Le Journal des inscrits - 27 août 2014
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Par dorant le 27/08/2014 à 21:30

Le gouvernement "réfléchit" bien  à une hausse de la TVA, à la libéralisation du travail du dimanche et à la non-application de la loi Duflot sur l'encadrement des loyers. "Libération" publie le mail qui évoque ces possibilités (probable "fuite" du cabinet de Montebourg?)

http://www.liberation.fr/politiques/2014/08/27/exploration-d-une-hausse-de-la-tva-et-fin-de-la-loi-duflot-le-document_1087854

Par Littlebigman le 27/08/2014 à 21:04

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Par jeanlucg31 le 27/08/2014 à 20:49


Vous prendrez bien un dernier verre ?

ARTE

Par kirdis3 le 27/08/2014 à 20:27

 

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Passation de pouvoir à Matignon
 
Par Ma_vie_sans_moi le 27/08/2014 à 20:03


Voici une série de dessins du peintre britannique Michael Ayrton qui évoque explicitement les amours "tigresques" de Verlaine et Rimbaud. On est loin du puritanisme de l'exégèse française qui à la mort du peintre en est encore à évoquer la relation homosexuelle des deux poètes à mots couverts, y compris dans les milieux d'avant garde, la Pleiade de Antoine Adam de 1973 l'admettant à peine, où toujours  émettant des doutes, surtout en ce qui concerne Rimbaud, lequel aurait été, somme toute, perverti par son aîné.


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Cela dit, ces dessins ne sont pas pour autant exempts de préjugés. Ils sont même porteurs du cliché habituel d'un Verlaine vieux et laid face à un Rimbaud jeune et beau.


Verlaine y apparaît donc en vieux faune tel qu'il fut à la fin de sa vie, une sorte de Socrate hors d'âge épris d'un éphèbe à la beauté angélique. Or, faut-il le rappeler, Paul et Arthur n'ont que dix ans de différence d'âge. 27 ans pour l'un, tout jeune marié et 17 pour l'autre au moment de leur rencontre. 30 et 20 au moment de leur dernière entrevue en Allemagne en 1874 quand Rimbaud rosse sont ex-compagnon sorti de la prison ou l'avait conduit leur échauffourée de Bruxelles et fraichement reconverti au catholicisme.


Même si la calvitie a déjà eu raison de la tête de Paul, même si le caractère négligé de sa pilosité sur certaines photos de l'époque ne le montre pas à son avantage, on peut voir, sur le fameux Coin de Table de Fantin-Latour en particulier, mais aussi sur les portraits plus émouvants qu'en ont donné Courbet et Bazile quelques années plus tôt, un homme moins laid que ce que la postérité a prétendu. Au reste, il était grand, plutôt bien bâti et, âgé, alors que, hélas, son vers n'était plus ce qu'il avait été, il exerçait encore son charme sur le jeune journaliste Frédéric-Auguste Cazals, quand bien même celui-ci, quoi que troublé, n'eût pas cédé aux avances du « prince des poètes ». A défaut, il écrira une hagiographie exprimant toute sa tendresse.


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De même, la célèbre photo de Carjat, devenue icône, mais peut-être retouchée, nous trompe sur la beauté angélique d'un Rimbaud qui, s'il a séduit les témoins par la qualité de ses vers - « C'est un génie qui se lève » dira l'un d'eux - s'attire en contre partie de vives critiques quant à son caractère grossier et son aspect peu séduisant de gosse mal élevé à la figure et aux mains rougeaudes. Comme pourrait en témoigner une autre photo, également attribuée à Carjat mais qui fait polémique. Prise, selon certains, la veille du cliché qui immortalisa Rimbaud pour la postérité, un ou deux ans avant selon d'autres sources, (et par qui ?) avec ce mystère que le poète sur les deux clichés porterait, selon Gérard-Georges Lemaire, le même costume (?). Cette photo moins connue montre un petit paysan renfrogné, un Cuif, fort éloigné de l'image étincelante retenue par la légende et le fantasme.


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Par dorant le 27/08/2014 à 19:01
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3 424 000 chômeurs déclarés. Source : Nouvel Obs

"Nous avons donc une responsabilité éminente et collective d'interrompre ce coulage de l'économie par l'austérité", Arnaud Montebourg, 26 août 2014.

Par Brotherhoodofman28 le 27/08/2014 à 18:26

-je ne peux q'ù étre ému par son histoire avec sa prof de français,qui me rappelle l'amour que j'éprouvais pour ma prof de français de 2nde ,Mme Giovachini,qui était,de sùrcroit ,la plus belle femme de l'école ..........................

-Je la revis qqs années plus tard un beau soir à Dauphine ,où j'effectuais mon DULCO de japonais ,et où elle prenait des cours de langue et civilisation chinoises en auditrice libre........................... ! ! ! !

