Le Blog du Blondinet

Le Blog du Blondinet
Blog Thérapeutique.



Design by Zephyrus

PS : Pour les commentaires à la con, passez votre chemin, je m'en fous.
Surtout des commentaires des chieuses qui ont rien à foutre ici ou ceux des emmerdeurs qui viennent pour ne rien dire.

22/05/2007

22/05/07 - 20:27

Fuis-moi... Suis-moi...


Fuis-moi je te suis... Je suis lassé de tomber tellement amoureux des hommes qui m'échappent, que je ne peux pas avoir, qui ne veulent pas de moi...

Suis-moi je te fuis... Je suis lassé de ne pas supporter ces garçons qui rêvent de moi, qui me courent après, qui ne veulent qu'une seule chose : moi.

Le temps passe, et chaque fois que je pense que je suis prêt, à chaque fois que je me crois blindé pour survivre une vie sans trop d'écorchures, je recommence à douter de moi, à ne plus savoir ce que je veux.

Fuis-moi je te suis... Je passe sans arrêt par ces longues périodes où les maux sont à mon coeur ce que les nuages sont au ciel, toujours là, légers ou menaçant, passant doucement dans un vide infini. Sans arrêt, je doute de moi et je n'ai pas confiance en ce que je suis, mon corps, mon sexe, mon âme.

Les temps changent, et chaque fois que je remonte la pente, que je retrouve une vie stable et un homme doux, mon sang fait rejaillir dans mes veines cette illusion d'homme sûr, fort et imbus de lui.

Suis-moi je te fuis... Et d'autres fois, je deviens distant et effacé, souvent désagréable, je n'arrive plus à accepter qu'on m'aime ou qu'on me veuille. Là, le sexe règne en maître, je baise et je hais.

Je navigue entre deux eaux tièdes et maussades, moi qui rêve de nager dans le bonheur, je baigne dans les flaques d'une eau stagnante et sombre.

Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis... Mais casse toi !!! Aime moi !!! Va-t'en !!!

Mais quand comprendront-ils qu'ils ne doivent pas me montrer leur amour ?

02/05/2007

02/05/07 - 00:11

Ecouter tomber la pluie.


Ce que je voudrais, ce n'est pas si énorme. Simplement écouter tomber la pluie en serrant mon homme dans mes bras. Mais mon homme n'est pas. Et c'est seul dans mon lit que j'écoute tomber la pluie.

Il y a deux semaines, je me suis encore pris la tête avec mon responsable. Il m'a reproché d'être de mauvaise humeur, et surtout, il m'a dit quelque chose qui résonne encore dans ma tête, et qui me fait trembler de tout mon être. Il m'a dit que je n'étais plus le même depuis deux semaines. Soit, j'ai changé depuis un mois.

Aujourd'hui, ça fait un mois que Valentin m'a quitté. Un mois, et je ne m'en remets toujours pas. La peine de son départ, de son absence est passée, mais la simple évocation de son surnom, ou même juste en entendre parler me fait la plus grande des douleurs. Il s'en est allé, et il vit son existence "bizarre" comme il me l'a dit. Seul. Chacun de notre côté, nous sommes seuls. Lui à essayer d'oublier son histoire si longue et moi à essayer d'oublier notre histoire trop courte.

Trois jours après qu'il m'ait quitté, je suis allé voir un client qui habitait Rue Valentin :



Il faisait beau, c'était dans une jolie ville. C'était une boutique de fleurs des plus mignones, tenue par une gentille jeune fille.

Mais depuis je ne suis plus le même. Je n'ai plus envie de rigoler, je n'ai plus envie de draguer. Je croise moultes jeunes gens mais je n'arrive pas à aller jusqu'au bout. Je sais que ça vient de moi. Aujourd'hui, si je le voulais, j'aurai déjà un amour et trois amants, mais je ne peux pas.

Comme la musique est une des mes raisons de vivre, j'avais fait un album pour Valentin. J'y ai mis la première chanson sur laquelle on s'est embrassés, les chansons que je lui ai dédicacées, les chansons qui m'ont fait pleurer, et les chansons qui me feront aller mieux.



