Beauté chimerique exprimée dans les gestes les plus quotidiens....
J'écoute : Yelle Je regarde : des films Je lis : bulgakov Je joue : du piano Je mange : demain Je bois : du thé, du vin rouge Je cite : peu importe l'age qu'on ait, ne pas se sentir aimé, c'est se sentir repoussé. Je pense : pas trop Je rêve : d'un appartement (mis à jour dimanche 15 mai 2011 à 13:10)
Et bien quoi, mieux vaut en rire.
C'etait un ami qui n'en est plus un, négligemment m'avait fait remarquer un jour, oh tu sais avec ta loose de toute façon tu ne crains pas grand chose.
Mais vous savez la loose, c'est comme les vents solaires, ou l'eczema, c'est cyclique; alors la vie si elle ne devient plus belle en avançant vous apprendra au moins que tout en n'y pouvant rien, il n'y a qu'a etre patient, y'a des hauts, et puis des bas, et puis des plus bas que bas, des seuils de resistance, des prises de benefice... bref, si la bourse va mal, la stochastique de ma vie privée alors la... c'est disneyland!
Jour 1 du cycle.... au travail, service client, monsieur la tronche en biais voudrait des duplicatas de factures... monsieur.... monsieur... ah mais oui, vous savez cet ancien client qui vous avait fait un cheque en bois quand vous payiez vos etudes en levant la jambe, oui oui, la truie sodomite qu'il fallait s'envoyer sous le regard torve du Danois qui bavait sur les tapis persant... et bien le monde est petit cette truie qui a flingué votre tresorerie 6 semaines avant les partiels en 2005 vit encore, vous l'avez au bout du fil, et elle veut? elle veut quoi? merde ca a coupé...
Alors ca les vieux fantomes qui reapparaissent, en general ca vous annonce un cycle memorable- preuve? la derniere fois que j'ai vu pablo chester, ma grand mere est morte quasi dans l'instant.
Ce coup ci faute de grand mere le sort se sera chargé du chien, ben c'est que la marchandise devient rare dans cette famille alors on prend ce qu'on trouve... c'est plus rapide pour les chiens que pour les humains en tout cas, je recevrai l'urne la semaine prochaine, apres je suis un peu partagé, une urne c'est bien mais pourquoi pas l'équarissage, histoire de finir en bonbons haribo.
Ensuite les rejouissances s'enchainent, 2 jours plus tard, je quitte une soirée avant qu'elle ait commencée pour rejoindre le mari du moment, qui en profite pour me jeter, ah ben perdu, vous sautez deux sauteries à la fois, la votre et celle du président, et pour la romance ben pas de chance, le tact s'est soudain transformé en...talc? sur fond de lady gaga... ouai, celle qui fait rotir le gus a la fin... ben mieux vaut bad romance que pas de romance du tout de toute façon.
L'inconstance etait embusquée, en assaisonnement une lacune en lucidité, ajoutez un regime pauvre en perseverance, vous obtenez Lui. Au debut c'etait un peu comme un cygne, c'etait beau et puis a la fin c'est plutot canard, ca boite, et pas qu'en amour.
N'allez meme pas chercher a comprendre un soudain probleme d'energie qui lui manque, ca ne fait plus boum boum quand il vous voit, si vous insistez il va vous sortir que vous etes mignon et gentil, comme le gros con de l'été d'avant, son nom....? on ne sait plus, c'etait aussi un consultant, les malheurs de l'estime de soi.
ne pensez pas qu'un de vos malheurs restera sans vous hanter, les gens sont avares des histoires sordides, ce matin à la machine a café:
"Ben t'etais où hier soir, on a bien ri!
Je suis parti plus tot pour voir Lui, il m'a jeté, j'ai moins ri.
Ben tu vois t'aurais mieux fait de rapporter tes talons et ta perruque.
Oui, non, je ne sais pas, je crois que j'aurais mieux fait d'y aller avec un bidon d'essence surtout, parce qu'a usage d'explication j'ai eu droit a du bullshitage, je ne sais meme pas pourquoi je suis resté, peut etre pour verifier que celui d'apres n'etait pas deja en planque dans l'armoire... non je blague, maintenant ils envoient des sms avant d'arriver!"
Pour me recentrer ce soir je decide donc de preparer le sac de ski tranquillement, en telechargeant Lana del truc, Born tout Die, c'est tout a fait l'ambiance du jour, j'ai comme un pressentiment d'avalanche et je mourrais bien avec cette voix dans les oreilles.... ouai, et bien avec la 3G qui saute, j'aurai droit a des extraits... payez l'album et offrez vous le medley... classe.
Le drame, le vrai, c'est qu'à force de m'acheter des chaussures, des parfums, des bijoux quand je me fais jeter, je n'ai plus de place, plus d'autre choix que de m'acheter des sacs, et je comprends maintenant pourquoi les autres dindes finissent avec des sacs à main...si ca se trouve ce n'est pas qu'elles ont forcement mauvais gout, peut etre qu'elles n'en peuvent plus de desespoir, alors apres avoir usé tous les trucs pour compenser elles se disent qu'au moins avec leur sac elle pourront toujours avoir un truc à serrer si la terre explose, si tout s'arrete.
Avant j'avais peur d'etre seul, j'en voulais aux autres, maintenant je vous fais grace des moments de solitudes passés à deux, et alors les autres... oui, et bien oui on a des chagrins d'amour, mais on a surtout des chagrins de soi meme...
la morale, parce que voui, evidemment y'a une morale, sinon ca fait pas bourgeois c'est pas rassurant.
Quand un garçon se presente comme un sex toy, rappelez vous que d'un âne vous ne ferez jamais un cheval de course, eludez! ne risquez pas l'ennui par altruisme, faites comme tout le monde, pensez d'abord a votre gueule, et n'oubliez pas le bidon d'essence pour les plus pauvres, mais rappelez vous qu'avec un flacon de guerlain bien plein et un vieux foulard hermes, vous pouvez aussi faire un cocktail molotov.
