02/07/2008Freedom
C'est moi ou deux heures plus tard, j'en ai déjà marre de la libération d'Ingrid Bétancourt ?
Christine Albanel, elle, n'a toujours pas été remise en liberté, et tout le monde s'en fout. La pauvre. The Boys Of Summer
Cinq jours à l'Ouest, au bord de mer, sous le soleil exactement. Un temps de rêve, et des journées entières passées à l'océan, à regarder d'un oeil distrait les surfeurs et autres MNS (maîtres nageurs sauveteurs.. de vraies petites friandises oculaires). Résultat : j'ai bouffé non stop des sandwichs au sable et j'ai pris plein de coups de soleil.
Ce que j'aime le plus, c'est le TGV désert du retour. Chaque année, je me regarde un film, pêché sur internet. Cette fois-ci c'était "Le Dernier Jour" de Rodolphe Marconi. Un film passé complètement inaperçu fin 2004. Pourtant l'affiche fait saliver : Nicole Garcia et Christophe Malavoy, parents de Gaspard Ulliel, avec Mélanie Laurent et Bruno Todeschini dans le rôle des intrus.
Résumé (très subjectif) en images.
Ça se passe sur l'île d'Oléron en décembre. Il y a tout : l'humidité, le vent, les mornes routes, le phare, les mouettes, les maisons sans télévision... De l'ennui surgit une passion paisible, jamais là où on l'attend.
Un film complètement dépouillé, sans enjeux clairs, sans personnages bien distincts, sans problématique clairement énoncée, sans dialogues surlignant l'action... Un film qui ne livre pas tout, qui a des défauts, des maladresses, qui prend son temps, qui le perd aussi pour mieux nous gagner.
Un bon film français de cinéma quoi. Et pétard, le Gaspard Ulliel, j'étais pas spécialement fan, mais alala, il est vraiment talentueux. Idem pour Mélanie Laurent, bien meilleure que dans cette daube qu'était "Je vais bien, je fais caca".
A quand un vrai beau film se déroulant au Cap-Ferret ? Les pins, les maisons de pêcheurs, les maisons de vacances années 50, un surfeur, les rouleaux de l'Atlantique... ça pourrait faire un beau film.
26/06/2008Vacation
Wacances, j'oublie tout !
J'écris plus rien et je pars cinq jours. Je suis déjà brûlé... hier soir, je me suis cramé le bras avec de la ratatouille. C'est un signe, le sud me réclame ! Pinasses, espadrilles, caillebottis, chambres à air, table de ping-pong, Uno... attendez-moi j'arrive !
Petits rappels musicaux
25/06/2008This Is The End
Hier soir, avait lieu au Max Linder l'avant-dernière de "Cinq Soeurs" : une petite soirée d'enterrement pour ce feuilleton quotidien diffusé depuis fin janvier 2008 et qui connaîtra son dernier épisode le 4 juillet. Cinq mois de diffusion, 108 épisodes (mais 132 écrits), neuf mois de boulot pour toute une équipe de scénaristes/acteurs/techniciens. C'était l'aubaine : les CDI nous pas connaître. Mais bon, la ménagère, cette grosse pute, a préféré regarder autre chose... La salope, la saloooooope !
Ce fut mon premier soap et une galère boulot comme rarement j'en ai eu. Tout a été fait dans la précipitation, avec une insécurité permanente, une absence totale de transparence, de management humain, voire un certain mépris qui cachait mal pas mal d'incompétences... Ça, j'en a essuyé des plâtres, avalé des couleuvres, vu de toutes les couleurs. Welcome to french television, baby !
Et pourtant, je ne regrette rien. Je me suis souvent éclaté, bien marré, j'ai fait de belles rencontres, j'ai appris à gérer les pires contraintes créatives... Désormais, plus rien ne me fait peur !
J'ai écrit des trucs insensés comme un dépucelage raté, une relation homo compliquée, un mariage impossible, l'arrivée d'un personnage transexuel, des scènes de comédie à la Julia Roberts ou de soumission à la David Lynch, un incendie qui ravage la maison familiale... J'ai pu placer des petites références ciné comme ce personnage de premier de la classe qui s'appelle Stanislas Prévine... Et j'ai aimé rencontrer et me lier avec les comédiens (même si les rapports comédiens-scénaristes sont forcément un peu intéressés).
