23/03/2005

23/03/05 - 12:31

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"On fait comment (...) ? (...) Mais si on cherche à ne rien brusquer dans le seul but d'aboutir, il faut faire comment ? Comme un éléphant traversant le grand canyon en funambule sur un fil de soie ?"

Oh là là, que cette entrée du jour m'évoque un moment précis. Août 2003. La fin d'une canicule. Il doit être 23 heures environ, les températures sont presque agréables. Je suis à ma fenêtre, et à ma droite mon ami Octave (prénom fictif) qui va repartir demain matin, bientôt pour deux ans dans l'hémisphère sud.

Je : «Il y a six ans, quand j'avais essayé de me te taper, tu m'avais répondu que ça ne dépendait pas de moi que ça marche ou non. Ça me serait utile d'avoir des indications qui m'aideraient à comprendre de quoi ça dépend.»

Il : (réponse plus ou moins fuyante - pas une tentative d'imposer un virage immédiat de la conversation(*), plutôt des phrases creuses de quelqu'un qui réfléchit à ce qu'il va répondre. En tous cas pas la réponse à la question précise posée) (**).

Je : «J'ai l'impression que je ne gère pas bien la situation. Tu ne penses pas que j'aurais dû rapidement accompagner mes paroles d'un geste, par exemple poser ma main sur ton bras ?»

Il : «Non, tu gères ça parfaitement, tu fais juste ce qu'il faut.»

(La suite n'est pas dépourvue d'intérêt, mais me paraît hors sujet vis-à-vis du thème de ce rebond).

(*)Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

(**) Très irritant en écrivant cette entrée de voir que je n'arrive vraiment pas à reconstituer toute la conversation(*). La prochaine fois, penser à prendre des notes.

commentaires

23/03/05 - 12:49

Parfois, je me demande ce que cela ferait à Octave (prénom fictif) de lire votre blog.

23/03/05 - 12:52

** Je me permets de retranscrire la conversation dans son déroulé exact :

Tu : «Il y a six ans, quand j'avais essayé de me te taper, tu m'avais répondu que ça ne dépendait pas de moi que ça marche ou non. Ça me serait utile d'avoir des indications qui m'aideraient à comprendre de quoi ça dépend.»

Il : "Dès que nous avons eu connaissance de ce problème, nous avons ouvert une enquête interne qui nous permettra d'éclaircir la situation. Je peux vous dire dores et déjà que tout danger pour les riverains, les consommateurs et l'environnement est écarté. Je vous contacterai dès que je disposerai d'éléments plus précis pour répondre au mieux à vos questions. "

Tu : «J'ai l'impression que je ne gère pas bien la situation. Tu ne penses pas que j'aurais dû rapidement accompagner mes paroles d'un geste, par exemple poser ma main sur ton bras ?»

Il : «Non, tu gères ça parfaitement, tu fais juste ce qu'il faut.»
"

23/03/05 - 12:52

Depuis que ce blog existe, quand je copie-colle un lien depuis une fenêtre de mon browser pour l'intégrer dans un mail à l'usage de mon ami Octave (prénom fictif), je fais _particulièrement_ attention à ne pas me tromper de fenêtre, et à bien relire avant de cliquer sur "Envoyer".

23/03/05 - 22:57

" ne pas me tromper de fenêtre " : serait-ce si grave ?

23/03/05 - 23:00

Disons que les résultats seraient quelque peu imprévisibles. Je suppose que le personnage ferait comme la collègue de Nico du Nico-Blog, semblant de n'avoir rien remarqué.

23/03/05 - 23:05

Et... euh... si j'ai bien compris, cela fait vingt-sept ans que le personnage fait globalement semblant de n'avoir rien remarqué ?

23/03/05 - 23:07

Vingt-sept que je le connais ; pas vingt-sept que j'ai perçu sa beauté intérieure, disons vingt-cinq. Après il y a un long intervalle de temps où je n'ose, et précisément dix-sept que je suis explicite.

24/03/05 - 12:09

Ma foi, quelle patience, quelle continuité !!!

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