09/02/2008En faisant du ménageRetrouvé dans mes notes, à l'encre verte :
J'ai besoin de faire la paix avec toi. Sentir tes bras m'envelopper et tes baisers menteurs me jurer d'un demain apaisé et d'un aujourd'hui meilleur.
Daté, jeudi 19 avril, d'une craie noire.
Atemporel ? Impersonnel ? 12/10/200711/08/2007Exercice de style (1)Dont acte.
5. Je panse mes mots tout empesés. Je pèse mes maux tout en pensée.
4. Je suis juste insupportable, mais juste. Parfois.
6. Pour te dire non, j'acquiescerai.
6. J'aime.
2. J'ai compris. Mais trop tard.
7. Exister ou périr. Tout jour.
1. Toi.
La main passe : Backstage, Carnet-Rose, LeFaune, Maleficio, Cadence_rompue, Pierrochveuxbizar et Vilaine_Charmeur. 15/07/2007Onanisme narcissique (volet 25)L'ombre sur la chaise, assise dessus la table, qui fume sa cigarette, me rappelle que mes nuits - aussi riches soient-elles - sont exsangues de vie quand je les passe loin d'elle.
Cul(te) du jeu, je pense à nous. Nous deux qui fûmes, nuit après nuit, cette cigarette, qui se consume, du pâle oubli de nos envies que l'on consomme. Je dangereux, Tu l'amour, Nous rit l'espoir d'un sentiment nouveau.
Ca sans surmoi. Tu suces mon soi et sous mon toit, juste là déjà, je sens l'absence dans tous les sens, l'absence de sens et cet émoi.
Je ronge mon frein, tu suces mon flan, je suce ton sang, tu me reviens. Et moi, et moi, sans foi ni toi, j'effleure du mâle les courbes épurées, trop souvent décriées, et me délecte sans merci du parjure de ses insouciances.
"T'es un faiseur, mon ange, un faiseur d'amour, un faussaire d'humeurs, un avorton de tourner en coeur, un prête-nom sans renom. Et tes grands airs - de romance - ne trompent l'oeil que d'apparence.
Si tu ne m'aimes pas, je m'aime,
Mais si je m'aime, prends garde à toi".
Sen-tance, tu dis, et puis...tu fuis.
Je reste sur ma fin. 09/06/2007Vi(d)e de sensDu bout des lèvres... Le sens de la vie
Au bout d'un corps, une image s'écrit
Au bout du temps, une histoire s'oublie
Au bout des doigts, une promesse s'ennuie
Au bord du cou, une idée grandit.
Envole-toi... 07/04/2007Quo vadis ?Le pont de tes doutes surplombe la honte de mes impuissances. Loin l'ivresse des nuages, jusqu'aux frontières du sens, enivre chaque parole d'un brouillard de vérité. J'écoute ta lumière guider mon cœur. Et si, de nous deux, j'étais celui qui ne savait plus aimer ? Tu évoques ta déchéance, je n'entrevois que la mienne. Perdre ses idéaux, jouir des nourritures terrestres, seulement, vieillir en gentilhomme plutôt que rajeunir en catin...
Et le sang dans mes yeux et le sans dans mes veines ne me font oublier qu'aussi difficile ton chemin de croix et qu'aussi aisée ma passion, je marche la tête haute quand tu te traînes en rampant, mais tu en sors avec les honneurs quand je reçois pour seuls lauriers les affres du dégoût et la réprobation de mes turpitudes.
Mais où vais-je, lorsque ma place est prêt de toi ? Tu vois, je ne change pas. Et pourtant, tu m’as choisi. Je retourne là où tu me veux. En vérité, en vérité, je te le dis, quand j'aurai vieilli, j'étendrai mes mains, et un autre me ceindra et me mènera où je ne voudrais pas.