"Alors ça y est, c'est maintenant que l'on se souvient. Un peu trop fort, un peu trop bien...
J'essuierai mes larmes sur ma manche.
"

Je n'en demande pourtant pas tant que ça... Juste un peu d'Amour.

10/04/2007

10/04/07 - 22:34

Para-noeud !

Oui !

Je le dis haut et fort !

Oui, je suis homosexuel, ondiniste, dacryphile et salirophile, assez axiliste quand même, pas franchement exobiophile ni bouboupiste, mais peut être un peu nanophile et scopophile, et j'avoue être beaucoup trichophile aussi ! Mais dieu merci, je ne suis pas godiviste !

C'est tout de même beau la poésie.

Ca y est, je suis nu, tout nu devant vous... Mais il en manque 2... saurez vous les trouver ? :)

01/04/2007

01/04/07 - 20:10

Tout démolir


Je n'ai presque pas parlé de Valentin.

Valentin c'est un garçon un peu meurtri, et tellement jeune, qui a déposé ses valises dans mon coeur, après être parti précipitamment du coeur d'un autre.

Valentin c'est un garçon qui découvre la vie, qui a eu pendant des années les yeux bandés par sa fidélité et son amour. C'est un garçon qui respire enfin après avoir étouffé pendant des mois.

Valentin c'est un garçon qui correspond presqu'en tout point au garçon que je veux, celui avec lequel je me sens bien, celui pour lequel j'oublierai mes chimères fantasmagoriques, celui avec lequel je ne pourrai plus faire qu'un.

Valentin, c'est un garçon que j'ai troublé, déstabilisé, blessé, parce que je me le suis approprié.

Je ne sais plus quoi dire, je ne sais plus quoi faire, en larme allongé par terre, sanglotant comme les pauvres éponges à sentiments que j'ai tant exécré. Je voudrais qu'il soit là, je voudrais être dans ses bras, je voudrais l'attacher à mon coeur pour que jamais il ne puisse en partir. Mais l'homme qu'est Valentin n'avait pas décidé d'arrêter le chemin qu'il avait commencé ici. Il a repris ses valises et il est reparti, plus loin, plus loin de moi, parce qu'il n'est pas prêt à s'arrêter.

Je ne sais pas quoi penser, les mains liées par l'Amour, la raison bâillonnée par mon aveuglement. J'ai comme l'impression de n'avoir été qu'un jouet, une poupée de passage abîmée par sa lâcheté, ou comme l'impression d'avoir écorché son âme à un moment où il n'en avait pas besoin, à un moment où il était soigneusement en train de la réparer.

Je n'ai plus qu'une envie, tout démolir, tout casser, faire saigner mes poings contre un mur, massacrer ma vie, briser une à une chaque chose qui m'appartient. Plus rien n'importe dans une vie si futile, une vie dont il ne peut faire partie. Je me hais d'être naïf, je me déteste d'être faible, je m'en veux d'être humain. Humain et sensible, lâche, naïf, calculateur et crédule, stupide et fragile, blessé et déçu, brisé et las, cassé et blasé.

"On a ce qu'on choisit". Je voudrais tellement cesser de choisir la douleur.

23/03/2007

23/03/07 - 23:02

Horoscope.


Santé : le rhume s'en va, les muscles s'en viennent.

Travail : Vous êtes en week end, ne pensez surtout pas à lundi.

Amour : Parfois, il faut faire des concessions, d'autres fois, il faut prendre des décisions. Il va falloir faire un choix.

Humeur du jour : Entre joyeux et morose.

23/02/2007

23/02/07 - 21:27

Incorrigible


Je ne peux pas m'en empêcher, je suis un incorrigible amoureux transit. Il y a très longtemps, on me qualifiait sans cesse de "coeur d'artichaut". Quelqu'un doué de ce défaut est quelqu'un de chanceux quand on y pense : il peut tomber amoureux en un regard, il peut s'enamourer de celui qu'il a décidé...

