Au lecteur,
C'est ici un blog de bonne foi, Lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin que domestique et privée : je n'y ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont pas capable d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont eue de moi. Si c'eut été pour rechercher la faveur du monde, je me fusses paré de beautés empruntées. Je veux qu'on m'y voit en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans étude et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naturelle, autant que la révérence publique me l'a permis. Ainsi Lecteur, je suis moi-même la matière de mon blog : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc.
De Paris, ce 24. de novembre. 2003
J'écoute : de l'opéra évidemment Je regarde : mon écran .. LOL heu parfois mon collègue de boulot Je lis : Les Chroniques se San Francisco d'Armistead Maupin Je joue : avec mon ... Je mange : trop mal selon mon nutritioniste Je bois : de tout et meme du .. hummm Je cite : les autres Je pense : peu Je rêve : toujours (mis à jour mercredi 25 juin 2008 à 00:23)
Pour ne pas perdre le rythme, je vais donc raconter mes deux soirées d'hier et de ce soir, qui pour avoir usées de moyen financiers différents en ont paradoxalement atteint des résultats inverses...
Hier donc, j'assistais à la cité de la musique à une mise en chorégraphie par Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola des éléments de Jean-Ferry Rebel et des quatre saisons de Vivaldi dont on peut voir un exemple sur le site de la cité de la musique ici.
Que dire à part : grandiose !!! J'ai adoré, c'était beau, poétique, rêveur, et naïf (dans le sens le plus noble du terme). Un belle prestation tant du danseur chorégraphe que des instrumentistes de l'akademie fur alte musik qui étaient également bien mis à contribution !
Bref, un grand moment d'art total, on était presque à l'opéra (n'étaient les paroles qui manquaient)
Le spectacle de soir était à l'opposé absolu ! Il s'agissait de la première d'Armide de Lully ! Gros machin, donc gros interprètes et gros public ministres en tête et soi-disant star du petit écran (qui n'ont pas toutes supporté l'entr'acte et ont disparue entre temps...) .. Il ne nous manquait plus que louis XIV et on n'était au complet (on pouvait s'y attendre, le petit ne s'intéressant pas autant aux choses de l'art que le grand)
Donc pour interpréter le gros machin, nous avions dans les gros interprètes rien de moins que les arts florissants dans une forme magistrale !! et Paul Agnew et Stéphanie d'Oustrac, et puis ... Robert Carsen à la mise en scène.
Bon, je ne m'étendrai pas sur l'interprétation vocale et musicale, c'était une perfection que j'avais rarement entendue. Autant le Thésée de Lully m'avait ennuyé ferme et limite endormi, autant là, c'était toujours bien (pas forcément palpitant non plus, mais je n'ai presque pas fermé les yeux).
Le problème c'est .... la mise en scène. Je cracherai pas dessus, car au global c'était pas "trop" mal, c'est juste que Robert Carsen a fait du ... Robert Carsen avec tout ce que je lui déteste (et que j'avais déjà détesté dans ses boréades et -- dans une moindre mesure -- dans son Alcina) : quasi inexistence de décors, costumes pas beaux, et couleur monochrome (après le blanc et noir des boréades on est passé à la couleur : gris et rouge...), les lumières rarement bien utilisées et les chorégraphies .. bof
Alors je sais qu'on critique souvent Laurent Pelly en disant qu'il ne sait faire QUE du Laurent Pelly, mais là, à mon gout, c'est pas si grave, car c'est toujours bien (même si parfois un peu rabaché, je reconnais que d'avoir vu 4 opéras d'offenbach différents par lui, on a l'impression de voir un peu toujours la même chose, c'est vrai).
Le problème avec Robert Carsen, c'est que ça pourrait être bien, y a de bonnes idées, des choses plaisantes (comme le début de l'acte 4 avec les chevaliers qui parcourent la salle ou l'épanadiplose qui était bien vue), mais la monotonie des costumes et des couleurs m'a enlevé tout plaisir...
Je passe sur le fait que l'équipe de mise en scène s'est copieusement faite huer à la fin (comme on pouvait s'y attendre), alors que la globalité du spectacle avait bien plu néanmoins...
Or donc, me voici rentré de ma petite escapade milanaise...
En fait, à l'origine du pourquoi le choix de milan, il y a une double raison : 1-la compagnie Ryanair faisait une promo pour 1centime le vol, 2- Milan est à l'italie ce que Paris est à la france en matière gay (ou cologne/berlin à l'allemagne, etc...) : la capitale.
J'avais une vague idée que Milan n'était pas la plus belle ville d'italie vue ce qu'en racontait le Président De Brosse dans ses lettres d'italie, mais bon, qu'à cela ne tienne, c'étaient tout autant les milanais que nous allions visiter avec S. et Seb2 que la ville elle-même, donc pas grave...
Départ donc le 2 octobre par le vol de 8H25 à Beauvais (que ryanair appelle évidemment, aéroport de paris pour ne pas faire peur aux touristes), donc sur place à 7H15, et donc vu les 1H15 de trajet en bus depuis la porte maillot départ à 6H donc (levé à 4H30 pour le métro de 5H35 à Nation ..)
Nous arrivâmes comme prévu à 11H (avec une heure de transport depuis Bergame, pudiquement nommé là aussi aéroport de Milan), à la gare centrale de Milan. Par chance (et sans le savoir), nous avions réservé un hotel à 10 min à pied de là, et finalement assez proche des lieux gays.
Mais après avoir déposé nos sacs à dos dans notre chambre, à tout seigneur tout honneur, la première visite a été donnée au "Duomo" (et pas aux deux homos), i.e., la cathédrale de Milan :
Je m'attendais à quelque chose d'imposant, d'una cosa più stupenda, più meravigliosa, j'ai pas été déçu, c'est effectivement, extraordinaire, imposant, et superbe. L'intérieur ne l'est pas moins avec sa chapelle décorée de peintures et ses orgues :
Après cette visite, nous sommes allés à la Pinacotèque Saint Ambroise (ne me demandez pas qui Cotèque, je n'ai pas eu l'heur de le rencontrer), et comme toujours dans ce genre d'endroit, on ne photographie pas à l'intérieur, donc nous n'aurons gardé comme souvenir que la photo de la cour intérieur, et une photo volée à l'arrache à l'intérieur du batiment.
On a pu voir dans ce musée notamment des reproductions des pages du Codex Atlanticus de Léonard de Vinci où il décrit ses inventions les plus connues et ses expérimentations sur les formes et les structures de base de l'art... Je n'avais jamais rien vu d'écrit de la main même de Léonard de Vinci avant ce jour ...
Après ça, nous avons tournés un peu pour reprendre le cour Victor-Emmanuel II (qui est un passage couvert de boutiques) :
qui aboutit sur la place du Duomo par un arc de triomphe :
Le lendemain, nous avons commencé par le Castelo Sforzesco (je n'ai pas osé traîner tout le monde dans le musée du chateau, il y avait pourtant des sculptures de michel-ange à admirer d'après ce que j'avais compris ...
Nous avons ensuite déambulé dans le parc qui s'ouvre derrière, jusqu'à croiser la statue de Napoleon III :
Après un repas dans un restaurant que J. m'avait plus que chaudement recommandé : La Briciola, resto très VIP, pas donné (le tiramisù à 12€), mais furieusement bon !!! nous sommes allés visiter la Pinacotèque de Brera, autre grand haut lieu de la culture Milanaise. C'est la première galerie créée et ouverte non pas à partir d'une collection privée exitante (comme pour la précédente), mais sur les ordres de Napoleon I, pour permettre aux étudiants de découvrir les styles de peinture, leurs évolution, l'histoire de l'art, etc ... C'est comme ça qu'on retrouve une statue de lui dans la cour intérieur sous la forme de Mars Pacificateur :
Pendant 2 bonnes heures de visite nous avons pu voit notamment des tableaux de Raphaël, Tintoret, Titien, Veronese.... terrible tout ça !! Mais pas de Canaletto comme je l'aurais souhaité :(
Vers 16H, Seb2 qui n'avait pas voulu visiter le musée avec nous, nous envoie un sms pour nous dire qu'un ami à lui, recommandait que l'on teste le sauna "numero 1" de Milan le vendredi et/ou samedi dès 17H... Ni une ni deux, nous sommes passés de la fin au début du mot culture... Direction le Royal Hammam.
Que dire sur notre passage dans ce sauna cette soirée là ? pas grand chose à part : "personne, moche et pas baisable"... Par contre, le sauna nous a fait aussi bonne impression que sur les photos, propre, beau, bien fait, jaccuzzi, piscine, hammam, merveilleux !! Notre seul espoir restera d'y aller le dimanche comme nous savions que ça serait probablement très bien!!
