Post narcissique ou nouvelles de moi (non publiées au JDI) pour ceux que ça intéresse :
Après deux mois au fond de l'enfer, je crois que je vais bientôt être de nouveau amoureux d'un psychopathe tout neuf.
D. m'a bien dit que je tomberai toujours sur des mecs comme ça tant que je ne m'aimerai pas.
Dont acte.
J'assume.
J'aborde l'été assez serein.
Que les plages et les montagnes vous soient douces.
Bises à tous et à bientôt.
Blind.
Ben moi j'm'en fous :
Du Cadinot qu'il est mort et qu'il ne m'était pas particulièrement sympathique.
Du Nico du Nicoblog qu'il est pas mort encore je crois, aux dernières nouvelles.
Cyclique. Tous les ans à la même époque, ce qui ne veut pas dire que j'oublie les onze autres mois de l'année, mais... Mais Mai m'est particulièrement insupportable. Jusqu'à quand ? Pour toujours je crois. Je piccole et je pleure. Au moins, ça relativise mon vulgaire petit chagrin d'amour avec G : Oublié définitif, le pervers psychopathe, sans aucun intérêt.
La sensation malsaine que c'est sur moi que je pleure. Pas sur lui. Presque oublié jusqu'au son de sa voix, même quand je ferme les yeux pour me souvenir, même quand les images d'horreur me reviennent. Ai-je le droit de pleurer sur moi ?
Dimanche, aller m'incruster chez sa mère avce une bouteille. Cruelle ironie du calendrier, cette année, "ça" tombe encore sur le jour de la fête des mères.
C'était il y a un peu plus de trois semaines. C'est T. qui m'a mis sur la voie ce soir-là. Je lui racontais pour la nième fois les mensonges de G, ses crises, ses insultes, sa dissimulation, son cynisme. Enfin non, je ne racontais pas tout, j'en racontais un peu, je faisais le tri, ne racontant que ce qui était racontable, car j'avais peur que T. ne me croie pas si je lui disais tout, ou bien j’avais honte aussi, je ne sais plus. Ce que j’avais à dire était tellement incroyable que j’avais peur que T. puisse penser que j’affabulais. Obligé de censurer jusqu’à ma propre souffrance.
T. savait que les arguments qu’il me débitait depuis les dix mois qu’auront duré cette relation destructrice n’avaient pas de prise sur moi. Les « Ce mec ne te mérite pas, jette-le vite. », les « Tu mérites bien mieux », les « Fuis ! Pendant qu’il en est encore temps ! » et autres conseils plus ou moins rassurants, avaient provisoirement un effet bénéfique sur moi, enfin non, même pas, je crois que ça m’embrouillait encore plus.
Et ce soir-là, T. m’a dit : « Ecoute, va lire ça [www] et on en reparle. »
J’ai lu et ça m’a glacé.
Instantanément.
Sans aucun doute possible.
Je n’y connais rien dans tout ça. Je ne savais même pas que cette maladie existait. Tout ce que je sais, c’est que j’ai immédiatement reconnu G. comme si cet article avait été écrit par quelqu’un qui le connaît personnellement. Je me souviens que j’ai été pris d’une peur très intense, comme je n’en avais jamais éprouvée auparavant. Je me suis reconnu aussi dans la victime. J’ai compris pourquoi j’étais tombé sur un mec pareil justement à cette époque-là.
Le seul soulagement que j’ai éprouvé, c’est celui de me dire pour la première fois que je n’étais pas fou.
Maintenant que je suis enfin libre, je sens sa haine et je crains sa vengeance, mais je respire.
20 avril 2008.
Note pour moi-même, en ce jour de lucidité, juste pour prendre date, pour me souvenir plus tard que je "SAVAIS" depuis le début et que j'ai refusé de l'admettre :
"Suis-je tombé sous l'emprise d'un Pervers Narcissique ?"
Lui : Tu ne penses qu'au sexe, moi je t'aime d'amour.
Moi : L'un n'empêche pas l'autre, bébé, moi aussi je t'aime, tu le sais...
Lui : Va te calmer la bite ailleurs, je te donne l'autorisation.
Message personnel au garçon attachant, que je lis souvent, qui m'a mis dans sa hotlist et qui se reconnaîtra : Quand aurai-je le plaisir de voir ton visage ?
Plus précis qu'une horloge, il m'a rappelé, comme prévu au bout de pile-poil cinq jours, au sommet de la phase haute de sa cyclothymie. Amnésique et amoureux fou. Jusqu'à la prochaine oscillation, la prochaine descente aux enfers.
