Le Journal des inscrits - 19 avril 2014
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Par koumkoum le 19/04/2014 à 18:34

"L'urbanisme est cette prise de possession de l'environnement naturel et humain par le capitalisme qui , se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l'espace comme son propre décor" (Guy Debors, La société du spectacle)

"Une marchandise paraît au premier coup d'oeil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire, que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques" (Karl Max, Le Capital )

"Ils se sont persuadés que l'homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n'auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées". (Isaac Bashevis Singer)



De la servitude moderne,1ère partie (sur 3) par avantiprod

"Travail du latin tri palium "trois pieux" (instrument de torture)"
(au passage dans le deutéronome, j'ai cru reconnaitre les 2 lettres hébraïques Vav + Tav pour composé le mot pieu : Vav signifiant également 6 et "clou" ou "crochet", il correspond a Y ou une barre epaisse comme les 3 barres du code barre ; Tav signifiant 22 et "signe" ou "marque". il correspond aussi a X et "tau" en forme de croix, ou  300 en grec. Tau étant souvent utilise pour noter un temps de réponse en physique;  je sais un rien m'amuse. )

"Et ce que l'on faisait autrefois pour l'amour de Dieu, on le fait maintenant pour l'amour de l'argent, c'est à dire pour l'amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience" (Nietzsche, Aurore)

"Sinon, qu'il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l'image d'or que tu as dressé, nous ne l'adorerons pas" (Ancien Testament, Daniel 3:18)

 
De la servitude moderne, 2ème partie (sur 3) par zingaqs160

"On croit que l'on maitrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maitrisent" (Alain Rey)

"La nature n'a créé ni maîtres ni esclaves, je ne veux ni donner ni recevoir de lois" (Denis Diderot)


 
De la servitude moderne, 3ème partie (sur 3) par zingaqs160
Par ma-tata-hari le 19/04/2014 à 16:52


    Hier soir en faisant mes courses à la Croisée des chemins, juste après l'entrée de la grande surface je m'arrête devant un stand de brioches qui proposait de goûter les dites brioches à l'aide de morceaux prédécoupés dans une corbeille. Le petit morceau que j'avalais avait un arrière goût de rev'nez-y  aussi j'y revins pour combler le léger creux que j'avais à l'estomac, (faut toujours éviter d'avoir un creux à l'estomac quand on fait des courses alimentaires).
J'avalais donc une dizaine de ces petits morceaux de brioche avant de rattraper le chariot de Boogly (mon cher et tendre). Après avoir hésité entre chipolatas et toulouse au rayon des saucisses, ne v'là t'y pas que me vient à l'esprit un blague au goût douteux, je l'avoue, que je ne pus me retenir d'énoncer à voix haute dans le magasin : "Il paraît qu'on a mis au point des saucisses spéciales pour cancéreux , savez-vous comment il les ont appelées ? --- Des chimiolatas !". Et moi de me bidonner d'un rire inextinguible. J'avais l'étrange sensation d'être comme shooté, ou d'avoir fumer un pet, ce qui ne m'est plus arrivé depuis des lustres voire des chandeliers. La poursuite des courses se fit dans la même euphorie sur un mode crescendo jusqu'à la caisse où je ne pouvais m'empêcher de rétorquer à l'annonce par haut-parleur : "Nous informons nos chers clients que notre magasin va fermer dans une trentaine de minutes..." , de rétorquer donc : "Nous ne sommes pas vos chers clients,c'est plutôt la Croisée des chemins qui est chère et de plus en plus chère, nous les clients en revanche nous sommes gratuits...". La caissière apprécia relativement modérément ma répartie qui me faisait marrer et menaça même de nous envoyer vers une autre caisse si nous n'adoptions pas un comportement correct, mais comme elle était la seule caisse encore ouverte... et que nous nous fîmes des chers clients trés gentils, nous pûmes nous alléger de quelques centaines d'euros en toute gratuité. C'est alors que Boogly me demanda ce que j'avais fumé, alors qu'il savait qu'il n'en était rien puisque nous avions passé l'aprés-midi ensemble. Le retour à la maison se fit tout aussi joyeusement. Ce n'est que ce matin que je m'interrogeais sur ce qui avait pu me mettre dans cet état alors que je ne consomme plus ni alcool, ni autres substances délirogènes depuis des années à cause de mon diabète. C'est alors que me revint en mémoire la brioche à l'entrée du magasin, se pourrait-il qu'elle eût contenu quelque substance qui déclencha mon état second (voire plus si affinité) ?