Un coeur d'artichaut, quand ça vieillit, ça prend de la jugeotte, ça apprend à se contrôler... Résultat, ça devient une arme de destruction massive de coeurs éperdus. Aujourd'hui, j'ai appris à me contrôler, j'ai pris de la jugeotte. Je suis toujours naïf, mais je me joue de la vie et je m'en amuse, tant que cela est possible. Et aujourd'hui, il y a Valentin.

Valentin ! Je ne sais pas si j'ai déjà dit qu'il était beau... Mais qu'est ce qu'il est beau ! Je lui ai dit, en le regardant dans les yeux, que j'avais décidé, il y a peu, d'être exigeant avec les garçons. Et je le suis.

Lui, il souffre d'une histoire trop longue et trop récente. Il est bien dans mes bras, mais il a peur de refaire, peut être, les mêmes erreurs, il a peur de me faire mal, il a peur de ne pas savoir s'il veut, si vite, recommencer.

Valentin et moi, c'est un peu l'histoire de deux garçons qui ont envie mais qui n'osent pas vraiment se déshabiller, qui se bécottent en se vouvoyant ou qui font l'amour sans s'embrasser. C'est tout ça en étant tellement plus et beaucoup moins.

Je lui ai promis de me calmer et de ne pas aller trop vite. Il est jaloux et j'adore ça. Nous sommes incorrigibles.

15/02/2007

15/02/07 - 14:51

Valentin !!


J'ai passé une Saint Valentin magique. Je ne pensais vraiment pas que cette journée me sourirait, mais un beau brun est venu me sourire pour elle...



Il ressemble tellement à Aurélien... Je n'avais plus ressenti ça depuis cette belle nuit gelée de Janvier. C'était magique et doux. J'ai hâte de le revoir !

12/02/2007

12/02/07 - 00:22

En chansons


La musique compte beaucoup dans ma vie. Elle a un caractère émotionnel insoupçonnable. Chaque évènement important de ma vie est marqué par une chanson. De la même manière, chaque garçon qui a traversé ma vie, ou presque, a laissé une empreinte musicale dans ma tête.

Thomas, Erotica (Madonna). Parfois une chanson scandée langoureusement, des paroles susurrées à mon oreille à des moments d'intimité... Erotic, erotic, put your hands all over my body...

Stephan, Life is too Short (Kai Tracid). D'autres fois l'obsession de l'un pour une chanson, de l'autre pour un garçon qui a marqué de nombreuse fois son coeur de traces sanglantes.

Cyril, I'm like a bird (Nelly Furtado). Quelques fois, une chanson qui, un jour, représente tout ce qu'on est et ce qu'on ressent, puis, un autre jour, cingle comme tout ce qu'on a perdu, tout ce qu'on regrette amèrement.

Sébastien, Le Rêve Bleu (Aladin). Aussi, une chanson chantée en choeur et en tête à tête avec l'être aimé. Une chanson dont l'histoire se transmet d'une vie à une autre.

Aurélien, Your Love (Gigi D'Agostino). Une longue histoire, douloureuse, belle et gravée à jamais dans la pierre de la mémoire. Malchik Gej (Tatu), plusieurs chansons écoutées ensemble à tellement de reprises.

Yann, Obsecion (Aventura). Très souvent, des chansons à messages. Des messages qu'on ne comprend pas. Et des mélodies qui font souffrir l'un comme l'autre.

Mathieu, The Blowers Daughter (Damien Rice). Un étrange destin qui décide de faire de la magie, mais qui s'arrête en cours de chemin, pour des sentiments jamais achevés.

Ghislain, Le Coup de Soleil (Richard Cocciante). Même, quelques paroles chantées en pleine rue, reprises en souriant par les êtres les plus chers. Quelques paroles et la chanson d'un manque plus intense que jamais, une chanson qui crie la vérité qu'on ne veut pas entendre.

Pierre, Woman In Love (Barbara Streisand). Encore d'autres fois, une chanson oubliée moins vite que l'amour qui l'a inspirée. La muse d'un être.

Antoine, My Immortal (Evanescence). Trop rarement, seul public d'un chanteur enchanteur avec sa seule guitare sous une voûte céleste estivale. L'homme d'un soir magique.