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Cette directrice est formidable, elle avait l'air tellement blasé de travailler un dimanche qu'on ne pensait meme plus que nous aussi, pour un cinquieme de son salaire on a un peu de mal a faire semblant d'aimer les petasses de la rue Lauriston. Il faut la comprendre, elle vient en voiture, alors elle ne sait pas que le dimanche on a la place de poser ses deux pieds dans le metro, alors on sourit, elle n'a pas forcement conscience qu'il n'y aura pas de scandale avant le debut d'apres midi, car le dimanche matin les emmerdeuses vont a la messe, merci jesus... bref, elle est trop bien placée pour voir le confort qu'il y'a a vivre la decadence d'une nation...
Et puis la vie reprend son cours, j'etais en train d'eplucher mes panais tout a l'heure, en regardant l'interview de xavier sur TVA, c'est rassurant le progres, un clique et paf je vois Xavier raconter au quebec ce qu'il racontait en allumant le barbecue cet été, le maquillage en plus... si l'ecran n'indiquait pas une temperature ambiante à Montreal de moins 15 degres, on aurait presque envie de laisser tomber ses panais et d'aller se faire payer l'apero la bas...
Et puis l'interview s'est arreté, en fond sonore ma playlist etait bien choisie, le froid n'etait pas si penible, on pouvait meme habiter la rue Lauriston sans etre si conne au fond; bref, j'ai du me rendre a l'evidence mi satisfait, mi ennuyé aussi, que je étais d'humeur joyeuse sans me forcer, que c'etait surement du a la rencontre d'avant hier, angoisse ou pas. Car te voila, oui te voila...
Je n'avais jamais trouvé de perle dans une huitre, ni vraiment de trefle à quatre feuilles dans un pres, apres tout je peux bien trouver un garçon sympathique dans Paris, c'est pas volé.
"...ne parlez pas tant lysandre, quand nous tendons nos filets..."
Evidemment c'est inquietant, si la vie me reserve une aussi jolie surprise, c'est surement qu'apres il va me tomber sur la tete une enorme tuilasse pour compenser, on connait le talent et l'imagination du bon dieu quand il a decidé de nous emmerder, et si j'arrive au prochain rendez vous avec casque, saurai je expliquer pourquoi...
" oh c'est rien tu sais, c'est juste que comme tu me plais, je me mefie un peu des represailles d'en haut..."
Ou alors, ce con a un peu abusé cette année, j'ai un peu de sursis, il ne m'achevera pas avant le 3e, voire peut etre le 4e ou 5e rendez vous... allez savoir, comment ca fonctionne le capital bonheur, a l'année? au trimestre?
Ou alors tout ceci n'est peut etre pas reel, mais je vais quand meme couper les panais en petits morceaux, ca serait con de s'etouffer la, comme ca... avec un morceaux de panais apres s'etre posé aussi consciencieusement autant de questions inutiles.
Un petit tour sur facbook entre deux clientes cet apres midi, pour voir ce que postent les gens qui ne travaillent pas le dimanche, ou pire, ceux qui ont des vacances, on voit un espece d'interview de laurent wauquiez chez laurent ruquier, effectivement consternant le culte de la rentabilité immobiliere... on aurait plutot du lui demander son avis sur le non cumul des mandats.
Le reste a l'avenant, tout disparait, a Courchevel il a neigé sur les porsches, magie, on ne les voit plus. Cesaria Evora n'est plus, c'est pas faute de l'avoir cherché, Jacques Chirac n'aura pas d'avis sur la question, son cerveau est parti en fondue.
Enfin j'ai choisi moi meme mon cadeau de noel, ca m'evitera d'heriter d'une enieme Smartbox " mon-cul-sur-la commode-avec-le-telephone-pour-trouver-une-place-libre-dans-votre-putain-d'hotel-de-charme-en-bordure-de zone-industrielle", experience amusante, 5 minutes pour choisir un pull, 25 pour que la vendeuse l'emballe, c'est surement une technique afin d'eviter les echanges ensuite, ca va surement fonctionner.
Bon, et puis on tient le bon bout, dans 6 jours on n'en parle plus, dans une semaine les sapins agoniseront sur les trottoirs, ca fera de la compagnie au clochards, et puis ensuite les jours arretent de raccourcir, et on aura la paix pour un an. ouf.
Le rendez vous etait fixé a 20h15 a saint machin.
Alors j'ai fait 3 courses en vitesse a franprix, des trucs cashers pour jennifer et du cote du rhone pour moi, parce que je suis gentil mais les anniversaires en banlieue, une fois qu'on y est, si on a rien sous la main, c'est la fin.
Alors nous nous attendions gentiment à 20h15, chacun sur son saint, Ambroise pour elle, Sebastien Froissart pour moi, et curieusement en essayant de la rejoindre, je me suis retrouvé devant chez la boule d'escalier, ce garçon fascinant chez qui je n'arrivais jamais, le 11e c'est les bermudes du pauvre, on s'y perd comme on peut.
Ensuite y'avait une eglise, et puis on a retrouvé un collegue qui nous a transporté jusqu'aux Lilas, dans une voiture allemande des années 80, on valdingue sur la banquette en cuir dans chaque virage, on s'amuse enormement.
En passant a la porte des Lilas, les minorités s'affrontent, un caïde d'operette se fait lincher par deux gros bonnets du poulet mafé... c'est que ca rapporte, ils ont des Meganes noires, les noirs... diesels, pour fumer plus noir que noir encore.
Bref, j'ai rapidement pensé a cette dame qui m'a venté un jour le confort des Lilas, en meme temps c'est indeniable, une fois assommé par des kikouyous, on doit dormir profondement, j'ai ri, le chauffeur a roulé encore plus vite, on ne lui en a pas voulu, on a meme fini par arriver.
Et ce n'etait que le debut, on s'est retrouvé dans un appartement choupinet, appartenant a un choupinet, avec des gens choupinets, d'une gentillesse tellement sincere qu'on est desemparé. Bref, l'angoisse.
Les surprises modernes sont fugaces, les amuses bouches etaient tous au porc, comme prevu, et le choupinet monomaniaque d'asiatiques, on a pu attaquer l'houmous au bord de la fenetre en fumant des clopes, sous un poster alexanderplatz, j'etais blasé, elle aussi. Alors on a comparé nos vies de merde, c'etait equilibré jusqu'a moment ou la tartine est venue se coller directement sur mon jean, coté houmous bien sur... Sinon c'est pas drole.
