07/10/200810 ans déjà !Le 7 octobre 1998, Matthew Shepard était kidnappé de la sortie d'un bar gay, le Fireside, dépouillé puis battu à mort à coup de crosse de revolver et laissé attaché nu, le crâne fracassé sur une barrière par deux hommes de Laramie (Wyoming), Aaron James McKinney et Russell Arthur Henderson. Il mourru quatre jours plus tard.
Dès l'annonce de la mort de Matthew, les associations gays ont décidé de réagir en organisant des « candlelight vigils », des veillées où chacun vient avec sa bougie. Le but était double : se rassembler pour rendre un hommage silencieux et ému à Matthew, et, réclamer l'adoption de la loi contre les crimes haineux afin d'éviter que cette tragédie ne se reproduise.
La première veillée a eu lieu 15 octobre, à Washington, sur les marches du Capitole. Plus de 5 000 personnes s'y sont rassemblés, des sticks phosphorescents à la main, pour écouter les discours d'amis de Matthew, de stars, de représentants des associations gays et de défense des droits de l'homme, et d'hommes politiques.
Le 16 octobre, jour des funérailles, les pages d’accueil des sites internet homosexuels prennent le noir comme couleur dominante. Ce même jour, des militants protestants intégristes anti-gay, emmenés par le Révérend Fred Phelps, manifestent près de l’église où a lieu la cérémonie, au cri de « God hates fags » (Dieu déteste les pédés), en brandissant des pancartes « Matt in hell » (Matthew en enfer). Romaine Patterson, une amie de Shepard, organise une contre-manifestation. Des personnes portant des robes blanches et des ailes gigantesques (ressemblant à des anges) se rassemblent autour du groupe d'homophobes et masquent leurs pancartes, permettant aux funérailles de se dérouler dans le respect.
En 1999, les deux assassins de Matthew Shepard, Russell Henderson et Aaron McKinney, alors âgés de 21 et 22 ans, sont condamnés à la perpétuité, sans possibilité de libération.
Une loi contre les crimes de haine fondés sur l'orientation a été déposée le 20 mars 2007, au nom de Matthew Shepard. Elle est passée au Sénat des États-Unis, mais le président George W. Bush lui a opposé son véto.
Prions pour Matthew, prions pour ses bourreaux, prions pour être libérés de l'homophobie et de toutes les formes de haine basées sur la différence.
Prions pour que l'on continue, nous chrétiens, à dénoncer la haine de Fred Phelps et la lâcheté de G.W. Bush. Riposte graduée : bide européen pour Nicolas SarkozyRiposte graduée : bide européen pour Nicolas Sarkozy (source en lien)
Sarkozy éconduit fermement par Barroso. Voilà une situation cocasse que même les préparatifs à la loi DADVSI n’avaient connue.
Acte 1 : vendredi dernier, Nicolas Sarkozy adresse une lettre à José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, lui demandant de faire sauter l'amendement 138 du paquet télécom. Cet amendement ayant été adopté à 88 % des eurodéputés le 24 septembre dernier, la demande de Sarkozy met le feu aux poudres.
Acte 2 : Guy Bono, coauteur de ce texte avec plusieurs autres députés dont Cohn-Bendit, se dit ainsi consterné par cette injonction venant du président de l’Union Européenne . : « si Sarkozy a ses habitudes de monarque en France, l'Europe n'est pas son royaume ! » griffe Guy Bono avant de rappeler que « la Présidence française de l'Union européenne est censée représenter et promouvoir les intérêts communs de l'ensemble des citoyens européens. Au lieu de cela, en demandant à la Commission européenne de retirer l'amendement 138 d'un coup de baguette magique, Sarkozy va une nouvelle fois à l'encontre de la démocratie ». Invitant Barroso à refuser cette lettre au père Noël, l’eurodéputé menace : « c'est oublier un peu rapidement que le Parlement européen est profondément attaché au respect des libertés fondamentales et qu'il ne se laissera pas faire. Je redéposerai moi-même l'amendement 138 en deuxième lecture dans tous les cas »
Acte 3 : le Cabinet de Barroso répond à Nicolas Sarkozy dans une lettre ouverte qui a la saveur d’une énième gifle dans ce dossier où le ridicule ne tue plus.
Les propos sont cinglants et font office de douche froide contre le volontarisme français qui tentait de manipuler des leviers d’un autre âge : « La commission européenne respecte la décision démocratique du parlement européen (…). Du point de vue de la Commission, cet amendement est un rappel important des principes clés juridiques, inhérents à l'ordre juridique de l'Union européenne, particulièrement quant aux droits fondamentaux des citoyens ».
L’explication de texte continue de plus belle : « la formulation de l'amendement est rédigée délibérément pour laisser aux États membres la possibilité d'atteindre un juste équilibre entre plusieurs droits fondamentaux, à savoir le droit au respect de la vie privée, le droit de propriété, celui d’avoir droit à des voies de recours effectives, et le droit à la liberté de l'information et de l'expression ».