Le samedi, direction le lac majeur et particulièrement les iles borromées ! Après une petite heure de train à côté d'une bombasse, un pur minet choupinou de 22 ans à peine mais beau comme un ange ... Nous sommes arrivés à Stresa. Je savais qu'il fallait absolument visiter le palais Borromée et les jardins sur l'ile Isola Bella... nous avons donc cherchés une navette pour nous y rendre :
Le palais a été magnifique à visiter !! Vraiment à ne pas manquer avec des pièces extraordinaires, et quelques objets formidables comme cette commode en pierre polie (et notamment mes préférées : des lapis lazulis) et cette tables en micro mosaïques :
Il nous a bien fallu 2H pour tout visiter, car le clou du spectacle c'était bien les jardins en terrasse :
De retour en soirée, S. et moi avions décidé d'aller visiter un autre sauna (pour voir si l'eau était plus bleue ailleurs), sauf qu'en arrivant, quelle ne fut pas notre déception d'apprendre que la plupart des établissements sont "des clubs privés" pour lesquels il faut une carte d'abonné qui coute 20€ à obtenir en plus de quoi il fallait payer les 15€ d'entrée du sauna ... 35€ pour 2heures de sauna ? c'était un peu abusé, nous sommes partis, mais en visitant les divers sites web de Milan nous nous sommes aperçus qu'ils pratiquaient presque tous la même politique, sauf le fameux royal hammam qui permet à des gens "simples" de prendre une entrée normale comme nous les connaissons en France ... Il y avait peut-être d'autres établissements qui faisaient la même chose, mais on n'était plus assez motivé pour tous les essayer. Donc repos, avant d'entammer la journée CULturelle : le dimanche !!
On nous avait conseillé d'aller au sauna sur les 4H du matin le dimanche, en after de boite pour récupérer toute la folle jeunesse milanaise au sauna ... Nous n'avons pas été aussi hardi, alors nous nous sommes contentés d'y aller qu'à 10H, car s'ils y arrivaient à 4H, ils n'en partaient pas avant 20H d'après nos informateurs ...
Mais belle déception en arrivant devant la grille du hammam qui depuis début mai ferme à 4H et ne rouvre pas avant 12H ... On nous aurait menti ?? :):)
Nous avons donc eu le temps de refaire un tour en ville pour visiter quelques églises en pleine cérémonie comme l'église Saint Ambroise :
Eglise du IXe siècle, où nous avons dû attendre la fin de la messe (aussi chiant en italien qu'en français), pour aller admirer le maitre hotel en or et pierres précieuses :
Comme cela ne nous suffisait pas, nous sommes allés sur le lieu de notre plus grande déception dans notre visite milanaise : Santa Maria Delle Grazie :
En effet, c'est dans le réfectoire du couvent que Léonard de Vinci a peint la fameuse Cène ! Sauf qu'il faut réserver des mois à l'avance sur internet pour être sûr d'avoir une place pour la visite (qui ne s'effectue que par groupe de 25 toutes les 15 min)... Nous n'avions donc même pas essayé d'aller voir le premier jour s'il était possible d'entrer quand même, ce n'est que le dernier jour où nous nous sommes entendu dire : "revenez peut-être demain, il y aura peut-être de la place pour après demain" ... arg !!! on aurait peut-être pu aller voir cette oeuvre.
Nous sommes alors reparti vers le centre où j'ai eu le flair d'entrer dans un monastère (en pleine cérémonie encore), pour y trouver une église superbe recouverte de peintures ...
Alors que dire de la ville de milan en général ? Simplement deux choses : les intérieurs des immeubles sont souvent très beaux :
La grande majorité des batiments et façades extérieurs (quand ils ne sont pas des années 50 reconstruits en béton après la guerre) sont tout simplement "MOCHE" ! Sans compter les caténaires des tramways qui résillent le ciel, achevé au final par la mocheté des tramways eux-même très dans le style soviétique époque pré-tchernobyl :
Nous avons au final abouti au sauna vers 13H30... et là, le miracle tant attendu s'est enfin produit : plein comme un oeuf, par une belle après midi d'octobre (le sauna est ouvert sur l'extérieur et on peut s'allonger sur des transats pour profiter du beau temps), avec de merveilleux beaux garçons : les purs descendant de César et d'Octave (octave pour la beauté et césar pour la passivité).
En effet, je m'attendais à voir du macho en veux-tu en voila, tout poilu "alla" Aldo Maccione, et ben non ... on est tombé sur un bel étalage de salopes milanaises très ... demandeuses. Je savais que c'était la spécialité locale, mais à ce point ... quel délice !
Et ben voila, ç'en est fait ... J'ai définitivement quitté ma boite ... (pas si définitivement que ça en fait, je n'ai pas encore mon solde de tout compte, mais ça va venir)
J'aurai réussi (comme la précédente fois) à ne pas faire l'intégralité de mon préavis de départ. Je ne sais pas ce qu'à pu imaginer mon (désormais ex-) chef sur le fait que je parte plus tôt. Il espérait sûrement que plus tôt je commencerais dans ma nouvelle boite, plus tôt je pourrais faire du "lobying" et lui obtenir des contrats ? Si c'est ça, je me gausse d'avoir réussi à jouer sur sa cupidité (et son imbécillité, car je lui ai répété plus d'une fois que là où je serai, je n'aurai aucun pouvoir : pas plus d'avantage que de nuisance...)
Quand j'ai dit à mon chef que j'embauchais que le 3 nouvembre, j'ai senti comme un coup de : "oh putain, je me suis fait avoir, je pensais qu'il était pressé de démarrer là bas". Ben non, loupé, j'étais surtout pressé de prendre un bon mois de congés.
D'ailleurs, (pour prouver qu'il n'est pas bien dans sa tête et que c'est un fourbe machiavellique -- était-il encore besoin de le prouver ? --) il m'a dit : "tiens, au fait, j'ai discuté avec un gars qui part justement de ta future boite, il m'a raconté comment ça se passait là bas, tu vas remplacer un gars là bas, et ... c'est pas super à priori" ...
Je lui ai répondu d'un ton détaché et complètement neutre : "ah ... étrange, on m'a dit que le poste avait juste été créé et qu'il fallait simplement le pourvoir" ... j'ai pas insisté, mais franchement, écouter les allégations d'une seule personne qui déblatère sa boite (hormis déjà le fait que ce gus balance comme ça en cherchant du boulot, ça me laisse imaginer le peu de valeur que peut avoir cette personne), et c'est oublier combien moi je pourrais également en dire sur son compte et donner une belle image et réputation de ma (désormais ex-) boite... Chose évidemment dont je me suis bien retenu, ça ne fait pas avancer la recherche d'emploi, et ça diminue plus la personne qui jette cette opprobre bien inutile qu'autre chose...
Car il serait ridicule de croire que la boite que j'intègre désormais est le paradis, pas plus que de croire que celle que je quitte l'était. Le paradis n'est pas sur terre, et croire l'inverse c'est faire preuve au mieux d'une grande naïveté, au pire d'une grosse imbécillité intellectuelle. Seulement, j'ai peur que mon ex-chef croit qu'il bosse au paradis : il est peut-être naïf ... ou pas...
Quoi qu'il en soit, tout ceci est désormais bien loin, et ces petitesses avec...
Donc au programme de mes vacances : 5 jours à Milan à partir de demain puis retour à paris pour 3 jours, et redécollage cette fois ci pour les USA ...
là bas ça sera : Columbus (Ohio) chez mon cher ami Ben, puis Chicago (peut-être) -- peut-être n'est pas un état ..-- ou Torronto ? à voir... et enfin, San francisco jusqu'au 23 octobre.
Voila déjà deux semaines que j'aurais dû parler de ce WE imprévu avec S. Nous avions loué une voiture, fait quelques courses en suède le samedi, puis le dimanche, à nouveau une balade.
Nous n'avions pas vraiment décidé d'où nous irions initialement, mais sur la route, je dis : "et si on allait à Chartres ?" ...
1H30 après, nous étions donc arrivé à destination. But de la visite : la cathédrale pour moi, car j'y savais présent encore l'un des derniers labyrinthes en France.
Nous y sommes arrivés à vers 17H45 comme on le voit sur la photo :
C'était l'heure idéale pour voir les vitraux ouest de la cathédrale. Juste que ça ne donne rien en photo malheureusement...
Alors si le portail principal était en travaux :
Le portail Est, lui était encore bien visible :
Alors, enfin, j'ai pu voir à l'intérieur ce fameux labyrinthe :
Mais j'ai vu également la clôture du choeur, avec des sculptures merveilleuses :
Nous sommes alors reparti vers 20H de Chartres. Je m'étais dit qu'il nous faudrait donc 1H30 pour revenir sur Paris, ça nous laissait le temps de rendre la voiture pour 23H au plus tard ... c'était sans compter les super bouchons de retour sur paris... on a rendu la voiture à 22H45 :):) ouf :)
Allez, c'est reparti, je vais essayer de reprendre une régularité minimale sur ce blog, notamment en racontant mes soirées de concert. Attendu que raconter mes soirées de sexe risque d'être assez rare pour deux raisons : 1- mes soirées sont rares car très occupées, 2- je suis blasé (ce qui fait que je n'ai rien à raconter de "nouveau".