Et moi, pauvre courge, aussi prévisible que lui, j'ai boudé pour la forme, puis pour la n-ième fois, accepté de lui reparler. Il m'a supplié : "Sauve-moi de moi-même". Je lui ai répété que je n'étais pas médecin, mais que je ferais de mon mieux. Il a accepté le principe de tenter une nouvelle cure de désintoxication. La troisième.
On me dit que je mérite ce qui m'arrive. Que je tombe toujours sur des mecs zarbi. Que "quelque part" (pffff....), j'aime ça. Ce n'est pas vrai, je n'aime pas ça du tout.
Puisqu'il est reparti, je n'ai plus besoin de cacher les bouteilles derrière la tondeuse à gazon, j'apprécie de me prendre tranquillou mon petit apéro du soir, au soleil, loin du stress et de la tension.
Mon Chouchou tout neuf m'a jeté comme un chien
Le jour de la Saint-Valentin.
Me suis senti moins que rien
Avec ma ptite rose à la main.
Choisir ce jour-là c'est pas bien,
C'est pas bien.
J'avais rêvé plein d'espoir
Retour à la case départ.
Je suis mort qui qui dit mieux
Ben mon pauv’ vieux voilà aut’ chose
Je suis mort qui qui dit mieux
Mort le venin coupée la rose
J’ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r’trouve s’la met au chose
J’ai perdu mon âme en chemin
Qui qui la r’trouve la jette aux chiens.
J’m’avais collé avec une femelle
Ben alors ça c’est la plus belle
J’m’avais collé avec une femelle
L’jour où j’ai brûlé mes sabots
J’y avais flanqué un marmot
Maintenant qu’son père est plus d’ce monde
Va pousser ce p’tit crève-la-faim
Faut qu’ma veuve lui cherche un parrain.
Elle y en avait d’jà trouvé un
Hey, j’ai pas les yeux dans les poches
Elle y en avait d’jà trouvé un
Dame faut prévoir en cas d’besoin,
C’est lui qui flanquera des taloches
A mon p’tiot pour qu’y s’tienne bien droit
C’est du joli, moi j’trouve ça moche
De cogner sur un plus p’tit qu’soi.
Cela dit dans c’putain d’cimetière,
J’ai perdu mon humeur morose
Jamais plus personne ne vient
M’emmerder quand je me repose,
A faire l’amour avec la terre
J’ai enfanté de p’tits vers blancs
Qui me nettoient, qui me digèrent
Qui font leur nid au creux d’mes dents
Arrêtez-moi si je déconne
Arrêtez-moi ou passez m’voir
Sans violette, sans pleurs ni couronne
Venez perdre un moment d’cafard
J’vous ferais visiter des cousins
Morts à la guerre ou morts de rien
L’esprit qui vous cligne de l’œil
Les bras tendus hors du cercueil.
Aujourd’hui je vous sens bien lasse
Ne soyez pluis intimidée
A mes côtés reste une place
Ne tient qu’à vous de l’occuper
Quest-ce-que tu as ? Oui le temps passe
Et le p’tit va rentrer d’lécole
Dis-lui qu’son poère a pas eu d’bol
L’a raté l’train, c’était l’dernier.
Attends un peu ma femme, ma mie,
J’ai un remède pour le garçon,
J’ai plus ma tête voilà qu’j’oublie
Où j’ai niché l’accordéon,
P’têt’ à la cave p’têt’ au grenier
Je n’aurai d’repos qu’il apprenne
Mais il est tard sauve toi, je t’aime
Riez pas du pauv’ macchabée.
Ceux qu’on jamais croqué d’la veuve
Les bordés d’nouilles, les tire-à-blanc
Qu’on pas gagné une mort toute neuve
A la tombola des mutants
Peuvent pas savoir ce qui gigote
Dans les trous du défunt cerveau
Quand sa moitié dépose une botte
de roses sur l’chardon du terreau
Randonnées conviviales (gay, mixte et friendly) pour se dégourdir les jambes (marche, vélo, canoé,...) et manger et boire aussi aux environs de Bordeaux: Les ami(e)s de l'homosocialité
Réunions tous les premiers vendredi de chaque mois à 20 heures au 54 rue du Hamel (quartier Saint-Michel) à Bordeaux.
Pas vieillir, pas grandir.
Venise, Lido di Jesolo, 25 mai 2004: Martin a voulu aller voir l'envers du décor.
Je ne saurai jamais pourquoi,
Ni comment c'est de l'autre côté....... ...... ...... ...... ......