En vérité, en vérité, je te le dis, lorsque j'aurai vieilli, je n'aurai qu'un seul souhait : la grandeur d'âme de celui qui pensait avoir tout raté autant que ses doutes qui le rendent chaque fois plus fort. Puisse-t-il comprendre un jour que la beauté d'une âme ne se mesure pas à ses actes. Puissé-je un jour aller aussi loin avec mes certitudes que le chemin qu'il a parcouru dans le doute.
Maintenant, je te suis. 13/02/2007Souviens-toi de moi, donne-moi des forces encore cette fois
Apprends-moi, je te prie, d'où vient ta grande force et avec quoi il faudrait te lier pour te maîtriser.
Et vous m'aviez volé sept cordes à mon arc, cette corde à mon arc, c'est celle qu'il me restait pour vous duper encore.
Tu t'es joué de moi et tu m'as dit des mensonges. Mais maintenant fais-moi connaître, je te prie, avec quoi il faudrait te lier.
Bondage sans bon d'âge. Pieds et points liés. La potence, c'est certain, je la montais pour vous.
Jusqu'à présent tu t'es joué de moi et tu m'as dit des mensonges. Apprends-moi avec quoi il faudrait te lier.
Votre main dans mes cheveux, attouchement né sous X. Le tissu manque d'épaisseur, l'on y voit au travers.
Comment peux-tu dire que tu m'aimes, alors que ton coeur n'est pas avec moi ? Voilà trois fois que tu te joues de moi et tu ne m'as pas fait connaître d'où vient ta grande force.
Vous me pensiez infirme ? Seule la vengeance est aveugle.
Destin néfaste ? Dessein divin ?
A mon tour de jouer...
12/02/2007Le monde comme illusion et comme volontéRester.
Le verbe et l'état. Parler pour ne rien dire mais ne rien dire pour survivre, encore. Survivre encore un peu. Un peu encore. Survivre. Parler. S'il te plaît, s'il te plaît, laisse-moi le redire, encore. Le redire encore un peu. Un peu encore. Le redire. Parler. Se taire c'est mourir. Alors surtout : ne pas partir.
Arrachez-moi le coeur ou bien les yeux,
Je ne sais pas,
Non, je ne sais pas pourquoi,
Peut-être pour ci, peut-être pour ça, peut-être...
Sembler. Paraître.
Etat second peu fécond. Etat d'esprit qui en manque. Etat proche de l'Ohio. Bisou au monsieur, bonjour à la dame. Sourire, c(r)oûte que c(r)oûte, question de vie ou de mort. Alors : parler.
Brûlez-moi, déchirez-moi,
Qu'on m'agrafe, qu'on m'épitaphe,
Qu'on m'accroche, qu'on m'anicroche, qu'on m'effiloche, qu'on m'embroche.
Etre.
Etat d'âme proche du drame. Etabli jusqu'au lit. Etalon qu'est bien rond. Etre de lumière mais être en dessous de tout. Et être le quinzième. Alors qu'importe après tout, après tous : parler.
Comme deux et deux font cinq ou six ou sept.
Passer pour. Avoir l'air.
Et t'as-vu, de très loin. Etat des lieux peu glorieux. Etat de conscience en silence. Passer pour un con. Passer pour un autre. Passer pour passer. La main passe : dans mon cou, sur mes hanches, dans mon dos. Impair et passe. Bis repetita. Avoir l'air de ne pas y penser. Alors : oublier.
Et pourtant,
J'avoue que j'ai grand peur,
J'ai peur des ogres et des géants,
J'ai peur de l'Enchanteur.
Devenir.
Etats de service, quels sé-vices ! Etat d'alerte, en pure perte. Etat de grâce, qui trépasse. Que reste-t-il qu'un imbécile ? Bonimenteur qui fait fureur. Un peu de tendresse dans la détresse. Alors : fuir.
Mais tant pis si je suis fou,
Je ne suis pas riche, mais j'ai tout.
Demeurer.
Malgré tout. Etat civil, peu courtois. Etagère que l'on gère. Etat latent inconstant. Etat de guerre sur mes terres. Dans ma tête, chansonnette. Alors : parler, écrire, chanter, tout sauf rêver.
