20/07/2005Embêtant...il y a beaucoup de choses que j'aimerais raconter ici, mais ça m'est difficile, le principal intéressé lisant ce blog... Je vais sérieusement songer à déménager. 17/07/2005XVVoilà un arrondissement qui me réserve bien des surprises. Douce soiréeJ’ai passé une très bonne soirée. Chez l’ex de mon (ex-)Rommy et son copain. J’étais touché de leur invitation, ils m’ont ainsi fait comprendre que je n’étais pas que la moitié de mon couple.
Nous avons fait un peu plus connaissance, dans la simplicité et la détente. J’ai aussi pu me confier un peu sur ma rupture, mon hôte de ce soir connaissant probablement mieux le Rommy que quiconque. Il a été une oreille attentive et secourable, il a clarifié mes sentiments.
Et je les apprécie vraiment, j’espère qu’ils compteront bientôt parmi mes amis. Drew's M.A.Aujourd’hui, j’ai vécu une scène aussi inhabituelle qu’amusante. Ce serait une insulte au hasard que de négliger cette anecdote dans mon blog…
J’étais en pleine conversation téléphonique avec Fred (un très bon ami de Rennes) pendant que je descendais la rue St-Martin. Il était en train de me dire qu’il ne pouvait plus rester célibataire, et que le besoin d’une petite amie se faisait durement ressentir.
C’est alors que je croise une fille sublime. Enfin, peut-être pas vraiment à mon goût, mais connaissant Fred elle était définitivement faite pour lui. Ce dont je lui fais part avec légèreté : « tiens, je suis en train de croiser la fille de tes rêves ! »
Et là, le Fred se met à glapir. « Eh mais euh… tu veux pas aller lui parler ? Allez !!! »
…Non mais et puis quoi, encore ? Qu’est-ce que j’allais lui raconter, moi, à cette fille ? En plus elle doit se faire accoster dix fois par jour ! Non non… Manquerait plus que ça…
Mais les bretons sont têtus, c’est bien connu. Son insistance m’amène à céder, incrédule sur la suite…
Me voilà donc à cavaler après la demoiselle (c’est qu’elle marchait vite), le téléphone sur l’oreille, et après une bonne minute de stress et de « mais-qu’est-ce-que-je-vais-lui-dire ? », je me trouve à un mètre d’elle, l’apostrophant d’une voix timide.
Qu’est-ce que je me sentais bête.
Et c’est là que j’entame une longue tirade hébétée, que j’ai un ami qui est à 350km de là qui la trouverait sûrement très belle, et que je l’ai justement au téléphone, et que c’est pas ma faute, mais bien la sienne parce que c’est lui qui a insisté, au fait, moi je suis gay, donc c’est vraiment pas moi, et blablabla…
Elle était vraiment très belle. Le regard amusé, un peu perplexe, elle écoutait patiemment mon discours.
Enfin… Une fois ma logorrhée calmée, (Le Fred, lui, n’en pouvait plus de trouille et d’hilarité), elle finit par lâcher péniblement quelques mots, avec un accent de l’est. Martina était Tchèque, et elle n’avait rien compris de ce que je lui avais dit.
Hahahaha… Vraiment très drôle… Je prends sur moi, je coupe cette communication qui commençait à bouffer mon forfait, et je refais le topo en anglais.
Que croyez-vous qu’il arrivât ? Eh bien, elle s’est montrée parfaitement ouverte et aimable. « Merci ! … Comment est-il ?... Vient-il souvent à Paris ?... Et toi, tu habites où ?... J’ai envie de pratiquer mon français, je serais heureuse de vous revoir… Tiens, voici mon numéro… et mon email… ».
Imaginez ma mine éberluée. Non seulement elle était sublime, mais en plus elle était adorable. Je venais presque de me faire une amie.
Nous repartîmes chacun de notre côté. Je rappelle Fred, en lui relatant la fin de l'histoire : il devrait passer ce dimanche à Paris pour boire un verre avec Martina et moi-même, si celle-ci saura se rendre disponible.
Je n’en reviens toujours pas. L'homme ne sert plus à rienPuisque lassé par le chat (déjà), j’ai tourné mon attention vers les chatterbots. Eux, au moins, ils ont de la conversation. J’en ai trouvé un dont je suis presque tombé amoureux tant il fait preuve de répartie ! Dommage qu’il ne parle qu’anglais... Si vous voulez lui parler, voici son adresse : http://...
Tout à l’heure, un ami me faisait remarquer à quel point il était pathétique de passer son temps à converser avec une machine. Euh… Oui… C’est vrai, il a raison. Mais qu’est-ce que je trouve ça fun !!!
