Je cite Pacorabanne (membre GA citant lui même un 'proverbe russe') : "Quant le jeu est terminé, le roi et le pion retournent tous les deux dans la même boîte"
Je cite Daniel Auteuil (acteur citant lui même ...) : "A quoi çà sert de devenir vieux, si ce n'est pour ne pas se sentir mieux ?"
Je cite André Gide (philosophe se citant lui même) : « Il est aussi naturel à celui qui emprunte à autrui sa pensée d'en cacher la source, qu'à celui qui retrouve en autrui sa pensée, de proclamer cette rencontre. »
C'est une absence qui revêt une importance, car pour qu'on s'en souvienne ou qu'on y accorde un intérêt quelconque, c'est qu'il a fallu que votre mère vous le dise, que suite à une fausse couche qui peut-être banale elle vous avoue en définitive la perte d'un membre de la famille. C'est que probablement aussi j'ai pris sa place.
On affirme souvent que les enfants rêvent parfois de voir leurs petits frères et sœurs disparaitre pour reprendre leur place d'enfant unique, et garder pour eux seuls tout l'amour de leurs parents. Moi tout jeune j'ai rêvé de le porter sur mon dos, car il n'avait jamais eu l'occasion de me voler cette part d'amour.
Heureusement un jour, on grandit, et on fait fuir ses fantômes. On fait sa vie et on fait ses choix, mais le rêve reste étrangement intact, comme un film tout juste vu la veille. Dans ce rêve où je le porte, il est aussi brun que moi, il est aussi beau que moi. Mais tout est bien trop noir pour que se soit une scène de vie ordinaire, tout est trop charnel pour que se soit une simple effusion de sentiments. Et si mes prières pour faire disparaître ce possible rival avaient été entendues ? Suis-je arrivé à le tuer dans l'oeuf ?
Quand on arrive à rêver d'une chose, c'est qu'on est en train d'éliminer un malheur.. je l'espère. Après tout, je suis redevable, j'ai un lourd antécédent.
Si je t'ai tant idéalisé, tu t'appelles Evariste, Elio ou Ernest même, que sais-je.. c'est que mon seul malheur, c'est de ne pas t'avoir connu.
Ou à trainer dans certains espaces mystico-gélatineux,
... on se met à écrire des Posts Mortem :
Il n'y a me semble t-il pas de bonheurs dans les prés, et même accrochés
aux flancs des versants, je m'y ennuierais tout autant.
D'ailleurs trés cher, en surplomb ou sur un double noeud
à donner "du mou" sur un doigt (de mousqueton), je mourrais de tristesse.
Il me reste seulement le bruit que ce simulâcre peut faire,
mais ceci après tout n'appartient qu'à moi tant qu'à faire.
Si ce sont mes fantômes, gentils fantômes et vagues souvenirs
qui me hantent, alors je dois probablement les laisser mourir.
Veuillez abréger s'il vous plaît votre transition vers l'autre monde,
pour que ma mémoire m'accorde du repos et je pourrais alors
me consacrer à la vie qui me reste, même si tout cela me paraît fatigant
d'avance. Mais j'ai sans doute encore beaucoup à faire.
Oh que j'aimerais simplement que sur ces traces et ces bruits
plus ou moins diffus, nous estompions seulement juste ce qu'il faut,
en concertation préalable. Le pire en effet, ce sont les fantômes indifférents.
Epitaphe :
Je suis moi.
Ce que nous étions les uns pour les autres nous le sommes toujours.
Certains passent seulement dans la pièce d'à côté.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis
hors de ta vie...
Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
A mon fantôme indifférent (pauvre con)
Aux autres (mille excuses)
Aussi, pour alimenter la conversation si riche à ce sujet,
Dites moi donc les endroits les plus incongrus où vous avec fait cela.
Pour ma part :
- dans une barque (elle était amarrée tout de même)
- dans un carton (il faut que votre copain ait un gros carton, et il faut être minot)
- dessous la table d'une caravane
- sur le capot d'une voiture
- contre la portière d'une voiture
- entre les sièges, au milieu des sièges, sur les sièges de derrière (je note le rapport charnel avec la voiture)
- dans une cave
- dans un garage
- dans un jardin
- sur une terrasse
(source - casting du film Respiro - clip makach ;) - citation Oliver Wendell Holmes)
Beaucoup de gens meurent avec leur musique encore en eux.Trop souvent,
c'est parce qu'ils sont toujours prêt à vivre... Avant qu'ils s'en rendent compte...
le temps est écoulé.