Or donc, hier soir j'étais à mon premier concert de la saison 2008-2009 (ça commence bien, j'avais failli l'oublier celui là) : oeuvres de l'année 1798 : La marseillaise de Gossec, Symphonie concertante de Davaux, double concerto pour clavecin et piano forte de CPE Bach et Concerto pour piano 23 de Mozart, le tout par Andreas Staier et Concerto Köln.
Alors que dire ? : la marseillaise c'était très bien (chanté ça aurait été mieux), Davaux c'était pas mal avec les deux violons solo du Concerto Koln fort applaudis, et les concertos de Bach et Mozart très bien joué.
Mais le top de l'archi top, ça a été le petit bis à la fin de la première partie entre Andreas Staier et Christine Schornsheim... d'une beauté absolue ! je n'ai pas su ce qu'ils avaient joué, mais c'était magnifique, avec le clavecin qui faisait la basse continue et le piano forte la mélodie.
Bon après, il faudra que je fasse un article sur notre WE à Chartres avec S. et nos vacances à Nice ..
Voici donc enfin mon planning de l'année 2008-2009 des concerts qui m'intéressent et que je vais voir à paris cette saison :) Alors j'en ai laissé deux rayés car ils sont intéressants juste qu'ils se chevauchent pour moi, donc je n'irai pas, c'est juste pour mémoire.
Update 09/09/08 : Ajout du programme salle gaveau et théatre de poissy
19/09/08Cité Musique : Concerto Koln : oeuvres de Gossec, Davaux, CPE Bach et Mozart
07/10/08Cité Musique : Akademie für alte Musik : Les éléments de Rebel, Les 4 saisons de Vivaldi
8/10/08TCE : Les arts florissants : Armide de Lully
17/10/08Poissy : Orchestra of the age of enlightenment : Elias de Mendelssohn
24/10/08TCE : Le cercle de l'harmonie : Orphée et Eurydice de Gluck
27/10/08Pleyel : Anima Eterna : Symphonies 1 et 9 de Beethoven
05/11/08TCE : Récital Angelina Kirchschlager, Simon Keenlyside / Les musiciens du louvre : airs d'opérette de Kalman, Lehar, Strauss, Suppé
12/11/08TCE : Ensemble Matheus : Così fan tutte de Mozart
18/11/08Poissy : Il Complesso Barocco : Ezio de Gluck
23/11/08TCE : Orchestre de l'Opéra National de Lyon : Anna Bolena de Donizetti (je vends ma place prix coutant, si qqun est intéressé...)
29/11/08Pleyel : Freiburger Barockorchester : Idomeneo de Mozart 29/11/08TCE : Orchestre des champs élysées : La création de Haydn (en conflit avec un opéra de Mozart à Pleyel)
09/12/08Pleyel : Récital Joyce DiDonato / Les talens lyriques : Airs de fureur de Haendel
19/12/08Gaveau : Récital Patricia Petibon / Concerto Köln : airs de Gluck, Haydn et Mozart
20/12/08Cité Musique : Récital Anna-Maria Panzarella / Le Concert spirituel : oeuvres de Lully/Quinault
21/12/08Favart : Les Arts Florrisants : Zampa de Hérold
22/12/08TCE : Orchestra of the age of Enlightenment : Symphonie 3 et 4 de Schumann
06/01/09Cité Musique : Opera Fuoco : Orpheus de Telemann
17/01/09TCE : Il Complesso Barocco : Tolomeo ed Alessandro de Domenico Salieri 17/01/09Cité Musique : New London Consort : Don Quixote de Purcell et Eccles (collision avec un opéra Domenico Scarlatti au TCE)
20/01/09Pleyel : Les musiciens du Louvre : Hommage à Sainte cécile (purcell, haendel, haydn)
25/01/09Chatelet : Ensemble Matheus : Vêpres à la vierge de Monteverdi
27/01/09TCE : Europa Galante : Ercole su'l Termodonte de Vivaldi 27/01/09Pleyel : Le concert Spirituel : Requiem de Mozart / Te Deum de Philidor (en conflit avec un opéra de Vivaldi au TCE)
31/01/09Favart : Il Giardino Armonico : Fra Diavolo de Auber
12/02/09Poissy : Orchestra of the Age of Enlightenment : Il ritorno di Tobia de Haydn
25/02/09TCE : Les Musiciens du Louvre : Les noces de Figaro de Mozart
03/03/09Cité Musique : Concerto Köln : oeuvres de Vivaldi, JS Bach, Mendelssohn
04/03/09Gaveau : Récital Max-Emmanuel Cencic / I Barrochisti : Airs de Faramondo de Haendel et Vivaldi
06/03/09TCE : Le cercle de l'Harmonie : Requiem, ouverture de la flute enchantée et concerto pour clarinette de mozart
21/03/09TCE : Récital Diana Damrau / Le Cercle de l'Harmonie : oeuvres de Mozart
25/03/09Favart : Les Talens Lyriques : Zoroastre de Rameau
31/03/09Favart : Récital Anders J. Dahlin / Les Talens Lyriques : oeuvres de Rameau
04/04/09Chatelet : Les musiciens du Louvre : Die Feen de Wagner
27/04/08TCE : Les siècles : Altre Stelle (Rameau, gluck, berlioz) (Je ne suis pas sûr d'y aller, on verra si je mets mes places en vente ou pas)
05/05/09Pleyel : Récital Rolando Vilazon / Gabrieli consort and players : Airs d'opéras de Haendel
14/05/09Cité Musique : Académie européenne baroque d'Ambronay : Les troqueurs de Dauvergne
20/05/09TCE : Concerto Köln : Athalia de Haendel
11/06/09TCE : Venice Baroque Orchestra : Juditha Triumphans de Vivaldi
11/06/09TCE : Les Talens Lyriques : Les saisons de Haydn
12/06/09Pleyel : Le concert des nations : Vêpres à la vierge de Monteverdi
16/06/09Pleyel : Gabrieli Consort & Players : Jephta de Haendel
22/06/09Favart : Orchestre révolutionnaire et Romantique : Carmen de Bizet
Bon, finalement j'ai mythoné grave !! Je me suis monté une histoire pas possible, j'en ai tremblé toute la journée au boulot au point de ne pas arriver à me concentrer sur rien ... j'ai reçu plusieurs SMS de la part de S. qui m'ont totalement convaincu : je suis trop vite affolé pour un rien ...
Enfin, c'est pas un rien non plus, il est clairement stressé et énervé par le nouvel objectif qu'il s'est fixé, il était sur les nerfs, il a donc besoin simplement de repos ... J'avoue que moi-même hier, j'étais un peu sur les nerfs aussi, donc ça a fait clash ...
mais j'ai reçu un dernier sms qui m'a définitivement calmé : une grande confirmation qui venait du fond du coeur
Je ne comprends pas qu'il faille se retrouver systématiquement dans des états tels que celui dans lequel je me retrouve en ce moment ...
Je parle des états de l'âme (et de la mienne en particulier en ce moment).
J'ai rencontré il y a bien plus de 5 ans maintenant S.
Je pense a posteriori pouvoir dire que ça a été le coup de foudre (de mon côté en tout cas) dès la première rencontre : on s'est entendu au premier rendez-vous mieux que je ne pouvais l'espérer.
La relation a été par à-coups pendant les 3 premières années, pour pas dire même avec une pause entre temps ... J'étais plus que mal à ce moment là de ces va-et-viens, mon blog en a fait les frais (je relis certains articles et j'arrive très bien à retrouver les sentiments que j'avais eus à cette époque là)
Puis, miraculeusement, les choses ont évoluée, d'abord en septembre-octobre 2006 où nous sommes partis à Barcelone, un premier rapprochement a eu lieu. Puis en mai 2007 nous avons fait une croisière en mer égée, et les choses ont changé entre nous. On s'est vraiment rapproché (dans tous les sens du terme). Depuis, nous sortons beaucoup plus ensemble, voyage, resto, et même le sport où il s'est inscrit dans la même salle que moi.
Tout récemment, début août nous sommes partis à Nice avec Seb2 et son copain... Bon, même si ça a été assez tendu niveau sentiments et émotions parfois, ça s'est quand même plutôt bien passé globalement (article avec photos à venir)
J'ai même été très clair sur ce que je ressentais pour lui : je l'aime !
Je ne peux pas trouver d'autre mot, c'est peut-être pas le plus adapté mais c'est le seul qui me vient à l'esprit pour dire quand une personne me rend heureux au delà du concevable juste par sa présence, le fait que je suis malheureux et seul quand il n'est pas là ou que je n'ai pas pu lui parler pendant une journée, etc etc ...
Sous la pression de mes questions il m'a dit que lui aussi m'aimait.