François-Stéphane, Again (Archive). Souvent, une découverte partagée, écoutée, aimée qu'on redécouvre de temps en temps, au détour d'une rue.

Arnaud, Il pleut sur Nantes (Barbara). Encore, l'amour d'une chanson et d'un homme mélangée dans un chant imperturbable. Des sensations éternelles qu'on ne peut oublier.

Mickaël, Forgive Me (Evanescence). Peut être aussi, des sentiments contrariés et des sens inavoués dans une chanson tant aimée...

Séb, Everytime we touch (Cascada). Enfin, aussi, la chanson d'une rencontre, des paroles vécues qui nous emportent et des moments perdus qui nous manquent.

(edit)
Valentin, One (U2). Ou un mot de détresse dans une chanson, chantée à demi mot entre quelques baisers et quelques souffrances.

Il n'est pas une de ces chansons qui ne m'ait pas fait pleuré. C'est au moment des bilans que l'on liste ce qui nous reste. Aujourd'hui, il me reste des chansons, et j'écris en les écoutant. Quand les bilans arrivent, c'est que tout est fini, que rien n'est à refaire, alors on classe, on range, on se souvient puis on tente d'oublier. Oublier dans un chagrin ou dans un train... peut-être même sous un train. Je ne trouve plus la force d'aimer la chanson d'un autre, d'écouter la nouvelle mélodie de ma vie. Je voudrais changer de playlist ou couper la musique.

off.

30/01/2007

30/01/07 - 21:15

La moustache me monte au nez...




Moi aussi je suis un homme négligé et j'aime les hommes négligés. C'est décidé.

"Le Paris Moustache Club aime les filles qui aiment les hommes qui aiment les poils et qui n´ont pas peur des filles qui portent la moustache.
Le Paris Moustache Club défend les beaux visages moustachus, les profils pileux dessinés, les lignes noires sous le nez sur la lèvre supérieure. Lignes, courbes, droites, fines, épaisses, touffues, ondulées, droites, qui montent et qui descendent, noires et blondes et brunes et rousses et blanches, moustaches distinguées, grasses ou subtiles, subtilement vulgaires ou méchamment aristocratiques, délicatement dandy - dans son camion.
Le Paris Moustache Club aime les hommes qui ne se contentent pas de ce qu´ils sont, les hommes concentrés devant la glace et qui taille en finesse — toujours en finesse — l´objet de convoitise, de distinction, de beauté tordue ; l´objet incongru et déroutant : la moustache."

Et moi aussi !!! J'aime les hommes qui aiment les poils !

28/01/2007

28/01/07 - 01:39

Coming out, quatrième partie. Vivre


J'avais commencé, il y a 2 ans et demi, l'histoire de mon coming out. Je ne l'ai jamais finie. Aujourd'hui, alors qu'un de mes amis vit à son tour cette dure épreuve je pense qu'il est temps pour moi de terminer mon récit.

Cyril, Sébastien, Aurélien et tout ceux qui ont marqué ma vie...

Je vivais à Orléans, loin de ma famille. Je rentrais de moins en moins souvent à Vendôme, là bas n'étaient que mauvais souvenirs et frustration. Orléans, c'était la liberté, la joie et la simplicité. Ma chambre, je la voulais à ma nouvelle image : exubérante, sexuelle et gay. Je l'ai alors décorée de dizaines de photos de garçons dénudés et d'images de jeunes éphèbes sensuels. Je ne voulais pas cacher ma sexualité à qui que ce soit, elle faisait partie de moi, elle était moi et j'étais elle. Je ne voulais pas être "que gay", mais je voulais que les gens qui me rencontraient le sache.

Mes parents, eux ne voulaient toujours rien en savoir. Malgré ce qui s'était passé, ils continuaient à fermer les yeux. Le jour où ma mère est entrée dans ma chambre orléanaise, elle en a fait le tour, puis, sans me regarder, elle a lancé "Il y a beaucoup de photos de garçons ici !". J'ai acquiescé sans pouvoir dire autre chose. Peu de temps plus tard, c'est mon père qui a visité ma chambre. "Il n'y a que des photos de mecs ici !" a-t'il aussi dit. Et encore une fois, j'ai vaguement souri et j'ai baissé la tête. C'était leur premier pas vers moi.

