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J'écoute : Le concerto pour piano en la mineur de R. Schumann (opus 541)
Je regarde : Toujours mon écran, hé patate!
Je lis : K. Popper: « La logique de la découverte scientifique »
Je cite : Prolétaires de tous les pays, caressez-vous!
(mis à jour mardi 22 août 2006 à 00:29)

09/10/2006

09/10/06 - 00:17

Faire-part de rupture

Chères GAïennes, chers GAïens, chers autres.

J'ai le regret de vous annoncer qu'après cinq années de liaison ininterrompue, cinq années de fidélité indéfectible (mis à part quelques passades, mais bon ça ne compte pas), cinq années de joies et de peines partagées au quotidien, de longues soirées silencieuses passées en tête-à-tête à nous regarder en chien de faïence, bref, après ces cinq longues années à nous supporter l'un l'autre en permanence, j'ai le regret de vous annoncer que je viens enfin de rompre avec mon célibat.

Le responsable de cette situation s'appelle Matthieu.

(Cette annonce tient lieu de faire-part.)



Ceusses qui n'auraient pas suivi tous les détails de l'affaire sont priés d'aller voir ici.

16/09/2006

16/09/06 - 12:46

Sous la protection des Dieux sangliers

(Marseille, le 17 juillet 2006)

Cela faisait quatre ans que je ne l'avais pas revu. On s'était rencontré ici à Marseille en juillet 2002, la première fois que j'étais venu participer aux UEEH. On avait bien sympathisé. Je crois même qu'on s'était un peu plu, bien qu'il ne se fût rien passé. Et puis on avait échangé nos coordonnées, on avait dit qu'on se recontacterait, et on ne l'a jamais fait.

Cet après-midi dans le hall, lors de mon arrivée aux UEEH, je l'ai tout de suite reconnu. Mais j'étais occupé, il était occupé; je ne suis pas allé le voir. Et puis j'ai oublié son prénom.

Dans le patio de l'école des Beaux-Arts, la nuit est tombée. C'est la soirée d'ouverture des universités d'été, le moment où tout le monde se retrouve. Lui est assis sur un banc à côté d'un garçon avec qui il a l'air d'être en grande discussion. J'hésite à venir les déranger. Finalement, je vais le saluer. Il me reconnaît immédiatement. Grand sourire. Comme il a aussi oublié mon prénom, on refait les présentations. Il s'appelle Matthieu. On se raconte nos vies écoulées depuis quatre ans. Je lui explique que j'ai enfin décroché un poste à la fac et que je suis toujours aussi célibataire qu'à l'époque. Lui me raconte qu'il s'est séparé de son copain d'alors, et qu'il est venu s'installer à Paris où il a trouvé un nouveau boulot.

On discute ainsi sur le banc pendant tout le reste la soirée, en se remémorant les anecdotes d'il y a quatre ans. Il me plaît bien, ce garçon un peu étrange dont la forte personnalité tranche avec le physique chétif et enfantin. J'ai aussi l'impression de lui plaire; de fait, il a totalement laissé tomber le garçon avec qui il discutait juste avant que j'arrive, un copain à lui qui milite dans la même association.

À la fin de la soirée, nous sommes rejoints par Charles et Antoine, deux copains en couple venus avec moi cette année. Le bar est en train de fermer, c'est le moment de quitter l'école des Beaux-Arts pour retourner dans les résidences. Matthieu et son copain d'assoce logent pas trop loin de l'école, au bâtiment C. Charles, Antoine et moi sommes logés à l'autre bout du campus, au bâtiment E.

Sur le retour, les deux groupes se séparent. Au moment de prendre congé de Matthieu, je glisse une allusion sur les séparations douloureuses. La mimique de mon visage est sans doute éloquente: j'aimerais bien qu'il comprenne qu'on n'est pas obligé d'aller dormir chacun de notre côté. Je le vois qui hésite un peu. Finalement, il nous dit au revoir et s'en retourne au bâtiment C pour aller se coucher.

En chemin avec Charles et Antoine, je rumine un peu. Cette soirée avait pourtant bien commencé; j'ai vraiment cru que c'était bien parti avec Matthieu. Du coup, j'ai la désagréable impression d'avoir loupé mon coup. Inévitablement, alors que nous traversons le campus dans la nuit silencieuse, tout ceci me fait repenser à un passé lointain et...


... hanté de mauvais souvenirs, à cette époque où j'étais contraint d'aimer les garçons en silence. Combien de soirées ai-je ainsi passé à discuter avec l'un d'entre eux tout en le dévorant du regard? Jamais il n'en savait rien. D'ailleurs pouvait-il seulement se douter? L'amour, c'est un sentiment entre un garçon et une fille; entre garçons, ce n'est jamais que des histoires de copains. Alors moi, que pouvais-je bien faire de tout cet amour pour lui? Comme je ne pouvais rien lui dire, je le noyais sous un flot de paroles. J'essayais de l'impressionner, de le subjuguer, j'essayais de lui faire oublier l'heure, afin de le garder avec moi, afin de le garder pour moi, le plus longtemps possible, afin que cette nuit soit quand même un peu la nôtre, malgré le quiproquo, malgré cette barrière infranchissable entre nous.