La Commission indique à Nicolas Sarkozy et derrière lui, à la ministre de la Culture et l’industrie du contenu, qu’elle est prête à accepter l’amendement Bono. Elle ajoute qu’elle « comprend » que ces questions sont de la plus haute importance politique pour les débats franco-français avec la loi Hadopi. Elle invite alors la France, non à manœuvrer en sous-terrain, mais à discuter de ses vues sur l’amendement 138 avec les ministres des 26 autres États membres. « Comme le paquet télécom est voté dans une procédure de codécision, un accord entre le Parlement et le conseil est nécessaire avant qu’un amendement devienne loi ». La Commission se dit dès lors prête à faciliter ce débat, une fois que le Conseil aura fait connaître ses positions, mais sûrement pas avant malgré la haute qualité des courriers reçus dans sa boite mail.
Acte 4. Guy Bono revient à la charge, fort de cette fin de non-recevoir : « C'est un véritable camouflet que vient d'infliger la Commission européenne à Nicolas Sarkozy en renvoyant la question de la suppression de l'amendement 138 au Conseil de l'Union européenne ! Le Président français a trop vite oublié le fonctionnement des institutions de l'Union européenne en feignant d'ignorer le principe même de la codécision. Ce n'est qu'en résistant aux pressions politiciennes des États membres que la construction européenne avancera et que l'Europe se rapprochera enfin de ses citoyens » conclut l'eurodéputé.
Ce nouvel incident tombe au plus mal pour le calendrier trop bien huilé du projet Hadopi. Albanel souhaite voir le texte voté et ficelé dès novembre, pour une application début 2009. Avec l’enlisement pronostiqué des débats européens et le risque de consolidation de l’amendement 138, c’est un pari de plus sur un avenir plus qu’incertain. You are beautiful"You are beautiful
No matter what they say
Words can't bring you down
Ohh no !
You are beautiful
In every single way
Yes words can't bring you down
Ohh no !
So don't you bring me down today
No matter what we do
No matter what we say
The sun will shine your way
'Cause you are beautiful today
Everywhere we go
The sun won't always shine
But tomorrow's another day
So keep on looking to the sky"
- Christina Aguilera, Beautiful
"C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis : étonnantes sont tes oeuvres toute mon âme le sait. "
- Psaume 139, 13-14. 06/10/2008Chain chain chain, chain of fools...Réponses uniquement en chansons, liste limitée à votre playlist en cours et / ou à ce qu'il y a sur votre walkman mp3 / iPod
1. Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? = Seu Jorge - Life on mars (
"Vou querer me mudar para uma Life on Mars ")
2. Comment les autres vous voient ? = Sepultura - Propaganda
("Why don't you get a life and grow up ? Why don't you realize that you're fucked up ? Why criticize what you don't understand ? Why change my words, you're so afraid ?")
3. Quelle est l'histoire de votre vie ? = Stevie Wonder - Joy inside my tears
("And you have done what no one thought could be...You've brought some joy inside my tears")
4. Quelle chanson pour votre enterrement ? = Indeep - Last night a DJ saved my life
(argh mais pourquoi j'ai pas "I'm still standing" ou "Born to be alive" !)
5. Comment allez-vous de l'avant dans la vie ? = Ben Harper - Burn One Down
("my choice is what I choose to do and if I'm causing no harm it shouldn't bother you, your choice is who you choose to be and if you're causin' no harm then you're alright with me")
6. Comment être encore plus heureux ? = Stevie Wonder - I was made to love her
(et non, pas Taxi Girl - Chercher le garçon, mais "Don't you know I was made to love her, built a world all around her")
7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? = Jeff Buckley - Hallelujah
("Love is not a victory march, It's a cold and it's a broken Hallelujah")
8. Pour décrire ce qui vous ravit ? = Declan Galbraith - Angel
("and through it all he offers me protection, a lot of love and affection, whether I’m right or wrong")
9. Votre boulot pour vous c'est... ? = Iron Maiden - Hallowed be Thy name
("I'm waiting in my cold cell when the bell begins to chime...(...) The sands of time for me are running low")
10. Que devriez-vous dire à votre boss ? = Stevie Wonder - Signed Sealed Delivered I'm Yours
("Like a fool I went and stayed too long" devait le faire halluciner)
11. Pour vous, l'amour c'est... ? = Moldy Peaches - Anyone else but you.
("Here is the church and here is the steeple. We sure are cute for two ugly people. don't see what anyone can see, in anyone else, but you" nous colle très bien)
12. Pour vous, la sexualité ça doit être... ? = Bruce Springsteen - I'm on fire
("At night I wake up with the sheets soaking wet and a freight train running through the middle of my head. Only you can cool my desire, oh oh oh, I'm on fire ")
13. Bloguer pour vous c'est... ? = M - Nostalgicdu cool
("J'étais sage comme un orage, ni virtuel ni imbécile. Je sais bien ce n'est plus de mon âge, comme tu vois j'ai l'instinct fragile. A penser à tout ça, j'ai une larme qui coule. C'est l'instant qui veut ça, nostalgic du cool...")
