Pub

ATTENTION VOUS ENTREZ DANS UN PAYS ETRANGER Il s'y parle une autre langue sans aucun sens... que des petits riens qui réjouissent ceux qui y trouvent le bonheur caché

03/07/2008

03/07/08 - 22:29

Suite d'entretiens, reprise de juin




X: Cher Darcy, sur quel sujet vais-je vous entreprendre...?
D: Je ne sais précisement. Beaucoup de sujets m’interpellent en ce moment sans qu’aucun ne fasse l’objet d’une analyse plus avancée que cette simple interpellation. Un travail d’impression ou d’imprégnation, le temps ou la récurrence de l’exposition orienteront ma pensée.
X: Aux aguets alors ?
D: En quelle sorte, mais je crois qu’au fond je ne souhaite pas donner trop de prise, une liberté, sage distance aux événements.

X: Vous ne me confierez donc rien de vos pensées d’homme sage sur les événements du moment..
D: Je ne suis pas chroniqueur, il me faut toujours un temps certain pour me forger une conviction ou exprimer clairement un avis. Toutefois, je vous livrerai cette réflexion. Notre société se meure de laideur et d’ennui.

X: Vous m’intriguez, je suis plus habitué à entendre parler de l’écologie, du réchauffement climatique.
D: L’écologie esthétique est peut être moins abordée, car elle ferait figure de subversion. La démocratisation artistique est à mon avis tout aussi dangereuse, le nivellement de l’exigence pour rendre accessible au plus grand nombre et sur la plus grande surface ce qui fut un ferment de grâce ne donne qu’une homogène médiocrité qui semble satisfaire le goût facile et ordinaire d’une masse si peu formée à l’exigence du beau. L’art n’est plus le chemin de la sublimation vers la spiritualité, mais le réceptacle de nos angoisses les plus communes et nos prétentions les plus ridicules.
Il faudrait que je développe et que j’illustre, mais je vous sais fatigué alors je poserai juste ce pavé au bord de la mare. Il faut bien que je vous intrigue un peu. Il me semble vous avoir habitué à trop parler comme un livre ouvert.

X: Vous me mettrez donc à la torture du silence.
D: Torture non, bonheur plutôt. Le silence est un espace merveilleux où les autres sens peuvent jouer pleinement. Le regard, la pensée... avons-nous besoin des mots pour nous comprendre et échanger? Parfois oui, mais être en communion avec un thème, un groupe, un être cher, et le monde spirituel est un bonheur que le silence autorise...

X: Comme lors de nos silences amicaux...
D: oui, le silence autorise aussi l’intimité si l’on s’emploie à l’exploiter avec la richesse et la confiance du cœur, alors vous n’aurez ce soir que mes pensées à sonder... et je souris de votre mine déconfite

02/07/2008

02/07/08 - 19:17

Hospitalité charmante



Pour mes 45 ans, j'ai reçu hier le Président du Parlement. Monsieur de La Motte qui m'avait vivement recommandé auprès de lui insiste pour que je lui offre l'hospitalité. Sa belle présence et l'élévation de sa conversation font de lui le plus délicieux des compagnons. Il saura me consoler de l'absence de son intercesseur.

02/06/2008

02/06/08 - 21:32

Sage sauvage...



Il a parfois cet air qui me touche parce qu'il conjugue l'innocence et l'insolence, la sagesse et la sauvagerie, et puis que je le barbouille quand il est loin...

29/05/2008

29/05/08 - 11:52

Reprise d'entretien de Printemps...



X: Cher Darcy, je vous retrouve, nous reprenons donc nos entretiens....
D: Comme je rejouis que les filets de ceux qui nous sont chers, vous ai ramené à la surface de notre amitié. Je n’avais pas désespéré de vous perdre. Vous savez que je crois à la fidélité de l’amitié et à sa continuité malgré les temps de silence et les nuits des saisons. Enfin dès lors que cette amitié a depassé la surface ...de ce que l’on qualifie trop vite d’amitié aujourd’hui...pour atteindre à la fidélité.
X: Fidèle en amitié?
D: Fidèle, enfin je n’applique cette fidélité qu’aux liens et aux échanges qui ont pénétré au delà de la surface de sociabilité qui nous garantit la flotaison... aimables bouées sourires envers ces êtres que l’on quitte et qui vous disent à bientôt et auxquels je réponds par un aimable “à Dieu”, à lui seul plaise que nos routes se croisent à nouveau...

X: Mélange de liberté et d’obeissance au destin? Comme un bel équilibre de sagesse et d’indépendance...
D: Ne soyez pas naïvement trop indulgent, parlez de négligence oui et de retrait.