Quand je le quittais, je laissais parfois mes yeux lui exprimer mes sentiments. Sans doute devinait-il quelque chose, car dans son regard transparaissait parfois une lueur d'étonnement, un soupçon de gêne. Mais jamais il n'en disait rien; aussi je me reprenais bien vite, je lui serrais la main, et c'est ainsi que nous prenions congé l'un de l'autre, comme des amis, dans un silence qui jamais n'était rompu.

De mon côté, je retournais à la solitude de ma chambre. Que pouvais-je faire, pour ne pas m'effondrer, sinon me réfugier dans des rêveries romanesques?

Je rêvais qu'il faisait demi-tour, qu'il se jetait dans mes bras, que nous nous embrassions langoureusement. Je rêvais qu'il me disait qu'il m'aimait, qu'il m'expliquait que lui aussi n'avait pas osé m'aborder, que lui aussi avait attendu trop longtemps ce moment. Je rêvais que nous passions la nuit ensemble, tendrement enlacés, à discuter et à refaire le monde. Je rêvais que nous faisions l'amour comme on rêve de faire l'amour quand on ne l'a jamais fait.

Mais un rêve est un rêve, qui n'efface jamais complètement la réalité. Je savais bien qu'il ne m'aimait pas, je savais bien qu'il n'y avait aucune chance qu'il vienne. Aussi finissais-je par ressasser dans mon lit les idées les plus noires jusqu'aux petites heures du matin, en me demandant si jamais un jour je verrais la fin de ce calvaire...

... heureusement terminé. Depuis, j'ai grandi et j'ai cessé d'attendre en vain des miracles. J'ai appris à prendre ma vie en main.

En remontant l'allée du campus, nous tombons sur ce qui semble être deux statues d'animaux. En fait, ce ne sont pas des statues — les statues ne tournent pas la tête pour vous suivre du regard — mais bien deux sangliers, sans doute une laie et son marcassin qui se sont aventurés hors de la pinède. Figés dans leur immobilité majestueuse, avec leur pelage qui luit dans la nuit, ils me font penser aux Dieux sangliers de Miyazaki. Nous contournons les deux bêtes tout en conservant une distance respectueuse, avant de gagner le sentier qui mène au bâtiment E.

Sur le chemin, je confie ma déception à Charles et à Antoine. Je leur explique à quel point j'aurais aimé passer la nuit avec Matthieu, à quel point j'ai le sentiment d'avoir raté cette fin de soirée. Parler de mon accès de déprime me fait du bien. Ça m'aide à prendre conscience que mon sentiment d'échec est injustifié. Ce n'est que le premier jour, la semaine ne fait que commencer, j'ai tout le temps de le revoir. Rien n'est donc perdu. D'autant qu'ici on est n'est pas à hétéroland mais aux UEEH, au beau milieu de cinq cents transpédégouines. Mais quand même...

Tout en discutant, nous arrivons au bâtiment E. La porte de l'escalier de secours s'ouvre:

« C'est seulement que vous arrivez? Vous en avez mis du temps! »

C'est Matthieu qui vient d'en sortir. Il a coupé par les bois, il nous a devancés!

Tout à coup, j'ai l'impression d'être dans un rêve. Je ne sais plus quoi dire.

Lui, n'attend pas: il se précipite vers moi, se jette à mon cou et m'embrasse longuement. Avant de m'adresser un grand sourire coquin: « C'est un peu bête d'avoir attendu quatre ans pour un premier flirt! » Et de m'enlacer par la taille en me disant: « Finalement, je dors au bâtiment E. Tu me fais visiter ta chambre? »

À mes côtés, Charles et Antoine sont tout aussi héberlués que moi. J'ai même l'impression que la mâchoire de Charles va se décrocher.

Est-ce vraiment nécessaire de répondre? Suis-je en position de refuser? Depuis son entrée en scène, je n'ai pas prononcé le moindre mot. La conclusion de cette soirée est tellement inattendue, tellement magique... Que puis-je proposer d'autre que ma reddition la plus complète? Si ce soir il a envie de visiter ma chambre, qu'il visite donc ma chambre, qu'il visite tout ce qu'il a envie de visiter!

D'ailleurs j'espère bien que la visite ne fait que commencer.



Voilà donc comment mes UEEH ont commencé cette année. Matthieu, qui devait repartir avant la fin de la semaine, n'est resté que cinq journées et cinq nuits. Ces cinq nuits, nous les avons passées ensemble. Avant de partir, il m'a promis que nous nous reverrions...

De ces UEEH, je suis ressorti tout chamboulé...

27/07/2006

27/07/06 - 12:55

Retour des UEEH



Me voilà de retour des UEEH. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces universités d'été ont été à la hauteur de mes attentes, qu'il s'agisse des rencontres, des discussions, des fêtes, ou tout simplement des délires en tout genre dont ces universités sont coutumières.