Au moment de rouler un petard, en tendant l'oreille on a compris que le choupinet oeuvrait pour les douanes, ca avait tout l'air d'un signal divin que nous n'avions pas envie de contrarier faute de descendre encore un peu plus dans l'existence, alors on a tout refait a l'envers, la voiture allemande, les virages, le bonheur, paris, pas vu pas pris, on m'a jeté chez moi, 3 verres d'eau un mildac et au lit.
Au reveil ce matin j'etais toujours aussi blasé, un message de Citizen, aussi parfait qu'irreel ce garçon on l'appellera l'insuçable, comme tant d'autres...
Blasitude toujours au boulot, le floppée de locaux pour l'avant noel c'est pas du gateau, les minutes semblaient des heures, au dejeuner je sentais l'andropause arriver et en sortant ce soir j'avais 100 ans.
J'aurais bien pris le temps de faire le tour de la question en face a face avec moi meme mais sans conviction, et la concierge m'a donné le dvd arrivé aujourd'hui, Basic Instinct, pour la soirée c'est plus sympa que de jouer au rebus avec les post its de mes nevroses et la musique est tres belle.
Demain, si on garde les bonnes habitudes j'aurai le compteur tellement a l'envers que ca repartira bon pied bon oeil, c'est l'insoutenable legereté de l'être.
Levé a 5h pour faire les ventes privées du travail, Malakoff avant l'aube ca a un charme fou vous savez, j'ai demandé au chauffeur s'il etait turc a cause de l'accent, et puis non il etait yougoslave... oh ben c'est bien aussi la yougo, question embonpoint passé 30 ans c'est de toute façon hors gabarit c'est tellement connu que je me dispense de lui dire, c'est deja chou de me faire traverser paris dans une voiture j'ai l'impression d'etre Catherine Deneuve en face d'un prince, d'occasion... alors bon ben oui c'est son metier, mais on est gentil tout de meme.
La journée se passe simplement, sur fond de Veronique Sanson - ces belles années que je n'ai pas connues- vous reconnaitrez facilement les gens du marketing- les connasses-, et les autres- ceux qu'on peut regarder sans penser "mon dieu mon dieu mon...."... le boulot ou cette invitation au stoicisme.
J'ai developpé la faculté de deviner les gens que je rencontre, c'est souvent assez triste, mais quelquefois ca me fait rire aussi, on discutait de ca avec la coiffeuse cet apres midi.
Et puis j'ai fait le lien, c'etait pareil samedi soir en rentrant du boulot, rue de Liege, un quatuor de Glass dans les oreilles,je me suis dit tiens ces trois magrebhins la... n'ont pas vraiment des tetes de porte bonheur... et encore, ca c'etait avant les coups de poing.
En meme temps c'est plutot cocasse, je ne m'etais jamais fait casser la gueule pour un portable, a 18h, en plein 8e arrondissement par des banlieusards en gogette.
Ils etaient d'une stupidité, j'etais deja sonné rien qu'en les entendant parler... mon dieu... non seulement je ne leur ai pas donné, mais j'ai de la peine pour eux, non ca vous savez, on se plaint de son existence mais là on relativise.
Alors en arrivant au diner j'ai demandé un whisky glace, la glace a part, pour l'hematome.
C'est que ca active bien la circulation, dommage qu'ils n'aient pas le sens de l'esthetique, faudrait voir a taper des deux cotés de façon symetrique, j'imaginais mes cellules toutes galopantes, mon epiderme se gonfler.... mieux qu'un masque!
j'appellerai ca desormais le Mesolift al arrabiata.... ca va jaser dans les diners.
"tu vas toujours dans cette clinique a Montreux?
- oh ben non tu sais j'ai beaucoup mieux, je me mets pres d'une gare et j'attends!"
-c'est quoi ta creme...la Prairie?
-meuh non! tu penses, j'applique avec vigueur un melange a base de decolonisation, bluffant!"
Bizarrement a la fin du diner j'ai pensé a mon pere, au mystere inexpliquable d'avoir eu l'idée saugrenue de faire des enfants, etait ce pas egoisme, etait le fruit ce son sens de l'humour, tiens vis et bon courage... un moment d'absence... non mais je ne suis clairement pas du tout fait pour supporter tout ca, du ricidule partout je veux bien, mais que ca garde au moins une certaine unité, un fil conducteur, je ne sais pas, merde!
Bon, sinon la vie est toujours pleine de rejouissements, un pseudo bogosse ou je ne sais quoi qui sent le traquenard entre le gigolo, le masseur et le vendeur de bijoux me propose un rendez vous, que je vais devoir refuser, car j'ai deja sur le feu un ingenieur, oui vous savez ces gens qui vous parlent, qui sont super doués, avec une tete d'epingle ca vous mettrait l'aeroport charle de gaule en panne, ouai, sauf que c'est a peu pres tout parce que si on attend de les voir apparaitre ailleurs que derriere un ecran, on peut deja appeler l'embaumeur.
Alors voila, ce soir, je ne lacherai pas mon bol de morga, ni pour aller me faire decapiter, ni pour me faire renifler par une truie sodomite, ni pour soignermascolioseacheterunebague, ni pour je ne sais quoi, car ce soir encore je vous emmerde, et en plus je suis fatigué.
Bonne nuit.
J'etais en train de lire Marianne sur la terrasse, j'ai d'abord laissé tomber mon peignoir, ensuite je l'ai remis pour eviter le coup de soleil, une deuxieme cigarette pour prolonger un peu et il a bien fallu rentrer, faute de nubiens pour m'eventer.
Tonton Cristobal est affondré sur le canapé, ronflant devant les informations, encadré par deux grosses poteries de Cocteau, pourquoi l'homme ne descendrait pas du cachalot finalement...
Au calme dans le bureau, j'ecoute Gaspard de la nuit, ca sent l'ambre, la myrrhe et le baume du perou, je note sur un carnet de preparer un melange avec du cedre et du vetyver pour la prochaine fois, meme si 40 kilos et 40 ans nous separent, si on se comprend si bien c'est qu'on a les memes gouts.