Alors je sais qu'il est exaspéré par mon comportement principal qui est de me pâmer dès que passe un petit minet devant moi, qu'il n'aime pas non plus mon caractère changeant qui passe du grand sourire aux larmes pour une broutille (c'est sûr que j'ai pas un caractère facile, je sais le reconnaître moi-même).
Mais j'ai toujours été là pour lui, le soutenir quand ça n'allait pas, l'aider du mieux que je pouvais et que je pensais, etc... Je me dis que du fait qu'on se voit souvent, qu'on passe énormément de temps ensemble, qu'il m'apprécie, mais ce qui s'est passé hier soir a été plutôt une expérience bizarre.
Hier donc, (justement en arrivant au sport) j'ai été reçu avec une douche froide de sentiment : pas de bonjour dans les vestiaires (je lui demandais pas qu'il me roule un patin ni même m'embrasser, juste un gentil bonjour), assez tendu pendant le début de mon cardio, et puis à un moment, je ne sais pas ce que j'ai pu dire qui l'a froissé, il s'est levé, est parti aux toilettes, quand il en est ressorti il m'est passé devant comme si je n'existais pas, et est revenu faire du cardio, visage fermé... J'étais complètement déboussolé, je ne comprenais pas du tout ce que j'ai pu faire ou dire qui n'allait pas.
J'ai senti comme si le ciel s'était abattu sur ma tête.
Du coup, comme je ne concevais pas vraiment de faire du sport tout seul dans mon coin, et que ça m'énervait un peu de me faire ignorer ainsi, et n'ayant aucune explication ni reproche de sa part, je suis parti et suis rentré chez moi.
Depuis évidemment aucune nouvelle, pas de contact, malgré un sms de ma part où je lui dis que je suis triste mais que je l'aime toujours évidemment .... rien ...
Je ne peux pas croire que j'ai dit quelque chose de si méchant que ça brise toute cette relation, je suis assez anxieux de nature car je ne suis jamais sûr de ses sentiments et j'ai extrèmement peur de le perdre, sans lui, j'ai plus rien dans la vie, il est tout ce que je veux et tout ce que j'aime. J'essaie de tout faire pour être gentil, à l'écoute, compréhensif, de le divertir, etc ... mais je dois échouer quelque part à priori.
J'imagine bien qu'il est stressé en ce moment par son travail et le nouvel objectif qu'il s'est fixé, mais tout de même, de là à mettre en péril et casser toute une relation je ne pense pas ... (enfin, j'espère pas).
Je veux bien croire que c'est moi qui me suis mis tout seul dans cette situation, mais je ne m'en sortirai pas tout seul.
Pour le coup, je peux resservir le début du grand motet de Mondonville : De profundis. Je l'avais déjà posté il fut un temps, le revoici.
Me revoici enfin de retour sur internet depuis le début de mes vacances ...
Pourquoi tant de temps ? d'abord parce que je suis parti le 29 juillet pour Marseille puis Nice, et seulement rentré à paris le 16 aout.
Le problème c'est que revenu au boulot le 18, on m'a positionné sur une mission (de seulement 3 jours certes), à Niort sans m'en parler et sans me dire quoi que ce soit ... J'ai pas vraiment apprécié, mais bon, c'est la vie aussi.
En fait, le gros problème, c'est qu'entre temps, mon portable a été noyé dans la mer pendant mes vacances :'( ... En effet, nous étions à la plage gay de Eze, avec les affaires au milieu de la plage (elle n'est pas très large non plus ...), et nous avons été victime de la célèbre vague de 16H ....
En effet, vers 16H (c'est une heure approximative évidemment ... ça va entre 14H30 et 16H30...) il y a un effet manifestement sous terrain, qui déclenche une série de vagues qui arrosent et recouvrent la quasi totalité de la plage de Eze (sauf une certaine partie, curieusement celle qui est blindée de monde quand on arrive à 14H :) ) en emportant toutes les affaires ...
Et donc comme j'avais emporté mon téléphone avec moi, (tout comme les autres d'ailleurs), il a surnagé dans la poche de mon pantacourt qui était plus mouillé qu'après un tour dans une machine à laver ...
Evidemment, inutile de dire que lorsque je l'ai sorti de la poche de mon pantacourt il était éteint (mauvais ça), et il coulait de l'eau de l'intérieur ... :( .. au final dans la journée, de la buée s'est formée au niveau de la lentille de l'appareil photo (très mauvais ça)... C'était mort !
Evidemment, inutile d'espérer uns quelconque garantie ou assurance, il m'a fallu donc acheter un nouveau portable.
J'ai démonté mon précédent portable pour voir ce qui s'était passé à l'intérieur :
Evidemment, avec toute cette corrosion, fallait pas rêver que ça remarche un jour :'( du coup, j'ai perdu toutes les photos que j'avais prises pendant mes vacances et avant !!
Alors, celles que j'avais prises à notre soirée au chateau de versailles, sont plus ou moins sauvées car je les avaient données à mon ami Ben des états unis ... mais j'ai quand même perdu d'autres photos :(
La dernière fois je m'étais amusé à écrire un article avec un double langage pour faire croire que j'arrêtais mon blog, alors qu'en fait je saluais simplement le départ du directeur du TCE et l'arrivée de son remplaçant, "le directeur est parti, vive le directeur", en somme.
Mais cette fois-ci c'est bien différent, et là c'est vraiment de moi dont je vais parler ...
En fait, ce précédent article sous forme de double langage était un "teaser" pour annoncer ce qui fatalement devait arriver un jour et que je vais annoncer ici. Tout le monde aura remarqué que la fréquence de mes articles avait dramatiquement chuté ces derniers mois. Je ne saurais pas jusqu'où remonter exactement, mais il fut un temps je postais 3 ou 4 fois par semaine, maintenant j'en suis difficilement à 1 ou 2 fois par mois à grand' peine.
On aura noté là un découragement, une démobilisation et démotivation forte. Il fallait donc changer quelque chose.
Peut-être que je n'ai plus rien à raconter, peut-être que mon environnement était enfin décrit, j'ai eu le temps de me retrouver moi-même, j'ai fini tout ce que je voulais accomplir.
D'un autre côté, prendre cette décision n'était pas forcément facile, j'ai mis du temps, tout en continuant de faire comme si de rien n'était, je faisais semblant de faire qqchose, produire un minimum pour qu'on ne se doute pas que je cherchais à faire autre chose, ailleurs.
D'un autre côté, ce que je faisais ici, il n'était pas sûr que je puisse le faire ailleurs. L'espace de liberté était considérable, travailler et produire de la matière qui plaisait à ceux qui en était les destinataires, les consommateurs, les clients finaux ... d'un autre, ça ne m'amusait plus :(
J'en avais discuté avec quelques proches en leur demandant s'ils pensaient que c'était judicieux que j'arrête tout ça... Ro. m'incitait depuis longtemps à arrêter et à passer à autre chose comme il l'avait fait lui-même de son côté pensant que j'épuisais mes forces pour un but qui était plus qu'incertain, pour pas dire inutile (comble de l'horreur pour moi qui repense toujours à cette phrase de Rostand : mais c'est encore plus beau lorsque c'est inutile).
Il faut dire, que Ro. côté réussite il est pas mal non plus dans ce qu'il entreprend au point que ce coquin a réussi à passer au journal de 20H de TF1 le 16 juillet dernier pour ce qu'il fait de ses journées ...
S. également me soutenait, même si j'étais déchiré entre ceux que j'allais laisser en quittant cette communauté avec laquelle j'avais tissé des liens depuis que j'y suis arrivé il y a plus de 3 ans maintenant (alors que j'en avais même poussécertains à nous rejoindre), et le changement que je pourrais en espérer en arrêtant et en faisant autre chose.
Au final, presque tous mes amis étaient au courant de ma décision : J., X., S., Ro. et Seb2... Il ne reste plus qu'à le dire ici pour que la boucle soit bouclée et tout se termine.
J'ai décidé ... de démissionner de mon poste.
Même si je suis triste de quitter quelques collègues qui sont vraiment excellents, (et certains particulièrement physiquement intelligents), et de quitter ceux que j'avais poussé à rejoindre ma future ex-boite...
Je l'ai annoncé à mon chef qui n'a pas vraiment apprécié ... bon faut dire à sa décharge que c'était peut-être un peu cavalier de ma part de le mettre au pied du mur, et de lui annoncer que son bâton de soutien technique vient de craquer sous le poids ...
Mais bon, qu'il s'estime heureux, dans ma précédente boite je n'avais même pas jugé bon de prévenir qui que ce soit, j'avais directement envoyé ma lettre ...
Ainsi donc le décompte fatidique a commencé, j'ai demandé à partir plus tôt que le délais légal (c'est à mon avis illusoire, mais qui ne tente rien n'a rien), et je pense que je commencerai l'hiver bien au chaud.
Pourquoi dans mon précédent article je disais que je m'étais fait un petit cadeau d'anniversaire ? Parce que j'ai eu la confirmation que l'on m'embauchait au salaire que j'avais réclamé et ce, sans condition, le jour de mon anniversaire ...