X: Vous provoquez maintenant! Dans le passé, ce rôle m’était réservé pour vous faire sortir de votre réserve.
D: Le passé, comme j’aime cette dimension temporelle en ce qu’elle est certainement la meilleure pour vivre le présent. La distance a gommé les scories et outrances auxquelles nous sommes confrontés, et nous offre la lecture la plus vraie de nous mêmes.
Lire les ruines pour comprendre notre quotidien, car voyez vous je ne pense pas que la pensée ait évolué beaucoup. Au delà des conditions matérielles, de la facilité d’expression et des mots oui, mais si peu dans les modalités d’échanges interpersonnels, dans l’être parmi les hommes et leur société. Une promenade dans Pompéi m’éclaire plus sur notre société et ses problèmes qu’un chemiment dans une ville aujourd’hui. Il y a dans la ruine l’esprit synthétique de l’épure mais avec la teinte du vécu! Dialogues de ruines... ceci me revient soudain, j’avais envisagé un travail pictural sur ce thème.

X: Un nouveau projet?
D: J’aimais faire des projets, et j’aime toujours en concevoir de nouveau. J’aime penser à ce que je peindrai un jour, peut-être si le temps m’en est donné.
Mais il y a la routine du travail, le côté factice de ces projets vite entrevus et mon inertie créatrice. Murir lentement ma pensée, garder mon rythme, sans le but de faire passer à d’autres le contenu de mes pensées ou lecture, préserver ces temps qui sont les miens, jeux des pinceaux intérieurs.

X: Un créateur, faiseur de ruines, bientôt? Caméléon, êtes-vous sérieux?
D: Oui, Il y a un echo à une gestation bien réelle en moi, j’accoucherai peut être de ruines colorées. Tout est promis à la ruine alors autant commencer par elles, le sens pragmatique de mes ancêtres laboureurs au service des arts appliqués. Non sérieusement, je joue avec les mots, la joie de nos retrouvailles m’écarte de mon sérieux habituel. Toutefois, j’ai cette conviction profonde de l’héritage des racines, et de la grande richesse de celui qui les comprend et les respecte.

X: Vous m’embrouillez avec vos idées de ruines alors que nous étions à cet instant de retrouvailles. Et pour retrouver le rôle qui fut le mien, je dois confesser que pour des retrouvailles vous m’avez exécuté avec cette nouvelle manière ‘nona finita presta i molto seriosa’ que vous semblez avoir adopté depuis des mois.
D: Barbouillé triste?! Osez le dire! mais non, éloignez vous et vous verrez combien l’image s’éclaire. Peut être la résultante de cette distance qui fut la notre depuis 6 mois. Ne faut-il pas parfois s’éloigner pour réaliser combien ce qui vous est proche est source de lumière?

X: Ou peut être l’indépendance, simplement la liberté du créateur vis à vis de son modèle...
D: La liberté, belle notion, mais beaucoup ne semble qu’en faire, par simple manque d’ardeur. Je suis très frappé de cela, et je crois que la violence même, chez ceux qu’une certaine éducation élève à l’accès à la connaissance et la création, correspond à un manque d’ardeur. Parce qu’il y a très peu de gens qui ont vraiment envie de faire passionnement quelque chose: la violence devient un dérivatif.

X: Cette violence ? la définieriez-vous?
D: oui tout ce qui ne procède pas d’une volonté consciente de bonté, de purification dans l’interaction aux êtres et aux choses dont on souhaite la proximité, j’y intègre aussi la banalité des échanges vides auxquels je préfère le silence.

X: En auriez-vous souffert ?
D: Non mais je la fuis d’autant qu’elle semble gagner même des lieux conviviaux comme ces sites virtuels qui deviennent trop fréquentés. Je paraît moins et me réserve.

X: Je sens de la nostalgie, vous êtes optimiste d’une manière générale?
D: Pas beaucoup. Je vois les réalités comme elles sont. Je suis optimiste quand il y a une raison, mais il n’y en a pas toujours. J’ai surtout un certain don de me rejouir des choses simples: de la nature qui m’entoure, du silence, d’être assis du coin du feu d’un ami, de lperdre aux cartes en grognant... d’accomplir les gestes de tous les jours, d’une façon presque rituelle.

X: Il y a pourtant une grande richesse à découvrir dans tous ces contacts!
D: Croyez-vous? Il faudrait chercher, puiser rien n’est plus rebarbatif! il faut débrousailler, et trier ce qui nous touche vraiment au delà de la surface facile et séduisante. Débroussailer voilà qui correspond à la saison, je prépare le bel été.


21/04/2008

21/04/08 - 20:11

La 8ème Marche...



Qu'il s'agisse de les grimper ou de les descendre selon l'angle de vue d'un choix arbitraire, le bonheur est de franchir celle d'une intimité grandissante avec celui qui possède un coeur délicat et élégant.

25/02/2008

25/02/08 - 20:11

Appel sans message...


