Là où tout a commencé pour moi.
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