D'ailleurs hier, il y avait Michel Robbe. J'avais bu trop de champagne et je lui ai sauté au cou en lui hurlant "c'est moi qui ai écrit l'épisode où vous vous faites buter, yeah !!!". Lui, ruisselant de sueur, m'a répondu "ah ouais, sympa..." Je me suis quand même retenu de lui hurler "Wheel ! Of ! Fortune !". Ouf.
Donc, c'était la der de der, et c'était pas plus mal. Depuis l'arrêt de la saison 1 qui s'est transformé en arrêt tout court, je me suis tapé une bonne demi-douzaine de fêtes de fin de tournage et autres pots d'adieu. Stop. Time to move on.
Ce qui me manquera le plus de la série ? Le générique. Images et musique (complètement pompé sur The Verve).
"Too toodoodoo tootooo doo tootoo, jour après jour..."
Ne manquez pas le tout dernier épisode, diffusé le 4 juillet vers 18h20 (le 3 et le 4 juillet, France 2 solde la série en diffusant trois épisodes par jour). Ça se termine sur un cliff de la mort, avec un vrai montage, des effets spéciaux, des gens qui crient très très fort. Hmmm, du bon suspense bas de gamme, de la bonne télé ! (j'ai honte, mais c'est bon)
24/06/2008Me, Myself And I (attention, post hautement narcissique)
Le premier talent d'un scénariste, c'est de trouver toujours un bon moyen pour ne pas travailler. L'inspiration, cette chienne, ne vient pas automatiquement et il n'y a rien de plus dur que de se retrouver derrière son ordi ou une page blanche à la recherche de THE idée. Alors, on trouve toujours quelque chose à faire, quelque chose de SUPER utile qu'on doit faire IMMÉDIATEMENT parce que sinon, c'est la cata, et puis à quoi bon repousser toujours tout ? Cette vaisselle doit être à tout prix faite même s'il est trois heures de l'après-midi, il faut absolument que je fasse une machine, le tri de mes vêtements d'hiver, ranger mes factures par ordre chronologique, voir ce film (pour me documenter bien entendu...)...
C'est con, aujourd'hui, j'ai déjà tout fait : vaisselle, machine (chic, je vais pouvoir l'étendre dans quinze minutes !), repassage, nettoyage d'ipod... Ouf, j'ai trouvé autre chose aussi essentielle à faire : un post. Mais un post de scénariste donc super utile pour mes petits camarades qui, eux aussi, doivent bien trouver quelque chose à s'occuper sinon ils ne seraient pas en train de surfer comme une âme en peine... (I understand you guys)
Je reprends une idée vue sur deux trois blogs de scribouillards. L'idée, c'est de se faire un auto-portrait d'après des personnages de séries TV auxquels on s'identifie pour un trait de caractère. Auto-portrait en dix points. Let's go !

Joey Tribbiani
"Friends"
Je suis à peu près aussi stupide que Joey. On peut me faire gober beaucoup de conneries (par exemple que le trajet Bordeaux-Paris est plus long que le trajet Paris-Bordeaux) et je suis parfois lent à la comprenette. Et quand je veux, j'emballe grave.

Dorothy Zbornak
"Golden Girls"
Comme Dorothy, j'ai les pieds sur terre, je m'habille (parfois) comme un sac et je peux être sarcastique. Et j'ai une passion douteuse pour le cheese-cake.

Justin Suarez
"Ugly Betty"
Justin, c'est moi à neuf ans ! Enthousiaste, doté d'un appareil dentaire, over gay sans le savoir (I mean, jouer à Super Jaimie, créer des spectacles de marionnettes et rêver de "Peau d'Ane" hein hein ?) et sans que ça pose de problème à mon entourage. En revanche, la mode c'était pas mon rayon.

Dale Cooper
"Twin Peaks"
J'aime les "damn fine cups of coffee", je suis super intuitif, et je crois aux forces de l'esprit (comme tonton). Mes rêves me dictent parfois l'écriture des scénarios. J'ai souvent un calepin près de mon lit, ou quand y a pas, je me relève pour écrire. Bon après, j'élague hein.

Bree Van Der Camp
"Desperate Housewives"
J'adore recevoir, mettre les grands plats dans les petits, concocter des muffins (ou des quiches), être attentionné, veiller à ce que tout le monde passe du bon temps. J'ai toujours été comme ça depuis tout petit. Mes anniversaires étaient réglés à la minute près et tout le monde s'amusait (sinon ça bardait).

