(depuis le 31 janvier 2005)
- Oui oui...
- Et ce sera très intime ?
- Bien sûr !!

27/08/2006

27/08/06 - 22:58

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25/08/2006

25/08/06 - 11:34

Tard le soir, dans sa chambre, je me laisse séduire par le sourire de F. sur la photographie. Son regard est empli d’une sérénité fascinante, comme pris par la douceur enchanteresse d’un sublime visage de garçon.

Debout pendant de longues minutes, je rêve à son rêve.

Me glissant dans l'image, j’aurais voulu sentir le parfum de son cou et goûter un peu du souffle ému qui filtre à ses lèvres.

22/08/2006

22/08/06 - 13:44

Le journal de C. - Août 2005

À la porte du wagon, il glissa un au revoir dans son sourire et déjà la sonnerie annonçant l’imminence de la séparation retentit. Presque collée à la fenêtre, les yeux encadrés par mes mains pour voir outre le reflet opaque de la lumière, le suivre du regard... La voiture défila sans que je puisse même le distinguer.

Sur le quai depuis quelques secondes, j’étais seule et stupide.

20/08/2006

20/08/06 - 19:48

Revenir petit à petit, l'air de rien... Reprendre ses marques peut-être.

06/02/2006

06/02/06 - 20:45

Le journal de C. - Novembre 1983

Il me croit méchante. Il me l’avait déjà dit tout petit, mais je ne faisais pas cas de ces paroles prononcées sous l’effet de grosses colères. Ce matin, il était calme et grave, à l’image d’un adulte qui médite depuis longtemps ses mots. Il prit son bol et sa cuillère en argent pour s'installer à la table du petit-déjeuner face à moi, sans se servir, le regard acéré, planté dans mon visage. Je crus revoir l'expression de son père annonçant une violente crise de jalousie. Un peu agacée, je lançai : "Qu’est-ce qu’il y a ?" Ses yeux de glace en réponse soutenaient mon regard. "Tu ne vas pas rester comme ça, sers-toi !" Sa bouche s’ouvrit, muette, l'expression devenait fielleuse. J’insistai : "Mais qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça ?" Son visage se détendit subitement, prenant un élan préalable de haine véritable et, très distinctement, sans crainte aucune, il dit posément, avec tout le poids de son jeune âge ces mots un à un, détachés : "Maman, tu es méchante !"
J’eus un frisson. Je n’osai plus bouger. "Arrête, tu ne sais pas ce que tu dis."

Je suis coupable. J'éprouve un profond malaise à l'idée de le consoler dans mes bras quand il a du chagrin. Je suis une amputée de la tendresse. J’ai d’ailleurs délégué très tôt cette fonction à sa grand-mère. Il y puise tout ce suc dégoulinant, mais elle en profite. Alors je le prive d’elle régulièrement.

03/02/2006

03/02/06 - 11:15

1999

Mon entrejambe contre son entrejambe sur le sofa de cuir clair après l’amour. Les yeux au plafond, noyés dans une constellation secrète où la lumière électrise les pupilles et se fraye invisible, une trajectoire ondulante dans les corps. Par cette attache siamoise en creux, notre synapse, circule et se confond toute l'alchimie de nos pensées. Un tissu langoureux dans la trame d'un désir renaissant. Je n’ai connu plus grande plénitude. Julien avec moi pour la dernière fois. Vouloir en mourir et figer le sourire.

On a laissé depuis tout cela s’endormir comme si plus rien jamais n’était possible. Je regarde le plafond au même endroit. Parfois, la musique allume nos étoiles. Elles tournent à nouveau et je souris avec le même ravissement devant cette féerie, comme s’il y avait vraiment là-bas quelqu’un veillant sur nous pour dissiper les angoisses archaïques.

30/01/2006

30/01/06 - 23:28

Dans l'escalier

Je souris. Je tends la main. Je l’embrasse à distance. Je lui dis d’appeler dès qu’il peut. Je me plie au bas des marches pour ne rien rompre et le voir encore un peu. Mais je ne m’arrête pas. L’image se resserre. Je tire plus fort et l’instant cède.
N. est maintenant hors du cadre. La scène s’est disloquée. Je ferme les yeux pour prendre appui sur un soupir, et me précipite derrière la porte de verre.

Pour rentrer chez moi, je cours dans le froid boulevard de la Madeleine. Mon corps s'engourdit. Ton visage reste vif et danse dans la tête et je ne sens pas la douleur d'abord infime qui s'infiltre sur le côté gauche.

Nous, ce ne sont pas ces pauvres morceaux d’amour remplis de menace qu’on jette dans un ultimatum à la figure. Non. Un mystère de patience et de respect. Comme ta voix et tes mots seront baignés par la lumière : N.