Dans l'ordinateur il y'a un profil avec des photos qui me demande ce que je fais dans la vie, je dis que je travaille dans un magain et il me dit qu'il adorerait etre vendeur mais qu'il a du se resigner a etre prof de maths... une histoire de vente privées et je ne sais quoi... j'essaie d'avoir de l'empathie, ce pauvre garçon qui a buché enormement pour avoir un concours pour lequel il etait deja surdiplomé et obligé d'enseigner des maths a peu pres 36 semaines par ans s'il ne s'arrete pas... je lui dis finalement que j'echange mes ventes privées pour son appartement Paris habitat... oh ben flute, il a coupé...
En passant a la gare, une couverture de magasine pas hyper fin cite dans les erreurs de l'histoire l'integration de la grece dans la zone euro, pour la vision globale on repassera...
Je pouffe en pensant que des gens vont lire ca, se rassurer parce que c'est la faute des autres, evidemment, et puis si ca ne suffit pas on les mettra dans des camps, ca ne sera pas de la violence, ca sera pour notre securité...
Mon passage preferé de gaspard de la nuit, c'est le Gibet, la pedale de si bemol ca fait une presence, c'est rassurant.
Plusieurs personnes me proposent des choses et sont deja en couples, encore une fois il doit y avoir une histoire de lune... mais l'experience commence a me dire que les celibataires ne le sont pas pour rien, et que je prefererais peut etre avoir un amant qui a deja un mari pour lui faire a bouffer et absorber ses deboirs familiaux...
" tu es libre mardi?"
" ah ben non, mardi je me tape deja ton mec...."
Feydeau?
Tonton Cristo me propose berlin pour la saint sylvestre, ca me gonfle ces teutons et leurs petards, je lui propose plutot pour la saint valentin, il est d'accord, sauvé, je me voyais deja ivre mort au fond de la piscine du sofitel pour eviter l'horrible petit dejeuner buffet du 1er janvier, achh gutt!
Je serais bien tenté de fuir devant toute cette connerie, mais où...
Cette idée de m'envoyer en formation vers le mont saint michel m'avait d'abord plu, le lever a 5h30, un peu moins...
Surprise, a 6h du matin la ligne 13 est deja pleine, il y'a decidemment un probleme de repartition des gens dans ce monde.
Il faut 2 heures pour rejoindre rennes en TGV, la premiere classe est bondée de cadres accoutrés comme dans un roman de Flaubert, c'est a dire comme au 19e siecle, on en est quand meme au 21e et rien n'a changé, ah si, peut etre un blackberry deci dela... sonnerie debile, voix de fausset, pieds plats, les patrons en ont pour leur argent.
C'est ainsi que j'ai voyagé, flanqué de Bouvard et Pécuchet, dans un TGV a molle vitesse pour cause de travaux sur une voie obsolete, jusqu'en Bretagne d'abord, et puis avec de joyeux camarades vers la normandie, dans un bus au chauffeur un peu... cuit.
Journée sympathique, la belle vie paisible qu'on a la bas... 600 employés viennent tous les jours tavailler avec des jolies voitures diesel, je vous dirais bien que c'est de bonne guerre puisque nos clients viennent en V12 ou en 4X4, et 70 pour cent des gens souffrent de surnutrition manifeste, la creme normande, ou les feculents... enfin occuper la place c'est tout un art, la bas on a juste decidé d'occuper le trop de place, avec trop de soi... c'est un choix.
En rentrant, on passe par Laval, si un pédé habitant la rue du temple s'autoproclame hors milieu, il passe immediatement pour une buse, en revanche, etre pédé a laval, ca c'est hors milieu! ca se voit des la gare c'est choses la, chapeau bas.
Le pseudo mari a decidé de disparaitre, plus ca va et plus je me dis que Nicolas est un prenom a éviter, amant poltron, president à la con... ca ne ma va decidemment pas. Plus c'est flasque, et plus c'est exigent, on ne s'en sortira jamais, j'ai l'impression que mon dernier orgasme date d'avant l'euro, et vous allez voir que le prochain n'arrivera peut etre pas avant sa fin... heureusement que j'ai de l'humour, sans ca ce serait desesperant.
Et puis n'ayant plus assez de place pour feter mon celibat dans une debauche d'achats stupides j'ai installé un filtre a merde sur mon ecran, c'est fabuleux, ca filtre tout ce que je ne veux pas voir, publicités, photos de chats...
Allez, pour feter ca, demain j'aime les gens jusqu'a midi.
C'est la pleine lune, j'aime bien trouver une raison esoterique a la connerie croissante du monde, ca me rassure.
Bon, si on y prete vraiment attention, la lune est gibbeuse, la connerie du monde ne va pas decroissant pour autant, et si Carla voulait bien accoucher, ca permettrait de liberer les 22 chambres reservées pour elle a la clinique de la Muette, parce que si ca continue comme ca, on va se faire degrader par Moody's rien que pour une histoire de velage et il va falloir installer les vrais malades dans une clinique gonflable au milieu un terrain vague à cause de l'enfant de la republique. république un peu repulpée, avouons le.
Pendant ce temps la les indignés s'indignent toujours, le monde fait semblant de ne pas s'en foutre, mais la grande actualité du moment c'est la grand messe du parti socialiste. Alors la mes enfants, la lune peut aller se coucher, carla peut veler des triplés, on s'en fout, le francais reste suspendu a un destin qu'il croit lié aux trois avantages qu'il va pouvoir rogner en votant cholera plutot que peste, le manque d'imagination comme une malediction et comme letmotiv toujours, mon cul sur la commode. Ceux qui n'ont pas brulé leur TV pourraient le regretter s'ils leur restait des neurones.
Aujourd'hui, mon mari chaque jour un peu plus hypothetique, a d'abord pretexté des nausées et une migraine, avant d'avouer qu'il preferait à notre entrevue le reglement d'un cas vital: son invitation à l'anniversaire d'un couple de petasses, du style hotesse de l'air à blenoragie, samedi soir. En gros si on resume, Eric et jerome sont deux tapettes un peu cliché pronant l'echange en couple de miasmes à la maniere intercontinentale, Jerome a peur que l'entrevue de Nicolas et de son ex à la fete surprise organisée pour Eric ne se solde par un pugilat. Il faut dire que l'ex est un peu schyzophrene et qu'apparemment passer du temps dans des avions rend tout à fait stupide... Pourtant d'un naturel assez curieux, voire un peu ethnologue sur les bords j'ai decliné l'invitation a cette divine soirée, ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi un autre anniversaire pour occuper mon samedi soir.... on a les amants qu'on peut, et en echange on a les amis qu'on veut, faut pas pousser mamie, non mais...