Peut être parce qu'il m'appelle sans laisser de message, j'ai bravé l'interdit de toucher au mythe, et le représentai-je comme endormi, comme une amitié endormie .....

17/02/2008

17/02/08 - 09:59

Elle manque à La Couronne...


Le bruit enfle en ville, Irina, la superbe manque à La Couronne....
Son Altesse est apparue hier en ville et au théatre entourée des chevaliers de son ordre, dans sa tenue de combat, charme, strass et beret d'assaut.
Aucune déclaration n'a été faite, mais la rumeur est grande...

05/02/2008

05/02/08 - 22:10

de l'insaisissable beauté virile et sensible


Dans chacun de ses gestes il y a cette douceur de celui qui connait sa force et qui ne l'utilise que pour l'harmonie de ce qu'il touche au propre comme au figuré.

18/01/2008

18/01/08 - 19:59

5 ème cap des 18ème merveilleux


Je crois être très 1!ème, chaque facette nouvelle de lui colore mon bonheur.

16/01/2008

16/01/08 - 23:02

Au bout des doigts


dans l'oeuvre au noir il y a toutes les couleurs d'une émotion dont je ne sais dire le nom par pudeur.

03/01/2008

03/01/08 - 21:44

Jour de l'an qui tourne...


comme autant de pages de mon cahier à spirale que je barbouille, jour après jour, toujours, le trait malhabile, mais le coeur en joie... la couleur grasse et l'âme en paix...étrange Tintin dont le regard sur le monde ne cesse de m'émerveiller...

18/12/2007

18/12/07 - 22:43

4 mois plus tard...


Autre couleur et je n'ajoute qu'un détail

09/12/2007

09/12/07 - 11:11

Simple comme un coup de fil


Quelques traits, sa voix... et l'absence me semble plus douce.

05/11/2007

05/11/07 - 20:51

Sonnet de petit feu...


B annir de soi toute mélancolie
I nfernal ennui
N e trouve de repos en cette basse saison
G elé en son foyer par la froide raison
L ors qu'il songe aux feux d'une nuit
Et puise douceur dans la braise rougie
Y trouve à la parfin un contentement & une douce vie


Je songe avoir écrit que la poésie était un tue l'amour, et si c'était moi le meutrier de la poésie?


28/10/2007

28/10/07 - 08:18

De la quête de ce qui chante en lui...

La première fois que je l’ai vu, je ne l’ai pas trouvé beau. Si je le rencontrais dans un salon virtuel - mais l’ai-je jamais vu dans un salon virtuel- est-ce que je le reconnaîtrais?
Parce que dans un salon virtuel, il faut imaginer, non plus seulement le visage, éclairé de ses yeux ronds, verts, mais aussi l’allure générale, c’est à dire le corps...ce corps si droit, presque sans poids, sans réalité peut être quand il serait assis dans un salon, et pas seulement le corps, mais le corps en mouvement, l’allure cette chose impondérable...

Et de nouveau, je revois son visage, la lèvre inférieure qui à l’air de sourire, ses pommettes qui accrochent la lumière, son front lumineux au dessus des lignes courbes de ses sourcils, ses yeux fermés...mais ses yeux s’ouvrent et tout se brouille...dans la rue... je regarde les garçons, ceux qui ont à peu près sa taille, mais non ce n’est aucun, aucun ne chasse son fantôme... même ceux qui sont jolis. Alors je barbouille, je cherche dans les couleurs de ma mémoire...



Peut-on dire de Bingley ( appelons le bingley) qu’il est joli? Je ne l’avais pas qualifié de tel la 1ère fois. Je l’avais mal regardé. La question n’est pas qu’il soit joli. Il est mieux que joli. Il est autre chose..Voilà ce que j’ai...je retrouve presque les traits derrière la barbouille, mais pas le secret de leur charme...comme un mot qui s’échappe...on sait comment il est fait...à peu près..s’il y a des ‘r’.. . combien de syllabes,..on lui trouve ou des rimes ou des équivalents... mais le vrai mot? le mot qui chante.

Voilà ce que je ne trouve pas le mot qui chante en lui.

Je suis sûr qu’il y a quelque chose qui chante en lui. Quoi? ah dame! Quelque chose qui chante comme son nom. Bingley. Je me souviens avoir sur ce nom en toute innocence rêvé. Je l’avais mal vu alors. Je rêvais sur ce nom sans vraiment penser à lui. Un nom qui fait rêver d’ailleurs. Mais il est au-delà de son nom. Son nom fait rêver à lui. Il a effacé tous les Bingley possibles, il n’y a plus qu’un Bingley possible, plus qu’un Bingley, un seul Bingley, lui...

Je ne retrouve pas ce qui chante en lui, le cœur de son chant.

Avec une inquiétude croissante, je barbouille la toile, je cherche où le chant a son cœur.