J'ai mis deux ans à faire mes premiers pas vers eux. Je ne leur mentais jamais, mais je ne leur disais jamais rien non plus. J'étais honnête avec eux en omettant souvent quelques détails de ma vie. J'étais allé jusqu'à présenter Cyril à mon père, furtivement au détour d'une rue. Ils ne se voilaient pas la face mais ne voulaient pas savoir. Un jour, j'ai eu une conversation avec mon père dans la voiture. Il a commencé :

"Tu sais, à mon époque, on avait pas les mêmes libertés qu'aujourd'hui. Il y avait des schémas qu'on était obligé de suivre.
- Oui, je sais, mais parler de ses choix n'est pas pour autant chose aisée...
- Peu importe ses choix, le principal c'est d'être heureux mon Matthieu.
"

Ce jour là, il avait même évoqué une scène homo érotique qu'il avait vécue à l'armée. Je pense qu'il avait lui aussi besoin que je lui parle de moi. J'étais loin après avoir passé mon adolescence avec lui, mon absence devait lui être assez cruelle. J'ai souvent essayé, au moment de se dire bonne nuit, pendant qu'il lisait dans son lit avant de dormir de lui en parler. Sébastien m'a souvent aidé et poussé dans ce sens. Mais rien. Jamais je n'y arrivais.

Avec ma mère, c'était un petit peu différent. Elle ajustait ses oeillères à chaque fois qu'on était ensemble. Je ne lui mentais jamais, mais elle n'entendait que ce qui ne la choquait pas. Je me rappelle avoir aussi essayé de lui parler alors qu'elle faisait du jardinage.

Et puis au bout de deux ans, peu avant mes 20 ans, nous organisions une grande fête pour mon anniversaire. Ma mère connaissait Sébastien, avec qui je sortais, il était invité. Après deux longues années d'allusions, je pensais qu'elle connaissait mon orientation sexuelle. Alors, dans la conversation, ma mère me dit :

"Ta Grand-Mère viendra.
- Ah ? Je te préviens ! Ce n'est pas parce qu'elle sera là que ça m'empèchera d'embrasser Sébastien !
- ...
"

J'ai continué mon repas sans me soucier de ce que je venais de dire. Ma mère s'est levé et est allé à la cuisine. Là, mon beau-père me regarde, amusé et me dit :

"Tu n'y es pas allé de main morte ! J'ai cru qu'elle allait faire une syncope !
- Ah bon, elle ne savait pas ?
- ... non.
"

Voilà la manière dont ma mère l'a appris. Elle est revenue de la cuisine l'air innocente, et notre repas et nos vies ont continués. Le savoir l'a beaucoup rapproché de moi. Elle a rappris à me prendre dans ses bras, à m'aimer. Elle s'est mise à me raconter sa vie, sa jeunesse. Elle s'est même trouvé la passion de faire les magasins avec moi. Un peu gênée auprès de ses amis, elle n'a quand même jamais voulu le cacher. J'étais sa fierté. Son grand fils.

A mon père, je ne l'ai jamais vraiment dit. Il connaissait aussi Sébastien. Jamais mon père n'a voulu mettre de prénom sur mon mec. Il l'appelait toujours "il" ou "lui". Et puis un jour, Sébastien est venu avec moi à la maison pour dîner. Mon père l'a accueilli froidement. Mais au fur et à mesure du temps, Sébastien a su ouvrir le dialogue et se faire apprécier en parlant, notamment, des cerisiers en fleur du Japon... Mon père a rendu son prénom à Sébastien ce soir là.