La pleutritude et la stupidité n'ont jamais fusé avec autant d'eclat que dans ces derniers jours, et a mon avis, ca n'est qu'un debut, si on n'en fait pas un roman c'est parce que Feydeau est deja passé.
Au travail tout va bien, les riches sont toujours insupportablement riches et divinement laids- oh vous savez la vie a Nassau n'a pas toujours tres agreable..., pour nous etre agreable la direction va accorder un samedi de repos toutes les 5 semaines, en guise de revolution c'est un peu faible, mais c'est rassurant de savoir que les patrons sont un peu moins bon a rien que nos chers, nos tres chers élus.
Oui, il y'avait peu de chance que ca arrive, j'avais bien vu l'ocean par le hublot d'un avion, mais je n'avais pas encore mis les pieds dans l'eau salée cette année, jusqu'a ce week end, voila c'est fait.
A l'occasion j'en ai profité pour decouvrir Trouville, qui est un peu comme je le pensais, enfin comme je le pensais, c'est a dire sans connaitre l'accueil à la normande.
L'accueil à la normande? oui, apparemment, une certaine difficulté a etre aimable, a dire bonjour, et surtout a vous regarder quand on vous parle, l'accueil a la normande ou pas d'accueil. Facilement debordé, un peu plaintif, le normand n'aime pas le parisien, et si vous tentez de lui suggerer que le monde n'est pas uniquement peuplé de parisiens ou de normands, c'est a dire de cons, une prise de conscience s'effectuera, et le normand oubliera surement de vous dire au revoir, ces gens la ont le droit de vote, ceci explique cela.
La route entre ici et la bas servant a transporter ces deux ethnies l'une vers l'autre, ne vous etonnez pas s'il faut se mettre sur la file de droite pour doubler, la file de gauche est reservée aux emmerdeurs et aux trainards, un peu comme dans le metro vous penserez, moi je prefere dire un peu comme a la piscine où les couloirs sont séparés par des lignes aussi et où ca n'a pas d'effet. Les policiers sont trop occupés à jouer avec leurs raddars, comme des maitres nageurs a buller sur leurs perchoirs, n'esperez rien d'eux a part absorber vos impots en debitant des fadaises du style" ben je fais mon metier".
L'enfer c'est les autres, nous etions deja au courant, alors un peu plus un peu moins qu'est ce que ca change. La plage est sympathique, l'eau un peu fraiche, les maisons sont amusantes, la route au bord de l'eau jusqu'a Honfleur est bien jolie, j'aurais bien voulu regretter de ne pas connaitre ce petit coin de france plus tot, mais non.
Phenomene connu et de mieux en mieux maitrisé: la rentrée.
D'abord il a fallu rentrer en France, un orage de science fiction au moment de partir, je n'ai toujours pas compris comment le taxi a rejoint l'aeroport sans sortir de la route, et puis le ciel s'est degagé, l'avion a volé, la magie quoi, je suis en vie.
A Paris, la joie, la gueule en biais du controle d'identité, le rer qui ne roule pas, les gens sentent mauvais, tout est sale, en arrivant dans mon poulailler j'ai voulu faire une sieste d'un quart d'heure, elle a duré 5 heures.
J'ai rencontré un garçon, la veille du depart comme toujours, il etait charmant, comme j'etais un peu triste de ne pas avoir de nouvelles, j'ai choisi le premier venu a Paris, un garçon etrange qui travaille trop et gagne trop.
Alors c'est bien parce que j'etais triste, je ne le suis pas moins, et j'ai aussi des complexes, si des gens comme eux arrivent à un tel de niveau de confort avec aussi peu d'esprit, comment ne pas se sentir handicapé d'etre une pauvresse à coté...
Prostré au petit dejeuné, mon corps maigre plié au fond d'un canapé trop grand dans un salon tellement spacieux que j'avais de la peine a dechiffrer l'heure sur la pendule au loin la bas, j'ai tenté une enieme fois de comprendre comment j'en suis arrivé la, si j'ai volontairement refusé de faire partie du monde ou si c'est le monde qui m'a gentiment mis de coté... et puis je me suis levé, j'ai compté mes pas pour arriver a la salle de bain, plus de 6, c'est là que j'ai compris, en fait mon avion s'est ecrasé, je ne suis pas du tout en vie, et je me sens perdu dans une dimension ou la monde pourrait avoir l'air reel sauf que je suis devenu tout petit.
Evidemment le garçon va me quitter, ils finissent toujours par vous quitter, par superstition je m'y attends un peu chaque jour, au cas ou, alors qu'evidemment Dieu s'en fout, ou pire il se vengera de mon bonheur en executant ma mere encore plus rapidement que les autres, quand ca arrivera je serai presque soulagé, parce que c'est quand meme chiant d'etre torturé de la sorte par son esprit, j'avoue.
La rentrée au travail, un peu du meme genre, " oh tu nous as manqué, mais pourquoi tu pleures? - l'emotion Jeanne, c'est l'emotion..." Des nuées de chinois dans tous les sens, les malais ne veulent pas etre pris pour des chinois, les francais ne veulent pas faire la queue, tu metonnes... deja qu'il ne sont pas foutus de faire une file devant une porte d'autobus... les saoudiens sont toujours obeses, ben la rentrée quoi.
De grandes négociations sont en cours, aura t on droit enfin à un week end par mois... c'est tendu, le samedi c'est tabou.
Pour me distraire je regarde les images de l'occupation de wall street, cocasse, l'economie qu'on colmate, je pouffe, les riches decidés a payer un peu plus, ah, c'est bon signe, si on arrive a faire peur meme aux riches, ca chauffe Marcel...
Dans le journal reac envoyé par ma mere on explique comment faire une casserole norvegienne, des toilettes seches, le logement cooperatif ( une premiere a Berlin), le boom des monnaies locales...
Finalement la seule bonne nouvelle de ce mois de septembre, c'etait les reclames a Jean Coutu: deux boites de millepertuis pour le prix d'une.
J'ai toujours des scrupules à ne rien faire.