Par Brotherhoodofman28 le 27/08/2014 à 15:39

-Bon,un planqué à la Fillon,dont le" story-telling " de l'Elysée insiste un peu trop à mon goùt sur le fait  q'ù il aurait épousé sa prof de français,de vingt ans plus vieille que lui ,mais on ne va pas bouder notre plaisir des yeux .................................................... :-p ) ! ! ! !

Par jeuneparisien1978 le 27/08/2014 à 14:46

1) Quelqu'un saurait-il comment on peut afficher son véritable âge, sur cette nouvelle version de GA ? Je ne trouve même plus où indiquer ma date de naissance. 

2) Et comment peut-on consulter les derniers commentaires laissés sur son propre blog ? Les actions "Voir les derniers commentaires" et "Voir tous les commentaires" ne me les montrent nullement.

3) Voyez-vous la date et l'heure des commentaires où que ce soit ?


Par dorant le 27/08/2014 à 13:10
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Macron et Montebourg à Bercy ce matin
Par LLD le 27/08/2014 à 10:37

La "gauche romantique" doit ouvrir les yeux, lâche-t-il pendant la tourmente Florange, avant de l'avouer : "La gauche est censée changer le réel mais, compte tenu des contraintes, changer le réel sera compliqué."

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Par jeanlucg31 le 27/08/2014 à 07:21

A VISIONNER EN HD

Par Felix-Culpa le 27/08/2014 à 07:06

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Ormegris étant en vacances dans le Sud, il me charge de vous transmettre ses amicales salutations ...

Par 1rom1 le 27/08/2014 à 06:48

 

En amont, V***, Montrouge, Paris, jeudi 26 juin

 

 

Déjeune avec lui [François]

 

Expo indigente au CC irlandais (sur OW) dernier jour

1 BD amusante sur les rapports d’OW avec l’art [moderne]

 

D’humeur dépensière. Casque. Shostakovich. Brouhaha (coupe du monde) Pas les conditions idéales !

j'attends Aymeric

En même temps “idéalement” isolé

copie ratée de la 2nde version

 

 

 

Paris, après-midi

 

L’exposition — dont c’est le dernier jour — au Centre culturel irlandais rue des Irlandais autour d’un auteur irlandais, Oscar Wilde, est vite parcourue. Ne retient guère mon attention qu’une bande dessinée sur les rapports qu’aurait entretenus le maître des paradoxes à l’art moderne s'il avait vécu plus longtemps.

 

Lorsque je passe devant l’établissement, des collégiens de Henri IV sortent des épreuves du brevet...

C’est un quartier que je connais bien, y ayant battu le pavé quelques fois avec R., mais je n’ai jamais visité Saint-Etienne-du-Mont.

 

Je m’y emploie donc, m’attardant devant le jubé (qui m’évoque évidemment celui de la Madeleine à Troyes),


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puis devant les vitraux de la chapelle dédiée à sainte Geneviève... A la sortie, comme je m’attarde devant les cartes postales, espérant y trouver le vitrail qui m’a le plus plu,


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Le songe de sainte Geneviève © Internet

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je suis alpagué par une dame âgée, tout onctueuse, qui me propose un livret des églises de Paris... 

Je refuse poliment et reflue vers la sortie.


*

*   * 


Je dispose encore de temps.

Toujours d’humeur dépensière, je vais à pied en direction de l’Odéon, entre dans une chaîne de magasins, quasi décidé à acheter un casque correct, confortable et pas trop voyant pour écouter de la musique sur mon téléphone portable. Pour y être passé déjà, je sais que des casques sont en démonstration, que je pourrai tester à partir de mon propre appareil. Je choisis d’abord des casques d’un bon prix, puis descend brusquement en gamme. Les casques les plus chers ne me convainquent pas toujours : certains colorent inutilement la musique et amplifient les basses ; or, j’écoute le quatuor n°8 de Shostakovich — qui n’a pas besoin de cela, ses cordes sèches refusant tout édulcorant —, que je fais suivre du début de “Printemps” chanté par Barbara — morceau qu’avait choisi sur un CD que je lui tendais le vendeur d’un magasin de Hifi à *** alors que je venais pour acheter des enceintes il y a quelque quinze ans en compagnie de J.-M. :

 

Il y a sur la plage quelques flaques d’eau

Il y a dans les bois des arbres fous d’oiseaux…

 

J’arrête mon choix sur un casque d’un prix intermédiaire, qui ne me semble pas jurer avec ses homologues beaucoup plus onéreux sans que je perçoive la différence à l'ouïe — sans doute faut-il d’ailleurs incriminer la source médiocre qu’en l’espèce constitue un téléphone portable... Passant en caisse, je m’entends dire que l’appareil est soldé, ce qui, de 89 à 69 euros, non content de réaliser une économie substantielle, amène son prix presque au tiers des casques les plus évolués dont j’ai pu vouloir éprouver la musicalité... Ma pingrerie s’en enchante, de même que des politesses de la jeune caissière, qui, apprenant que je n’habite pas Paris (à des fins statistiques, elle me demande mon code postal en effet), me souhaite un très bon séjour ! 