Pourtant, contrairement à l'année dernière, j'aurai du mal à vous raconter cette année mes aventures. Car il m'est arrivé bien pire que des aventures; il m'est arrivé une histoire...

(Pour couronner le tout, manquerait plus que je tombe amoureux...)

17/07/2006

17/07/06 - 12:48

Sea, Sex and Sun, le retour

Ca y est: dans quelques heures, je prends le train pour Marseille:
En route pour les UEEH!

(Pour celles qui n'auraient pas suivi, j'ai déjà eu l'occasion de me répandre sur ce sujet l'année dernière ici, , là aussi, là encore et finalement .)

17/07/06 - 11:19

Number 86

« Who are you?
— The new Number 2.
— Who is Number 1?
— You are Number 86.
— I am not a number — I am a free man! »

Toutes mes félicitations à ce garçon pour sa réussite à l'agrégation!

11/07/2006

11/07/06 - 22:45

Mon été 1996

C'était il y a dix ans...

Je venais tout juste de terminer ma première année d'enseignement. Une année effroyable, une année charnière dans ma vie.

Un an auparavant je n'étais encore qu'un gamin déboussolé. Écrasé par mes échecs affectifs répétés, j'avais plongé tout doucement. J'avais peu à peu laissé tomber mes amis, renoncé à mes études, et j'avais opté pour l'enseignement. Il faut bien manger. J'étais déjà au bord du précipice; mon premier contact avec les élèves allait amorcer la descente aux enfers.

C'était il y a dix ans au début de l'été. J'allais sur mes vingt-cinq ans.

Cette année scolaire désastreuse, j'avais tant bien que mal réussi à la terminer. Je commençais un peu à remonter la pente. J'avais passé mes congés forcés à m'éclater un peu, à draguer, à courir à droite et à gauche. Rien de suivi, beaucoup de sexe anonyme, mais il fallait bien ça pour me désinhiber.

C'était il y a dix ans, le 11 juillet 1996, je m'en souviens comme si c'était hier. C'était un jeudi après-midi. Je venais tout juste de m'attabler au CGL, au 3 rue Keller.

Sur le chemin, j'avais pourtant hésité à venir. Je n'avais pas encore bien récupéré la nuit blanche de mardi à mercredi, la soirée mousse du Queen. À un moment, j'avais même rebroussé chemin. Puis je m'étais dit que ce n'était pas en me terrant chez moi que je ferais des rencontres. Alors j'avais fait demi-tour, et j'avais repris mon chemin vers le CGL. La vie tient parfois à peu de chose. Si j'avais su...

C'était il y a dix ans, et ce jour-là, c'était mon jour de chance.

Au CGL, j'avais retrouvé un vieux copain qui avait fait son coming-out récemment. Pendant que nous discutions, je regardais furtivement les quelques garçons présents dans la salle, je guettais à l'entrée les nouveaux arrivants.

C'est ainsi que je l'ai vu, dans l'encadrement de la porte.

C'est sans doute le jeu du soleil dans ses cheveux bruns ondulés, ou un reflet sur la monture de ses lunettes, mais pendant un instant, j'ai été frappé par sa ressemblance avec un garçon dont j'avais été secrètement amoureux quelques années auparavant. Puis le soleil s'est retiré. Finalement, le garçon qui venait d'entrer ne ressemblait guère au garçon que j'avais aimé. C'était un post-adolescent un peu pataud; le genre de garçon que j'aurais pu croiser dix fois dans la rue sans même le regarder. Sans cette illusion fugace, je m'en serais sans doute aussitôt désintéressé. Mais là, ce garçon solitaire m'intriguait.

Il venait de s'installer sur une table dans le fond de la pièce, à quelques mètres de celle où mon ami et moi-même étions en train de discuter.

Quand je l'ai regardé, il a répondu à mon regard par un sourire. Ça m'a donné des ailes. Alors j'ai fait un truc que je n'avais jamais fait avant, et que je n'ai jamais refait depuis: je me suis levé, j'ai quitté ma table, et je suis allé m'asseoir à la sienne. On s'est présenté l'un à l'autre, et on a commencé à discuter.

Il s'appelait Thomas. Il venait tout juste de décrocher son bac, il allait sur ses dix-huit ans. C'était un garçon timide qui parlait moins avec des mots qu'avec son sourire. Il n'avait jamais confié ses attirances à qui que ce soit, il n'avait jamais rien tenté. Cette escapade au CGL, c'était un véritable défi pour lui.

Pendant que nous discutions, les gens du MAG sont arrivés. Certains sont venus se joindre à nous. Comme Thomas était venu pour les rencontrer, j'avais un peu peur qu'il se détourne de moi. Aussi lui ai-je demandé s'il avait prévu quelque chose pour la soirée. Rien, me répondit-il, et toi? Je lui aurais bien proposé un restaurant, mais comme mon porte-monnaie était désespérément vide, je lui ai proposé de venir manger chez moi.