Ellen Parsons
"Damages"
Je suis ambitieux. Et je connais mes priorités, elles sont davantage professionnelles qu'amoureuses. So far. Après tout, il suffit d'une rencontre.

Martin Tupper
"Dream On"
Je suis assez rêveur et j'aime avoir le sens de la répartie. Je vis souvent le quotidien à travers le miroir déformé de mes heures passées sur le petit écran. Un copain fâché avec moi m'a sorti une fois que tout ce qui sortait de ma bouche semblait dialogué, fabriqué, pas naturel. J'ai pris ça bizarrement comme un compliment : la vie est trop difficile pour infliger à son entourage des phrases banales.

Steve Austin, astronaute, un homme tout juste vivant
"L'homme qui valait trois milliards"
J'aime bien courir avec un survêt rouge. Et quand je traverse la route un peu trop vite, j'imite toujours dans ma tête le son bionique "hhahhahhahhahhahhahhhahhahha". Ok, je suis dingue mais je vaux trois milliards.

Ross Geller
"Friends"
Outre la ressemblance physique (enfin, c'est ce qu'on m'a souvent dit), je partage avec Ross Geller le goût des plans foireux, une certaine maladresse physique et un incurable romantisme.

Patsy Stone
"Absolutely Fabulous"
Ok j'aime bien picoler. Pas trop la vodka. Mais je ne sais jamais dire non à une flûte (voire deux, trois) d'un bon champagne. Je lève assez facilement mon coude pour un Macon bien frais. Et j'ai beaucoup de mal à refuser les bras de garçons trop jeunes pour moi (je vais être un vieux Monsieur impeccable). J'aime vivre quoi.
A yé, fini le post... Mais, mais... chouette ! la machine à laver a fini son cycle, il va falloir étendre le linge. Trop chouette la vie ! 22/06/2008"... avant de toucher le fond, je descends à reculons..."
Les voisins qui dorment la fenêtre ouverte, les barbecues sur des terrasses de Montreuil, les piétons qui marchent au ralenti... pas de doute, voilà l'été.
Moi-même je me sens comme un gros chat terrassé par la flambée des températures. Je erre comme une âme en peine dans mon appartement ombragé, à la recherche de croquettes ou d'un coussin frais où je pourrais m'affaler comme une moule. Difficile dans une telle torpeur de travailler.
Alors je réserve des billets sur voyages-sncf.com, tourne les pages (mollement) d'une nouvelle de Doris Lessing et regarde "La Piscine" de Jacques Deray. Un film de 1969 avec Alain Delon et Romy Schneider, au summum de leur beauté.
Le couple, recréé à l'écran, passe son temps à folâtrer dans une maison tropézienne, à siroter du Johnny Walker en écoutant Michel Deville copier le Velvet. Arrive Maurice Ronet dans le rôle de Harry (un ami qui ne vous veut pas du bien) et sa fille Pénélope, jouée par Jane Birkin juste avant "69 année érotique" (elle a genre dix répliques et se ballade déjà avec un panier en osier en guise de sac à main). Carré amoureux placide. Mais la jalousie ne demande qu'à faire des vagues...
Je me souviens avoir vu ce film quand j'avais 10 ans et de m'être un peu fait chier. Mais 'tain, aujourd'hui, à la revoyure, c'est méchamment sensuel. Et puis, c'est tellement un film d'été, languissant, trop long, avec des personnages qui ne pensent qu'à faire la sieste, boire du café, faire des courses et manger du riz Uncle Ben's. Et à boire la tasse tchin-tchin au fond de la piscine avant que ça ne les assassine.
C'est un peu mon programme ces prochaines semaines. Si le soleil est toujours au rendez-vous of course.
Bon, les nageurs c'est souvent bien joli, mais ce carré-là me fait carrément peur. Les mecs, à un moment, faut arrêter les hormones, ok ?
Don't Speak
David Shayne : "But I'm an artist !!!"
Olive Neal : "But I'm an actress !!!"
Helen Sinclair : "I'm still a star !!!"
David Shayne : "I'm a prostitute !!!"
Warner Purcell : "I'm hungry !!!"
David Shayne : "I know two things for sure, that I love you and that I am not an artist"
20/06/2008The Shadow Of Your Smile
Commencer la journée par une bonne tasse de thé, c'est juste le minimum syndical.