 

Par ma-tata-hari le 27/08/2014 à 02:27


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Par OneStepCloser le 27/08/2014 à 00:25
"Bref, ce Shomintsu qui me voyait gros, possédait l’avantage d’avancer à côté
de ses pompes, d’avoir l’esprit à l’est quand il marchait à l’ouest; en cette ville de
Tokyo où la foule court dans le même sens, où les gens se ressemblent, il paraissait
différent. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que ça me le rendait sympathique, non, je
n’aimais personne, mais cela me le rendait un peu moins antipathique.
Car il faut vous préciser qu’à l’époque, je souffrais d’allergie. J’étais devenu
intolérant à la terre entière. Y compris à moi. Un sujet captivant pour la médecine si
elle s’était penchée sur mon cas : je faisais de l’allergie universelle. Rien ne m’attirait,
tout me répugnait, vivre me provoquait des démangeaisons, respirer mettait mes nerfs
en pelote, regarder alentour me poussait à m’éclater la cervelle contre les murs,
observer les humains me filait la nausée, subir leur conversation couvrait ma peau
d’eczéma, approcher leur laideur me secouait de frissons, les fréquenter m’ôtait le
souffle; quant à les toucher, à cette seule idée, je pouvais m’évanouir. Bref, j’avais
organisé mon existence en fonction de mon infirmité : adieu l’école, je n’avais pas
d’amis, j’accomplissais mon commerce sans palabrer, je me nourrissais de produits
fabriqués par l’industrie alimentaire, boîtes de conserve, soupes lyophilisées, en les
mangeant isolé, coincé entre les planches d’un chantier, et la nuit, j’allais coucher
dans des lieux déserts, souvent malodorants, tant je tenais à dormir seul.
Même penser me donnait des douleurs. Réfléchir ? Inutile. Me rappeler ?
J’évitais… Prévoir ? J’évitais aussi. Je m’étais coupé du passé et de l’avenir. Ou, du
moins, je tâchais… Parce que, si bazarder ma mémoire ne m’avait pas posé de
problème tant elle charriait de méchants souvenirs, il m’était plus compliqué d’arrêter
de rêver des scènes plaisantes. Je me l’interdisais pourtant, sachant que j’allais
morfler au réveil, quand je réaliserais que c’était impossible.
- Je vois un gros en toi.
Que me prit-il, ce lundi-là ? Je ne répondis pas. J’avais la tête plongée si
profond dans un seau de considérations sinistres que je n’avais pas remarqué
Shomintsu, son arrêt, son attention, sa phrase.
Du coup, il répéta fort :
- Je vois un gros en toi.
Je levai l’œil vers lui. Il nota que je venais de l’entendre et insista :
- Tu ne me crois pas lorsque je t’assure que je vois un gros en toi.
- Écoute, la tortue, je me fous de ce que tu bafouilles ! Je ne veux parler à
personne : ça m’épuise ! Pigé ?
- Pourquoi ?
- Je fais de l’allergie.
- Allergie à quoi ?
- De l’allergie universelle.
- Depuis quand ?
- Les allergies, on prétend que ça vient d’un coup, hop, soudain, un matin, tu te
réveilles, tu te retrouves allergique. Belle niaiserie, ça ! Chez moi, l’allergie, elle estvenue progressivement. Suis incapable de dater le début. J’ai juste conscience d’avoir
été autre, avant, y a très longtemps.
- Je vois, je vois…, murmura-t-il d’un ton de connaisseur.
- Non, tu ne vois rien ! Personne ne me comprend et toi encore moins. Tout ce
que tu sais voir, toi, c’est ce qui n’existe pas.
- Ton allergie ?
- Non, andouille : le gros en moi !
Exténué, je venais de causer davantage qu’en six mois. Pour en finir avec lui,
je relevai mon pantalon de survêtement.
- Regarde mieux, la tortue, j’ai les genoux plus larges que les cuisses.
À cette époque-là, j’étais fier de mes genoux tant ils étaient laids,
disproportionnés par rapport à mon corps. Comme je me haïssais, je ne supportais de
moi que ce qui m’apparaissait monstrueux; presque inconsciemment, j’avais
développé une coquetterie à l’envers, une coquetterie attachée à mes défauts, mon
rachitisme, mes genoux cagneux et ma pomme d’Adam proéminente.
- Tu vois, pépé, j’ai le look poulet. Articulations épaisses, pas de chair autour.
Shomintsu approuva du chef.
- Cette solide consistance osseuse me confirme mon intuition, s’exclama-t-il, il
y a un gros qui sommeille en toi ! Faut le réveiller et le nourrir, qu’il s’épanouisse.
- Stop ! Je ne vois pas l’intérêt de devenir gros.
- Ah non ? Tu te préfères squelettique… Tu t’aimes maigre, sans doute ?
- Je me vomis ! T’as pas entendu ? Je fais de l’allergie. De l’allergie
universelle ! C’est nébuleux, ce que je raconte ?"