Un peu avant vingt heures, le CGL a commencé à fermer ses portes. Les gens du MAG sont partis en groupe à la recherche d'un restaurant. Quand ils ont proposé à Thomas de se joindre à eux, j'ai vraiment cru qu'il allait les suivre. Pourtant, il a poliment décliné l'invitation, en prétextant qu'il devait rentrer chez ses parents. Avais-je bien entendu?

Quand tout le monde est parti, je lui ai demandé s'il était toujours d'accord pour m'accompagner. Il en avait toujours l'intention. C'est ainsi que j'ai pris ma voiture, et que je l'ai emmené chez-moi. Pendant le trajet, il a gardé le silence, sans jamais cesser de répondre à chacun de mes regards par un sourire. Moi aussi j'étais un peu intimidé. Je ne cessais de me dire: « Alex, tu déconnes, il n'a pas encore dix-huit ans. Tu pourrais être son prof. »

Chez moi, nous nous sommes assis côte à côte sur le canapé. Moi, j'avais de plus en plus envie de lui, mais je ne savais pas comment m'y prendre. Lui me regardait avec son sourire toujours un peu timide. Comme je n'osais pas le toucher, j'ai préféré y aller avec des mots.

J'ai commencé par lui dire que j'avais une proposition à lui faire. Il m'a demandé: « Quelle genre de proposition? » Alors je lui ai répondu: « Est-ce que je peux t'embrasser? » Il aurait pu être gêné. Il aurait pu demander à partir. Au lieu de cela, il m'a répondu avec sa toute petite voix timide: « J'en ai très envie. »

Ce soir-là, nous n'avons pas eu le temps de manger.

Quand il m'a quitté pour rentrer chez lui, je me suis précipité au téléphone pour raconter mon aventure à mon copain du CGL. En même temps je n'étais pas très fier de moi. Je me rendais bien compte que je traitais ce garçon comme un mec supplémentaire à épingler sur mon tableau de chasse.

C'est sans doute pour ça qu'avant de le laisser partir, j'ai eu des remords, et je lui ai proposé qu'on se revoie. Pour ne pas le laisser tomber comme ça, après sa première fois. On s'est donc revu une deuxième fois. Puis une troisième. Et c'est ainsi que ce garçon est peu à peu entré dans ma vie. Jour après jour, avec sa façon de sourire bien à lui, il m'a apprivoisé. Et tout doucement, sans que je l'aie vraiment voulu, il a réussi à se faire une place dans mon coeur.

Cette histoire a duré cinq ans.

Il y a dix ans, j'étais dans une impasse dans ma vie. J'avais laissé tomber mes études, j'avais abandonné l'idée de faire de la recherche, je n'avais plus ni rêves ni avenir. Il y a dix ans, je n'avais pas encore vingt-cinq ans, et pourtant je croyais déjà que j'étais fini...

Jusqu'à cette journée de l'été 1996...

Grâce à son soutien, grâce à l'énergie qu'il m'a donnée, j'ai repris mes études. Je me suis réorienté, j'ai changé de métier. J'ai retrouvé mes rêves, certains sont même devenus réalité. Mon avenir est à nouveau devant moi, et j'espère loin devant.

Quand Thomas est parti, il ne m'a pas tout repris. Il m'a laissé son affection et sa complicité. Il m'a laissé son amitié. Et la plus belle chose qu'il m'ait été donné d'apprendre: la possibilité du dérenoncement.

05/07/2006

05/07/06 - 20:53

Pour qu'on en finisse...

... Allez les Portugais! Allez les Portugais! Allez!
Écrabouillez-nous donc tous ces crétins de schtroumpfs, histoire qu'on en finisse!

23h00: Et merde...

02/07/2006

02/07/06 - 03:07

Aimez-vous Brahms?

Ou le récit d'une nuit pleine d'inattendu

Jeudi soir, 20h30. Concert au grand amphi de la Sorbonne (je chante dans les choeurs). Au programme: Brahms, oeuvres pour choeur et orchestre. Dans le public: mon fan-club, composé ce soir de C., G. et V. Chouette concert, applaudissements nourris. C. en remet une louche à la fin, si bien que mes voisins de pupitre se demandent qui est l'hurluberlu qui clape si fort alors que le public est déjà en train de quitter la salle...

22h30. Place de la Sorbonne. Le pot qui devait se tenir là n'a finalement pas lieu; les troupes se sont dispersées un peu trop vite. C., G., V. et moi sommes attablés à la terrasse d'un café. Pour faire bonne figure, j'ai gardé ma tenue de pingouin: costard et noeud pap. Bières et bouteille de vin blanc. Ça y est, je suis déjà pompette.

Vers minuit. On va manger quelque chose dans un café quelque part. Je me rappelle vaguement avoir mangé une salade, et avoir bu. On va dans un magasin chercher des munitions. Bières, chips, vin blanc, cacahuètes. Je suis enthousiaste, même si j'ai un peu de mal à suivre.