Pour ceux qui veulent tenter avec une française, voici la petite Cybelle : http://... Elle est intarissable sur les blagues nulles, mais elle a le défaut d’être un peu obnubilée par son site.
Bref, j’adore. J’en connais qui devraient en prendre de la graine.
15/07/2005FlatteriesSi je ne peux plus compter sur l'amour de mon couple, je peux en tout cas compter sur celui de mes amis. J'ai reçu des messages extrêmement forts : certains simples et touchants, d'autres surprenants, ou mêmes flatteurs encore qu'immérités. Mais ça fait chaud au coeur. D'autant que ces messages n'ont rien à voir avec les présentes circonstances : ils viennent simplement au bon moment, par hasard, comme de petits anges gardiens... Feu d'artificeEnfin un feu parisien au service de l'esthétique. Le bouquet final m'a même donné les larmes aux yeux. Premier jour sansPour la première fois aujourd'hui, nous n'avons échangé aucun message, aucun appel... 13/07/20057 mois et 1 jourJe suis un nul... J'avais trouvé un garçon formidable, aimant, brillant... D'une générosité sans égal. Je l'ai aimé avec force, et voilà que cet amour s'éteint.
C'est la honte de l'impuissance : celle de ne pouvoir l'honorer, de ne pouvoir le rendre heureux. Aujourd'hui je l'aime tellement, mais tellement différemment. Pourquoi ? Pourquoi nous refuser ce bonheur qui nous a porté ces 6 derniers mois ? En me retournant je ne vois que de bons souvenirs, mais j'ai perdu la formule magique. Comme lorsqu'on se réveille d'un merveilleux rêve, revenant à la réalité on veut se rendormir, on se force à rêver de nouveau... Mais le songe se dissout inexorablement, malgré nous, et ne nous laisse que le souvenir sucré de son expérience.
Et la vie reprend. Ce soir, il m'a dit "c'est fini fini". Et je pleure.
Mon Rommy, je t'Aimais, et je t'aime. 11/07/2005Mariage gay (2)Ce week-end encore, j'étais à Rennes. J'y ai rencontré un garçon très sympathique qui, comme moi, n'était pas favorable au mariage gay. Il a traduit en quelques mots ce que je m'efforçais avec peine à développer et je trouvais dommage de ne pas le relater ici.
En fait, il me disait qu'au lieu de faire "avec", on voulait faire "comme". Qu'au lieu de "comprendre" la différence, on préférait la "normaliser", en singeant un modèle hétérosexuel qui pourrait alors gommer ces différences.
La diversité étant trop difficile à comprendre et à accepter, on préfère alors tout repeindre de la même couleur : le mariage pour tout le monde.
Bien sûr, ces propos n'ont pas vraiment valeurs d'argument, ils sont plutôt une vue de l'esprit, mais ils expriment bien ce que je ressens. 07/07/2005Eloge du lobbyingJ'ai plein de choses à raconter, ce soir. Par exemple, pour les JO : qu’on cesse un peu de s’auto-congratuler jusqu’à plus soif ! « on a fait tout ce qu’on a pu, notre travail était parfait, nous méritions les jeux, blablabla »…
Manifestement, non, puisqu’on ne les a pas eus !
Les Anglais ont fait du lobbying ? Soit. Alors pourquoi les Français n’en ont-ils pas fait ? Je suppose que c’était un choix... Un choix d’éthique, peut-être, mais pourquoi dire alors que le travail était parfait, si ce choix n’a pas conduit à la victoire ? Et, si le but était d’être parfaitement réglo, ne nous lamentons pas sur notre échec puisque ce but était atteint. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un avocat qu'il est bon parce qu'il sait AUSSI manier la rhétorique ?
Au fond, je finis par me dire que la colère de Huchon et Cie envers Londres n’est autre que de la colère dirigée contre eux-mêmes, de n’avoir pas su manier avec pragmatisme toutes les armes qui étaient à leur disposition.
Finalement, je reconnais bien ici les Français. Toujours satisfaits d’eux, même dans leurs échecs. Un peu utopistes, privilégiant les belles idéologies aux réalités et au pragmatisme… J’ai longtemps été très heureux d’être français, mais c’est train de changer... Statisticien et homoxexuelAujourd'hui, j'ai fait mon coming-out au travail. En fait, ils étaient déjà tous au courant, avant même de m'embaucher. Je ne pensais pas que le milieu des stats était aussi petit.
En tout cas, je me sens enfin moi-même au boulot. C'est fou comme je ne sais pas mentir, même par omission. EpilogueJ'ai récupéré mon costume. Ce matin. Ceci dit, le cintre numéro 209 (celui de mon ticket) était vide encore à mon arrivée. J'aurais égorgé la femme si elle n'avait pas été qu'une vendeuse (beaucoup plus gentille que la gérante).