Plutot que de rester à regarder des dvd piochés dans l'inimaginable collection de la maison, je suis sorti ecrire les cartes postales sur une terrasse du village, la boulangerie kitch, ou on vous sert des trucs gras sur fond de dalida: le thé vert s'appelle lipton, le cookie a gout de vieux, une schizophrene engage la conversation, et puis des guepes, toujours des guepes.
Et puis le ciel s'est couvert, l'idée d'un thé en vrac en face d'un vieux film d'action a fleuri dans ma tete, avec monsieur chat qui ronronne.
J'allais partir, et puis maman est apparue, deambulant dans la rue, j'aurais pu etre etonné que personne ne pense a passer le te deum de charpentier, ici les gens n'ont pas ce genre d'idée, ok j'ai compris.
Sur cet heureux hasard, nous avons décidé de nous retrouver le soir dans un bar a messieurs pour nous saouler de façon conviviale, de toute façon j'ai laissé tomber l'idée de rencarder un local, ces gens la n'ont apparemment pas l'habitude de se presenter aux rendez vous qu'ils donnent, pas d'inconnu, pas de bourrelet... je ne vais pas m'acharner.
Hier soir j'ai osé les chansons d'amour, ca trainait sur mon ordinateur de voyage depuis un moment, c'est bien de ne pas l'avoir vu avant, autrement je n'aurais surement pas eu envie de me cogner les bien aimés, le grand brun m'insupporte un tout petit peu. A la fin d'un film d'honoré, c'est comme apres une chanson d'arnaudfleurent didier, on a 100 ans de plus.
Petit coup d'oeil aux information francaises, desesperantes, comme d'habitude. L'europe compte ses sous, le batave en rajoute une couche sur l'allemand pour exiger des pays ou il va en vacances profiter du laxisme local, de changer... je rigole.
Du coté de marseille, scandale, les guerinis ne seraient pas honnetes, elle est forte celle la!
Pour la justice, tchernotruc n'aurait pas eu de repercution sur la santé publique, ben c'est la justice, qui voulez vous ma pauv dame.
Au prochain gvt je voudrais voir Guerini a la justice, Strauss kahn a la famille, et Tapie à l'industrie, ca pourrait etre divertissant.
La croissance nous lache, on a beau rafistoler les statistiques comme on peut, cette saloperie refuse de grimper, la tyranie du chiffre est encore plus triste que la vengeance de Dieu, vous avez cru, vous paierez, enfin surtout si vous travaillez.
Memoire: le 11 septembre comme si vous y etiez, c'est bien, c'est frais, ca change du vel d'hiv ou de la Bastille... choisissez votre martyr m'sieudame, ces morts la etaient bien portant, c'est quand meme mieux que tous ces affamés qui crevent. Non c'est vrai, quitte a encenser des inconnus disparus autant les prendre un peu riches, c'est plus convenable.
Enfin kadhafi aurait vendu une partie du stock d'or Lybien, au prix de l'once j'aurais fait pareil, on est a peu pres sur que cette fois ci ce n'est pas pour nous acheter des armes, et puis faut bien faire marcher la suisse.
Comme quoi, quand il y'a de la vie, il y'a de l'espoir...
J'ai evidemment celebré ca accompagné d'un verre de coca non surtaxé...
A suivre.
Par hasard je suis entré chez archambault, les symphonies de brahms par karajan etaient en reclame, je n'ai pas pu resister on entend toutes les notes, et puis une foule de super trucs en reclame s'est mise a clignoter, danses slaves, glen gould à prix cassé, lady gaga fait le trottoir sur la gondole, j'ai fuis avec Brahms, je vais deja etre en excess luggage rien qu'avec les boites de feve, faut pas pousser.
Petit week end a la Malbaie. L'hotel le petit manoir est une trouvaille, vue sur la baie la journée, spa miniature pour se saouler en mode bain de siege le soir venu, divin.
Cette idée d'avoir un chauffe eau plus petit que la baignoire, expliqué par un ecriteau" le virage vert" dans la salle de bain m'a beaucoup fait rire... chauffer une baignoire a la bouilloire electrique n'est pas franchement plus economique;
La cuisine en conserves du Petit Palais, viendra à bout de tous les palais, meme les moins fins, ont ils vu l'aile ou la cuisse?.... pantoute!
La route, divine, 7 heures pour faire 500 km, les camions n'ont pas de limite de vitesse, les routes sont en travaux et les nationales sont a 3 voies la plupart du temps, je vous le dis, c'est un miracle si je suis encore la, beni soit le seigneur qui a decidé le loueur a nous donner une voiture pour obeses: avec un moteur d'avion sur une caisse de bateau, jeep fait des voiture qui peuvent echapper a l'inconscience des poids lourds. Bien vu!
Des paysages grandioses, et oui tout est grand, et les ornieres sur la nationale sont a l'image des lignes a hautes tensions: magistrales.
Si le virage vert aide les hoteliers a rogner un peu sur les marges d'exploitation, en revanche le non virage vert du tout petrole soutient surtout l'automobile, et pas les trains. Pas de raddar, le permis a 16 ans, son gros cul dans sa grosse bagnole, on est quelquefois tenté de penser lors d'un carrefour que le quebecois a la nourriture qu'il merite...
Voila pour les details pratiques.
Pour les paysages, beaucoup mieux, une fois passées les tranchées d'un kilometre de large pour faire passer les haute tensions, l'arrivée sur les rivages est toujours une belle surprise, des reliefs, des arbres, j'ai meme apercu un fjord sur le bateau qui nous fait traverser la baie de tadussac, c'etait beau! dire qu'on aurait pu passer 15 fois sous un poids lourd et ne pas voir ca...
Le regard en biais des locaux ruraux sur les trois pédés echoués a la malbaie a confirmé ce que j'avais deja remarqué a Montreal, on n'est pas tolerant, on se rassure en restant indifferent à ce qui ne menace pas son petit confort dument acheté a credit... tolerance versus indifference, apres tout le resultat est la: ca reste beau, souvent c'est kitch, on rigole, un peu a leur insu mais c'est pas grave.
autres lieux, autres moeurs.
J'ai trouvé une salle de port ou il ne faut pas s'inscrire pour un an afin d'y faire les 3 seances necessaires a ma survie mentale pendant mes wacances. Oui l'année de sport coute l'equivalent de 3 mois en France, c'est pas une raison...