Comme je l'avais fait à l'époque, je peux reposter ici à nouveau l'ouverture de l'armide de Gluck que je trouve toujours aussi bonne et bien à propos.
Une nouvelle aventure va commencer ...
On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne ... ah si, un salaire mirobolant (enfin à mon avis, faut relativiser par rapport à un mec qui a fait centrale ou polytechnique ... nous n'avons pas les mêmes valeurs -- dans tous les sens du terme--) un CE digne de ce nom, un resto d'entreprise, 10 jours de congés en plus que ce que j'ai actuellement et une embauche qui a reçu la bénédiction du directeur général "himself": plus dure risque d'être la chute ... si elle doit avoir lieu un jour.
Or donc j'ai passé mon anniversaire chez mes parents et j'en rentre ce soir ...
Je ne sais si c'était une coïncidence ou si c'était voulu, mais ma cousine issue de germains, avait décidé de positionner son repas célébrant ses fiançailles avec son copain ce WE là, j'étais donc invité étant le fils du parrain d'icelle.
Ce que je n'ai pas compris c'est pourquoi on a dispensé les filles de sa marraine de cette corvée ??
Finalement, de corvée, point ne fut ! Cette "cérémonie" s'est passée sous le meilleur moment et le plus délicieux temps que je n'aurais pensé possible.
D'après gros appéritif, puis à 13H30, 14H passage à table ! et à 17H30 sortie de table, 18H, départ pour la maison ! Mon oncle (le père de la future donc), a été comme toujours super avec ses blagues super corrosives ... cette année c'était contre l'agriculture bio. Une de mes cousines veut se lancer dans la culture maraichère "bio" ce qui fait hurler de rire mon oncle, surtout quand ils ont essayé de faire pousser un pêcher avec des angrais bio, pas de désherbant, ni autre cochonnerie issue de la décandance post-moderne de l'agriculture d'après guerre ... c'est le pêcher qui en a crevé ... et sa façon de nous raconter les tenants et les aboutissants de cette histoire était à mourir ... de rire.
Par contre, beaucoup moins droles étaient les parents du futur ... extrêmement culs serrés et plutôt pisses froids à mon gout. Peut-être étaient ils un peu tétanisés devant la gouailles proverbiales des gascons telle que l'ont décrit D'Artagnan ou Cyrano de Bergerac ?
Enfin, c'était pas bien grave, le copain de ma cousine était très très mignon :), et le copain de la soeur ainée de ma cousine que je n'avais pas revu depuis un an ou deux, est encore et toujours une pure méga bombasse !! Et le copain de la soeur benjamine de ma cousine que je ne connaissais pas et rencontrais pour la première fois est très mimi aussi, plus dans le style qu'aime S. mais pas mal du tout n'eusse été le poids chiche qu'il a dans la tête et les deux minutes de conversations qui tournent vite en boucle ...
Bon, j'exagère et je suis méchant, c'est un brave graçon aux bras solides et musculeux (hummmm .... j'en rêve encore), bon à faire un bon mari et bon père ...
Et c'est là que le malheur s'approche... Si de mariages mes parents n'en n'ont pas été encore trop saoulés jusqu'à présent, ça va commencer bientôt.
Et plus que de mariage, c'est d'annonces de paternités diverses qui vont arriver ... Et si de ne pas être père (l'adoption ne compte pas pour moi) ça ne sera jamais vraiment possible, à moins de trouver une collègue de travail lesbienne et mignone (c'est à dire qui ressemble à un mec qu'on qualifierait de crevette) ou alors à un vraie top model (tant qu'à faire, pourquoi pas), j'en ai fait mon deuil. Par contre, ce qui me déchire le plus encore, ça sera de ne pas pouvoir apporter cette joie à mes parents.
Qui plus est, c'est aussi un regard que pose sur eux la société, inconsciemment quand un ami de mon père le vient voir et lui dit : "ah, je sais pas si je t'ai dit, mais je vais être grand père, la nana de mon fils est enceinte", etc, etc ... On entend toujours derrière le : "et ton fils il fait quoi ?" ou alors : "et toi c'est pour quand ?"
Donc j'ai bien peur que mes parents commencent à vouloir hâter les choses et poser des questions...
Jusqu'à présent c'était ma grand mère (qui comme toutes les grands mères veut être arrière grand mère avant de mourir), mais elle a désormais atteint des contrées de la conscience dont elle est seule à pouvoir faire l'expérience désormais :( et ce, sans plus jamais de retour possible. La lente dégradation poursuit son chemin, et l'enfermement et la non-stimulation intellectuelle dont elle est le sujet dans sa maison de retraite fait que les choses ne vont pas en déscellerant.
me revoici donc revenu à Paris pour mon grand plaisir et attendre sagement mes vacances qui vont se faire avec la joie et la jeunesse autour de moi. Parfois, j'ai l'impression de vivre comme Louis XIV qui détestait les gens malades et qui les écartais de son entourage...
A propos de vivre comme une personne qui décide tout ce qui doit lui arriver... j'ai décidé d'une petite grande chose et j'en ai eu confirmation pour mon anniversaire : joli cadeau que je me suis offert... (to be continued)
Il y a en informatique, pour désigner notre profession un terme par trop générique que l'on utilise abondamment. Il amalgame tant les choses, c'est un abus de langage tel que même nous à l'intérieur de notre profession avons du mal à nous y retrouver : Consultant.
Evidemment, c'est plus simple pour nos bouchers d'employeurs dans les SSII de nous nommer tous sous le terme consultant, non seulement, ça nous fait tous passer pour ce que nous ne sommes pas, et en plus ça fait faire un contrat de travail générique où il n'y a que la case nom et date d'entrée qui change (la case salaire change jamais y a toujours écrit : sous-salaire de merde).
Pourquoi je disais que même nous, nous nous y perdons entre nous ? Il y a deux ou trois jours un de mes jeunes subordonnés à qui l'on a confié une réelle mission de consultant : pisser une doc sans rien connaitre à la technologie décrite, et faire des préconisations pour le compte d'un très gros opérateur téléphonique m'a dit qu'il était très stressé de ne pas se sentir à la hauteur de cette mission.
Comme je suis son chef de projet et son référent technique, je lui disais tout simplement qu'il n'y avait pas de soucis à se faire que ça marcherait bien, etc etc ..
Et comme je pensais qu'il saisissait la différence, je me suis amusé à lui glissé un : "mais peut-être que le métier de consultant n'est pas fait pour toi?" et lui de me répondre : "bah alors j'ai plus qu'à démissionner vu que le nom du poste que j'occupe c'est consultant"
J'ai donc dû lui faire une explication de texte : lui, moi, et tous les autres collègues que nous sommes dans ma SSII ne sommes pas des "consultants", nous ne sommes "que" des ingénieurs informaticiens, pour certains ce seront des ingénieurs de production, d'autres ingénieurs support, d'autres ingénieurs en développement ou analystes, architectes en système d'information ou urbanistes etc etc etc ...
mais pas des "consultants" ... Le consultant c'est quelqu'un qui prend ta montre pour te dire l'heure qu'il est et te fait payer pour ce service ! En d'autres termes et appliqué à l'informatique, un consultant est quelqu'un qui va se documenter sur internet, interroger des gens, et rédiger une belle doc avec plein de mots très compliqués et incompréhensibles.
Les mots compliqués et incompréhensibles (qui pourraient très bien avoir leur équivalents en bons termes simples et accessibles par tous) sont là pour plusieurs raisons : faire croire qu'ils maitrisent à mort le sujet, faire oublier qu'il n'y comprennent rien du tout, épater le client qui croit lire un putain de rapport qu'il y a payé 50 000€ alors qu'il aurait pu faire gratuitement une recherche sur google et demander à son voisin et enfin faire croire au client qu'il est intelligent car il lit quelque chose dont il ne comprend pas la moitié des mots.
Bref, le métier de consultant (dans le plus pur sens du terme) est un métier d'art ! On m'a fait lire une fois un rapport sur le système d'exploitation Linux écrit par un consultant dans ma boite pour un client et on m'en a demandé ce que j'en pensais. J'ai dit : "Tel que c'est écrit on pourrait croire que c'est le rédacteur du document qui a inventé et développé intégralement tout le système GNU/Linux ! Mais comme c'est un consultant qui a écrit ça, je suppose qu'il n'y connait rien ?" et mon chef de l'époque m'a répondu : "tu as vu juste, le gars qui a écrit cette doc ne sait toujours pas ce que c'est que Linux et n'en n'a jamais vu de sa vie" ...
Je dis donc chapeau bas à ces messieurs qui arrivent si bien à faire ça !
J'avais déjà écrit des documents de ce genre dans ma petite carrière, et c'est toujours embêtant de ce dire qu'on écrit des foutaises, des rapports bidons juste parce qu'il y a un client trop gogo prêt à dépenser son pognon parce qu'il ne sait pas quoi en faire ... et de ce demander un jour : "et si jamais ce que j'ai écrit venait à faire force de décision stratégique ??"