Vers 2h00. On rentre sur le campus de la fac, en prétextant un concours d'info auprès du garde en faction. C. qui n'a pas sa carte d'accès (et pour cause) se fait passer pour un stagiaire à moi qui vient tout juste d'arriver. Heureusement, ma tenue (costard et noeud pap) atteste de mon professionnalisme... Une fois entrés, nous errons à la recherche d'un accès aux toits. Un accès qu'on ne trouvera pas.

Plus tard. On sort du campus et on s'installe sur les bords de Seine. Je me change dans un bosquet pour adopter une tenue plus appropriée. Lorsque je rejoins le groupe, celui-ci compte un membre de plus: L., martiniquais volubile et un peu loufoque. Un inconnu qui passait par là et qui s'est joint à la troupe. Sans doute happé par le charisme de C.

Encore plus tard. C. et G. sont en train d'écouter de la musique bretonne un peu plus loin. C. danse, G. essaie de s'y mettre. V. et moi sommes allongés côte-à-côte près des quais. L. se rapproche, et me demande très poliment s'il peut utiliser un oreiller pour sa tête. Ai-je bien compris? Je dis oui, et il s'allonge en posant sa tête sur mon ventre. On échange quelque mots, puis je pose négligeamment ma main sur son torse. Qui ne tente rien n'a rien.

4h30. Voyant que je suis occupé, mes compagnons s'éclipsent après s'être assurés que tout va bien pour moi. Fin de la soirée pour eux.

Un peu plus tard. Après avoir déjoué une attaque de hordes de fourmis, L. et moi passons la fin de la nuit dans les bras l'un de l'autre, dans un endroit pas franchement isolé (c'est difficile à trouver dans le coin) mais heureusement peu fréquenté... Un moment très agréable: le jour qui point tout doucement, la nature qui s'éveille, la sève qui monte dans les arbres, les bourgeons qui éclosent, tout ça, tout ça...

Lever du jour. L. et moi quittons notre tannière. L. s'en va taxer une clope auprès d'un petit groupe de jeunes (une fille et trois gars) qui sirotent tranquillement une bouteille de vodka au bord de la Seine. Je regarde le lever de soleil sur la Seine, puis je me joins au groupe. Quelques lampées de vodka, discussions sur le thème: Sarko = facho? On tombe sur un compromis: pas facho, mais sacrément réac. En apprenant que je bosse à la fac (L. a vendu la mèche), l'un des garçons passe illico au vouvoiement, un peu gêné. Il faut dire que je suis éméché, et passablement débraillé. (Oups!)

7h00. Il fait grand jour. Séparation de la troupe; chacun rentre chez soi. Je suis tout étonné que mon costard ait survécu à toutes ces péripéties, bien caché dans sa housse.

7h45. J'arrive chez moi, et je m'écroule.

14/06/2006

14/06/06 - 01:08

La toute dernière minute


Pour tout ce qui est administratif, j'ai l'habitude de tout faire à la dernière minute, ce qui m'a joué plusieurs fois des tours.

Mais ce soir, avec la déclaration des impôts en ligne, je crois avoir battu un de mes records:



12 secondes avant la date limite, qui dit mieux?

08/06/2006

08/06/06 - 03:40

Escapade à Vienne



Voilà. Je viens de rentrer de Vienne (*), où je suis allé rendre visite pendant trois jours à un garçon dont j'ai déjà eu l'occasion de parler ici. Que dire? Trois journées un peu en dehors du temps: pratiquement pas de tourisme – le temps ne s'y prêtait guère – mais des discussions qui s'étirent sur des soirées entières, de très jolis moments de tendresse. Il avait besoin de parler, de faire partager son univers; j'avais envie de l'écouter, de mieux le connaître. Se doute-t-il du cadeau qu'il me fait, à me faire découvrir la personnalité qu'il avait jusqu'ici cachée sous les traits du garçon un peu effacé?

Je suis bien conscient que dans cette histoire, j'ai davantage le rôle du confident intime que celui du petit copain. Il n'empêche: plus je découvre ce garçon, et plus je suis sous le charme...

(*) La vraie, voyons! celle qui est en Autriche, pas en Isère :-)

08/04/2006

08/04/06 - 01:35

Bouche-à-bouche

Ce soir, au O Fada en compagnie d'un copain GAïen. Il n'est pas dans son assiette: une plaie du coeur qui s'est rouverte. Crise d'affection, câlins: on finit par s'embrasser goulûment sur la banquette. (Moi je ne refuse jamais une urgence. Pompier du coeur, c'est ma vocation: j'ai pas le diplôme, mais c'est tout comme.)

— Et en plus ils mettent la langue.

Hein? Quoi? Non, je ne rêve pas: c'est bien la phrase que nos voisins viennent de prononcer dans notre dos. Je fais comme si je n'avais rien entendu, et je me laisse embrasser de plus belle.

— Respire! Respire!

