A ton arrivée, tu me demanderas si ça va, mais sans attendre une vraie réponse, juste parce que c'est ce qu'on dit quand on se voit. Tu sais bien que là, de toute façon, je ne te répondrai pas honnêtement.
Je grommellerai une réponse avec un minuscule sourire de dépit.
Je te ferai entrer, on ira s'asseoir dans le salon.
Je te proposerai un café, tu accepteras, et j'irai mettre en route la machine à expresso en disant qu'il faudrait quand même que je la détartre un de ces jours, que je suis censé le faire régulièrement et que ça commence à dater.
Un sucre pour moi, aucun pour toi, t'es pas une tapette.
Tu commenceras à parler, je commencerai à touiller mon café.
Tranquillement installé, on discutera, de la pluie et du beau temps, de mes colocs, de mes parents qui sont passé il y a peu.
Tu me raconteras ton boulot, tes dernières sorties, un peu ta famille, que le dernier Mylène Farmer est une merde (comme tu l'as dit également de tous ceux d'avant...)
Je te dirais qu'en ce moment pour moi c'est la glande au boulot mais que ça change parce que les établissements accueillant les personnes âgées ou handicapées s'affolent pour des histoires de récupération de TVA sur les constructions et qu'il faut absolument qu'ils aient signé la convention préfectorale avant la fin du mois.
Tu ne comprendras pas tout, mais tu opineras du chef en me disant que je fais quand même un boulot chiant.
Et on continuera à discuter, et quand on aura épuisé nos sujets de discussion, j'allumerai la télé.
Bien sur, tu pourrais tout autant la regarder chez toi, mais tu sais qu'il faut que tu restes là.
On ne se parlera plus, on écoutera une quelconque émission, entrecoupée d'une page de publicité pendant laquelle je te reproposerai un café, que tu déclinera cette fois, pour y préférer un verre de Coca.
La faim commencera à nous titiller, et je te proposerai une plâtrée de pâtes pour y remédier.
Tu diras que si en plus j'ai du fromage râpé à mettre dessus, c'est Byzance.
Ensuite, il y aura un film que j'ai déjà vu et que je te conseille.
Pour avoir une raison de te garder encore un peu ? Sans doute.
Après le film, que tu avais déjà vu en fait, on se dira qu'il commence à se faire tard et qu'il faut que tu rentres chez toi.
Un thé peut être ?
Oui, un thé avant de partir ça te tentera bien, tu sais que j'en ai du bon.
Toujours pas de sucre, moi encore un.
Sur le pas de la porte, on se claquera la bise.
Si quelqu'un avait eu un jour l'idée plus que saugrenue d'étudier attentivement la façon dont on se disait habituellement au revoir, et avait observé la façon dont on viendra de se le dire, il aurait remarqué.
Il aurait remarqué comme mes yeux se sont rapidement fermés à un moment.
Il aurait remarqué comme ta main s'est un peu plus attardé sur mon épaule.
Et je ne saurai jamais assez te remercier de tout ce que tu fais, et de tout ce que tu sais ne pas faire.
Les faire sortir de ma vie, ce fut simple comme effacer un numéro de téléphone dans son répertoire.
Bon, en fait, ça consista même uniquement à effacer leurs numéros de téléphone.
Car même si les vapeurs de poppers, les beuveries et d'autres substances peu légales ont largement altéré mes neurones, et même si mes cours de facultés et mes pièce de théâtre ont pris pas mal de place sur mon disque dur personnel, il me reste toujours un peu de place pour me souvenir d'eux.
Toujours un peu trop de place d'ailleurs.
Mais c'est amusant comme le fait de savoir que je ne peux plus entrer en contact avec une personne par le téléphone me pousse à la dégager illico presto de ma life de merde, alors que l'instant d'avant, le fait de savoir que je pouvais encore l'appeler m'interdisais totalement cela.
Et sinon, je bibine allègrement la bouteille de Perrier Mix Coco-Citron que mon coloc a laissé dans le frigo.
Je suppose qu'il comptait la boire un jour...