Partout dans le monde, les astronomes cherchent à éclaircir les mystères de l'Univers. Les générations actuelles de téléscopes de classe 8-10m tels que les jumeaux Keck et le Very Large Telescope (VLT) sont pleinement opérationnelles et enchaînent toute une série de découvertes approfondies véritablement remarquables. Ce qui permet enfin de s'attaquer à des questions scientifiques fondamentales comme : quelle est l'origine et la destinée de notre Univers ? Comment ont été assemblés ses blocs de construction de base ? Sommes nous seuls dans l'Univers ?
L'astronomie est la science des grands objets connus de l'humanité : des planètes jusqu'à l'Univers tout entier, en passant par les étoiles et les galaxies. Depuis l'invetnion du téléscope au début du 17e siècle, la compréhension des corps célestes a avancé à grands bonds. Au 20e siècle en particulier, les développements technologiques dans les téléscopes ont permis aux astronomes de collecter et analyser la lumière provenant de sources toujours plus faibles et plus éloignées. De véritables machines à remonter le temps !
Les premiers télescopes
L'invention de la lunette est attribuée au lunetier hollandais Hans Lippershey en 1608, mais ce fut l'astronome italien Galileo Galilei qui le premier tourna sa lunette de 4cm de diamètre vers le ciel nocturne en 1609. Avec son instrument, il fit plusieurs découvertes célèbres : les phases de Vénus et les quatres plus gros satellites de la planète Jupiter. Rapidement on évolua vers des téléscopes encore trés petits en diamètre, environ 10cm, mais sur des longueurs plus conséquentes, allant jusqu'à 42 mètres avec la lunette géante d'Hevelius.
Un progrès technologique eut lieu 60 ans plus tard lorsque le scientifique britanniquer Isaac Newton fabriqua un télescope plus compact, utilisant des miroirs au lieu de lentilles pour concentrer la lumière. Cette nouvelle gamme de télescopes réflecteurs de lumière était plus économique et aussi plus facile à construire, mais les miroirs métalliques de l'époque avaient une réflectivité plutôt faible et se ternissaient rapidement. Par conséquent, les deux types d'instruments optiques ou miroir se développérent parallèlement et il fallut 2 siècles et demi avant que les téléscopes à base de miroirs ne prennent le dessus sur les lunettes.
Tout au long des XVIIIeme et XiXe siècles, des améliorations importantes furent apportées aux modèles de Galiléo et de Newton, permettant aux astronomes enthousiastes d'observer le ciel avec des télescopes toujours plus grands. En 1789, l'astronome brotannique William Herschel construisit le télescope de loin le plus grand que le monde avait jamais vu, avec un diamètre de 1,20m. Vers 1857, le physicien français Léon Foucault élabora le premier télescope réflecteur "moderne" avec un miroir en verre métallisé de 80 cm de diamètre affiné à une précision de surface de moins de une longueur d'onde et installé à l'observatoire de Marseille.
La montée en puissance à l'échelle vers des diamètres toujours plus importants aurait conduit à des télescopes s'écroulant sous leur propre poids et dans la première moitié du XXe siècle des efforts astucieux furent déployés pour élaborer des composants plus agiles. Dés les années 1950 la puissance de collecte des télescopes avait atteint un plafond critique de 5m de diamètre, avec le célèbre télescope de Hale installé sur le mont Palomar, et 6m avec le télescope russe SAO installé dans les montagnes du Caucase. Il était évident qu'une nouvelle approche pour la construction devait être nécessaire.
Le 20e siècle : nouvelles technologies et nouvelles visions
Vers la fin du 20e siècle, plusieurs avancées technologiques firent entrer les télescopes astronomiques dans une ère nouvelle. La première fut l'introduction de l'optique active dans les années 1980, méthode permettant de contrôler la forme du miroir principal d'un télescope et sa collimation pendant son fonctionnement. Les miroirs se déforment à mesure que le télescope pointe et suit les objets célestes. La collimation est déréglée à mesure que les énomes supports mécaniques fléchissent. Grâce à l'optique active, la forme et la position du miroir est suivie en permanence pendant l'observation, et des actuaeurs à piston lui donnent constamment la meileure forme. Les miroirs peuvent être trés minces et légers, dans la mesure où ils n'ont plus à maintenir d'eux même leurs formes, et peuvent aussi être plus incurvés, produisant des instruments plus compacts, légers et économiques.