Qu'on rigole, qu'on me camisole, qu'on me casserole, qu'on me rissole,
Qu'on m'arrête, qu'on m'empaquette, qu'on me fourchette, qu'on m'embrochette.
Je ne sais plus. Non, je ne sais plus.
Ne jamais se rendre, même à l'évidence. En l'état, je suis las. 03/02/2007Immaculées conceptionsDiscuter, radoter, ruminer, monologuer. Repassons-nous encore une fois le film de notre relation. Monologuer, ruminer, radoter, discuter. Rembobinons une dernière fois la K7 - vierge, Ksuce belli de nos incompréhensions. Ruminer, radoter, monologuer, discuter. Trop plein de bons sentiments qui nous colle(nt) à la peau. J'me vide.
Bande magnétique pour écran noir : car c'est bien là que tout commence et que tout finit, n'est-ce pas ? Obscénité incontrôlée, avoir envie. De toi. DVD dévidé de toute sentimentalité. Amour en veille : trop tôt ! Trop tard aussi : si rien n'est venu, rien ne viendra. Si moi, moi je viendrai. Encore un peu d'effort. J'me vide.
Plaisirs sucrés pour note salée. Repas froid pour nuits chaudes. Petit goûter, égoutté, dérouté, délavé !! Dégoûté ? Ca jamais ! L'égout et les couleurs ne se discutent pas. Quelques gouttes de plaisir sur la tarte satin : criminel ! Ca ferait tâche. Piste blanche à jamais apurée, épurée : silence, on tourne, en rond. Honte sur moi, j'me vide.
Et maintenant, le rideau tombe sur l'acte final : une douche, froide, brûlante, longue et solitaire. Derrière le caoutchouc transparent de nos rêves inassouvis, j'attends mon heur(e) et me meurs au goutte à goutte. L'affection sous perfusion... Ainsi font, font, font, petits siphons, siphons chéris, qui reçoivent ma semence et avalent sans broncher mes péchés. Trois petites gouttes et puis s'en vont. J'me vide.
J'essuie au kleenex puisque je me mouche au sopalin. Trois petites gouttes en musique ont plié boutique au creux du souvenir. C'en est fini de ce carnage, elles tournent la page et vont s'endormir. Pourtant, tu es ma seule peluche, mon doudou, au milieu de ce grand lit propre. Lui aussi se vide.
Alors reparlons-en. Encore. Encore. Encore. Encore. Redis-le moi. Plus vite. Plus vite. Plus vite. Stop.
Pause. Demi-pause.
Soupir. Soupir. Soupir.
Silence...

Stop, le fil(m) de notre relation, consommée, consumée : ouvert ? fermé ? Mon mur d'intolérance. Allez : Ejact !! 31/01/2007La parole me fut adressée en ces mots
Touché par le mépris, je posai mes yeux sur toi ; baigné par la haine, je lavai les affronts ; envahi par le mensonge, je portai la lumière ; vaincu par la peur, je te tenai la main. Là où nul ne s'était arrêté, là où la compassion n'avait plus prise, là où l'humanité avait fait son deuil, j'oubliai ta différence et te fis grandir.
Lorsque le temps en eut fini de t'embellir encore, je passai près de toi et admirai tes attraits. Mais tu étais nu, entièrement nu. J'ajoutai alors la touche finale à mon oeuvre, sur ton torse et sur tes mains, sur ton dos et sur ton ventre, cette toison à nulles autres pareille. Je couvris ta nudité. Je te jurai fidélité. Je fis alliance avec toi.
Mais tu te confias dans ta beauté, et tu te prostituas, à la faveur d'un artifice ; tu prodiguas tes putasseries à tous les passants, tu te livras à leur regard, à leur jugement. Tu pris le beau vêtement dont je t'avais ceint et tu en fis des simulacres d'hommes auxquels tu t'offris. Tu pris le meilleur et tu le sacrifias. Tu déshonoras ta beauté en te séparant de la plus belle partie de toi-même.