Manque de chance, je trouve ça super bon et je ne vais sûrement pas attendre la fin du week end et son retour de Saint Malo pour la lui finir !
Il faudra évidemment que je pense à lui en racheter une avant son retour.
La question que je ne me pose que maintenant : suis je bien sur qu'il l'ait achetée à l'Eurotarif* d'à coté ??
Car dans le cas contraire, où l'a-t-il trouvé et où vais je pouvoir lui racheter ça ???
Ma vie est vraiment pleine d'angoisses...
*Attention, pour ne pas faire de publicité, j'ai changé le nom de ce magasin.
Alors maintenant, chez toi, joue avec ton bloggueur préféré** et devine quel est le vrai nom du magasin qui se situe à coté de chez moi.
Le gagnant recevra toute ma considération et le second recevra mon t-shirt trempé de sueur après une séance en salle de sport***.
** Si je ne suis pas ton bloggueur préféré, il va sans dire qu'il est inutile de participer au jeu et que tu peux aller te faire foutre allègrement, je ne tolère pas qu'on puisse me préférer quelqu'un, dans quelque domaine que ce soit (sauf peut être dans la fabrication des boules de pétanque où je dois reconnaître que Obut est un chouïa meilleur que moi).
*** Oui je me suis inscrit dans une salle de sport, le premier qui ricane, je lui fait bouffer le dit t-shirt trempé de sueur****.
**** Si cette idée t'excite, contacte moi par mail, on peut discuter...
Je ne sais pas s'ils savent à quel point je suis désolé.
Je ne sais pas s'ils savent à quel point je m'en voudrai, encore et encore.
Je ne sais pas s'ils auraient pu me pardonner.
Nan, le pardon, c'est bon pour les séries américaines.
Dans la vraie vie, les gens pleurent, réclament des explications, et vous en veulent, sans doute à jamais.
Ses jambes ne le portent plus. A coté de son lit, il se laisse tomber sur ses genoux.
Sa position est celle d'une de ces images pieuses de son enfance sur lesquelles on voyait un petit garçon faisant sa prière, agenouillé au bord de son lit, avant d'aller se coucher.
Ses sanglots ressemblent à des râles de douleur.
Ca ne peut pas arriver.
Sa vie, c'est du billard, c'est lisse, ça roule tout seul.
Ca ne peut pas arriver.
Ce n'est pas possible. Il ne peut pas vivre ça. C'est pour les autres ça, le malheur, ce genre de choses...
D'ailleurs, il n'y croit pas. Ca ne peut-pas-arriver.
Prostré, le visage trempé de ses larmes, il continue pourtant à émettre ses pitoyables grognements de détresse, entrecoupés de reniflements sonores.
Mais combien de fois l'ai je entendu ce week end ??
Toujours est-il que je connais désormais la chorégraphie par coeur.
En arrivant au camping, j'ai d'abord ri en voyant l'énorme banderole : "Petits foies, petites bites, bienvenue chez les parisiens".
J'ai ensuite eu très peur et me suis écrié que, oh mon Dieu mais c'est "Bienvenue à beaufland" ce camping !!
J'ai bu un truc très bon mais qui ressemblait à l'eau de la Seine, ça vous donne une idée de la couleur.
J'ai manqué de tact au téléphone mais je me suis excusé dès l'arrivée de mon interlocutrice.
Je me suis fait draguer (ça, c'est le coté "blog de jeune pédé qui en a marre d'être trop beau") (et ta gueule, je suis encore jeune !!).
Je me suis fait sucer et mordre (respectivement pas des moustiques et par une araignée).
On m'a demandé si je m'étais pris un poing dans la gueule (la succion du moustique étant placée très exactement sur ma paupière droite, l'association avec des énormes cernes donnait l'impression que je venais de traiter Brahim Asloum de ptit connard qu'une fillette arriverait à mettre KO).
Chantal m'a dit qu'il m'aimait beucoup, comme à chaque fois qu'on se voit en congrès.
J'ai vu une Belleblonde en botte.
J'ai vu un Blaisois en kilt.