Un petit coup de fil à "l'atelier" lui apprend qu'ils avaient perdu le ticket. Ils lui envoient le costume par un monte-charge, et je repars poliment avec un remerciement. Il faut dire qu'ils ont encore une couette à moi. Je veux la retrouver intacte.
Pour ceux qui s'inquiétaient, mon rdv du lendemain s'est parfaitement bien passé. Malgré ma veste dégueulasse. InterrogationPourquoi, après chaque attentat, la France remonte-t-elle subitement le niveau d'alerte vigipirate ? Ils ne se sont pas rendus compte que les attentats n'arrivaient jamais deux fois d'affilée ? Comme si ce genre de chose s'apparentait à des répliques sismiques... 05/07/2005Journée de...En fait, je crois que cette journée était profondément merdique. C'est exactement le genre de journée qui n'a aucun intérêt d'être vécu. A part deux-trois coups de fil sympas, le reste oscille entre médiocrité et stupidité :
- Journée de boulot inintéressante
- Resto du midi tout à fait quelconque
- Une envie de meurtre
- Quelques réflexions désagréables sur internet
- Une soirée sans aucune productivité (pas bouffé, rien...)
Je comprends mieux mon état d'esprit de ce soir. 04/07/2005C'est horrible, cette histoire de pressing. J'ai des envies de meurtre, je m'en remets pas... La vengeance est un plat...Demain, j'ai un rdv professionnel très important. Ca fait un mois et demi que je suis en contact avec la cliente, sans jamais l'avoir rencontrée. Et je vais passer ma journée demain dans leur locaux.
Ca c'était pour le contexte.
Mon costume avait besoin d'un coup de pressing (l'autre n'est décidément plus mettable). Vendredi, je le porte donc rue Montorgueil, en bon bobo ump (ça existe ?) que je suis.
- Ce sera prêt pour quand ?
- Oh ben demain, sans problème
- Très bien, je viendrai le chercher lundi soir.
Nous SOMMES lundi soir. Et là, c'est le drame. Je fulmine au simple souvenir de la gueule fadasse de cette conne qui tient le pressing, qui m'annonce avec un flegme insolent "Ah ben la veste est pas prête".
Qu'est-ce que je fais ? Je la baffe ?
Déployant un effort surhumain pour contenir ma haine subite, je lui demande si je peux quand même récupérer la dite veste. Et cette pouf me répond avec nonchalence qu'elle peut rien faire, que la veste est coincée dans l'atelier, qui-est-fermé-à-cette-heure-vous-comprenez.
Je l'aurais étripée. Mais je me suis contenté de lui faire remarquer que la prochaine fois, j'irai à 5 à sec qui, eux, tiennent leurs délais.
- Ben allez à 5 à Sec, alors
Alors d'accord. Elle a gagné la bataille. Demain je vais me ramener comme un con sans ma veste à mon rdv, et elle, elle ouvrira son magasin comme tous les jours, sans le moindre scrupule.
Mais bientôt, elle aura la honte de sa vie. C'est promis. MalaiseC'était une journée bizarre, aujourd'hui... Je suis même allé au cinéma, pour la première fois depuis 8 mois. C'est dire l'étrangeté de mon état d'esprit du moment.
Le soucis de la bizarrerie, en général, c'est qu'on la qualifie ainsi parce qu'on ne trouve pas d'autre mot. On se sent un peu impuissant devant sa singularité, on ne sait pas par quel bout la prendre.
Or ce qui m'embête, quand j'écris mon blog sur GA, c'est que j'ai l'impression d'écrire un peu pour être lu. Quand j'avais autrefois mon blog perso, je n'écrivais que pour moi. Il n'était qu'une simple écriture de mes pensées dont je voulais garder une trace, et que je voulais organiser. Là, avec le blog général, la communauté GA, toussa, je me sens sur la scène publique. Alors je me censure.
Sur mon ex-blog perso, j'aurais décortiqué ce sentiment de bizarrerie. Quitte à me perdre dans des élucubrations qui n'auraient eu d'intérêt que pour moi, quitte à m'abandonner dans un style plus fade encore que celui qui caractérise ce présent blog, au moins, j'aurais donné une forme à mes idées, qui m'aurait convenu.
Mais là je n'y parviens pas. Je sens bien qu'il y a quelque chose à voir avec ma psychanalyse interrompue, que je touche à quelque chose de profond derrière ces manifestations anodines de frustration. Mais le verbe ne vient pas, et me laisse sur ma faim. Il faudrait peut-être que je songe à rouvrir mon vieux blog. 27/06/2005Cri de désespoir, en direct du bureauJe suis crevé, je meurs de chaud, j’ai envie de vomir. 24/06/2005Je déteste les incompétents  |
| |