Et quand la journée commence par un éclat de rire, franc et intelligent (dans le sens pas régressif), alors oui, on se dit que même si la nuit a été courte, même si le temps s'annonce moyen et le travail copieux, même si les paiements se font tarder, la journée s'annonce quand même plutôt bien.
Trop forts, ces Américains...
Cookie ?
17/06/2008Donnez-Moi Du Feu
Touch the sky, touch the sky !
Ah, ces pompiers... La caserne Parmentier était ouverte à tout le monde le week-end dernier. Forcément, ça intrigue. Y avait plein d'animations pour les nenfants genre "comment ranimer un électrocuté" ou "toi aussi, participe à un mur de feu !". Des stands crêpes aussi. Et des pompiers surexcités, un peu moins qu'au 14 juillet, mais quand même trop trop contents de pouvoir draguer les mamans et faire les beaux avec leurs gros casques. En fait, les pompiers, c'est vraiment que des ados. Je veux aller en prison.
C'était une putain de belle journée de printemps !
Je crois que j'ai touché les cieux aujourd'hui : j'ai pitché ma race. Je flippais un peu ces derniers jours, mais je savais que j'arrivais en terrain ami et que mon projet pouvait plaire à ces producteurs talentueux. Bon, j'avais été un peu briefé avant, histoire de ne pas dire trop de conneries. Apparemment, j'y suis allé bille en tête, à peine assis j'ai dégainé "alors c'est une série sur...". Je suis parti au quart de tour, ensuite j'ai un peu calé (impossible de me souvenir du nom des personnages !) et après j'ai repris le volant. Vingt-cinq minutes plus tard, c'était réglé. Apparemment, ça leur a plu. "ça ne pouvait pas mieux se passer" me dit ma comparse dans l'escalier. "On vous rappelle dans une semaine... euh vous l'avez donné à qui d'autre ?" Mwahaha ! We shall see. Mais c'est vrai que lorsque c'est aussi simple et rapide que ça, dès le départ, c'est plutôt bon signe. J'ai accouché sans douleur, sans péridurale. Ça me rappelle la fois où ma soeur accouchait et la sage-femme lui avait dit "vous alors, vous êtes faite pour avoir des enfants". Pour réponse, ma soeur en sueur lui avait hurlé dessus.
Demain, je reprends mon boulot de jour. Youpi youpi !
Et dans une semaine, quelques jours de wacances absolument pas mérités. C'est encore meilleur.
15/06/2008"... Paris est sous la pluie..."
Lui : "et c'est là que je lui ai dit que je faisais ce que je voulais, it's my life don't you forget !"
Moi : "Hum. Quand on commence à citer Talk Talk, c'est que ça va mal"
Lui : "Heu, je pensais plutôt à No Doubt là..."
Moi : "..."
Le Dude et la Tomate qui quittent GAGA, c'est quoi c'scandale ?
Manquerait plus que le sorty et le Blue se cassent ! (je suis sûr qu'ils y ont pensé au moins huit fois)
C'est quoi ce temps de merde BORDEL ?
(j'suis vulgaire ? tant mieux !)
C'est vraiment une journée à regarder des films ou écouter Françoise Hardy. Pfff.
Allez, un peu de jolie musique pour accompagner ce dimanche de Novembre..
14/06/2008"... tu regrettes tes écarts tadoudidoudada..."
Faites gaffe à vous potiches de toute sorte : quand on se fait bafouer, on peut méchamment se venger...
MWAHAHAHAHAHA 13/06/2008"... l'avion décolle sur les Champs-Elysées..."
Ah ben tiens, pour faire suite à un post de DrPheelGood et MisterBlue, on pourrait initier un cycle intitulé "Des grands moments de solitude chez les vedettes anglo-saxonnes invitées sur les plateaux de télévision française des années 80". Je crois qu'il y a de quoi faire
Pour continuer ce cycle, voici la première télé en France de Kim Wilde en 1981 dans le défunt (et pas très fin) "Collaro-Show". C'était la première fois que je la voyais, que j'entendais sa chanson et du haut de mes onze ans, je suis monté aux rideaux, la bave aux lèvres. C'est qui cette meuf ? me suis-je demandé en ce samedi soir de juin 81.
A la revoyure, elle s'en sort pas mal. Elle a fait nettement pire par la suite, notamment chanter dans une galerie marchande avec un kangourou.