J'agirai envers toi comme tu as agi, toi qui as méprisé le serment en rompant l'alliance. Mais je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse, et j'établirai avec toi une alliance éternelle afin que tu te souviennes de ta conduite et que tu en rougisses, afin que tu n'ouvres plus la bouche et que tu sois confus, quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait.
Fais connaître à tous ces abominations !!
Ainsi parla l'Eminence.
29/01/200726/01/2007Il était perdu
Et le voilà retrouvé...
Travaux pratiquesTe découvrir peu à peu. Percevoir dans ton dénudement les traces de ton dénuement. Saisir ton malaise. Mais le saisir trop tard. Il transcende le regard de l'autre : rapport au corps, toucher, le toucher, sacrilège.
Déjà il s'y refuse : pas d'a-corps. Accord de principe, accord à contre-corps, signature de l'esprit, mais oraison funèbre d'un corps qui déjà se pu(é)tré(i)fie.
Redonner de la vie, reprendre du poil de la bête. Travail sur soi, travail au corps, travail au poil : les déviations de l'esprit et le corps en travaux.
11/01/2007A rebrousse-poilCommencer par la fin, ne serait-ce qu'au début. Accélérer le temps qui passe et les cheveux perdus. Mais ma mort sociale chez les petits pédés, il y a bien longtemps déjà que j'en ai fait mon deuil ; et de ces quelques trente ans que tu m'as donnés, je retiens un goût d'avenir plutôt qu'un bout de passé.
Cette ronde du temps qui a rythmé ma vie : noire, noire, saute deux "cloches" noire... Y revenir toujours, obsédante musicalité. Et puis : blanche, le temps s'arrête, ronde même, non-circulaire, une éternité. Ephémère immortalité capturée en un instant. Clic !

Histoire de complexes : fil conducteur, du temps qui passe aux poils qui tombent. Masquer les rides, cacher les poils, raser ses hontes, goudronner ses peurs. En ce jour, je suis ta pute, je lutte : tu pourras bien me faire le poil et me voler mon coeur, je garde l'essentiel, une infime trace d'humanité que j'exhibe fièrement quand le poil se redresse. Cinq générations de Juliens que tu emportes en un clic. Histoire, ma belle histoire, que tu tournes en rond.
02/01/2007La messe est diteJe tisse entre vos mains une ligne de soi, tout en y cherchant bien quelques lignes de vous, quelques lignes de vie, un nous à construire, un "quitte" à monter. Avant que notre histoire ne parte en quenouille, j'y coudrais volontiers un ou deux points de surjets, imperceptiblement comme des points invisibles. Ajouter un galon à point nommé au point de feston. Mais rejeter toujours un quelconque point de chausson au risque de perdre à jamais la spontanéité et la magie des premiers instants.
Et puis : dénouer les fils, reprendre contact, courant électrique, courant éclectique. Point de rupture ici ! Juste la trame d'une toile qui toujours se défile, un cours d'eau singulier qui jamais ne retourne à l'amer, un festin éphémère qu'on arrose à souhaits.
Je lève mon verre aux plus téméraires, j'y noie l'absence de choix et les éternels indécis. Ecce homo.
Buvez-en tous car ceci est mon âme. Buvez à mon salut, je bois jusqu'à la lie. Buvez jusqu'à plus soif, c'est mon dernier souper. Demain, elles m'emmèneront. Alors vous comprendrez le sens de mes paroles, vous en saisirez la portée et en dénoncerez les limites. Qu'importe les lendemains, aujourd'hui c'est ripaille. Une braise suffira bien à raviver les cendres d'un coeur qui fait disette. Qu'on m'apporte déjà du fil et une aiguille, si c'est là votre seule crainte, alors nous repriserons.
Ite missa est.
31/12/2006Comme une impression de déjà-vuNe lis pas ce que tu n'as pas envie de voir. Je t'aurais prévenu, tu ne trouveras ici que remord et culpabilité et tu seras passé à côté de l'essentiel.
