19/01/2005

19/01/05 - 19:17

La nuit


Brève discussion le soir avec Arnaud qui me lance que j’imprime toujours des :°) même après des mots comme « la mort ». Je ne vois plus trop ce à quoi il fait référence mais l’idée me plait. J’aime ces idées, ces petites phrases au souvenir approximatif que je dévie légèrement : je souris même après la mort, j’aime de toi ce que je ne connais pas… Des petites choses qui resteront, sorties de la toile. Comme ce bootleg improbable où l’on fait s’enlacer Brigitte et Marc : « I wanna be à la radio, Comme un 20th century boy… »

J’étais au lit, couché, lui dans les bras. Je repensais à la chanson. La chanson sans titre écrite avec François, aux premières réactions de mes proches à son écoute. Trois minutes trente six.
De fil en aiguilles, mais comme toujours il m’est difficile de retracer l’enchaînement des idées, je pense à ma disparition. Moi qui ai toujours eu la crainte de la vieillesse et de sa prétendue solitude, je pense fulgurance, rupture d’anévrisme, mort subite… Ca me semble être la première fois.
De sombres idées me passent en tête, bouffées de chaleur et petites angoisses nocturnes.
Je me lève et vais couper les radiateurs. Debout dans la pénombre de la cuisine, je bois du lait à la bouteille, mange trois biscuits et retourne me coucher.

Ce soir, on se parle de notre nuit. Je lui dis que j’ai eu du mal à m’endormir, je lui raconte un peu. On se demande à quel point, corps contre corps, le rythme des battements de cœur, des respirations et ce qu’il sous entend résonne en l’autre.

commentaires

19/01/05 - 20:02

eh ben, quelle nuit agitéeeeeeeee ! lol

19/01/05 - 20:08

God I'm speechless.

19/01/05 - 22:37

hi hi hi
(enfin... oh... oui, si)

19/01/05 - 23:54

le plus souvent, je viens m'enboîter contre le corps de Matt bien après qu'il se soit couché et endormi - je suis un couche-tard - je sens battre son coeur et j'entends sa respiration, plus rapide que la mienne, plus profonde et plus lente - peu à peu, la respiration de Matt ralentit et devient plus profonde cependant que son bras serpente autour de celui que je lance autour de sa taille - il se câle contre mon torse et mon ventre et ses jambes veulent aussi serpenter dans les miennes - si nos corps se séparent au gré de nos "petites morts", la grandeur de notre attachement nous réunit souvent encore avant que l'aube n'arrive - je l'aime

et j'aime ce que tu écris

20/01/05 - 00:51

C'est terrible. Arnaud. Ce prénom. Celui qui me dresse les poils depuis ce 16 juillet 1990... 15 années bientôt.

20/01/05 - 10:14

Merde, je suis désolé, Sickly. On m'appelle Camille, aussi, et parfois même Snoop et dérivés.

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