Là, le doute n'est plus permis: c'est bien de nous dont ils parlent. Euh... mais vous savez que c'est très déstabilisant tout ça?

On essaie de continuer notre bouche-à-bouche, mais les commentaires reprennent de plus belle. Plus possible de nous concentrer... Finalement, je me redresse, je me retourne et leur adresse mon plus grand sourire. Mes voisins (grande inspiration bruyante):

— Vite! de l'oxygène!

Non, mais! Si même à pédélande on ne peut plus tranquilement se rouler des galoches sans que les voisins ne se mettent à faire leurs commentaires, je vous le demande: mais où va-t-on? (*)

(*) D'ailleurs, en dépit des sarcasmes du voisinage, le bouche-à-bouche s'est très bien passé et le noyé du coeur a refait surface. J'ai horreur qu'on mette en doute mon professionnalisme.

01/03/2006

01/03/06 - 02:13

L'expérimentation

Ça fait un peu plus de trois ans que je le connais. Nous chantons ensemble dans le même petit choeur, où nous nous retrouvons un dimanche par mois et une semaine tous les étés. Il a une très jolie voix de basse. Il est intelligent, plutôt mignon, un peu réservé. Mais comme il est jeune (21 ans), qu'il a l'air hétéro, je n'y ai jamais vraiment songé.

Pourtant, en juillet dernier au sortir d'une répétition, il s'est confié à moi d'une manière un peu inattendue. Devant un verre, il m'explique que ses fantasmes sexuels ne sont pas aussi orthodoxes que ce que j'aurais pu croire. Il n'a quasiment pas d'expérience: un plan avec une fille qui ne s'est pas très bien passé. Il est mal, il se cherche, il a envie d'avancer. De mon côté, j'écoute, je rassure. Je lui rappelle ces mots de Goethe: « Grise est la théorie, vert est l'arbre de la vie. » Bref, je joue mon rôle de pédé expérimenté, de tante consolatrice.

Et puis au mois de septembre, il part étudier à l'étranger. Depuis cette conversation un peu intime, on a gardé le contact. Nous avons échangé quelques mails.

Voilà qu'hier, il débarque à Paris à l'improviste. Il avait une semaine de vacances, il a pris le train. Il est ici pour faire la fête avec ses amis, il va squatter le copain de sa soeur pendant deux ou trois jours. Il m'appelle, on se donne rancard pour boire un verre.

On papote pendant des heures dans le café. Il me parle de sa nouvelle vie d'étudiant expatrié, de sa vie sociale, de ses voyages. Il m'explique qu'il commence enfin à se lâcher: les sorties, les boîtes, l'alcool. Tout, enfin presque... Il me parle aussi de ses inhibitions, de ses progrès pour les surmonter. Il me dit qu'il a hâte de revenir à Paris, pour pouvoir enfin commencer à « expérimenter ». (C'est un mot que je lui avais soufflé la fois précédente et dont il s'est emparé.) Il fait plaisir à voir. Je pense que c'est un garçon qui a beaucoup d'avenir, et je le lui dis.

Et puis tout à coup, ça s'emballe. Il sous-entend en rigolant qu'il aurait pu aussi squatter chez moi. Je lui réponds que je l'aurais volontiers accueilli, qu'il est le bienvenu. L'idée a l'air de le tenter, il fait à nouveau allusion à son besoin d'« expérimenter ». Ai-je bien compris? Je lui propose de passer la soirée chez moi, la nuit s'il le veut. Lui: Pourquoi pas? Moi: Chiche!

Nous voilà donc en route pour aller chez moi. J'ai le coeur qui s'emballe: ça va si vite, c'est tellement inattendu... En même temps, j'en ai très envie. Sur le chemin, je parle un peu avec lui pour m'assurer que le contrat est clair. Oui, me dit-il, en ajoutant à plusieurs reprises: « On n'a qu'une seule vie. » (Ça encore c'est une expression qu'il m'a piquée.) Je ne sais pas trop quoi dire, je bafouille beaucoup. Pour faire bonne figure, je lui propose de manger chez moi.

A peine arrivés dans mon appartement, nous nous sautons dessus. Dans notre précipitation, nous oublions même de fermer la porte. (Vu notre discrétion, c'est les voisins qui vont être contents!) Ce soir on ne prendra pas le temps de manger.

Il est reparti tôt ce matin. De mon côté je suis allé à la fac, pour m'assurer qu'elle est toujours bloquée. Par acquit de conscience, je me suis préparé à donner un cours dont je savais qu'il n'aurait pas lieu.

Cette histoire, j'y ai repensé toute la journée. C'est tellement beau un homme dont les sens s'éveillent. Ce soir encore je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Devant mon lit vide, je ne sais plus que faire: mes draps sont tout chamboulés, et mes oreillers ne savent plus où donner de la taie.