Dans mon souvenir, elle faisait davantage la gueule mais à mon avis j'étais resté scotché sur les premières images, là, quand elle pilote l'avion. Gasp.
12/06/2008Smoke Gets In Your Eyes
C'est pas un chef d'oeuvre "Sex and the city, the motion picture". Ça ressemble beaucoup à la saison 4 ou 5 de la série qui était très "Love and the city" (toutes les nanas étaient alors maquées) et c'est aussi long (2h20!) que les épisodes parisiens de la fin de la saison 6. Et y a des moments carrément nunuches comme l'intrigue autour de l'assistante de Carrie.
Mais rien à faire, c'est plutôt sympa. Carrie Bradshaw s'habille un peu moins mal que dans la série et assume complètement sa pétasse attitude ("je veux un dressing grand comme un trois pièces!") sans jamais parler de bébé (et ça, ça fait du bien). Charlotte York est juste parfaite ("I curse the day you were born !!" est ma réplique fétiche) tout comme Mémère Samantha, qui en a ras le bol d'être fidèle et bouffe pour compenser. Bon, en revanche, Mister Big, c'est plus possible : il est plus botoxé que les quatre actrices réunies !
Moi aussi je veux faire un "Sex and the city" à la française. Je suis pédé, j'ai bientôt quarante balais, je peux être langue de pute, j'aime les actrices qui fument des clopes et lèvent le coude sans problème : je suis pile poil dans le créneau.
Mais je sais pas pourquoi, je pense que ça va être plutôt Ab Fab que "sex".. Fa va fier.
Benjamin ne sera pas la nouvelle star. Cette année, c'était pas terrible. Jury trop bisounours, candidats peut-être pas assez créatifs, et programmation bof bof. I mean Cali ?!? "Allumez le feu" ?? Zazie ? Heureusement, quelques perles comme Otis Redding, Jeff Buckley, Justice, Usher, Michael Jackson repris par Benjamin Siskou, roi du "ouinouin".
08/06/2008"... viens voir les comédiens..."
Alala, j'ai rien posté cette semaine alors que c'était plutôt animé, même si j'ai raté plein de trucs, comme un rendez-vous avec Dédé de TF1 (en même temps, j'étais pas convié => larmes) ou un pot de début de tournage. Mais là, j'avais une bonne excuse : j'avais rendez-vous avec Edouard Collin et Arnaud Binard.
Pour situer ces deux comédiens qui étaient à l'affiche de "Une souris verte", voici deux photos.
Any comment ?
Bon, dans cette pièce américaine sur Hollywood écrite par Douglas Carter Beane, adaptée par Jean-Marie Besset, et sponsorisée par Têtu (oui, vous l'avez compris, ça parle d'homosexualité), ils sont absolument charmants mais se font voler la vedette par le personnage de l'agent incarnée par Raphaëline Goupilleau. Elle est géniale. Elle peut sortir des phrases comme "confier le droit de regard d'un film au scénariste, c'est comme donner une mitraillette à un enfant" ou "les gays n'aiment pas les femmes ou alors des femmes en noir et blanc qui souffrent avec dignité". Mais quand Edouard Collin et surtout Arnaud Binard sont en tenue d'Adam, y a comme un silence dans la salle. Admiratif.
La semaine fut hautement érotique, entre Roland Garros (I heart Rafa), une soirée avec des comédiens de 5 soeurs et cette pub dans le métro.
C'est l'été c'est ça hein, hein ? Alors, pourquoi je me meule ? L'été sera-t-il tiède ?
Sinon, en vrac, lundi j'ai participé à l'appel du 2 juin (un pestacle au lieu d'un meeting pour s'alarmer de la grosse commission Copé - rendez-moi Mai 68 !). Plus tôt, j'ai eu un rendez-vous de scénariste très "tu vas rire mais je te quitte". Non, c'est partagé et temporaire : Dudulle se rêve en mère maquerelle et moi, je veux m'incarner en sexagénaire. On ne peut pas tout faire. Nous allons nous retrouver très vite autour d'une grosse lance. Baby light my fire.
Sinon, la semaine fut parsemée de vives discussions sur des droits d'auteur. Je suis un peu étonné par la tournure des choses. Je pensais pas qu'un incendie allait mettre autant le feu aux poudres ! Dès qu'un auteur commence à parler de ses droits d'auteur avant de parler d'écriture, pas de doute, il est scénariste professionnel.