Je cherche à me souvenir. Que faut-il se souvenir de lui, avant tout, surtout? Est-ce ce marcheur dont j’ai touché la main, ma main se souvient et se désespère en même temps de ne pas se souvenir sur la toile exactement... Pour la première fois je viens de sentir son absence. Je viens de sentir l’absence de sa main.

Mais est-ce bien là le chant de Bingley. Faut-il pour l’éprouver lui tenir la main, comme n’importe quel homme, ou son charme n’est-il pas ailleurs, dans ses yeux ouverts?


Je rage sur la barbouille, le couteau s’emporte, ses yeux s’ouvrent...
Tout à coup, je retrouve l’émotion de ma main dans sa main, de cette main prisonnière, comme un oiseau qui frémit, et ce n’est pas l’oiseau qui est pris c’est l’oiseleur.

Je frotte la paume de ma main, et m’étonne.
Une tâche de peinture!
Une présence. Une absence. Les deux à la fois.
Une chanson.

27/10/2007

27/10/07 - 20:19

Erotisme de pierre


Jouer à trouver dans les marbrures l'objet d'un désir, d'un sourire.
Le faux marbre est il un art toujours aussi sensuel?

25/10/2007

25/10/07 - 22:01

De la noblesse de l'échec...

Il arrive un moment où la vie pour chaque homme est une défaite acceptée. Nous le savons tous, et c’est ce qui nous fait apprécier ceux qui l’ont consciemment choisie et parfois assumée de bonne heure. Il y a un coin de sympathie pour le samouraï dans nos cœurs. Et bien non l’amour des causes perdues et le respect de ceux qui meurent pour elles ne s’appliquent pas ici.

Fin de tournoi, je m’incline devant la belle victoire du nouveau chevalier Wahaha. Il est ici question de sport d’amitié celle au service de la créativité et l’expression libre de l’émotion. J’aime sa capture de ce que la vie nous donne de signes qui traduisent et projettent nos sentiments, parfois je me prends à croire que c’est le plus beau des livres à celui qui en apprend la langue.

Et quittant humblement la lice pour rejoindre ma tente, je songe que si je n’ai pas de Reine à servir, j’ai en secret la richesse d’un Prince à honorer.




A l’invitation amicale d’un autre preux défait dans une épreuve précédente, je réalisais cette barbouille.

A ceux qui l’ont distinguée et soutenue, je veux offrir cette part de la démarche balbutiante qui l’a précédée. Je ne dessine pas, je barbouille les couleurs jusqu’au moment où je pose les pinceaux...

Dans “l’oeuvre” ce qui est merveilleux, enfin ce qui ne cesse de me questionner, c’est la part de ce que chacun apporte et reçoit. Presque tous les sens se trouvent un temps stimulés, pour développer leur propre vision, leur version de l’histoire, la prolonger hors du cadre...

Dans cette visite, je voulais vous inviter dans des chemins qui ont abouti à cette étape chromatique offerte à l’amitié sans d’autres guides que vos “yeux “ du moment.

comme un cahier de brouillon...que je déchirerai bientôt..

un chemin pas à pas

***

***

***

***

***


Des pas maladroits, mixtes, quand on avance avec le cœur, la raison et la sage application parfois cède le pas.

Ils sont comme ces seconds rôles qui parfois portent plus de caractère et d'émotion que les principaux en ce que leur moindre qualité de jeu humanise, en tout cas qui retiennent parfois plus mon attention parce que je m'y identifie mieux, comme dans les romans et digressions de Jane. Là encore la plus belle histoire est hors de la toile...devant, à portée de main.

20/10/2007

20/10/07 - 23:53

to Pyram

affichage suspendu , will be back soon ..

14/10/2007

14/10/07 - 23:14

Saint-Saëns, Samson et Dalila...


Mon coeur s'ouvre à ta voix comme les fleurs s'ouvrent au baiser de l'aurore....

13/10/2007

13/10/07 - 23:43

Gris & Gribouillis



L'intimité au modèle offre la liberté autour d'une verticalité affirmée de chercher dans les gris une nuance de bleu... L'énergie de cette teinte qui nie toutes les autres résulte de ce qu'elle les porte avec la sensibilité élégante d'aucune autre base... Je m'égare sur un chemin de la douceur qu'une touche de bleu trace au coeur d'un mouvement qui se joue du cadre convenu des canons esthétiques.
Le modèle s'il y perd sous les traits les siens propres y gagne assurement mon amour.
L'amour n'est il pas semblable au gris qui reçoit autant qu'il restitue chaque touche irisée du prisme cristallin de deux âmes qui s'éclairent l'une l'autre...
Voilà que je me grise des mots, dirais-je soudain trop des couleurs de mes émotions... la couleur déborde du trait, l'émotion du texte.