10/12/2005

10/12/05 - 17:58

Ma « wish-list » à moi

Quand j'étais petit, je souhaitais que le père Noël m'apporte des légos, plein de légos, des légos par fourgons entiers. Je voulais qu'il m'apporte tant de légos que je puisse me construire une chambre toute en légos, une chambre à moi, une forteresse inviolable dans laquelle j'aurais pu me réfugier; un centre de recherches caché au fin fond d'une grotte où j'aurais pu construire des voitures, des hélicoptères et des vaisseaux spatiaux; une base secrète en plastique sur la lune d'où j'aurais pu partir à la conquète du monde avant de reconstruire en légos l'univers tout entier.

Quand j'étais petit, je souhaitais que le père Noël m'apporte une petite soeur Delphine. Il a dû mal transmettre ma commande à la cigogne, car c'est un petit frère Aurélien dont elle m'a fait cadeau.

Quand j'étais petit, je souhaitais que le Père Noël m'apporte un ami. Un ami avec qui j'aurais pu jouer, un ami avec qui j'aurais pu faire mes devoirs, un ami avec qui j'aurais pu partager mon monde et mes rêves. Je souhaitais que le Père Noël m'apporte un ami pour me réchauffer, pour me rassurer dans le noir, un ami qui aurait séché mes larmes (surtout celles que je n'arrivais pas à verser), un ami à qui j'aurais pu tout dire sans prononcer le moindre mot.

Quand j'étais petit, je souhaitais que le père Noël apporte la paix sur le monde, ou du moins ce qu'il pouvait. Je rêvais qu'il détruise le mur de Berlin, qu'il fasse tomber le rideau de fer qui avait séparé ma mère de ses premières amours et qui l'avait fait tant pleurer. Je rêvais que le Père Noël libère Nelson Mandela de sa prison et qu'il mette fin à l'appartheid en Afrique du sud. Aujourd'hui, je lui suis extrêmement reconnaissant d'avoir à ce point exaucé mes souhaits.

Quand j'étais petit, je souhaitais que le Père Noël m'apporte ce que mes parents pouvaient bien lui payer. Car je savais que c'était mes parents qui choisissaient et achetaient les cadeaux, et j'avais compris que c'était eux aussi qui les déposaient en cachette sous le sapin. D'ailleurs le Père Noël n'aurait jamais pu entrer; chez nous il n'y avait pas de cheminée.

10/11/2005

10/11/05 - 23:37

La concurrence est rude


« Vous êtes du Nutella »


C'est ce que m'a déclaré cet après-midi une de mes étudiantes en plein TP.

Nico du Nico-Blog n'a qu'à bien se tenir!

10/11/05 - 01:02

Nausée du soir




PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé l'expulsion "sans délai" des étrangers en situation régulière ou irrégulière condamnés pour leur participation aux violences urbaines.

Cent vingt étrangers, pas tous en situation irrégulière, ont été condamnés à ce titre, a précisé le ministre de l'Intérieur lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

« J'ai demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière, qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont un titre de séjour », a-t-il poursuivi.

« Quand on a l'honneur d'avoir un titre de séjour, le moins que l'on puisse dire c'est que l'on n'a pas à se faire arrêter en train de provoquer des violences urbaines », a ajouté le ministre.

Près d'une trentaine d'associations et de partis politiques ont dénoncé mercredi la décision du ministre de l'Intérieur d'expulser les étrangers condamnés pour avoir participé aux violences urbaines.

[...]



À la lecture de cette dépêche, je me pose quelques questions, que je soumets à mes lecteurs.

  1. Nicolas Sarkozy est-il en train de chasser ouvertement sur les terres du Front National, ou c'est moi qui suis parano?

  2. Quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi la question de la nationalité et de la carte de séjour a un quelconque rapport avec les émeutes de ces derniers jours? (Parce que pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, la plupart des émeutiers sont sans doute aussi français que moi.)

  3. Sinon, quel intérêt y a-t-il à évoquer la question de la nationalité si ce n'est pour:

    1. jeter de l'huile sur le feu;

    2. emboîter le pas à Jean-Marie le Pen, qui a fait des déclarations à peine plus corsées il y a quelques jours.

  4. M. Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment l'intention de jouer les Paul von Hindenburg si d'aventure il était élu en 2007, où est-ce qu'il pense pouvoir faire tout seul le boulot du tristement célèbre chancelier que Hindenburg avait appelé?

  5. J'ai toujours tenu à me démarquer de ceux qui font inconsidérément l'amalgame entre la droite dure (Sarkozy, Pasqua, Villiers) et les fachos (du FN ou du MRP). Ce soir j'ai un peu plus de mal à faire la différence que d'habitude. Quelqu'un peut-il me l'expliquer?

  6. Il y a trois ans, j'ai décliné une offre d'emploi intéressante et bien payée à l'étranger, par attachement à mon pays natal. Vous pensez qu'il faut que je reconsidère mon choix à partir de 2007?

  7. Ce soir, en lisant les déclarations de Sarkozy, j'ai une sérieuse envie de dégueuler. Personne n'a une bassine à me prêter?

01/11/2005

01/11/05 - 17:24

Jour des morts

En ce jour des morts, j'ai tenu moi aussi à rendre hommage à nos regrettés disparus.