28/01/2006

28/01/06 - 01:14

À ma droite, il y a ces deux piles prétentieuses de cours sous leurs chemises. Plusieurs fois, il m’est venu l’envie de les bousculer "sans le faire exprès" pour qu’elles s’écroulent. Mais je me retiens, par superstition, comme si une rupture trop précoce de ces édifices pouvait augurer d’une imminente catastrophe. On comprendra ici où s’arrête mon peu de raison sur certaines questions.

25/01/2006

25/01/06 - 22:58

1998

Dans une chambre d’hôtel en Arles, je restai des heures devant un livre sur Francesca Woodman. D’un geste rapide entre les doigts, les photos et diazotypes circulaient, quand, me saisissant soudain dans un temps faible, les images prirent la direction et imposèrent leur rythme propre. Alors, autrement plus risquées et implacables de tentatives et de bascules sur le fil, elles se donnèrent, suréelles. Au milieu du livre : Zig Zag, une grande frise scotchée de bouts de corps mobiles à tons chauds où seul le visage inquiet reste fixe. Elle est partout la sorcière, dissimulée derrière les miroirs et le papier peint, la tête hors du cadre. Elle chute. Je regardai autour de moi pendant un temps, les murs solides de l’Arlantan. J’y pris un appui précaire.

P.S. dit: "Le risque est là. Le 19 janvier 1981, dans le tournant de ce qui va devenir la grande régression antimoderne, Francesca Woodman se jette par la fenêtre de son loft, dans l’East Village, à New York. Elle avait vingt-deux ans."

Parfois, si je ne me raccrochais pas ici et ailleurs, je pourrais lentement glisser au plus bas de moi-même.


Signature perso (merci Damien08 )

22/01/2006

22/01/06 - 22:58

Une envie subite de faire l’amour au réveil. Mais il n’est pas question que je bande. Le jeu consiste à résister quelques jours au désir pressant de la main mobile entre les cuisses. Car je veux crier cette fois, et sentir moite la chair tout entière jouir à la surface, mûrir en s’écroulant et se fendre dans l’épaisseur béate d’un sourire lustré par la salive. Une jouissance exceptionnelle pour laver toutes les heures abrutissantes des derniers mois ! Le sexe enfin comme un apaisement fondamental.

L’idée m’habite toute la matinée. Lorsque j’en fais confidence à Julien dans l’intimité d’un salon de thé, je m’attache à décrire tous les détails de ma lubie et je découvre à quel point elle s’est brouillée pour prendre sa véritable forme amoureuse. Je la ressens de plus en plus précisément maintenant. L'urgence programmée approche. Je pense à ceux qui m’entourent. Je respire plus vite.

01/10/2005

04/09/2005

04/09/05 - 23:19

Août 2004

Le grand tableau à lamelles dans le hall de la gare. Depuis plusieurs jours, je venais chaque après-midi assister à l’arrivée de deux trains en provenance du sud. Car il ne faisait aucun doute, il rentrerait bientôt de province une fin d’après-midi. À ce moment là comme pendant tout l'été 2004, je portais en permanence ce nœud caractéristique de boyaux qui serre fort le ventre des amoureux délaissés. Ma lecture d’alors n’était qu’un alibi entre mes mains. Je me laissais plutôt envahir par le claquement rafraîchissant des lamelles sur le tableau. Dans ma chair, je sentais l’horaire devenir plus critique, et mon trac insoutenable.
Au bout du quai, pendant les quelques minutes précédant l’entrée en gare, je n’y croyais déjà presque plus. Il n’arriverait pas aujourd’hui. Et puis même, que se passerait-il ? Un instant lucide, les plus belles scènes plusieurs fois répétées dans la tête, me paraissaient absurdes.

28/08/2005

28/08/05 - 23:54

Sur le palier devant la porte vitrée de la cuisine, elle se tenait prête. V. l’avait prévenu de notre visite, et certainement se l’était-elle répétée de nombreuses fois pour ne pas l’oublier. Je passai le portillon, elle demeurait droite et immobile. Au milieu d’un visage sans expression, seule la bouche s’animait en prenant une forme étrangement arrondie que je ne lui connaissais pas. J'avançai vers elle avec un sentiment de crainte honteuse. "Toi, tu es Joël" dit-elle, "Tu es le fils de Christiane. Tu es mon petit-fils. Tu es venu de Paris, c’est bien. Tu passes quelques jours chez ta maman." J’approuvai en souriant. Maman comprit mon hésitation et m’invita à l’embrasser. "Je vais avoir quatre-vingts ans, tu sais. Je suis une vieille. Et cette maison, quand je serai plus là, vous en ferez ce que vous voudrez." En disant ces mots, ses bras bougeaient dans un geste ample et démonstratif comme pour fermer une boucle. Alors, elle reprit depuis le début avec application : "Tu es Joël, tu viens de Paris, tu es venu voir ta maman…C’est bien…" On aurait dit qu’inlassable, elle récitait tous les couplets d’une comptine. Maman posa quelques questions. Elle les esquiva rapidement. Au sujet de son dernier repas, elle nous confia avec une tonalité de petite fille : "Ah, oui, il y a du chocolat. J’aime le chocolat." Pendant toutes ces années, où elle vivait prostrée dans ses ruminations, je n’ai jamais su qu’elle aimait le chocolat.
Dans le salon, elle poursuivait : "Tu es Joël. Tu es venu de Paris. Mais tu vas rester quelques jours. C'est bien." Son regard s'arrêta sur une boîte. "Ce sont les jeux qu’on me fait faire. Des jeux pour des enfants de dix ans." Elle ouvrit la boîte, et entreprit d’assembler sur un plateau les grosses pièces d’un puzzle. Elle procédait avec rapidité mais sans méthode ni réflexion, simplement par essais et erreurs. L’image représentait des petites filles à la barre lors d’un cours de danse.