A vous les petits clous ! Chez vous ou en comm' PUB !
"Accueillez-vous les uns les autres comme Christ vous a accueillis"
(Romains 15:7)
2e rencontre de blogueurs chrétiens lgbt et amis
Lille, mardi 11 novembre 2008, 10h-19h
Pour la 2e année, nous vous proposons de nous réunir pour nous rencontrer et partager au sujet de l'espérance qui nous anime et des thèmes qui nous sont chers.
La matinée sera consacrée à un temps de présentation et à des échanges informels autour de nos blogs plus ou moins suivis.
Après le repas, nous partagerons autour du verset thème et aurons un moment de rencontre avec des membres de la Fraternité diocésaine du Parvis.
Nous nous séparerons après une petite ballade dans Lille et un temps de prière.
Paf : 5 euros – il n’est pas interdit d’apporter quelque douceur pour le dessert ou le goûter.
Pour vous inscrire – avant le 5 novembre, contacter : miettesdelatable@hotmail.fr
Pour tous renseignements : j'ai un numéro en contact mais je préfère ne pas le balancer sur le net pour éviter les problèmes mais si vous êtes intéressés, contactez moi en privé je vous le donnerai. 04/10/2008La fin du néolibéralisme par JOSEPH E. STIGLITZ, prix Nobel d'économie 2001, professeur à l'université Columbia (New York).
Le monde n'est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d'idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés sont autocorrecteurs, qu'ils distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général.
C'est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la « reaganomique » et le « consensus de Washington » favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l'inflation.
Après un quart de siècle d'expérimentations parmi les pays en développement, les perdants apparaissent clairement : non seulement ceux qui ont adopté une politique néolibérale ont perdu la course à la croissance, mais quand il y a eu croissance, elle a bénéficié de manière disproportionnée aux plus riches.
Même si les néolibéraux se refusent à l'admettre, leur idéologie a échoué aussi à l'égard d'un autre critère, celui de l'allocation des ressources, comme à la fin des années 1990 avec les investissements consacrés à la fibre optique. Cette erreur a eu au moins un avantage inattendu : le coût des communications a baissé et l'Inde et la Chine se sont intégrées plus avant dans l'économie mondiale.
Mais aucune retombée positive n'a accompagné la mauvaise allocation à grande échelle des ressources au niveau de l'immobilier. Les maisons neuves appartenant à des familles qui n'avaient pas les moyens de les payer sont tombées en ruine et des millions de personnes se sont retrouvées à la rue. Dans certains cas, le gouvernement à dû intervenir pour sauver ce qui pouvait l'être et, quand il ne l'a pas fait, les dégâts se sont étendus. Certes, l'investissement excessif dans l'immobilier a été porteur de bénéfices à court terme : quelques Américains sont devenus propriétaires de maisons bien plus grandes que cela n'aurait été possible autrement. Mais à quel coût pour eux-mêmes et pour l'économie mondiale ? Avec leur maison, des millions de gens vont perdre les économies de toute une vie. Et les saisies dans l'immobilier ont entraîné un ralentissement mondial de l'activité. Il y a consensus quant aux prévisions : le ralentissement sera général et de longue durée.
De même, les marchés ne nous ont pas préparés à la hausse du prix du pétrole et de l'alimentation. Le problème de fond est que la rhétorique du marché est brandie de manière sélective : elle est revendiquée quand elle sert des intérêts particuliers et rejetée quand ce n'est pas le cas.
L'un des rares éléments que l'on peut mettre au crédit de George W. Bush est d'avoir réduit le fossé entre la rhétorique et la réalité, et cela comparé à Ronald Reagan qui, malgré tous ses discours en faveur de la liberté des marchés, avait imposé en toute liberté des restrictions commerciales, notamment la fameuse limitation « volontaire » à l'exportation des voitures japonaises.
La politique de George Bush a été pire, mais son outrecuidance à servir ouvertement le complexe militaro-industriel américain est bien plus apparente. L'administration Bush a pris une seule fois une mesure en faveur de l'environnement ; c'était avec les subventions en faveur de l'éthanol, dont l'intérêt écologique est douteux.