Ah, et durant le blind test du Little Temple, j'ai gagné au moins six fois ! Pas sur les Arctic Monkeys ou The Knife mais sur Madonna, Iri Kamozé, Kylie Minogue... Pas de doute, je suis un trentenaire avancé.
Révélation : j'aime pas Rodin. Voilà, c'est dit.
Mais j'adore l'album de MGMT et le dernier Al Green. Et je suis jaloux de Pheell qui a en sa possession le prochain CSS. Vivement juillet.
01/06/2008"... comme un enfant aux yeux de lumière..."
Wow, j'ai rien compris à ce week-end.
Tout a commencé vendredi soir vers 18 heures et des brouettes. "The show has been cancelled". On se croirait à Hollywood, "how could it hurt you when it looks so good". Bon. Il est temps de fêter ça avec mes nouveaux employeurs. Je suis passé d'une case à l'autre, de L'Etincelle à Delaville.
C'est con, l'épisode de rentrée aurait été le numéro 109. Sang neuf.
Mais gardons notre sang froid. Je pensais que j'étais habitué aux arrêts. Il est vrai que j'ai déjà connu ça : des licenciements économiques, l'arrêt d'un journal, d'un site internet, d'une série aussi (avant qu'elle ne voie le jour). Rien n'est éternel. Il faudrait toujours se dire "a priori". A priori, je vais partir en vacances. A priori, le documentaire sera diffusé à la rentrée. A priori, il veut mon corps. A priori. Les faits, rien que les faits. Mais y a pas que les grands qui rêvent...
Je pensais que ça allait. Mais samedi, ce fut total moule attitude. J'ai regardé "Juno", petite comédie faussement indépendante un peu maline qui vaut surtout pour ses acteurs (dont l'immense Allison Janney et Michael Cera - voir photo) que pour son discours un peu trop cute sur la grossesse chez les ados américains. C'est un peu trop branchouille pour être honnête mais c'est sympa quand même.
J'ai bouffé du chocolat, fait mon schcrogneugneu, regardé un épisode de "Golden Girls". La régression 90's dans toute sa splendeur. Et ce dimanche, entre deux errances dans le haut 19ème, j'ai regardé des trucs hallucinants.
"Big Love" avec Chloé Sevigny prodigieuse, comme d'hab.
Une émission présentée par Hervé Claude sur le thème de la marche, avec un théologien protestant et un chef scout.
Le feuilleton "L'enfant du Lac" sur LCI et I-télé...
et... et... sur 13ème Rue...
FLICS DE CHOC !
Un film policier français de 1983 (j'arrive même pas à croire ce que j'écris) avec un casting de rêve.
Chantal Nobel ! (qui joue une flic d'origine russe - j'adore son brushing)
Mylène Demongeot ! (qui dit très bien "minable petit flic, je vais vous casser la gueule" avant de se faire buter)
Catherine Lachens ! (dans le rôle d'une barmaid toute de léopard vêtue)
Jacques Balutin !
Jean-Luc Moreau !
Christophe Bourseiller !
Depuis cette découverte, je suis en total revival Chantal Nobel.
Je sais désormais tout sur son accident de voiture, sa rééducation.. trop mortel (oui, je sais, c'est mal). Et c'est décidé, je vais écrire le "Chateauvallon" des années 2000. Na !
Pour finir, un peu de musique. Là aussi c'est assez n'importe quoi mais tendrement nostalgique (comme tout ce week-end). Un bootleg qui réconcilie la dernière gagnante française de l'Eurovision avec notre plus récent représentant, le barbu Tellier. J'avoue aimer.
31/05/2008Sister Morphine
Ce soir, je ne dors pas... Non, ce n'est pas la toute toute première fois.
Ce soir, j'ai appris que la série sur laquelle je travaillais s'arrêtait. Voilà, d'un simple coup de fil, le diffuseur a dit "stop". Une alinéa du contrat prévoyait une porte de sortie avant minuit. Hop hop, on aime beaucoup ce que vous avez fait, mais on préfère arrêter.
Pourquoi ? Pour l'audience bien sûr mais pas que.
Oh et puis à quoi ça sert de savoir pourquoi. Quand ça veut pas, ça veut pas.
Je ne vais pas jouer le plan du mec éconduit qui veut à tout prix savoir pourquoi on le jette comme une merde avec un visage impassible. Quand on se fait téj' un vendredi soir, après avoir fait miroiter de bien belles choses, on sait qu'on a en face de soi des gens pas forcément clean. Mais une rupture peut-elle être propre ?