Pour me raccompagner, elle sortit d’elle-même jusqu’à la voiture. Elle était contente.
Le soir, je me dis qu’un jour viendrait où elle ne reconnaîtrait plus son propre visage lorsqu’elle se regarderait dans la glace.

26/08/2005

26/08/05 - 22:50

Toulouse-Paris ; voiture 11 place 42. À ma droite, du côté-fenêtre une dame âgée feuillette Point de vue en mâchant des Tagadas. La célèbre odeur artificielle me fait tourner un œil vers un visage rempli de contentement à la mâchoire extensible qui engloutit d’un coup une grosse poignée de bonbons rouges. Je repense alors aux révélations de Snoopdog sur Haribo il y a quelques semaines et je ne peux retenir un rire. En face, une autre dame plus guindée ajuste de larges lunettes de soleil pour affronter le gris du ciel. Elle fait crisser le plastique d’un sachet de biscuits écrasés avant d’en saisir un entre ses ongles. Parmi les livres et les articles dans mon cartable, j’ai moi aussi un sac de friandises avec plein de miel. Et je les préfère !

En gare de Poitiers, j’attrape une valise bleue très lourde pour un vieux monsieur, ce geste me vaut un sourire de la voisine aux Tagadas qui abandonne alors sa lecture des "pouvoirs de la pensée positive" en vue d'exercer sur ma personne son amabilité intéressée. Elle vient d’Agen et passe par Paris pour rentrer à Nantes : "L'autre jour, pour me rendre à Bordeaux, j’ai voyagé en corail dans des conditions épouvantables, même en première, vous imaginez…" Je crois que je réponds un : "Oui, ce n’est pas toujours simple ". Et dans le désordre, suivent le lot des banalités habituelles faites aux Parisiens : pour rien au monde elle ne vivrait à Paris, car en province, la qualité de vie est bien supérieure. Nantes est une ville sublime où l’on est très heureux. "Vous avez bien tort de ne pas connaître. Mais enfin vous êtes jeune… Paris c’est sûrement bien pour les jeunes (lalala lalala)". En disant cela, lasse d’exercer sa pensée positive, elle sort "Les dernières confidences de Diana". Elle me sourit, elle est heureuse et moi aussi. À Montparnasse, je descendrai sa valise du porte-bagage.

03/08/2005

03/08/05 - 23:37

Un été à demi

Quand l’écriture devient incertaine, ampoulée, alourdie par la réflexion et le cadre de la recherche, je ne trouve plus de plaisir dans les mots. La journée, je trie les parcours et les lettres, je rencontre les rares candidats pertinents qui auront su développer quelques lignes. Je repère des failles, je détoure le trouble des profils, j’appuie aussi où cela résiste. Le soir, je noircis de Times new roman mon "approche des déterminants du talent musical". Ce titre ambitieux repose sur une théorie dont je déroule inlassablement faiblesses et lacunes. Et au même instant, la belle annexe de mon quotidien file sans se laisser retenir. En ma mémoire comme toujours, je fais confiance. Il y aura les couleurs des papillons agiles à dépeindre, et de tendres surprises encore enrubannées à dévoiler. La fin de l’été sera plus personnelle et productive. Je poserai à nouveau ma patte sur le rebord de la fenêtre, j’y passerai même la tête pour sourire à nouveau.

05/07/2005

05/07/05 - 23:00

À l’heure du déjeuner, je m’assieds sur un siège rabattable du métro, ligne 4. Debout sur ma droite, un jeune homme au costume sombre à fines rayures se laisse prendre par ses écouteurs vissés aux oreilles. Le couple d'en face dessine un triangle de corps. Elle passe la main de dos sur sa joue, l’éphémère figure éclate et les amants se séparent à Montparnasse. En levant la tête, une femme lorgne sur le noir de mon brouillon au travers de ses lunettes. Appuyée contre la porte opposée, elle tient un lourd caddie quadrillé de motifs écossais.
Je cesse d’écrire, les yeux au sol. Bien présent et attentif à la scène, je sens cependant ma solitude grandir. La guirlande autocollante des stations s’épuise et quand je sors, je pleure presque. Je crois bien que dans mes regards, je vous cherchais.