Ce mélange de rhétorique en faveur de l'ouverture des marchés et d'intervention gouvernementale a été particulièrement nuisible aux pays en développement. On leur a dit de ne plus intervenir dans l'agriculture, ce qui revenait à mettre en danger leurs paysans face à la concurrence irrésistible des Etats-Unis et de l'Europe. Leurs agriculteurs auraient peut-être pu concurrencer ceux du Nord, mais ils ne pouvaient concurrencer leurs subventions. Aussi les pays en développement ont-ils moins investi dans l'agriculture, et le fossé alimentaire s'est élargi.
Autrement dit, dans un monde d'abondance, des millions de gens dans les pays en développement ne peuvent toujours pas bénéficier du minimum nutritionnel. Dans beaucoup de ces pays, l'augmentation du coût de l'alimentation et de l'énergie aura des effets désastreux pour les plus démunis, car ces deux postes représentent une grande partie de leur dépense.
La colère dans le monde est palpable. Il n'est pas étonnant que les spéculateurs soient les premiers visés. Ils rétorquent qu'ils ne sont pas la cause du problème : « Nous sommes simplement à la recherche du juste prix. » Ce qui veut dire qu'ils ont découvert que l'offre est insuffisante.
Mais leur réponse manque de franchise. S'ils s'attendent à une hausse des prix et à une volatilité du marché, des centaines de millions d'agriculteurs vont prendre des précautions. Ils gagneront davantage s'ils font des stocks qu'ils écouleront plus tard. S'ils n'agissent pas ainsi, ils ne pourront pas se rattraper l'année prochaine si la récolte est moins abondante. Quelques grains retirés du marché par des centaines de millions d'agriculteurs un peu partout sur la planète finissent par représenter une quantité appréciable.
Les défenseurs du fondamentalisme de marché veulent faire porter la responsabilité de l'échec du marché, non à l'économie de marché mais au gouvernement.
Un haut responsable chinois aurait déclaré que le problème tenait à ce que, face à la crise de l'immobilier, le gouvernement américain n'a pas fait assez pour venir en aide aux populations les moins fortunées. Je suis d'accord avec lui, mais cela ne change pas la réalité : les banques américaines ont mal géré les risques, et cela à une échelle colossale, avec des conséquences mondiales, tandis que les dirigeants de ces institutions sont partis avec des milliards de dollars d'indemnité.
Il y a aujourd'hui découplage total entre les bénéfices sociaux et les intérêts privés. S'ils ne sont pas soigneusement couplés, l'économie de marché ne peut fonctionner de manière satisfaisante.
Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d'intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu'il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l'économie mondiale.
29/09/2008Soyez inscrits pour une année douce et sucrée !
"Notre Dieu et Dieu de nos pères, règne sur le monde entier dans Ta gloire, et présides au monde dans Ta charité, et révèle dans la gloire ta puissance sur toutes les créatures terrestres, et il sera connu à toute œuvre que Tu l'as ouvrée, et toute créature comprendra que Tu es son créateur, et chacun dira en son âme, Hachem est Dieu d'Israël, Roi, et Son règne surpasse tout autre règne."
- liturgie de Roch Hachana. Accusé de pédophilie, un policier témoigne dans « Calomnie »
Source
Christophe Bridou, ex-policier dont l’affaire a été révélée par Rue89, raconte dans « Calomnie », un livre qui vient de sortir, sa longue descente aux enfers après avoir été accusé de pédophilie par l’ancienne ministre Nelly Olin.
Suite à l’ordonnance de non-lieu rendue en juillet 2007, l’heure de la contre-attaque a sonné pour celui qui se dit victime d’une cabale homophobe. Il porte plainte pour dénonciation calomnieuse et saisit la Halde et la Cour européenne des droits de l’homme.
Ancien chef de la police municipale de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise), Christophe Bridou a été révoqué de ses fonctions en 2002 suite à des accusations de Nelly Olin, ancienne maire de Garges-lès-Gonesse et ministre (Une semaine avant la prononciation du non-lieu, Nelly Olin a démissionné de son poste de 1er adjoint au maire Garges-lès-Gonesse le 13 juillet 2007), de détournements de bien public et de recel de photos à caractère pédophile.
Ce jeune père de famille expliquait, à Rue89 en septembre 2007, le cauchemar qu’il a vécu pendant plus de six ans : l’humiliation de la garde à vue, les perquisitions, la rue, la mendicité, les tentatives de suicide, l’isolement…
Dans « Calomnie », il décrit de façon directe et touchante le calvaire qu’il a vécu au quotidien, puis son soulagement le jour où l’ordonnance de non-lieu a été rendue.
Ayant essuyé un premier refus de réintégration de la part du nouveau maire et suite à l’annonce d’un nouveau délai pour statuer, il menaçait en février 2008 d’entamer une grève de la faim. Finalement, la Justice a pressé le pas et vient de débouter Christophe Bridou de sa demande. Pour lui, c’est évident, les pressions politiques perdurent. (Voir la vidéo.)