De ces matins damnés où l'on aurait souhaité ne jamais voir le gris du ciel, de ces heures matinales qu'un insomniaque ne saurait souffrir sans heurt, de ces odeurs de mort qui nous envahissent et nous consument irréversiblement, un coup de téléphone, téléphoné, mal à propos, propos cinglant, appel à l'aide.
Deux semaines - qui m'ont paru un mois - que je ne t'ai parlé, que je ne t'ai écrit, que je ne t'ai vu. Tu m'as volé mon cœur, tu m'as volé mes mots, jusqu'à mon âme même, j'ai hissé le drapeau, blanc, défaite, défait je l'étais. Et puis le silence. Comme le pain, je le rompis, pour toi, pour nous, un peu, t'expliquer le pourquoi de l'indicible, étiologie de l'absurde, ma vie dans une bouteille et mon cœur en pâture. T'expliquer, t'expliquer que le temps ferait son office mais que l'horaire était précipité. Te revoir, te revoir plus tard. Trop tard. Trois jours après tu m'appelas. Que croyais-tu alors ? Je n'étais pas prêt. Des amis, tu en comptes par dizaines à la grande ville : pourquoi moi ? Sur ton lit, gisant, je t'apportai déjà le précieux antidote au mal qui te rongeait. Alchimie pharmaceutique qui pour chaque souffle de vie qu'elle te rendait m'en soutirait le centuple. Te regarder m'était une épreuve, te parler m'était un calvaire, te toucher m'était un enfer. Tu étais là, couché, mais c'était moi qui me mourrais. Peu t'importait ma souffrance si elle épongeait la tienne. Des retrouvailles en guise de requiem, mon tombeau pour une partie d'éternité, sans pleur, sans même y penser, comme l'on s'ouvre les veines.
Ta gastro passa en trois jours, mon mal en trois mois. Pourquoi faudrait-il que l'on s'en émeuve ? Ma pierre philosophale change le fer en or mais ne guérit pas les bobos de la vie. L'alchimie ne relève pas du miracle, tu sais.
Oh bien sûr, maigre consolation, tu me pris dans tes bras, sans un mot sans un regard et comme je quittais la scène tu me laissais sous le bras ces deux derniers paquets savamment préparés de mes dernières affaires, autrefois oubliées, dans la précipitations de mon exil. Dernière humiliation à cette année de vie commune que j'emportais avec moi, et mes deux bras tombant sous le poids du souvenir et de deux sacs emplis de peines et de souffrances.
De ces matins damnés où l'on aurait souhaité ne jamais voir le gris du ciel, de ces heures matinales qu'un insomniaque ne saurait souffrir sans heurt, de ces odeurs de mort qui nous envahissent et nous consument irréversiblement, un coup de téléphone, téléphoné, mal à propos, propos cinglant, appel à l'aide. J'accours.
Tes belles certitudes sont plus lourdes que des rocs ; elles ont eu raison de mes doutes et m'ont fait accepter la sentence de mon procès. Je me bats contre des moulins mais refuse de courir derrière des chimères. Il me pousse à me battre. Ce serait me condamner à aimer sans gage en retour. Je peux faire bien sûr, je sais faire je crois, vous en valez la peine j'en conviens. Mais pourquoi perdre cette énergie au combat et ne pas me laisser aimer dans la simplicité même. Moi je ne me mens pas, Monsieur, moi je ne me mens pas. Je vis c'est tout. O ma vie, cette vieille pute, c'est pour ça que je l'aime. Pour toi, je retourne au tapin. N'est-ce pas finalement ce que je fais de mieux ? Et gardez vos "tu es un mec bien", je vous les vomis à la face, pauvre con. Crachez-moi à la gueule mais ne le faites pas de derrière la porte : ouvrez ! Je prends tout : vos doutes, vos complexes, votre arlésienne d'étincelle, vos certitudes même. Evitez-moi juste le gâchis. Je contemple votre sourire du haut de mes trente ans passés et j'attends juste de pouvoir l'arroser chaque matin pour qu'il fleurisse en paix : deux jours, deux semaines, deux mois, que sais-je. Cela a-t-il une quelconque importance ? Allez, il se fait tard et j'ai bien froid : ouvrez !! 21/12/2006Comme une incartadeSi en lisant ces quelques lignes, tu te poses la question de savoir à qui elles peuvent bien être destinées, sache qu'indéniablement elles ont été écrites pour toi.