27/10/2005

27/10/05 - 03:10

Je n'aime pas dire du mal des gens, mais...


LUI: je suis exténué

MOI: Hum. Tu serais pas (encore) en train de travailler comme un fou, des fois?

LUI: touché

MOI: Tu sais pourtant que ce n'est pas bon pour la santé? (La preuve c'est que ça fatigue...) Note que moi, c'est pas terrible non plus!

LUI: mon opium

MOI: Bah ça dépend! Le travail, c'est bien quand on n'est pas trop isolé... Mais fais gaffe quand même: tu n'as qu'une vie, tu sais?

LUI: justement, je fais ce qui me plaît, j'irais faire la folle en boîte pendant une autre vie

MOI: Hihi! Mais tu sais que tu peux faire la folle en boîte pendant cette vie-ci?

LUI: brrr c'est comme ces gens qui mangent des cacahuètes en cornet dans la rue? impossible et ces autres qui s'enferment dans des salles puant l'humain, la transpiration, ces salles de cinémas

MOI: Hum... ne virerais-tu pas misanthrope?

LUI: juste le commun, pas tout l'humanité

MOI: Mais l'humanité, c'est 90% le commun! Et d'ailleurs, comment sais-tu que les gens communs sont communs? :-)

LUI: ils ne regardent plus les étoiles, ne volent plus en rêve et s'abîme dans un combat ordinaire

MOI: C'est pas bien de projeter ses propres angoisses sur ses congénères :-)

LUI: t'es amusant en rhétorique, toi? tu t'impliques dans la conversation ou on baise ?

MOI: CLORE LA CONVERSATION

13/10/2005

13/10/05 - 00:19

Fête de la Science

Cette semaine, c'est la Fête de la Science.

Pour une fois qu'on sort de nos labos, pensez à venir nous voir!

10/10/2005

10/10/05 - 02:20

Le Scoop de Snoop

Il paraîtrait, selon ce canidé, que je l'ai importuné au cours de la soirée qu'il animait il y a peu. Dans un état d'hébriété plus qu'avancé, je lui aurais demandé de passer du U2, en insistant lourdement. Je lui aurais même dit: « Vous êtes en train de plomber la soirée, là ». Suite à mes demandes réitérées et infructueuses, je me serais affalé sur le plexiglas de la cabine du DJ en fermant les yeux un bon moment, avant de m'en aller.

Effectivement, je l'avoue, j'ai bien assisté à cette soirée. À cela j'ai une bonne excuse: dans la mesure où j'ai nettement dépassé la trentaine, je ne me sentais pas visé par l'incitation à l'homicide. Je pensais que je ne risquais rien...

Mais voilà, il y a un os, car je ne me souviens absolument pas de cet incident!

Étais-je tellement bourré que j'ai eu un trou de mémoire, ainsi que me l'a suggéré le cerbère de la soirée? Rien n'est moins sûr...

Car il se trouve que je ne connais rien à U2! Je ne serais capable de donner le titre ni de chanter l'air d'aucune des chansons du groupe! Musicalement, je suis exclusivement classique, et en ce qui concerne la musique-pop (au sens le plus large du terme), ma culture est quasi-inexistante. De ma vie, je ne me suis jamais adressé à un DJ dans l'exercice de ses fonctions! J'aurais eu trop peur d'avoir l'air bête en étalant mon ignorance...

Quant à ma consommation d'alcool, elle s'est résumée dans toute la soirée (et même dans toute la semaine qui a précédé) à deux rhums-coca pris à 1h30 d'intervalle. J'ai sans doute été un peu éméché, mais pas plus. D'ailleurs, j'ai un bon souvenir de cette soirée, que je me rappelle très bien avoir quittée vers 4h00, un peu fatigué à force de m'être trémoussé.

Six heures plus tard je me levais pour prendre le train avant d'enchaîner une répétition et un concert.

Cependant, le plus fidèle compagnon d'Abdel Kader semble sûr de son fait. Il dit m'avoir reconnu, et la description qu'il fait de moi semble concordante. (Un garçon qui sourit en permanence avec un air un peu idiot, c'est tout moi, ça!) Je n'ai pas l'habitude de mettre en doute aussi facilement la parole de quelqu'un, fût-il un chien à qui je n'ai pas eu l'honneur d'être présenté. (C'est que je suis bien dressé, moi.) De plus, je suis tout à fait d'accord avec cet animal que le comportement rapporté est de la dernière vulgarité. Je frissonne rien qu'à l'idée d'y être associé.

D'où cette question qui me taraude...

Serais-je le Dr Jekyll d'un Mr Hyde que j'ignore?

Vite! À moi, mes témoins de moralité!

Sauvez-moi de l'opprobe ou bien enfermez-moi si le chien dit vrai!

30/09/2005

30/09/05 - 11:32

Ça y est, je l'ai fait! ...

... j'ai mis des photos sur mon portrait.

Jusqu'où ira le dévergondage?