Je ne suis pas sûr de retourner à la Croisée des chemins de sitôt, car on n'y rencontre de moins en moins d'humains et de plus en plus de robots. Les caissières y sont vouées à disparaître totalement, sous peu, après leur avoir fait subir un lavage cerveau pour leur faire considérer les clients non comme des personnes à respecter mais comme des cochons de payants à qui on doit, au mieux, des sourires automatiques et des "chers clients" hypocrites. La mise en place des caisses automatiques et autres "services-drive-in" auront vite fait d'empêcher tout contacts humains.

C'est beau le progrès !



Par koumkoum le 19/04/2014 à 15:02

" Il n'y a pas d'absence
s'il persiste  au-moins le souvenir de l'absence."

Anne Michaels. Fugitives pièces


Lien Sur les epaules de darwin : Présences

Le Grand Prix des Médias 2013 de CB News a décerné le Prix de la meilleure émission de radio à "Sur les épaules de Darwin" de Jean-Claude Ameisen


Par kirdis3 le 19/04/2014 à 10:38

 


Combat contre la pauvreté… ou combat contre les pauvres ?

couverture_ouvrage.jpg« Les engagements de revalorisation exceptionnelle décidés dans le plan pauvreté de janvier 2013 pour le RSA, le complément familial et l'allocation de soutien familial sont confirmés. Mais ces revalorisations seront décalées d'une année ».  Même ampoulée, la formule est simple : la hausse décidée en 2013 est annulée, et elle aura peut-être lieu en 2015. Ah très bien,... enfin on s’en prend aux pauvres, et à leurs insupportables privilèges. Nous sommes fiers de ce gouvernement de combat.

Il était temps de frapper les pauvres au porte monnaie, car leur nombre ne fait qu’augmenter, ce qui montre à quel point ce sort est enviable. A la fin 2013, 2,3 millions de foyers percevaient le RSA, soit 7,2% de plus qu'un an plus tôt, selon les chiffres publiés par la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). + 7,2% : une croissance à faire pâlir les Chinois…

Le gros morceau, c’est le « RSA socle » versé aux foyers ne bénéficiant d'aucun revenu d'activité. Leur nombre a augmenté de 7,5%, pour atteindre 1,79 million, y compris 253.000 qui le cumulent avec le « RSA activité ». Les foyers bénéficiaires du seul RSA activité sont 505.000.

Et combien le RSA ? Au 1er janvier 2014, le RSA socle s'élevait à 499,10 euros par mois pour une personne seule et 748,97 euros pour un couple sans enfant. Oki ? Pour le coup de pouce, ces nantis attendront, et bien sûr, le gouvernement va renforcer la lutte contre la fraude…

Lamentable.

A côté de ces deux données – l’augmentation des bénéficiaires et la faible montant de l’aide – la vraie question est en fait le « non recours », phénomène qui mine les politiques de solidarité.

Le phénomène a pris une telle ampleur qu’a été créé un Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE). Un phénomène bien connu. Philippe Warin, cofondateur de l’ODENORE est coauteur de « L'Envers de la "fraude sociale". Le scandale du non-recours aux droits sociaux » (La Découverte, 2012).

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D’après l’ODENORE, les prestations en général font l’objet d’un taux de non recours moyen de près de 33%, et certaines prestations connaissent des taux de non recours très forts : 68% des personnes éligibles au revenu de solidarité active (RSA) activité ne le demandent pas et 73% des personnes ayant droit à l’aide au paiement d’une assurance complémentaire de santé (ACS) ne la sollicitent pas.

L’observatoire a identifié trois causes de non recours : la méconnaissance des aides, la complexité des démarches et des freins psychologiques, tels que la peur de la stigmatisation ou le refus de l’assistanat...

Vis-à-vis du RSA, la grande question est donc : comment amener tous les gens qui ont droit au RSA à le percevoir ? Le gouvernement ne le fait pas, assumant de voter des lois sociales - notre génial modèle républicain - en espérant qu’elles seront mal appliquées. Et en plus, on refuse les ajustements.

Le gouvernement de la nouille casquée, qui n'a comme ennemi que les puissances de l'argent, renonce à tout effort dans la lutte contre la pauvreté, et va faire payer les pauvres. Je le note, ça m'intéresse.

source


Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:59

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:38

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:15

Mon article ...

Par lixosdu78 le 19/04/2014 à 01:01