« Alors que j’ai suis innocenté sur le plan judiciaire, on ne veut pas reconnaître mon innocence au niveau administratif », soupire l’ex-policier qui a décidé de faire appel.
« On ne veut vraiment pas que cette affaire avance »
En parallèle, Christophe Bridou a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son ancien adjoint -« à la tête de l’affaire » d’après lui-, contre Nelly Olin et contre la mairie :
« Cela fait plus d’un an que j’ai déposé plainte, aucun nouvel élément n’a été présenté, et pourtant on ne m’a toujours pas communiqué le nom d’un juge d’instruction ! On ne veut vraiment pas que cette affaire avance. Pourquoi Nelly Olin et mon ancien adjoint n’ont toujours pas été entendus par la Justice ? »
Appuyé par l’association SOS homophobie, Christophe Bridou a saisi la Halde pour discrimination. Il s’est également rapproché de la Cour européenne des droits de l’homme car, d’après lui, il y a eu violation de l’article 6 de la Convention, qui prévoit que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue (…) dans un délai raisonnable. »
« Entre le moment où j’ai été mis en examen et l’ordonnance de non-lieu, plus de six années se sont écoulées. Un temps record ! […] J’aimerais que mes accusateurs s’expliquent et me demandent pardon, qu’il y ait une Justice en France. Dans ce pays, les innocents sont très mal perçus. On a du mal à parler de l’affaire d’Outreau, de l’affaire Dreyfus. On n’en parle pas car ça gène. »
En attendant de réintégrer la police, Christophe Bridou est gardien à mi-temps. Et ne gagne que 500 euros par mois, une fois les pensions alimentaires déduites. Mais après de longues années de séparation, il passe enfin du temps avec son fils
Une nouvelle forme de résistance civique et pacifique !
Source
Des affamés ont pique-niqué au supermarché
Comment faire face aux faims de fin de mois ?
Une solution, pique-niquer dans un supermarché.
Samedi 27 septembre, le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, organisait un pique-nique géant au Carrefour de Saint-Denis. Ambiance généreuse et bon enfant.
Ils avaient tout de simples clients dans ce supermarché Carrefour de Saint-Denis, passant de rayon en rayon pour remplir leur caddie de produits alimentaires de toute sorte.
Mais ces clients-là ne passeront pas à la caisse.
« Onze heures… allez, c’est parti ! » : sortie d’on ne sait où, une nappe est déployée sur un présentoir, table improvisée où, en quelques secondes, sont installés tous les produits récoltés : « La grande distribution grignote notre pouvoir d’achat, grignotons-là ! », peuvent entendre des clients stupéfaits, auxquels il est tout simplement proposé de venir se servir aux frais de Carrefour.
Peu oseront, malgré les encouragements des membres du collectif « L’appel et la pioche », organisateurs de cette action. Une joyeuse cohue se forme toutefois assez vite, entre ces militants festifs qui, entre deux slogans, servent boissons et gâteaux, les clients curieux qui se pressent (« C’est pour une promotion ? »), quelques journalistes et des vigiles un peu déconcertés.
C’est la deuxième fois que le collectif L’appel et la pioche mène une opération de ce type dans un supermarché de Paris ou de sa proche banlieue.
Ce « comité précarité », associé au processus de formation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) annoncé par Olivier Besancenot, regroupe des militants en situation précaire : chômeurs, travailleurs pauvres et étudiants aux fins de mois difficiles.
« Carrefour a augmenté ses prix de 9% en huit mois » s’exclame Simon, 22 ans, tout en invitant des enfants – moins farouches que maman – à se servir dans un paquet de bonbon.
Pour lui, ces opérations « pique-nique en supermarché » sont une réponse aux marges excessives réalisées par la grande distribution sur les produits alimentaires : « c’est de la désobéissance civile, oui, par rapport à quelque chose qui n’est pas acceptable ».
Sur le tract distribué aux clients, plusieurs revendications qui rejoignent le programme de la gauche radicale : hausse des salaires de 300 euros pour tous, gel des prix, taxations des profits de la grande distribution, suppression des produits de la première nécessité… et un appel à rejoindre le processus de construction du NPA.
Un peu dépassés au début, les vigiles arrivent peu à peu à évacuer les militants, lesquels ne recherchent pas l’affrontement « Ils étaient gentils ! Ça s’est beaucoup mieux passé que la dernière fois, où les vigiles avaient recouvert notre table avec une bâche, et s’étaient montrés bien plus agressifs qu’aujourd’hui », remarque une participante.
Simon veut rencontrer le gérant du magasin. Mais « ça n’est pas possible ».
Si, on s’en doute, l’action n’est donc pas du goût de Carrefour, les clients, eux, semblent la voir d’un assez bon œil.
Karim, client régulier de ce magasin, dit partager le constat des militants : « Trop chère, la vie. A la fin du mois, c’est plus possible ».
