"On fait comment (...) ? (...) Mais si on cherche à ne rien brusquer dans le seul but d'aboutir, il faut faire comment ? Comme un éléphant traversant le grand canyon en funambule sur un fil de soie ?"
Oh là là, que cette entrée du jour m'évoque un moment précis. Août 2003. La fin d'une canicule. Il doit être 23 heures environ, les températures sont presque agréables. Je suis à ma fenêtre, et à ma droite mon ami Octave (prénom fictif) qui va repartir demain matin, bientôt pour deux ans dans l'hémisphère sud.
Je : «Il y a six ans, quand j'avais essayé de me te taper, tu m'avais répondu que ça ne dépendait pas de moi que ça marche ou non. Ça me serait utile d'avoir des indications qui m'aideraient à comprendre de quoi ça dépend.»
Il : (réponse plus ou moins fuyante - pas une tentative d'imposer un virage immédiat de la conversation(*), plutôt des phrases creuses de quelqu'un qui réfléchit à ce qu'il va répondre. En tous cas pas la réponse à la question précise posée) (**).
Je : «J'ai l'impression que je ne gère pas bien la situation. Tu ne penses pas que j'aurais dû rapidement accompagner mes paroles d'un geste, par exemple poser ma main sur ton bras ?»
Il : «Non, tu gères ça parfaitement, tu fais juste ce qu'il faut.»
(La suite n'est pas dépourvue d'intérêt, mais me paraît hors sujet vis-à-vis du thème de ce rebond).
(*)Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.
(**) Très irritant en écrivant cette entrée de voir que je n'arrive vraiment pas à reconstituer toute la conversation(*). La prochaine fois, penser à prendre des notes.
23/03/05 - 12:49
Parfois, je me demande ce que cela ferait à Octave (prénom fictif) de lire votre blog.
jeuneparisien1978