Je n'ai jamais dit à mes parents, un soir d'éclat : "Je suis pédé !" et peut être que ça me manque. Il s'est passé des années avant que je parle de mon homosexualité à mes parents. Ils ont plus tard connu Aurélien. Nous avons même passé les fêtes de Noël ensemble. Aujourd'hui, je parle librement de mes amours à mes parents, et ils m'écoutent naturellement. Je ne suis pas l'excentricité de la famille. Peu à peu le reste de ma famille l'a su, mais je n'ai jamais laissé personne mal le prendre.

Je suis normal et mes choix ne regardent que moi. Je vis la vie qui me rend heureux et c'est comme ça que je rend heureux ceux qui m'aiment.

Finalement, tout ça n'est qu'une Question d'Amour.

27/01/2007

27/01/07 - 15:46

Le coeur a ses Raisons


Mon Loulou m'a fait découvrir ça hier :



J'en ai rit jusqu'à mal au ventre je ne pouvais que vous en faire profiter !

27/01/07 - 05:24

Scéance photo...


tard, nu et tamisé.



Si un jour on m'avait dit que je pourrai ressembler à ça... Je n'y aurais pas cru.

20/01/2007

20/01/07 - 15:54

De quoi c'est fait ?


Comment ça s'tricote l'amour ?
Pour pas qu'ça file avec le jour
Que ça s'démode pendant l'hiver
Les p'tites robes qu'on porte à l'envers.
Les sentiments ça s'effiloche
Ca s'détend ça fait des bouloches
Sur l'étiquette y a rien écrit
Tout ça on nous l'a jamais dit.

De quoi c'est fait l'amour ?
De quelle matière ?
Du coton du velours
Du papier d'verre,
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air ?
C'est pas du solide, cette affaire.

Regarder sous toutes les coutures,
En élucider la texture.
Pourquoi quand on retourne les poches
Les p'tits bouts d'Kleenex ça s'accroche ?
Y a toujours un machin qui traîne
Soit sur la trame soit sur la chaîne.
On devrait défaire les ourlets
Pour voir au fond de quoi c'est fait.

De quoi c'est fait l'amour
De quelle matière ?
Du coton du velours
Du papier d'verre,
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air ?
C'est pas du solide, cette affaire...

[...]

Clarika, De quoi c'est fait

20/01/07 - 14:28

Nouvelle bannière !


Je me suis fait une nouvelle bannière...

... sur la base d'un dessin du très talentueux Zéphyrus

Z'aimez bien ? :)


18/01/2007

18/01/07 - 16:25

Affaire Personnelle


En rentrant de La Rochelle, je me suis pris à rêvasser d'une autre vie. Plus jeune, je m'amusais à dire à mes amis que je voulais ouvrir un sauna gay à Orléans. A l'époque, il n'y en avait pas, et ça aurait sans doute marché. Mais J'étais bien jeune et j'avais d'autres objectifs en tête.

Aujourd'hui, les temps changent, et mon amour de la musique a fait naître en nouveau rêve en moi :

Ouvrir un cabaret transformiste.

C'est amusant, car je n'ai jamais aimé me travestir ni me produire en public. A côté de ça, le playback est le meilleur des remèdes contre mon incapacité à chanter une chanson juste... Mais j'ai aimé ce moment où les rêves se construisaient dans ma tête.

Je me suis imaginé chanter Piensa en mi de Luz Casal dans une longue robe rouge et brillante, un carré blond légèrement oudulé et un rouge à lèvre très rouge, Glory Box de Portishead dans une grande rode de soirée noire et des longs cheveux bruns et raides tombant sur les tempes et cachant délicatement le visage ou encore The Dream Within de Lara Fabian dans une robe ocre avec un ample dos nu ; ou pourquoi pas Coming out d'Alexis HK avec un long manteau de velours noir, de grands gants et une toque en feutrine sur un court carré brun et raide, un voile recouvrant voluptueusement le visage...



Mais au final, le rêve a ceci de beau qu'il n'est que rêve et qu'il sait se substituer à la réalité pour un moment de bonheur sans pour autant la remplacer. Ma réalité est bien loin des projecteurs de la nuit, et je pense qu'aujourd'hui je la préfère à mes rêves saugrenus.

Quoique je ferai mieux Renato que Zaza Napoli !