Un autre se réjouit : « C’est bien qu’il y ait des gens pour agir. Tout le monde se laisse faire, ça peut plus continuer ».
Une membre de « L’appel et la pioche » confirme : « Au début, les gens sont très surpris, n’osent pas ce servir. Mais généralement ils voient plutôt ça d’un bon œil, prennent nos tracts, nous remercient parfois ».
Les caméras étaient nombreuses aujourd’hui à couvrir l’opération.
L’initiative étant appelée à se répéter à chaque fin de mois. « Quand ça commence vraiment à devenir difficile pour tous ceux qui, comme nous, vivent dans la précarité ».
28/09/2008Bon dimanche, sous vos applaudissements !Commentaires sous cet "article"
Je suis mort de rire, je viens d'apprendre que je suis le "père spirituel" du "nouveau" GA (c'était mieux avant) : "C'est devenu un site politico-cucul-bienpeupensant. La ligne "neu² borné, délateur et invectivant", celle que représente depuis le début Furyo, a vaincu par défaut tout le reste. " Et en plus il me pompe mon "neu²"...
"Matt est un adepte du laisser-faire, il vaut mieux garder RAS qu'accueillir des nouveaux."
Je dirais même plus, il ne perd pas son temps à répondre aux imbéciles haineux, suffisants, yakaistes et méprisants, il se contente de bosser pour qu'ils puissent se plaindre gratuitement sur le jdi.
J'ai mis des années pour comprendre (je suis un neu²), mais j'ai fini par adopter son point de vue et sa méthode et finalement c'est tellement plus drôle et constructif, surtout quand on lit dexter².
Les chiens aboient et la caravane passe...à quand dexterattitude ?
---
28/09/08 - 16:43
Pourris de socialos qui tuent toute qualité élitiste dans ce beau pays !
Tondons Matt !
— furyo
28/09/08 - 16:45
Méfie-toi Furyo, tes raisonnements et ton manque d'humour sont tellement connus que quand tu essaies de manier l'ironie, tu devrais prévenir avant parce qu'on pourrait croire que c'est du premier degré.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:35
Non, je ne pense pas, les gens d'ici sont plus intelligents que tu sembles le croire...
Et ceux qui me lise réellement sans aprioris et sans se prendre au sérieux savent que l'ironie et l'humour noir sont mes tons préférés.
En tous cas t'es le seul que je connaisse qui a besoin d'écrire son nouveau pseudo deux fois pour s'en rappeler.
;)
Ps : c'était une réponse au premier degré, évidemment, mais comme tu as besoin que je précise...
— furyo
28/09/08 - 17:35
*lisent
— furyo
28/09/08 - 17:37
Furyo, je t'ai permis de laisser une réponse, c'est tout, tu m'as blacklisté il y a bien longtemps, il n'est pas question que je te permette de venir te défendre ici.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:40
mwahhahhahha
— furyo
28/09/08 - 17:41
Furyo, dégage, sac à vinasse de messe.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:45
Arrête, on dirait du RAS...
— furyo
28/09/08 - 17:46
T'es devenu obèse un mangeant léger ?
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:48
Puis t'es bien placé pour faire la leçon sur ce qu'il faut dire ou pas vu ta manière de "parler" de ta femme.
— dexter-dexter Les Fonctionnaires Sont Des Pourris. Les Fonctionnaires Sont Des Salauds. Les Fonctionnaires Attaquent Les Vieilles Dames Devant Les Distributeurs Automatiques De Billets. Les Fonctionnaires Ont Tué John Fitzgerald Kennedy. (Liste Non Exhaustive)Les fonctionnaires sont décidément de fieffés salauds, ils enlèvent la nourriture de la bouche de nos enfants et c'est de leurs faute si le monde va mal, que l'économie va mal et que notre pays "n'est pas assez performant".
D'ailleurs je suis sur que c'est eux qui ont enlevé le point de croissance des dents de "notreprézidentbienaimé" et qui ont foutu en l'air l'économie mondiale par leur protectionnisme arriéré et leur méthode mafieuses.
Les fonctionnaires sont des privilégiés, au surplus, les fonctionnaires sont des gros pourris, corrompus jusqu'à la moelle, voir plus.
Bon, pour ce qui est des privilèges, c'est vrai, je me doutais un peu, on m'en a beaucoup parlé quand j'exerçais derrière un guichet, ça et le fait que je ne bossais que 20h par semaine, avec 3 mois de vacances pour un salaire de 15 000 francs (~2000 euros) net d'impôt et de charges, évidemment.
Il m'arrive de lire les unes de la presses en passant devant mon kiosque habituel, c'est difficile dans ces conditions d'ignorer que des millions de branleurs (moi) se gobergent aux frais du contribuable (moi). Merci à Jacques Marseille et ses amis de nous éclairer depuis toutes ces années sur les raison du déclin final de la France !