Et ben c'est un peu le principe hilarant qui a été pris dans une scène du film Sphère avec Dustin Hoffman, Sharon Stone et Samuel L. Jackson.
Voici le passage exact où lorsque je l'ai vu pour la première fois j'ai sursauté en me disant : "mon dieu, c'est exactement moi ... le boulot que je fais : écrire des rapports bidons" (désolé pour les allergiques à la VF, je n'ai pas été capable de trouver la version DivX en VO sur le net ... faudra vous contenter de la version française. Le son n'est pas très fort, il va falloir forcer à fond :)
ça faisait un moment que ça tournait dans les airs, j'en avais même discuté avec quelques amis.
Il faut savoir comprendre que, parfois, les pages doivent se tourner, et que l'on doive passer à autre chose.
La vie nous pousse, nous tire, de ci, de là, et parfois, moi-même qui ne crois pas au destin, j'en viens à me demander s'il n'y a pas un grand ordre global qui finalement se joue de nos décisions et va, au bout du compte, nous pousser vers un chemin qu'on a trop longtemps retardé d'emprunter et qui était celui qui nous était originellement "destiné".
Cette fois ci : c'est fait ; la décision a été prise. Je pense que pour plusieurs de mes amis ça ne sera pas une surprise ce que je vais annoncer ici, mais bon, l'article s'imposait.
C'est peut-être triste d'avoir attendu si longtemps depuis mon précédent article et de ne pas avoir écrit autre chose de plus léger avant que d'annoncer ça et laisser les nouveaux visiteur tomber là dessus, mais tant pis il faut le dire :
Adieu,
Merci et Au revoir ...
... Dominique Meyer. En effet, le directeur du théâtre des Champs Elysées qui depuis mes 7 dernières années que j'ai passées à Paris m'a émerveillé avec la programmation musicale de son théâtre a pris la décision de partir. J'ai entendu il y a quelques jours à la radio l'annonce officielle de son départ pour une nouvelle aventure dans un autre théâtre et le nom de son remplaçant.
Bienvenu donc à son remplaçant qui, si j'ai bien compris a été choisi pour ses qualités de gestionnaire : savoir faire bénéfice de tout, et monter des spectacles avec trois allumettes. Partant de ce principe, et sachant que la musique baroque est une des plus vendeuse dans ce domaine, on pourra espérer en avoir d'autant plus encore.
Par contre, revers de la médaille : exit les Hasse, Jommelli, ou autre Porpora qui ne seront jamais assez vendeurs. J'ai peur qu'on ne nous gave plus que de Haendel et Vivaldi à longueur de saison. Alors, j'espère que l'on saura jouer sur les rentrées d'argents générées par les blockbusters de la composition pour pousser les petits jeunes pas très connus et prendre le risque de faire une salle à moitié pleine...
Quand nous sommes partis en vacances S. et moi, j'avais prévu d'emporter quelques livres : Transports Parisien premier tome pour lui, et Génération arc en ciel premier tome pour moi ...
Autant j'avais été comblé, ravi, enchanté, émerveillé, enivré, époustouflé par la lecture de ces deux livres (faut encore que je lise le 3eme tome qui est, parrait-il, moins bien que les deux premiers tout de même), que j'en parlais sur un article de mon blog et que j'en faisais la promotion à tout mon entourage ... en pure perte vu que personne ne l'a lu :(
Du coup pour me consoler du fait qu'il n'existera probablement jamais de tome 4 aux transports parisiens, je me suis rabattu sur ce que je pensais être le remplaçant, l'extension, la continuité : Génération arc-en-ciel ...
J'ai vite déchanté !
C'est d'une nullité, d'un crétiniste fini ; un copié à l'extrème de transports parisiens sans en atteindre la cheville. On a même une situation où on a un orphelin abandonné par son père et que ce père est d'une famille pas très homophile... (lamentable plagiat), et pis : le deuxième tome s'ouvre sur un listing des personnages comme dans le deuxième tome des transports parisiens ... no comment
On y trouve à longueur de page un listing lassant et énervant de bars, boutiques, lieux gays de paris tel qu'on a l'impression qu'il fallait faire plaisir à tout le monde en disant un petit mot gentil sur chacun, le monde des bisounours en livre !
Ce n'est jamais drôle (sauf la première page du premier tome), toujours chiant comme un édito de Tétu (nostalgie de transports parisiens), et je parle pas des passages qui lient les diverses scènes de l'histoire "de fond". Ca sent le texte co-écrit par un journaliste de Tétu aidé par un membre d'act-up ... (d'ailleurs, ils ne s'en cachent pas trop à la dédicace du deuxième tome) c'est d'un cul-cul achevé, moralisateur au possible et désagréable, un coupe plaisir puissant. On lit ce bouquin comme on fait une fellation avec préservatif, ça a le même gout, ça donne autant de plaisir.
En fait, ce livre est un manuel d'éducation civique gay écrit par l'intelligentia parisiano-parisienne : faut être de gauche, réclamer le mariage gay, manger bio et végétarien, faire du commerce équitable et défiler le jour de la gay-pride sans quoi on pourrait être taxé d'homophobie...
Pourquoi je continue à le lire ??? parce que je l'ai acheté et que je compte bien boire la coupe jusqu'à la lie. Mais il va vite se retrouver chez Gibert !
Le lendemain de notre arrivée, nous décidons de visiter les deux attractions gays de ce coin des Canaries : le centre commercial Yumbo (sorte de marais en tout petit -- déjà que ... --) et la plage gay au bout des dunes de sable de Maspalomas.
Ce que nous savions, c'est que nous n'étions pas très proche du centre commercial à pied, c'était une évidence, mais de là à devoir faire plus d'une heure pour y arriver .... c'était rude.
En fait, ce centre commercial est l'une des seules attractions centrales qui réunit les gays en soirée et la nuit (resto, bars, crusing..)
Le problème c'est que nous y sommes arrivés sur les coups de midi ... il ne s'y passe rien de plus que ce qu'il se passe au centre Leclerc du coin en france ...
Après un petit repas (pas cher, pas bon -- enfin, moi j'étais satisfait --) nous décidons de partir vers les dunes du sud de l'ile ...
Il y a deux chemins en fait pour aller à la plage, un qui y va directement par le plus court possible, et un (qui dévie un peu sur la droite) et qui passe par le petit côté "cruising" ... mais quand on arrive à la plage(Lat: 27.7358°N, Long : 15.5838°O) tout est là pour votre plaisir (bar, transat, parasol, etc ..) rien de sauvage :
Comme nous étions royalement fatigué, dans des vêtements de plus en plus sale puisque nous n'étions pas changé pour cause de bagages perdus à l'aéroport, que nous n'avions ni maillot de bain, ni serviette, nous avons décidé de nous fendre d'un petit billet et de prendre deux transats et parasol (7€).
Moi, frustré d'avoir fait autant de chemin -- potentiellement pour rien -- je pris mon courage à deux mains (c'est pas comme ça que je l'appelle personnellement), et je suis allé me baigné dans la tenue offerte par la nature...
L'eau était tout à fait supportable (une fois qu'on arrive à s'y mettre dedans), mais bon, entouré que de couples qui se roulent des patins énorme, ne m'amusant guère, je suis ressorti de l'eau et suis allé retrouvé S.
Après une petit séchage par le vent, je me suis rhabillé et nous sommes repartis pour notre hotel (prévoyant environ 1H50 de marche à pied), pour arriver avant la fermeture de la réception et espérer récupérer nos bagages...
1H50 de marche plus tard -- complètement crevé -- nous arrivons à l'hotel pour nous entendre dire que ... nos bagages ne sont pas là, personne de l'aéroport n'est venu se présenter ... :-(
Le réceptionniste me demande alors mon bon de réclamation et me dit qu'il va appeler l'aéroport pour en savoir un peu plus... 10 min d'attente plus tard il nous dit : "les bagages arriveront demain matin, sûr sûr !!"
Nous avons donc attendu le lendemain, et à effet, à 10H, nos valises étaient là ...
Le reste du séjour s'est passé à se reposer, dormir, somnoler et rester allonger au bord de la piscine. L'avant-veille du départ, nous avons décidé quand même d'aller manger au resto en soirée à ce fameux Yumbo :
Le sur-lendemain, nous partions donc pour l'aéroport (où cette fois ci le voyage retour s'est effectué sans aucune encombre ..) et j'en ai profité pour prendre une photo de l'arrière pays qui est assez triste sur ce côté de l'ile ... mais qui semble mieux à priori côté nord-ouest
Or donc, l'une des raisons de mon silence radio (hormis le fait que je n'ai plus d'ADSL, merci France Telecom) c'était que j'étais en vacances pendant une semaine aux iles canaries avec S., plus exactement à Playa del ingles, Grande canarie, qui est à l'atlantique ce que Mykonos est à la Méditerranée.