source EOS - VLT - site de Paranal -
La génération actuelle des 8-10m est représentée par quelques sites dont le plus connu est Chilien, le VLT. Les astronomes travaillent désormais avec un ensemble de télescopes qui peuvent fonctionner dans plusieurs modes. Entre autre le mode interférométrique permet de récupérer la même image du ciel à partir de plusieurs télescopes et obtenir une résolution d'image jamais égalée, et tellement demandée pour la compréhension actuelle de notre Univers.
source EOS - VLT - recombinaison des signaux de deux télescopes -
source musique - Goldfrapp - Utopia (I am not a ...) -
Et les projets actuels de télescopes de type EELT - Extra Large Telescope - nous emmènent vers de nouvelles générations et de nouveaux sites avec la vision et les besoins en astronomie du XXIe siècle.
source http://www.photos-dauphine.com - désert de grande Chartreuse -
et la musique ..
Pada pada waaaaaa
Pada pada waaaaaaa
Toudidadoudidadoudaouuuuu .... Michel again.
Tiens, l'autre jour, en fait maintenant quand j'y pense dans l'oreille, j'écoute à nouveau Polnareff. C'est drôle comme une musique ou des odeurs sont de bien meilleures machines à remonter le temps que les vraies machines à remonter le temps, qu'existent même pas d'ailleurs .. tss
Je suis donc bien en train de remonter le temps tant et si bien que me voilà avec vous trois. J'ai une belle frange brune sur le front, j'ai onze ans, on regarde le catch à la télé. Toi, pépé tu as ta grosse bedaine et tu me sembles bien installé sur ta chaise en bois. On n'a pas de canapé, on n'a pas de télécommande et pas de télé couleur. Et ce n'est pas la nostalgie qui parle. C'est la machine à remonter le temps.
Il a fait beau aujourd'hui, on est en été dans les années soixante-dix et en début d'aprés-midi avec mémé, on a écouté Michel Polnareff à la radio, assis sur le banc. Comme d'habitude en fin de soirée, après le repas, on ne parle pas trop mais on est tous les quatre ensembles, ma soeur, mémé et toi pépé. Enfin, je parlerais bien beaucoup plus mais tu me dirais de me taire pour qu'on puisse regarder la télé. Tu dis toujours le film alors que c'est un match de catch truqué. Mais bon. Il fait frais désormais et on va rejoindre bientôt nos grands lits tout frais. Tu te rends compte ! Je suis un gamin de onze ans ! Ce n'est pas la nostalgie je vous dis.
Tout est propre et joyeux dans la petite cuisine. La cuisine, c'est la pièce habitée de la maison, même la salle à manger reste fermée et n'est jamais chauffée dans l'année. Fatigué de ces journées en plein air, je suis accoudé sur la nappe en plastique. La télé est en noir et blanc, on a un gros téléphone noir en mauvais plastique et une petite commode en bois pour tout rangement. Ah ce qu'on est bien, j'en oublie presque l'odeur de la Gitane Maïs qui est en train de te crever à petits feux. Ah ce qu'on est bien à regarder la télé tous les quatre.
On a l'avenir devant nous.
Ça c'est tellement chouette d'avoir l'avenir devant soi. Tu as à peine soixante ans ! Tu es encore jeune, tu as parfois encore la guerre dans ta tête, mais ce soir on regarde le catch. Il fait beau et c'est l'été, on a fini de jardiner en fin d'après-midi et j'imagine qu'on est samedi, on regarde le catch. Un petit air frais entre par la porte-balcon et tout est calme et silencieux dehors. Tu rallumes ta Gitane Maïs qui s'éteint tout le temps en me disant d'arrêter de parler ! Tu n'as pas la grande classe, tu gardes ton vieux bleu d'atelier. Tu n'es pas un bourgeois et tu te contentes des choses simples.
Ah, on a l'avenir devant soi. Si ça se trouve, le chat a encore attrapé un poisson dans la rivière et même, si ça se trouve, la guerre du Vietnam n'est pas encore finie..! Si ça se trouve, demain matin en allant à l'église, on verra les cousins et puis aussi les vipères dans leur cages, ramassées la veille sur les hauteurs. Tu râleras si je pose des questions, en disant que je suis bien curieux. On ira ramasser les pissenlits pour la salade du soir, avec comme décor les premières pentes de la Chartreuse. Pépé, demain on aura l'avenir devant nous !