Deux exemples, de mémoire internétique :
"Le Nouvel Obs" : "Ces privilèges dont les Français ne veulent plus". "Les vrais plus des fonctionnaires". "Sport national, la dénonciation des avantages statutaires du public repose sur quelques fondements difficilement contestables. Exemples et explications".
"L'Express" : "FONCTIONNAIRES. LES RAVAGES DE LA CORRUPTION."
En lettres de onze mètres de haut.
"L'Express" a "enquêté", pour démontrer ces ravages, "sur une série d'histoires inédites, pittoresques ou dramatiques. Mais toujours accablantes."
"L'Express" n'a cependant collecté aucune donnée chiffrée - de sorte, c'est un peu embêtant, qu'on ne sait pas du tout combien sont les fonctionnaires corrompus, au sein de la fonction publique ravagée par la corruption.
"L'Express" parle juste d'une "infime minorité".
Infime, certes.
Mais puissante.
Un lobby.
Une dérive communautaire.
Un état dans l'Etat.
Puisqu'elle cause, rappelez-vous, des "ravages"...
"L'Express" prévient: "Mais attention! Fini le laxisme (...) Désormais les sanctions pleuvent. Ainsi dans la police. Pour la seule année 2005, 147 fonctionnaires ont été révoqués, dont 17 pour des faits de malversation ou de corruption"...sur un peu plus de 147 000.
Ps: Je tiens quand même à préciser, même si je n'ai pas (encore) les chiffres exacts, que seule une minuscule minorité de fonctionnaires (français) a buté Kennedy.
Ps2 : combien vont être vraiment en grève le 10 novembre ? On parie sur pas des masses ?
Ps3 : merci à M. Fontenelle pour son blog.
27/09/2008Autriche : gros succès du supermarché pour les pauvresAutriche : gros succès du supermarché pour les pauvres
Par Blaise Gauquelin | Source | Pour écouter les sons et voir les vidéos, allez à la source.
Au Vinzimarkt de Vienne, ouvert par une association catholique, le pain est gratuit et les autres produits sont vendus au tiers de leur prix.
(De Vienne) En pleine campagne électorale, il y a des inaugurations qu’un ministre des Affaires sociales se doit de ne pas rater. Le social-démocrate Erwin Buchinger, a donc fait son boulot en coupant le cordon du tout nouveau Vinzimarkt, à Vienne, le 18 septembre.
« Gut und billig » (« Bon et pas cher »), titre la devanture de ce qui ressemble, vu du trottoir, à un supermarché comme les autres. Pourtant, il n’y a pas partout, comme ici, une queue qui se forme à chaque ouverture du rideau de fer.
C’est qu’ici, on ne fait pas de profit : on vend le chou, les gaufrettes et les lames de rasoir à 30% de leur prix classique… de quoi attirer le chaland.
Toutefois, tout le monde ne peut pas faire ses courses dans cette supérette du centre-ville, ouverte grâce à une association catholique.
Pour pouvoir remplir son cadi en parcourant les 170 mètres carrés de rayons, il faut être « membre ». Et pour être « membre », il faut être… « pauvre », c’est à dire prouver que l’on gagne moins de 800 euros par mois pour une personne seule et moins 1 150 euros pour un couple. Un plafonnement des ressources que cette mère de famille est « heureusement » loin de dépasser.
Cette dame repartira les mains vides : devant l’affluence, les trois employés débordés ont décidé de fermer les portes plus tôt que prévu. Il faut dire qu’en quatre jours seulement, ils en ont déjà établi 400, des cartes de membre ! Conséquence : les étagères sont presque vides…
A Vienne, l’une des villes les plus riches du monde, où l’opulence s’affiche à chaque coin de rue, le succès du « supermarché social » en a étonné et déprimé plus d’un.
« Alors qu’on détruit quotidiennement des tonnes d’invendus », enrage le prêtre Wolfgang Pucher, qui milite depuis des années pour l’ouverture du magasin, « il y a toujours plus de gens en Autriche qui n’ont plus la possibilité de se procurer des produits de première nécessité. »
Les yaourts mal étiquetés, les conserves arrivées à quelques jours de leur date de péremption, les paquets de lessive un peu déchirés, d’habitude jetés par les grandes enseignes, le Vinzimarkt les récupère gratuitement donc, pour les vendre à des prix défiant toute concurrence.
Du coup, on vient de loin pour profiter de l’aubaine. Cette dame par exemple, âgée d’une quarantaine d’années, a traversé toute la ville, notamment aussi parce qu’on distribue ici du pain gratuitement.
Certaines des personnes qui font la queue dans le froid pourraient aller chercher de la nourriture dans les centres de distribution gratuite. Mais beaucoup disent qu’il est plus valorisant de sortir pour faire ses courses, de choisir en rayon, de passer à la caisse, plutôt que de simplement tendre la main.