Pour résumer : le sud de l'ile grande canarie est bordé de belles plages de sables jaune ou noir (sable volcanique), d'un arrière pays qui se décompose en deux types différents : les barres de bétons style clapiers à lapins, censés être des hôtels avec un nombre d'étoiles à faire pâlir la voie lactée ou des bungalows très club med/les bronzés et d'un fond de tableau représenté par la montagne.
Notre voyage aller était un peu "long" vu que nous avions un transit à Barcelone depuis Paris qui durait 3 heures, puis le voyage Barcelone - Las Palmas de gran canaria pour 3H30 de vol : total 8 Heures. J'avais dit à S. : après tout, ce qui est bien avec une correspondance si longue, c'est que les avions au départ de paris étant si souvent en retard, au moins, on a un tampon de 2H30 si jamais ça se passait mal ...
Petite prémonition s'il en est, à peine avions nous commencé l'enregistrement sur les bornes Air France, qu'on nous annonce qu'on colis abandonné a été détecté. Gloups : la moitié du terminal T2 est évacuée par simple mesure de précotion, le personnel de Air France s'efforçant dans l'espace restant (4 ou 5 guichets), d'enregistrer le maximum de passagers pour les vols les plus pressés pour éviter trop de surcharge sur les vols suivants. Pourquoi trop de surcharge ? Parce que les vols ne sont pas retardés pour quelque problème que ce soit, et que l'avion part quand même, même si vous êtes enregistrés, mais pas monté à bord ... on vous recase "simplement" sur un vol suivant. La tension commençait alors à monter puisque tout le monde voulait en être (pour une fois ...).
Pas de pot, l'armée fait évacuée l'intégralité du terminal, les artificiers vont arriver, les enregistrements sont purement et simplement arrêtés.
On nous jette donc sur la voie entre des militaires qui dans le hall hurlent : "sortez" ... et des militaires sur la route qui hurlent : "n'avancez pas" (sous entendu : sur la route pour bloquer le trafic routier)
20 minutes plus tard (heure théorique de notre embarquement dans l'avion), la situation est redevenue normale, et les gens se pressent à nouveau aux comptoirs pour s'enregistrer.
Notre avion était prévu à 15H45, nous arrivons à 16H au comptoir pour le dépôt des bagages ... Je regarde la dame en lui tant nos cartes d'embarquement en lui disant : "l'avion est toujours là ou pas ?" et de me répondre : "oui, rassurez-vous, nous avons finalement fait retarder tous les vols, car les suivants étant eux-mêmes tous complets, on ne pouvait pas faire perdre un vol à qui que ce soit, on n'aurait pas pu le recaser ailleurs" ...
Ouf, soulagés que nous étions, nous déposons donc nos bagages, et filons vers la fouille au corps.
Une fois arrivés dans l'avion nous nous apercevons que tout le monde est déjà dans l'avion... Ca donne presque l'impression qu'il n'attendait plus que nous, et c'est presque ça, car entre notre arrivée dans l'avion et le décollage, il n'y a que deux ou trois autres personnes qui sont entrées dans l'avion, ça fait chaud au coeur de voir qu'on a fait poireauter 200 personnes pour en attendre 4 autres .. merci les gars! :)
Finalement, cette heure et demie de retard, aura été absorbée par notre correspondance, nous arrivons à Barcelone, il ne reste plus qu'une petite heure à attendre...
Mais c'était pas fini !! L'arrivée a été encore mouvementée.
En fait, il faut savoir à l'origine que l'hôtel que nous avions choisi mettait en place un service de voiture personnelle avec chauffeur (grosso modo un taxi qui dit pas son nom), pour nous amener à l'hôtel depuis l'aéroport (15/20 min de trajet en fait), et nous donner les clefs de notre chambre (car la réception de l'hôtel ne fait que des heures de bureau ... vu que c'était pas un hôtel mais un ensemble de bungalow).
Or, le vol a quand même eu une heure de retard sur l'horaire prévu (pourquoi ? comment ? aucune idée, on est parti à l'heure, on arrive une heure en retard par rapport à l'heure "locale" d'arrivée prévue). Je commençais à craindre que le chauffeur ne s'impatiente... Et là ... la cata !! : pas de valises !!! Nous avons attendu longuement d'être sûr que nos bagages n'étaient pas là, mais il a bien fallu se rendre à l'évidence : nous étions arrivés, mais nos bagages n'étaient pas dans notre avion :(
Nous sommes donc allés au service de réclamation où là ils nous disent (grâce au code de nos bagages) : "ah, c'est bon, ils sont localisés, nous allons les rapatrier, vous les aurez demain midi à l'aéroport, et demain après midi nous les apporteront à votre hôtel" ...
Bon, moi j'étais un peu soulagé (S. un peu moins), et nous retrouvons notre chauffeur, un peu bougon de cette heure d'attente qui allait nous faire rentrer à 1H du mat'.
Nous avions choisi un petit complexe de bungalows, avec piscine et jaccuzzi au centre,
le tout à 20 mètres de la plage :
c'était un complexe bien agréable avec le centre pour prendre le petit déjeuner le matin :
et même une micro salle de sport en plein air à laquelle on accède par un chemin agréablement fleuri (comme tout le reste du complexe en fait) :
Voila pour la visite du complexe, prochaine partie : les deux atouts des canaries "version Gay".
Le 5 mai au soir alors que je venais de raccompagner mon invité à la gare pour son train, je m'étais préparé à aller voir un concert que j'appelle : "mes concerts de fin de saison". Il faut entendre par là : "un concert que j'avais grande envie d'écouter quand j'ai acheté le billet un an au paravant, et que ça me gonfle sérieusement d'y aller le soir venu"
Il s'agissait de la fida ninfa de Vivaldi par (je pense) à peu près la même équipe qui a enregistré le disque qui sortira sous peu (j'ai plus en tête le cast exact du disque).
Pourquoi je rangeais ce concert dans la série de mes concerts de fin de saison ? Pour deux raisons : 1- je l'avais déjà entendu la saison précédente et c'est pas le meilleur de la production de Vivaldi à mon gout, 2- c'est spinosi-jaroussky et il est de bon ton d'être en totale euphorie-ravissement-contemplation-bonheur quand on va voir un concert de ces deux là et je ne suis pas trop du style à me forcer à être heureux sur commande et donc fatalement en décalage avec le public dans ce genre de soirées.
j'aurais dû faire un travail mental fort sur ces deux points (et surtout le 2eme) quand je prenais ma place pour ce concert (ce qu'avait sûrement fait nombre de mes connaissances habituelles que je croise aux concerts baroque très en vue en général, et que je savais que je ne verrais pas ce soir là sentant mieux que moi que ça serait merdique avant même d'y avoir mis l'oreille).
Alors, je ne dirais pas que c'était mauvais, c'était du Spinosi dans tout son art.
Il parait qu'on disait de Minkowski que ça direction donne le mal de mer (c'était surtout vrai quand il était jeune), celle de Spinosi, donne toujours l'impression qu'on est sur le bateau en question (si on remplace le tangage par les lentissimi et allegrissimi et la roulis par les pianissimi et le fortissimi), on peut dire qu'on est balloté dans une tempête permanente.
Concernant les chanteurs, c'était pas mal, j'ai bien aimé Laurenzo Regazzo, Sandrine Piau, Barbara di Castri et Topi Lehtipuu (qu'on n'a pas trop l'occasion d'entendre dans ce répertoire), les autres j'ai pas plus aimé que ça, et c'est mal dans une soirée comme celle ci.
Du coup j'avais l'impression d'être en décalage total, la salle était hystérique sur les aigus tirés (et que j'ai trouvés franchement moches) de Veronica Cangemi (que j'avais adoré quelques mois au paravant à Gaveau ...) et je n'ai tout simplement pas trouvé bon Philippe Jaroussky (qui n'a pas pu exprimer tous ses talents tant le rôle qu'il occupait n'était pas digne de sa grandeur vocale) mais dont le moindre mouvement de petit doigt était à la limite de mettre les 3/4 de la salle en pamoison...
J'avais donc l'impression qu'il était obligatoire d'aimer, d'applaudir et de hurler son bonheur ce soir là : j'ai pas pu. Déjà l'interprétation vocale et instrumentale était ce qu'elle était (satisfecsit particulier pour les cuivres tout de même), et quand on rajoute là dessus un livret de merde coupé (mutilé) en plus pour l'occasion ce qui le rendait au delà de toute nullité, je pouvais difficilement me sentir à l'aise.