L'aventure a duré neuf mois et demi. Avec de bien belles rencontres. Des scénaristes que je croiserai, j'en suis certain, à nouveau. Des acteurs touchants et fragiles. Des épisodes parfois décevants, parfois surprenants. Mais aussi un management on va dire "perfectible". Je suis poli, c'est la moindre des choses.
Notre série ne restera pas dans les mémoires. Elle aurait pu marcher si toutes les synergies avaient été mises en place, si tout le monde y avait cru. Bientôt, très bientôt, de tout ce travail il ne restera plus que des chiffres en bas d'un feuillet bleu. C'est la vie mon ami. Oh well, whatever. Tomorrow is another day.
28/05/2008Ton Meilleur Ami
C'est trop la classe.
Ou trop la loose : je suis persuadé que Françoise Hardy n'existe pas. Ce rire n'est pas humain.
27/05/2008Con, C'est Con, Ces Conséquences
Ce soir, "Les Chansons d'Amour" passe pour la première fois sur Canal Plus.
Mais je ne regarde pas le film.
I said "no, no, no"
Non, en revanche, je l'écoute.*
Je tourne le dos à ma télé allumée pour faire face à mon écran d'ordinateur. Ce soir, je travaille. Hum.
Je me demande quel bruit, quel mot, quel silence, quel air va me faire me retourner. Je vais tacher de résister. My name is not Orphée.
* oui je sais, tous les moyens sont bons pour replonger dans le Saint-Honoré. Just shoot me. "... I'm looking at the big sky..."
Sidney Pollack 1934 - 2008 26/05/2008Last Christmas
Chargé. Voilà, c'est le mot qui résume bien mon week-end. Tout comme le film de Desplechin "Un conte de Noël". Parce que question histoire(s), décors, personnages, psychologie, références, objets wahlala, y a du monde ! Il faudrait revoir le film pour décrypter ces deux heures vingt de névroses familiales, de comédie méchante, de jeux et de joutes verbales. Avec une distribution éclatante, comme on dit dans "Studio Magazine". Melvil Poupaud terriblement miam miam, Chiara Mastroianni (qui a la plus belle scène du film, érotique à souhait), Anne Consigny à la fois émouvante et vraiment flippante, Emmanuelle Devos géniale en cowboy juive, Mathieu Amalric fidèle à lui-même...
C'est du Desplechin, mais c'est pas Desplechiant. Enfin, si, c'est très pensé, très écrit, très intellectuel. Mais ça remue. Je crois quand même que je préfère "Rois et Reine", plus simple, plus noir, plus accessible quelque part.
Mais dans "Un Conte de Noël", Catherine Deneuve a un rôle majeur. Et putain, elle est vraiment souveraine. Froide, un peu méprisante (pour sa bru, jouée par sa fille), souvent ironique, complètement flippée par sa maladie et pourtant joueuse jusqu'au bout. Peut-être son plus beau personnage depuis "Généalogies d'un crime".
Un peu plus tôt dans le week-end, c'était mariage à Montmartre. Un couple franco-japonais. On a bouffé des sushis arrosés de Saint-Estèphe. Le fraisier était moins bon que celui de Soupe de Petit Thomas. J'ai dansé sur la version longue rarissime de "Some Girls" (8 minutes trente au compteur) et vu un amiral sexagénaire de pénichette se déhancher torse poil en tenant des propos salaces. Y avait plein à bouffer et en même temps, rien à bouffer. On a joué au jeu des sosies. J'ai donc passé la soirée avec Wim Wenders, Adrian Brody, Natacha Régnier, Marina Hands, Nolwenn Leroy, Seymour Cassel et Nicole Kidman. Apparemment, moi j'étais Ben Stiller. Grr.
(Je n'ai pris qu'une photo du mariage, celle du brie de 5 kilos. Je crois que je suis bon pour l'hospitalisation)
Le lendemain, c'était barbecue à Malakoff. Un peu rude. Mais ça se passait dans une charmante bicoque qui fut le pied à terre de Marcel Cerdan lorsqu'il venait s'entraîner. Et il paraît qu'Edith Piaf y a dormi. "Ça c'est Pawis".
C'est très sympa Malakoff. C'est juste loin de mon vingtième.
(photo prise aux abords de la station Malakoff - Etienne Dolet)
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