J'ai vu un t-shirt proclamer "JE NE SUIS PAS GYNECOLOGUE, mais je peux jeter un oeil.".
J'ai reçu un texto qui se souciait de mon foie.
Mon foie justement, il a bien pris vendredi et je me suis endormi tellement vite que j'ai juste eu le temps de défaire ma ceinture.
J'ai pensé à quelqu'un en m'endormant le samedi.
J'ai pensé à balancer un fer à repasser dans la sale gueules des deux connards qui ont secoué ma tente à 5h30 en chantant "Hop hop hop c'est le matin, lève toi lève toi !!.
J'étais sur qu'on entendrait "Papillon de lumière" et je ne m'étais pas trompé (mais je préfère de loin la version "Porcinet en jarretière").
J'ai distribué des serviettes en papier par dessous la porte des toilettes dans lesquelles j'étais tranquillement en train de poser ma pêche parce que j'étais le seul à avoir prévu qu'il n'y aurait pas de pq.
Je n'ai pas gagné le concours de gorge profonde qui consistait à essayer d'avaler le plus profondément possible un gode (j'ai fait 18 cm, le gagnant est un hétéro qui a réussi à aller à 23 cm, nous étions tous très impressionné).
J'ai gagné le concours de belote grâce à ma super coloc ainsi qu'à une argumentation vaseuse sur le fait que l'un des joueurs de l'équipe adverse était occupé à jouer au cap's lorsque nous devions faire la finale, il devait être considéré comme ayant déclaré forfait.
Au lieu de faire la finale de la belote, j'ai moi aussi jouer au cap's, et avec une petite bombasse... Doux Jésus, on devrait lui interdire d'être hétéro.
J'ai "envie de toi" dans la tête depuis dimanche. Et je sens bien qu'à un moment où un autre, un collègue va rentrer dans mon bureau et me surprendre en train de chantonner "J'ai envie de toi, envie de toi, envie de toi, c'est comme çaaaaaaa !" (ce qui vaudra toujours mieux que s'il entre alors que je chantonne "Ok, ok, j'ai un micropénis").
Je viens de poster un article sur mon glob.
Et là, je me dis qu'il y a quelque chose qui vient de changer... Vivement le retour à la normale.
J'ai envie de toi, envie de toi, envie de toiiiiiiiii !!
Je pense à toi, je ne sais plus pourquoi, je pense à toi.
Auparavant, quand je pensais à toi, je voyais ton visage, ton sourire.
Je pense à toi, et maintenant je ne me rappelle plus que le bien être que je ressentais à être dans tes bras, ton visage a presque disparu de ma mémoire, il faut dire que je fais tout pour ça.
Je pense à toi, et ça faisait longtemps que je n'y avais pas pensé comme ça.
Pourvu que je ne te revois plus.
Je pense à lui, et je vois bien son visage.
Je le revois quand je passe près du Louvre.
Je ne peux pas penser au bien être que je ressentais à être dans ses bras, je n'y ai jamais été.
Et je ne veux pas y être, quel gâchis ce serait.
Je repense à toi.
Dans la cage d'escalier, je m'arrête un instant, les yeux humides, en écoutant une voix qui me chante "give me one more chance".
"One more" serait déjà agréable, toi qui ne m'en a pas donné "one single".
Je pense à vous, qui n'avez rien en commun.
A part moi.
Je rentre et vois mes coloqueux.
Je suis désagréable.
J'ai fait un cauchemar sur l'une des locataires de mon futur appart.
(Elle est sûrement aussi conne en vrai que dans mon rêve où elle devenait paranoïaque et refusait de nous faire visiter.)
Je me rue parfois sur le premier truc qui peut se manger.
(D'ailleurs, à ce propos, faut que je vous laisse un instant là..)
Je me regarde dans le miroir : 'cristi !!! Y a mes plaques rouge qui reviennent sur mon si joli visage !!
(Si, il est joli, c'est môman qui me l'a dit il y a quelques années... 22 ou 23 je crois...)
Comment qu'il disait déjà Cyrille ?
Ah oui : "Je stresse comme une vieille pute."