03/07/2005

03/07/05 - 01:11

Le journal de C. - Mai 1976

Je vis une vie que je ne désire plus vivre. Dans la voiture ce matin, au moment où j’accélérai, j’aurais pu fermer les yeux et vider ma tête de ses pensées. Ne plus hésiter, et pour une seule fois, avancer tout droit. Il y aurait de longues exclamations de klaxons et des grincements saturés de freins avant un grand fracas que je n’entendrais peut-être pas jusqu’au bout.
Dans mon corps cassé, enfin empli de silence et insensible, son absence ne laisserait plus aucune trace. Les rides profondes que je grave, patiemment, jour après jour, s’effaceraient avec mes tourments, et la maison s’habillerait de sombre et de recueillement pour mes dernières heures passées en son enceinte. On viendrait de loin et devant mon corps peut-être visible, on me découvrirait belle à nouveau. Quelques-uns souligneraient la justesse de leur pronostic à mon égard suite aux obsèques de A.. On comprendrait mon geste mais on blâmerait mon peu de courage et surtout mon égoïsme en l’abandon de J. désormais orphelin.

J. ne sait toujours rien. Je me force à lui sourire. J'ai parfois l'impression qu'il comprend tout. Il s'est collé contre ma cuisse ce matin juste après mon retour.

30/06/2005

30/06/05 - 16:25

Dans la file d’une caisse au monoprix place Saint Augustin, j’attends derrière un homme mal travesti. Suspendue à ses épaules, il porte jusqu’aux genoux une robe noire décolletée. Sa poitrine tombante est postiche et sur la tête un carré de faux cheveux à frange épaisse s’ajuste à des traits efféminés encore jeunes. Son profil souriant est parsemé de taches de rousseur. Plus bas, d’autres taches, grandes et sombres, maculent de manière inquiétante, toute la surface apparente de sa peau. Dans une pose lascive, il replie une jambe derrière l’autre et pointe le sol de son nu-pied à talon haut. Pour échanger les politesses avec la caissière, sa voix monte artificiellement vers l’aigu. Elle sonne triste. En rendant la monnaie, la caissière ne le regarde pas. Il range avec précaution son portefeuille et ses achats dans un large cabas noir dont il ramène les anses à l’épaule. Lorsqu’il souffle sur sa franche avec sa lèvre inférieure pour s'éventer le front, je pense pendant quelques secondes à ma cousine J. et à ses airs idiots et satisfaits de pimbêche, certaine d’être belle et irrésistible. Dans la rue, j’étudie mentalement la scène, repense au professeur C. et à ses cours sur les troubles de l’identité, vouloir être à tout prix tel que l’on se définit.

27/06/2005

27/06/05 - 11:57

1998

Après la représentation, ma démarche n’est pas très assurée. On dirait qu’elle emprunte à l’ivresse des personnages et se cale malgré moi sur le chaos de l’opéra tout entier. L’émotion encore brillante au regard d’un jeune homme aperçu tout à l’heure à l’entracte, me croise dans le métro. Je n'ose m'approcher de lui. Derrière ses cheveux, il s’enferme. Il serait si bon pourtant de partager cette éraflure encore fraîche qui quittera le visage d’ici peu pour s’intérioriser. Mais Lulu et la Geschwitz chutent et meurent une nouvelle fois à mon oreille. Je disparais et il n’existe déjà presque plus.

Lulu ! Mon ange ! Montre-toi à moi encore une fois ! – Je suis près de toi ! Je reste près de toi – pour l’éternité.

25/06/2005

25/06/05 - 10:47

Préliminaires (2)

Parmi la vaste panoplie de nos jeux, celui du doigt dans le creux figurait en tête de nos favoris. Dans l’articulation d’un bras, une phalangette effleurait la fine pellicule cutanée en mouvements circulaires. Un shoot de chatouilles exquises envahissait alors le creux et tout entier dans la spirale, j’accédais à des dimensions encore inexplorées de sensualité. Un apprentissage précoce à tour de rôle où l’actif dirigeait totalement le transfert vers ces contrées essentielles. Le contact tactile demeurait léger et homogène. Toute pression excessive du doigt aurait instantanément brouillé les vagues et dissipé le précieux trouble. De loin, le père de S. souriait en s’étonnant. Nous n’y prêtions guère attention.

J’aimerais parer ma vie sexuelle des rares crépitements de mon enfance. Mais, si j’en redécouvre le souvenir par hasard, je m'empêtre dans la complexité du langage adulte des corps et le plaisir se décolore.