17/01/2007

17/01/07 - 23:00

Oui oui,


Mattleo joue aussi à la Wii...



... Mais aux Lapins Crétins quand même !

16/01/2007

16/01/07 - 22:17

Les films du sport II


J'aime bien aller au sport. C'est bien le sport. Ca renforce le corps et l'esprit, ça soulage les soucis, ça fait pousser les muscles... Et en plus ça fait marcher l'imagination. Non que je m'imagine dans des positions acrobatiques avec les beaux gars que j'y croise, mais je m'y fais des film sans arrêt.

Le beau brun de mon dernier article, je ne l'ai revu qu'une fois depuis. Il avait manifestement passé un week end assez rude à en juger à son cocard et aux bleus qui marquaient son corps. Il parlait grassement des Miss France avec son ami presque aussi laid qu'hétéro, ce qui n'était pas franchement pour m'inciter à croire qu'il serait un jour heureux de partager mon lit. Et puis les regards faussement méchants qu'il me lançait se sont avérés être des regards vraiment méchants.

Peu importe...

Ce soir là, il y avait un autre beau brun... Plus petit, plus costaud, bien fait, bien mignon. Il me lançait des regards un peu hagards, un peu interrogateurs, un peu perdus. Ca faisait un moment que je l'avais repéré et qu'il me plaisait bien.
A la fin de notre séance d'entraînement, nous nous sommes retrouvés seuls dans les vestiaires. Evidemment, on commence à être habitué, je n'ai pas osé l'aborder. J'avais fini de me changer, il est arrivé torse nu des douches. Et quel torse ! Il me plait vraiment. J'ose quelques regards, je fini de remplir mon sac.

Dans un élan de courage, il m'a alors lancé "Excuse moi, tu as l'heure ?". "C'est négociable" lui ai-je répondu avec un sourire, et je lui ai donné l'heure. Je vais pour partir, je dis aurevoir, et je vais devant le miroir de la sortie essayer de mettre un peu d'ordre dans ma tignasse. Encore torse nu, il se met à côté de moi et se recoiffe...

Charmé mais timide, je me suis alors éloigné pour partir... Seul.

J'aimerai bien le revoir. Mais peut-être qu'il voulait juste savoir l'heure ?

09/01/2007

09/01/07 - 16:19

Te sentir près de moi


Naturellement, les animaux produisent des phéromones pour séduire leurs congénères. Ce sont des glandes situées à plusieurs endroits du corps qui émettent des hormones sexuelles spécifiques. Elles ont pour but de se fixer sur les capteurs olfactifs du sexe opposé afin de provoquer chez lui un stimulus sexuel.

Chez l'Homme, nous avons remplacé des phéromones par des substituts articifiels tels que les parfums. Certains parfums sont tout de même basés sur des senteurs de musc, reconnu comme étant une phéromone. Ces senteurs étant qualifiées quelque peu "animales", l'éthique humaine ne peut se permettre d'y être sensible, l'Homme étant censé être civilisé et loin de ses origines animales. De plus, les phéromones humaines sont sécrétées au niveau des aisselles, des parties génitales et de l'anus, ce qui n'est pas du tout "politiquement correct"... Des études ont tout de même été menées afin de détecter si le stimulus animal était toujours présent chez l'Homme soi disant civilisé. Des femmes ont été exposées à quelques sécrétions phéromonales humaines masculines (issues des aisselles d'un échantillon d'hommes). Lorsque les capteurs olfactifs des femmes ont détecté les phéromones, celle-ci ont vu leur rythme cardiaque augmenter. La séduction animale agît...