Je crois que je suis censé déménager samedi...
Ah mais moi et mes coloqueux, on est au taquet hein !!
Le vendredi Coloqueux loue un utilitaire et part de Paris à 18h.
Il va à Tours, là ils embarquent les affaires de Coloqueuse, puis repartent vers Angers prendre quelques affaires à lui.
Le lendemain, Coloqueux et Coloqueuse remontent sur Paris, arrivent en fin de matinée, on décharge tout, et ensuite on file chez moi prendre mes affaires et les ramener à notre nouveau domicile.
Tout ça avant 18h puisqu'il faudra rendre l'utilitaire à ce moment.
Toi non plus tu n'y crois pas une seconde ?
Je les trouve d'un optimisme qui frise l'aveuglement.
Et je crains de pouvoir leurs balancer un victorieux (mais néanmoins dépité) "J'vous l'avions bien dit, crévindiou !!" quand on se rendra compte samedi que, oh mince, on n'aura pas le temps de déménager tes affaires aujourd'hui Théo...
Alors si tu as peur de t'ennuyer samedi et que tu trouves que pour entretenir son corps, le Gym Louvre c'est vraiment trop tantouze, je t'assure qu'un déménagement ça occupe, c'est fun, et ça fait les muscles.
Si en plus je t'ai déjà aidé à déménager par le passé, tu n'as vraiment plus aucune excuse.
Tiens, Procellus m'a envoyé un message sur facebook (si quelqu'un se dévoue pour m'expliquer comment on se sert de ce truc, je lui paye un Twix...), mais que me veut-il donc (à part abuser de mon corps) ?
"Justement je pensais à toi, l'autre jour j'ai couché avec un mec qui te ressemblait, c'était bizaaarre :)"
Après une année aussi lamentable que 2006, qui avait bien commencé et très mal fini, qui avait été une année déprimante à souhait, qui m'avait mis dans un état pitoyable, 2007 pouvait difficilement être plus désagréable.
Et en effet, si elle commença moyennement, elle pris rapidement une meilleure tournure et finit bien.
Après l'année des échecs, ce fut l'année de la découverte.
Stressante au début, je m'y suis plutôt bien habitué.
Et si on excepte le déprimant mois d'Octobre, elle fut globalement positive.
Vient une nouvelle année et un nouveau déménagement...
C'était journée de formation interne au cabinet. Pour l'occasion, cela se déroulait toute la journée, dans un hôtel.
Et qui c'est qui va se taper la présentation des lois de finances, de la loi TEPA et de la réforme de la déduction de la TVA pendant tout l'après midi ?
Ben tiens, je vous le donne en mille...
Comme d'autres, je manque de m'endormir le matin, surtout sur la partie "social/heures supplémentaires". Rien compris. pas grave. M'en fous.
J'amorce mon réveil avec la présentation sur les conventions réglementées (sans doute parce que c'est moi qui l'avait préparée en grande partie).
Puis vient le repas. Très bon.
Et le vin. Très bon.
Avec trois autres collègues, nous flinguons une première bouteille de vin blanc, ce qui n'est pas sans être remarqué par d'autres qui commencent déjà à me chambrer : "Alors Théo, on va faire sa présentation complètement bourré ?"
Tsss. Insolents. Il me faut plus que deux verres !
Et c'est juste au moment où un des associés me hèle pour plaisanter sur le fait que je ne dois pas trop boire, que Sergio choisit de passer à coté de moi avec une bouteille à la main pour me resservir.
Ou de l'art de se griller totalement au sein de son entreprise.
Je reprends un petit verre et finirai jusqu'à la dernière goutte ma coupe de champagne au dessert.
Un café et quelques vannes plus tard (Non, je ne ferai pas de strip-tease pour égayer ma présentation !!) on se met en route pour 3 heures de pur plaisir à bavasser fisca.
Autant dire que tout le monde n'a qu'une envie : que ça se finisse, et vite.
On m'a prévenu que j'avais tendance à parler de façon trop monocorde. Je tache de faire un effort.