Se c'è una cosa che mi fa impazzire, è il tuo modo di placarmi, il tuo modo di sorridere, il tuo modo di dipingermi, il tuo modo di farmi ridere. Se telefonando io potessi dirti ti amo, mi chiameresti ?? Non so spiegarmi che il nostro amore appena nato è già finito. Dimmi tu lo sai che questo amore lo posso buttare via così : proteggilo ! E un giorno, troverò un pò d'amore anche per te, per noi che siamo nullità nell'immensità... 12/12/2006Fuir ?Tu semas tes paillettes
Partout
Plein sur ma joue,
Plein dans mon coeur.
Plume au vol, passion au vent, poudre aux yeux, peur au ventre. Une paillette pour chaque doute qui nous ronge. Les bleus de mon coeurSur ses bras, quelques marques, tel un prisonnier décomptant sa peine. Sur ses bras, quelques marques, vestiges de ses longues nuits d'insomnie. Sur ses bras, la vie qui passe, un cadrillage au cutter et des idées morbides plein la tête. Sur ses épaules, le lourd fardeau des vingt ans et les plaies encore ouvertes d'un amour déçu. Je te présentai Schopenhauer ; qu'en as-tu donc retenu ? Un voyage initiatique aux Enfers, qui m'a valu l'opprobre. Je les ai supportés tes bleus à l'âme, tes bleus au coeur. Cet amour qu'elle n'a su te donner, je te l'ai offert mille fois. Tu y picorais délicatement au gré des envies, au gré des soucis, ici un peu de tendresse, là une écoute attentive.
Ce soir, je pense à toi. Mes bras restent immaculés cependant que j'excise mes pensées. Je picore à mon tour, quelques mots, quelques gestes, de cette tendresse qui réconforte et que je ne trouve nulle part qu'en chacune de ses actions. S'il dépeint mes bleus à l'âme, mes bleus au coeur, qui donc peindra les siens ? Je t'ai déchargé d'un poids pour mieux m'en alourdir. Je me refuse aujourd'hui que vous vous en saisissiez pour mieux m'en alléger. Le supplice consiste à le transmettre quand nous pourrions le poser à terre et l'oublier là. Rien de tout cela ne me semble raisonnable, pas même la chance de vous avoir près de moi. Vous me le dites vous-même :
Ne parlez pas de mérite, il n'y a pas de raisonnable dans ce qui se produit, ça vous déroute un peu, alors je vais veiller à ce que ça ne parte pas dans le décor, même si parfois on trouve le chemin dans les ornières, mais ma carrosserie n'est pas très solide. Et puis vous n'avez pas votre permis... Alors je garde les yeux ouverts.
Alors, je me laisse conduire, je me laisse construire. La route pleure des lignes courbes et blanchâtres. Ses larmes couleraient bien sur votre joue si vous ne les reteniez pas. Quatorze stations pour une passion. C'est bien trop long, c'est bien trop con. Il fait si froid dehors, posez ici votre croix : c'est du petit bois qu'il nous faut. |
| Il ne manquait que quelques oeuvres d'art pour décorer ce blog, coloré de mains de maître par mon camarade LeFaune. Je les ai trouvées ici ou ailleurs. Il ne s'agit pas d'un classement des meilleurs ni d'un archivage de mes amis, juste du génie à l'état brut, voire pour certains du génie déjà bien poli.
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HugoIndigo
Nimbus
Pascal
Mayhem
The_Moop
Alter
Comité Central. |