Je ne sais pas si une étude similaire a été menée chez les homosexuels. D'un point de vue éthique, les fervents défenseurs de la cause homosexuelle se seraient sûrement penchés sur l'histoire. En effet, prouver que des homosexuels masculins capteraient et seraient sensibles à des phéromones masculines tendrait à faire penser que l'homosexualité serai issu d'une sorte de déterminisme génétique, ce qui risquerait de créer des lobbies (détection de l'homosexualité dans l'ADN du foetus par exemple serait un des pires scénarii qu'on puisse imaginer). Maintenant, je m'amuse à aller un peu loin dans l'analyse paranoïaque de la situation. Je pense, et ce n'est qu'un avis personnel, que la sensibilité à tel ou tel facteur hormonal (phéromone notamment) est dû à une construction neuronale particulière. J'en déduirai (c'est toujours personnel) que l'homosexualité apparaîtrait alors pendant la construction du cerveaux et des connexions nerveuses qui le composent, à savoir lors de la grossesse et la petite enfance. J'adhèrerai alors à la thèse visant à suggérer que l'homosexualité serait due à l'environnement hormonal de la mère durant la grossesse.

Bref, j'en viens à l'objet de mon article. Je ne suis pas un grand scientifique, j'ai dû dire beaucoup de conneries ci-dessus mais une chose est sûre, c'est que je suis effectivement particulièrement sensible aux phéromones masculines. Un garçon empreint d'une légère odeur de sueur me fait tourner la tête, me fait battre le coeur plus vite et m'excite. Je me suis vu tomber complètement accro de certains mecs rien qu'en sentant leur odeur. Dès lors les critères physiques comptent beaucoup moins, et je ne veux qu'une chose, le mec en question. Je crois que c'est ça qu'on appelle "chimie" en amour. Quand tout nous plait chez l'autre, c'est juste une histoire de phéromones finalement...

Dommage que les pédés soient tant obsédés d'hygiène... Et Vive la sueur ! :)

07/01/2007

07/01/07 - 16:32

Neeeeext !!


Bon, je cherche 5 mecs plutot pas mal pour pouvoir me faire moi aussi ma propre émission de Next ! Qu'est ce que c'est ? ça :



C'est assez lamentable, je vous l'accorde, mais ça me fait tellement rire :)

Si vous voulez, voilà un blog qui reprend toutes les émission de Next version Homo.

PS : je viens de regarder la version hétéro sur Europe 2 TV, et ben c'est franchement pas mieux. Mais rigolo :)

Neeeeext !

02/01/2007

02/01/07 - 12:15

Crash !!!


Vendredi soir, alors que j'abordais mon deuxième tour de rond point pour faire vomir mon ami Jean-Yves (on a des jeux cons des fois...), une voiture m'a quelque peu arrêté net.

En fait, le gars s'était pris pour un tram et il roulait sur les rails. Il a coupé le rond point par le milieu et m'a percuté l'aile avant gauche. La titine a fait un joli bond sur le côté, mais je maitrise, j'ai même pas calé. On se tate un peu partout, on regarde que l'autre s'est bien arrêté... Tout le monde est entier, pas de bobo, l'autre s'arrête, bien forcé il est pas loin d'avoir perdu sa roue avant droite...

Bon, ma caisse est salement amochée, mais elle roule. On fait le constat, il est tard, le mec est vénère mais reste courtois et gentil.

Aujourd'hui, vu que jusqu'ici c'était fermé, j'emmène ma voiture au garage. Un beau jeune homme m'accueille, joliment prénomé Vincent. Il sent bon, il est gentil. "Ouh là, ça a tapé fort quand même". Bof, les Airbags® n'ont même pas sautés, moi je trouve pas. Après du point de vue du pro, il y a un marbre à faire, et j'ai plus le droit de rouler avec ma titine. Effectivement, ça a dû cogner fort, après tout il a presque perdu une roue ! Et je pense qu'il ne roulait pas franchement à 50km/h.

Le beau Vincent est embêté, le garage est loin de tout, il aimerait bien me raccompagner... et moi aussi. Il va même jusqu'à me proposer un ticket de bus. C'est trop chou. Je l'inviterai bien à prendre un verre moi.

Faut que je trouve un mec je suis trop en manque...

 

J'écoute : On Aime de Jean Louis Aubert..
Je regarde : mes poings saigner.
Je lis : la tristesse dans mes yeux.
Je joue : à me faire souffrir.
Je mange : trop de coups dans la gueule.
Je bois : le sel de mes larmes.
Je cite Djyp : "On a ce qu'on choisit."