A un moment, j'ai presque eu l'envie de partir à l'entracte, mais ma pingrerie proverbiale m'en a empêché : "une place que j'ai payée, je vivrai le spectacle jusqu'à la lie, faut pas gâcher ; pense à la petite vieille bourgeoise emperlousée jusqu'au fibrome du XVIe arrondissement qui n'a pas pu trouver de place libre pour aller voir le beau philippe et l'espiègle jean-christophe ... trop chic"
Amusant toutefois, alors que j'avais fini de manger ma légendaire glace du TCE (les seuls qui n'aient pas suivi l'augmentation du coup de la vie), Kigou m'ayant reconnu est venu m'aborder pour discuter quelques instants avant qu'on nous rappelle pour la fin du spectacle "avec bonheur obligatoire".
Me voila rentré de vacances, et même si j'ai des problèmes d'internet chez moi, je ne vais pas m'empêcher de poster un article.
Retour donc sur la première partie de mes vacances du 30 avril au 5 mai : Je recevais pour le WE un contact de Lausanne que j'avais croisé au célèbrissime Pinkbeach et qui se trouvait être un ami d'ami ... Ce dernier a donc tout fait pour monter la baraque au point de nous échanger nos adresse MSN pour que nous puissions discuter ensemble. Au fil de nos conversations, nous nous sommes trouvés un point commun : les manèges à sensations comme on en voit à la foire du trone en particulier et dans les foires en général.
Ni une, ni deux : nous avons fini par convenir d'un WE pendant lequel il pourrait venir sur paris. Ce fut donc du 3 au 5 mai. Je pris donc mon lundi pour l'occasion.
Arrivé le soir du 3, las de la journée, nous n'avons rien fait, mais le 4 ... levés à 10H, départ pour un tour en vélib' depuis chez moi jusqu'au jardin du luxembourg pour une petite balade dans ce jardin :
Nous sommes repartis du panthéon aller manger au Loir dans la théière (ma cantine préférée). Après un délicieux (comme d'habitude) repas nous sommes partis en direction du bois de vincennes :
Je savais que Seb2 roderait dans les parages vu le temps merveilleux qu'il faisait ! Ca ne faisait pas 2 minutes que nous étions dans la partie "gay" du bois que nous l'y croisons. Je fais les présentations, puis on décide de se retrouver plus tard pour s'allonger dans l'herbe, mais avant ça j'amène mon invité sur la petite coline qui donne un joli point de vue sur la banlieu parisienne :
Nous retrouvons donc plus tard Seb2, pause et détente au milieu des quadra qui prenait leur bain de soleil sur leurs vieilles peaux (pas encore) frippées. Vers 17H, nous décidons de repartir faire un tour dans les sous-bois flaqués du meilleur guide : seb2.
Après avoir bien tourné, nous décidons de partir en taversant le bois vers la foire du trone (qui était quand même à la base être le centre de la journée) via le lac daumesnil :
Arrivés à la foire, nous tournons un peu, regardons les attractions (rien de bien nouveau à mon gout), et décidons de monter sur une peu fréquentée (ce qui est gage que ça dure un peu plus longtemps dans l'espoir d'attirer le chalant), mais à la fin du tour mon invité un peu "effrayé" (sic.) par ce manège et la foule préfère que nous partions au plus vite.
Nous regagnons alors la porte dorée :
où nous reprenons un velo pour rentrer chez moi.
Au final, même si ce qui devait être le centre de sa visité n'a été qu'un apparté, tout s'est quand même bien passé, nous aurons quand même bien (trop) marché et fait du vélo.
Je sais aussi reconnaitre mes torts (c'est d'autant plus rare qu'il faut en profiter quand ça arrive, pour deux raisons : j'ai rarement tort, car le tort tue, et je ne le reconnais pas facilement si la preuve n'en n'est pas éclatante !!)
Mais là, force m'est de reconnaitre que que je me suis un peu emporté trop vite.
En effet, la prime annuelle pour laquelle je hurlais qu'on m'avait volé mon argent dans un précédent article :
"Hélas, mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de toi; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie, tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde. Sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus, je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent.."
et bien on m'a ressuscité ce soir même par une lettre de l'organisme qui gère les primes de participation et d'intéressement.
En effet, suite à l'éclairant et seul digne d'intérêt commentaire de Karedig : il y a en effet une différence entre la participation légalement réglée et obligatoire pour certaines entreprises et l'intéressement facultatif issu de négociations internes à l'entreprise...
Après avoir relu ma lettre de ce soir, et l'avoir comparée à la précédente, j'ai donc compris que ce que j'avais reçu la semaine dernière ce n'était que l'intéressement (qui est ridiculement faible , et là je viens de recevoir la participation qui est de 250€ cette année ...
ah, mon cher argent, que je suis heureux de te retrouver, il n'y a pas d'autre bonheur sur terre meilleur que de te serrer tout contre moi !! Hum que c'est bon de se sentir pété de thunes et riche comme crésus, que si je bouffais un billet de 500 tous les matins, il m'en resterait encore trop ...
et pour finir par une jolie phrase que je reprendrai d'un mail reçu de Ro. il y a quelques jours : "Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible."
Bon là j'en peux plus, et comme c'était fait à l'origine pour ça, je ne vais pas me gêner : je vais sortir mes morceaux de musique qui trottent dans ma tête en ce moment !!
le 20 mars dernier j'avais assisté au Récital Mireille Delunch à l'Opéra comique. Je ne referai pas de compte rendu : d'autres l'ont fait mieux que je ne pourrai jamais le faire ...
Par contre, j'ai enregistré sa diffusion radio, et je n'arrête pas de me passer en boucle trois morceaux de ce récital : L'ouverture de Azémia de Nicolas Dalayrac le toulousain : c'est absolument magnifique (surtout la deuxième partie) !! Ensuite : La symphonie N°2 de Ferdinand Herold et enfin : L'air "Sans détourner les yeux" extrait de l'opéra Les Bayadères de Charles Simon Catel qui nous donne droit un aigu absolument merveilleux de la part de cette interprète d'exception qui n'a pas fait que briller malheureusement ce soir là tant certains aigus étaient craquants et où la voix semblait se dérober au dernier moment :( ... quelle tristesse moi qui la trouvais si prodigieuse dans ses disques Gluck / Minkowski.
Je dépose donc ici cet air de Catel interprété par le juvénile mais néanmoins formidanle ensemble Le Cercle de l'Harmonie dirigé par le "Minowski version jeune" : Jérémie Rhorer.
et je laisse ici l'ouverture de Azémia ou Les Sauvages de Nicolas Dalayrac interprété par les mêmes.
En lisant le blog de Greg-kun !!, j'ai découvert un truc tout bête : un jukeboxe qui lit les morceaux de musique qu'il a sélectionné ...
Pour le vrai radioblog ci dessous cliquez sur "pop-up" pour conserver la fenetre tout au long de la navigation et pour que ça marche pour tout le monde : cliquez sur POP-UP.
De plus, pour référencer tous les articles et les extraits musicaux associés j'ai écrit une page qui reprend tout ça pour ceux qui serait intéressés pour trouver la source et se procurer l'enregistrement originel.Enfin, pour ceux qui ne veulent/peuvent pas utiliser le système Flash ci-dessous, il y a une playlist M3U.
"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.[...]
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate"
"Par moi on va à la cité dolente,
par moi on va à l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.[...]
Vous qui entrez, laissez toute espérance"
Dante, l'Enfer
L'orgueil a plus de part que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes ; et nous ne les reprenons pas tant pour les en corriger que pour leur persuader que nous en sommes exempts.
La Rochefoucaud, Maximes
Lasciva est nobis pagina, vita proba
Si ma page est lascive, ma vie est pure
Martial, Epigrammes
car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le Genre humain ensemble
in Lettre de Vauban à Louvois
Les films que je voudrais voir (c'est pas gagné) :
b. : un p'tit gars sympa quoiqu'un peu bizare parfois .. connu à noël 2002, revu jusqu'en aout 2003 ... maintenant marié et heureux avec son mec ...
B. mon meilleur pote hétéro, connu quand j'étais en seconde. Il est dingue d'opéra comme moi .. nous avons presque les même gouts sur tout (presque : lui il préfère les filles)
J. : un de mes (anciens) amants, maintenant exilé aux US. La perfection tant à l'extérieur qu'à l'intérieur !! pffff pourquoi y a des gens parfaits sur terre ?
Ju. : Le minet TYPIQUE. Ancien collègue de boulot de Xa.
Ro. : un ancien collègue de boulot, bcp trop beau !!! mais bcp trop hétéro :'(
Seb. : une timidité CRAQUANTE ! et adorable, le compagnon de piscine
S. : hummmm ... S. voila qqun de bien difficile ... je ressens qqchose de si bizarre avec lui (entre amour et amitié) que c'est bien l'une des rares personnes avec qui je voudrais me mettre en collocation et .. plus ?
Syl. : Un autre de mes amis !! un petit côté snobino-fashion très bien employé alié à un dosage timidite/exhubérance particulièrement bien maitrisé.
X. : L'un de mes plus anciens amis sur paris après Syl et seb. Le charme fou de l'italie
Xa. : Le pote de toutes les sorties, toujours pret à s'amuser, à faire quelque chose, la bonne humeur réincarnée.