4 verres, ça décoince et ça met en verve, mais pour la concentration j'ai déjà vu mieux... Le début est un peu laborieux...
Vincent se moque dans moi dans la salle, je réprime mon rire.
Sérieux Théo, sérieux, tous les associés sont là, c'est le moment de montrer que tu peux, parfois, faire des bons trucs.
Alors j'y mets du coeur à présenter ces dispositions !
J'arrive même à les faire rire par moment.
A propos de la solidarité des époux au paiement de certains impôts, j'entame avec un :
"Certains d'entre vous savent que le mariage, c'est pour le meilleur et pour le pire. Eh bien dans le pire, il y a aussi les impôts."
qui les fera énormément rire (moi ça ne me faisait que vaguement sourire, mais bon, si ça les amuse tant que ça...)
Je me paye même le luxe de bâcher gentiment le fondateur de la boite ;
"Moi : Les dons pour spectacles vivants ou expositions d'art contemporain ne peuvent toutefois pas concerner des oeuvres pornographiques ou incitant à la violence... En matière d'art contemporain, on risque peut être d'avoir du contentieux...
M. le bien aimé fondateur du cabinet : Rooooh ! Théo, voyons...
Moi : Mais Monsieur, c'est vous qui me l'avez dit !"
S'en suit un fou rire général.
Pour la partie sur la TVA, je commence à fatiguer.
Et honnêtement, je ne vois pas comment expliquer le mécanisme des régularisation annuelles ou globales sans faire chier copieusement l'auditoire.
A la fin, alors que le fondateur bien aimé du cabinet remercie les intervenants, et plus particulièrement moi même, je me retrouve à me faire applaudir.
Non pas que je fus particulièrement bon orateur, ni d'une technique brillante (soyons modeste), mais juste parce que, merde, fallait les tenir les 3 heures debout à blablater sur de la fiscalité !!
Si jamais je n'ai pas très rapidement de réponse au message tout poli que je viens de laisser sur son répondeur, je sens que le prochain va être quelque chose du genre :
"Bon, espèce de POUFIASSE, ça fait trois semaines qu'on essaie de te joindre, mon coloc t'a déjà appelé plusieurs fois, je t'ai moi même laissé un message, alors franchement, qu'est ce que tu ne comprends pas dans la phrase :
"On veut visiter ton appartement pour pouvoir signer le bail" ???
T'es trop CONNE pour comprendre que quand on quitte son appart il faut le faire visiter aux futurs locataires ou t'as juste envie de nous casser les couilles comme la BONNE PETITE SALOPE que tu es ?
T'en a rien à foutre de nous mettre dans la merde ???
Parce que nous, si on ne visite pas, on ne signe pas le bail, et si on ne signe pas rapidement on est tous à la rue dans trois semaines, alors tu pourrais bouger TON GROS CUL DE PUTE EN SOLDE et nous fixer un rendez vous !!
On compte pas y passer trois heures, on veut juste une visite rapide, tu peux pas consacrer un quart d'heure de ta vie pathétique de PAUVRE FILLE DECEREBREE à ça ??
Alors on va être très clair pour que tes neurones de MORUE DESECHEE comprennent bien : si on n'a pas de nouvelles de toi avant la fin de la semaine, on t'envoie un huissier pour constater ton refus de nous faire visiter et on fait ensuite venir un serrurier pour rentrer sans te demander ton avis.
Le tout sera évidemment à tes frais.
Tu apprendras, SALE GODICHE MAL BAISEE, que faire visiter son appartement quand on le quitte, c'est une obligation légale (je ne parle même pas de politesse puisque ton CERVEAU DE MOLLUSQUE MOISI n'en a visiblement pas assimilé le concept) et que si tu veux jouer à la PLUS CONNE, je t'assure que tu vas pouvoir t'aligner avec toutes les PETITES MERDES qui ont essayé de me faire chier et qui maintenant le regrettent.
C'est clair CONNASSE ??"
Un peu moins policé, certes, mais sans aucun doute beaucoup plus efficace.
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70,
71, 72, 73, 74
Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.