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08/05/2005

08/05/05 - 12:44

Bonnes lectures dominicales (5)

95 - Les oeuvres défendues le Dimanche sont les oeuvres serviles; c'est-à-dire les occupations auxquelles le corps a plus de part que l'esprit, auxquelles on s'adonne d'ordinaire pour gagner son pain, et qui sont le partage habituel des gens de service et de métier: journaliers, manoeuvres, artisans, ouvriers, hommes de peine, etc...

Parmi les oeuvres défendues le Dimanche, on doit aussi ranger toutes celles qui troublent ou empêchent la célébration religieuse et paisible de ce saint jour, comme seraient les actions judiciaires, les marchés aux grains, aux bestiaux, etc..., les ventes publiques.

Dans certains pays, la loi civile elle-même interdit les foires, et même les transports en chemin de fer, les jours de dimanche et de fête. -Il serait du devoir des marchands de tenir leurs boutiques fermées, au moins pendant le temps du service divin.

Les oeuvres libérales, c'est-à-dire clles auxquelles l'esprit a plus de part que le corps, sont permises le dimanche; tels l'étude, la musique, le dessin, et aussi les oeuvres mixtes, voyager, chasser, pêcher, etc...

Il faut en dire autant des travaux corporels nécessaires à l'entretien de chaque jour.


96 - On pêche contre le repos du Dimanche, non seulement quand on se livre soi-même à quelqu'une des oeuvres serviles énumérées ci-desssus, mais aussi quand on demande de pareils travaux à ses subordonnés, ou qu'on les leur fait exécuter, sans nécessité.

Comme on l'a vu précédemment, le Seigneur a dit en termes exprès : "Ton serviteur et ta servante doivent se reposer ce jour-là comme toi-même." (Deut., V, 14.)

Il suit de là que les domestiques eux-mêmes, ouvriers et apprentis sont tenus, quand ils cherchent du service, de n'en prendre que là où la liberté leur sera laissée d'observer les dimanches et jours de fête selon les préceptes de Dieu et les prescriptions de l'Église.


M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

commentaires

08/05/05 - 12:49

Avez-vous beaucoup de merveilleux ouvrages comme celui-ci dans votre bibliothèque ?

08/05/05 - 12:52

Effectivement, j'en ai une très grosse.

08/05/05 - 12:53

!!!

Fotex.

08/05/05 - 14:06

Si je comprends, Monsieur le Chanoine de Guénange interdit catégoriquement que je fasse mon repassage aujourd'hui. Obéissons, donc, aux pieuses écritures.

08/05/05 - 14:12

Au fait, savez-vous que l'établissement religieux de Guénange accueille aujourd'hui des adolescents de 11 à 20 ans difficiles et pour la plupart déliquants? Selon les dires d'une mienne camarade, qui professa la littérature, ou plutôt le français, dans cet établissement, il semble que ces jeunes gens occupent leur dimanche, hélas, à lire les doctes préceptes de ce bon chanoine.

08/05/05 - 14:26

Je suis intrigué par ce que vous m'indiquez là ; mon édition rattache l'imprimerie de Guénange aux "orphelins apprentis" qui disposent de somptueux bâtiments à Auteuil. Il courait dans la famille la rumeur que le docteur P., un cousin lointain domicilié dans le XVIème arrondissement de Paris, tirait son train de vie somptuaire de l'exploitation des dits orphelins apprentis. Rumeur ou réalité ? Je ne le saurai jamais.

08/05/05 - 14:42

Pourtant, le Guénange de votre bon chanoine se situe bien, du moins est-ce ce que vous indiquez, en Moselle. Il s'agit donc bien du même ...

08/05/05 - 15:01

Eh bien, je vois qu'Anatole (prénom fictif) compte des célébrités dans sa famille (famille réelle) !

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