Me voila donc dans un etage d'immeuble dédié au sport, d'une superficie equivalente à quelque chose de grand, de tres grand, tres lumineux, et tres climatisé. J'adore.
J'ai ramé tout ce que j'ai pu pour voir si j'arrivais à rejoindre le ciel en face moi, meuh nan... voulait pas. Alors j'ai attaqué le tapis de course, ca se gate, figurez vous que 9,5/heure, en miles ca commence a faire rapide, mon dieu, mais, mais... je vole!!!
Alors les poids, un festival, sortez le tableau de conversion sinon c'est la migraine.
A la fin j'avais perdu deux fois plus de calories que prevu, c'est que meme les machines ici sont plus gentilles, elles savent vous dire ce qui fait plaisir.
Ensuite, le quartier du mile end, un quartier typique, des maisons basses et des ruelles, des juifs orthodoxes dans des voitures qui grincent, des yeshivot deguisées, des bagels, les hommes en bekeshes et les dames recouvertes de sheitel. Ce petit monde tout en noir sous les 40 degres du mois d'aout, ca devait etre sympa. Il faut absolument que j'y retourne un samedi pour prendre un monsieur obese en chaussettes und streimel, ca se prend au serieux tout ca, c'est divinement moyenâgeux.
Et puis j'ai trouvé du vin! ce n'est pas rien. La prohibition n'a quasiment pas eu lieu au canada, du coup c'est n'importe quoi, un peu comme chez nous, on n'a pas eu le communisme, mais tout fonctionne de maniere sovietique..., bref, je trouve un magasin specialisé dans la vente de vin, des trucs dements de tous les pays et m'en vais a l'apero au bar à tapettes du village, celui qu'on m'a conseillé, qui fait un peu parisienne d'ailleurs... et bien figurez vous qu'on ne peut pas rentrer dans un bar à parisienne avec une bouteille dans son sac, c'est la peine qu'on se donne du mal tiens...
Alors j'ai echoué au bar d'a coté, où la terrasse est au soleil, et ou les verres sont en verre, pas pire en somme.
Enfin, mes quelques recherches en vue d'un ramonage avant l'hiver sont toujours vaines, le ramoneur ici est un peu comme le notre, procrastinateur, pas super drole, voire fuyant l'humour et tout activité cerebrale, si j'arrive a m'en prendre un coup faudra surement que je prenne le drnier Vogue pour me distraire... ca ne me branche pas plus que ca.
Je n'aime pas bien l'avion, entassés a 500 personnes dans une boite en acier, dependant a la fois du temps, du pilote et l'absence relative de distance avec une foule bruyante, pataude voire en surpoids et qui se heurte un peu trop systematiquement sur vous.
Pour eviter la malediction du film aspire neurone au televiseur, un petit comprimé de benzotruc m'aide a passer la premiere moitié du voyage en mode vegetatif, en me reveillant au dessus de l'atlantique je commence a me faire à l'idée que je suis encore en vie, et que ca va peut etre durer, ca vole bien ces machins.
A l'arrivée, le douanier qui aurait pu etre charmant si mieux nourri, me pose des questions, je ne me sens pas agressé, 3 semaines de congés pour un francais c'est court, je ne lui parle meme pas de cette 5e semaine mitterrand si chere payée, il doit s'en taper, non je n'ai pas d'arme biologique ( un camembert...) sur moi.
L'aeroport, comme tous les aeroports du monde est deprimant, c'est la derniere fois que je viens, c'est décidé... dans la navette pour rejoindre le centre, des grosses voitures americaines, des etendues de commerces de banlieue avec parkings immenses, des autostrades suspendues et un poil vetustes, quelque chose d'inhumain d'encore plus deprimant, comme la promesse d'un ennui certain dans un monde industriel, comme un tableau d'edward hopper, avec une lumiere un peu trop crue.
Tout est fonctionnel, rien n'est beau, je me rappelle que chez moi rien n'est fonctionnel et pas forcement du meilleur gout, ici au moins on ne sent pas le fardeau de trop de siecles d'histoire, ca insuffle certaine fraicheur, du dynamisme., c'est kitch, la liberté m'effraierait t elle...
Et puis la porte s'est ouverte, j'ai retrouvé de vrais amis, ceux qui sont toujours trop sympas et trop loin, c'est louche d'etre aussi sympa, est ce que je les merite vraiment...
Alors en moins de temps qu'il n'a fallu pour refermer la porte derriere moi, le rer qui pue, l'aeroport sordide, l'avion cercueil, l'oeil torve du douanier, l'autostrade suspendue degueulasse, les voitures grosses comme des gites ruraux, tous ces details ont été instantanément relégués à la place qui leur est due: des details industriels, des choix politiques, des decisions economiques... bref, des scories.
L'avantage des pays recents, c'est que les choses ont le format qu'elles doivent avoir, il faut 20 minutes pour le tour du parc monceau, ici il faut 4 heures pour faire le tour du parc derriere l'installation olympique, c'est un espace vert, pas un lopin de gazon vaguement pollué par des appels de phare maçonniques.
Respirer, c'est devenu exotique...
Luxe des vacances, la seance de 22h et des brouettes, celle ou on ne fait pas la queue, celle ou on peut avoir des jambes et tout et tout.
Hier, Impardonnables.
Sympa, Carole bouquet avec la coiffure de sharon stone, ca lui donne un air de stephanie de monaco si elle avait vu un nutritionniste plus tot. bon, sympa, petite musique de max richter. Toujours ce petit probleme de faire des films comme des romans, sauf qu'il faut bacler parce que sinon le spectateur s'endort. On a vu pire.
Ce soir, les Bien aimés.
Quand je pense qu'ils avaient oser faire sauter la station velib et flanqué un roger vivier a la place du gros raphael le plombier... enfin le resultat n'est pas si mal, comme quoi un peu d'emmerdement peu aboutir a un peu de joie...
Les roles de fille sympa, les roles de garçon, bof, un truc glauque a propos du sida, de quoi eliminer toute velleité libidineuse chez moi, des fois que, on ne sait jamais. Chiara Mastroiani fume trop, ca se voit quand elle est nue, elle se suicide a montreal, quand on pense a la chance qu'on a d'y arriver en vie, c'est scandaleux...elle s'appelle Vera, mais Kundera l'aurait appelé Tereza...
Bon, un film chansonnette quoi, certainement plus sympa que mon rendez vous avorté de ce soir, avec un enieme ingenieur informatique ou je-ne-sais-quel-guik-enrobé, epuisé par un retour de toulouse en avion... doit falloir etre sacrement ennuyeux pour inventer de telles fadaises.
Passons.
J'ai reussi à loger toutes mes affaires dans le sac... j'en ai acheté un autre, 90 litres, ecossais, c'est parfait. L'appareil photo est reapparu, caché dans la capeline, le coquin...
Boules quies, masque, melatonine, armé, si j'arrive en vie je vous raconterai.
Premiere journée de vacances.
Ce petit sentiment de liberté ressenti en sortant du travail, apres avoir lancé à une énième insupportable indienne " Madam, we'r in France, stop complain, just ask...", phrase assez courte pour devenir le refrain de la rentrée...
Un rapide au revoir aux collegues, un air un peu torturé de ne pouvoir etre présent à la soirée vogue, le sourire figé pendant 3 plombes, coincé entre les photographes hideux et les mannequins splendides, sous la ronde affolée des pique assiettes venus s'empiffrer... ou han, trop dur han, tu vas louper la soirée vogue hannnnnn....
Ouai, regard sur la coté, bouche pincée, on degage....
Aujourd'hui, n'importe quoi.
N'importe quoi a commencé à la fondation Cartier, c'est tout moi, je choisis d'aller dans un endroit au moment ou l'expo est plutot pourrie... la vaudou, non mais faut arreter de faire de l'art avec n'importe quoi mes petits choux, et la petasse avec son gros rené s'extasiant sur la beauté d'une statuette..." roohhhhh glouglou, mais c'est du lin? glouglou...." avec un peu de chance elle l'imaginait deja trônant dans son salon devant des amis médusés lors d'un diner presque parfait.... au secours, enfin il en reste toujours quelque chose, je sais desormais qu'un vaudou n'est actif qu'une fois recouvert de sa patine sacrificielle, dans laquelle on a mis un chat mort.... oula, ca, wolfi ne va pas aimer du tout...
L'expo s'est terminé dans le jardin a regardé les arbres en fumant, et glousser de temps en temps " roh, mais c'est du lin?"
Ensuite, le n'importe quoi continue, chez le coiffeur. Enfin, un clone de mon coiffeur, avec 20 kilos de plus, et une coiffure etrange. Heureusement j'ai reconnu sa voix...
Mon telephone sonne, message torve, je rappelle en m'appretant a expliquer que je ne me deplace plus a l'hotel que si on m'offre un appartement climatisé... et bien non, c'etait la grosse berline, qui me baragouine un truc a propos de son facebook, son camembert... pfff, " roh, mais c'est du lin?"... mes cheris, vous avez le droit d'oublier mon numero, ca fait 6 mois que j'ai recupéré mon sac a dos avec le cadeau que mon pere n'a pas eu a noel, merci on l'a enterré avec: Schmock!
Evidemment, ca a encore augmenté et je suis coiffé n'importe comment, comme d'habitude.
Salle de sport, mon rendez vous de ce soir avec un adipeux ingenieur informatique est annulé, j'en profite pour aller rasserener mes cuissots affaiblis, et là, une grosse sur un elliptique pedale a l'envers en faisant la maline avec son portable a l'oreille, ouai, regard sur le coté, bouche pincée, je continue, naturel, y'en a qui cumulent quand meme...
Apres un quart d'heure de rameur, je redescends, toujours la meme oreille, toujours a l'envers, glouglou, roh mais c'est du lin?
Je me pose a coté sur un autre elliptique, et bong, sur l'ecran on voit les infos, la grosse Anne et son veau d'or en goguette, le veau d'or est toujours debout... on encense sa puissance, tout ca tout ca...
En meme temps aussi, quelle idée de se faire violer par un socialiste, pauvre cruche.
Et puis la terre, las de tant d'âneries, se mit a trembler, mais ce fut sans effet...
C'etait au feu rouge, sur la route du barrage de Charmes, j'aime assez cette route construite sur un barrage du rhone, qui n'a justement aucun charme. Et puis bing, le telephone caquette, merde, un sms.
Un peu plus loin, comme un mirage, on trouve deux femmes noires assises sur un plaid, comme ca au bord de la route, le charme discret des colonies... avant on vendait des fruits au bord de la nationale 7... maintenant le vent brulant de la concupiscence fait claquer vos chairs ainsi qu'un vieux drapeau. De toute façon les abricots sont trop chers, et les peches imbouffables, alors autant escalader la salope.
Un sms de ma mere, c'est quand meme curieux cette habitude d'envoyer un message quand je passe un cours d'eau... cette fois ci on s'en fiche un peu, le mort n'est pas si proche, pas si jeune, pas si pire...
"C'era una volta una gatta che aveva una macchia nera sul muso".. nous dit la radio,
c'est decidé la saison n'est ni blanche, ni seche.
J'ai passé l'apres midi a menager la chevre et le chou entre un ado delaissé et sa mere non moins delaissée, en compagnie de tonton cristobal, sous l'air a condition d'un salon fraichement repeint. Cette dame est amusante à toujours se plaindre, si toutes les cocues du monde s'en sortaient avec un demi million d'euros, feraient elles repeindre leur salon couleur lilas?
encore une question sans reponse.
Il ne reste plus qu'une bonne semaine avant les vacances, pour la premiere fois cet evenement m'apparait comme une necessité absolue pour ma survie mentale, mon cerveau est epuisé, a tel point que j'anticipe deja la joie du moment où je goberai le somnifere en montant dans le cercueil volant qui me fera traverser l'atlantique. Un cliente japonaise hesite plus d'un quart d'heure entre un porte clef et un bague en toc, hop, je vogue au dessus des nuages et je t'emmerde, la grosse libanaise joue les divas, et je ris en imaginant un panneau lumineux " excess lugage" clignoter devant ce monstre de capitons. regle numero 3, partager ma passion... of course, avec ou sans elan?
Un autre sms nous apprend qu'un autre soldat francais vient de mourir dans un endroit pas possible rempli de sauvages, la chose est presentée comme une injustice, je leve les yeux au ciel, si les cons pouvaient voler... bonjour l'eclipse.