Un client souhaite d’ailleurs que l’initiative fasse des petits.
Voeu exaucé : le 16 octobre, un nouveau supermarché de ce genre ouvrira ses portes dans la capitale autrichienne. Une annonce dont se réjouit le ministre des Affaires sociales, heureux que des « initiatives privées » viennent aider l’Etat qui, dit-il, « ne peut pas être là à chaque fois qu’une aide est nécessaire. » Aurevoir Paul
Paul Newman n'est plus.
L'acteur américain s'est éteint vendredi des suites d'un cancer du poumon, selon une porte-parole de sa fondation, Newman's Own "Notre ami Paul Newman va nous manquer, mais nous avons eu la chance de connaître cet être remarquable".
Il était âgé de 83 ans.
Nominé dix fois aux Oscars, il a reçu deux statuettes d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Il avait obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour "La Couleur de l'argent" de Martin Scorsese en 1986.
Il a tourné dans plus de cinquante films et a travaillé avec les plus grands du cinéma américain, d'Alfred Hitchcock à John Huston en passant par Robert Altman, Martin Scorsese et les frères Coen.
Et tourné au côté d'Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks et, dans un de ses rôles les plus célèbres, Robert Redford, dans "Butch Cassidy et le Kid". Paul Newman était marié depuis 1958 avec l'actrice Joanne Woodward, qui a joué dans plusieurs des films qu'il a réalisé, comme "Rachel, Rachel" ou "La ménagerie de verre".
Opposant farouche à la guerre du Vietnam, et militant des droits civiques, il aimait a répéter qu'il était sur la "liste des ennemis" du président républicain Richard Nixon. Proche du parti démocrate, il a participé à plusieurs campagnes présidentielles. Il s'est également investit dans de nombreuses œuvres de charité, qu'il a pu financer grâce aux bénéfices de sa ligne de produits alimentaires, lancée dans les années 1980.
Le talent de Paul Newman ne se limitait pas au cinéma. Passionné de course automobile, ce père de six enfants avait remporté la deuxième place aux 24 heures du Mans en 1979.
En mai 2007, il avait confié à la télévision ABC qu'il abandonnait sa carrière d'acteur : "Je ne me sens plus capable de travailler au niveau que je souhaite, expliquait-il, Quand on commence à perdre la mémoire, la confiance, sa capacité d'invention, il vaut mieux tout arrêter." Il avait alors renoncé à une adaptation au théâtre Des souris et des hommes, de John Steinbeck.
Mes films préférés dans le quel il joue : Luke la main froide (1967), Butch Cassidy et le Kid (1969), Exodus (1960). L'Arnaque (1973), Le Grand saut (1994), Les Sentiers de la perdition (2002).
Souvenirs, souvenirs :
Raindrops keep falling on my head (B.O. Butch Cassidy et le Kid)
" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."
- Jacques Prévert 26/09/2008"Que sont mes amis devenus,
Que j’avais de si près tenus…
Et tant aimés ? Ils ont été trop clair semés,
Je crois le vent les a ôtés. L’amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte. Les emporta. "
-Rutebeuf. "L'optimiste est un imbécile heureux... et le pessimiste, un imbécile malheureux."
- Georges Bernanos 24/09/2008Ben Harper - Power of the Gospel
It will make a weak man mighty.
It will make a mighty man fall.
It will fill your heart and hands or leave you with nothing at all.
It's the eyes for the blind and legs for the lame.
It is the love for hate and pride for shame.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty, mighty power.
That's the power of the gospel, well.
That's the power of...
Gospel on the water,
Gospel on the land.
The gospel in every woman,
And the gospel in every man.
Gospel in the garden,
Gospel in the trees.
The gospel that's inside of you,
Gospel inside of me.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty power.
That's the power of...
That's the power of the gospel.
In the hour of richness,
In the hour of need.
For all of creation comes from the gospel seed.
And you may leave tomorrow and you may leave today,
But you've got to have, got to have the gospel when you start out on your way.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty power.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
"Rien d’humain n’est adéquat, rationnel ni universel. Ce qui surprend et inquiète notre raison. "
- Michel Foucault 23/09/2008Illusions guerrières"Au début de cet autre voyage vers la nuit qu’est « Au cœur des ténèbres », Conrad décrit une canonnière qui s’obstine dérisoirement à bombarder la jungle impénétrable d’une côte africaine. Impuissance des puissantes nations.
Deux siècles après l’aventure coloniale, l’occident est à nouveau victime de la même illusion et du même mensonge : ceux d’une mission civilisatrice dont les hauts faits s’écriraient à la pointe du fusil. Mais la victoire annoncée comme acquise en 2001 en Afghanistan se dérobe toujours plus, tout aussi insaisissable qu’elle l’était hier pour l’armée Soviétique ou aujourd’hui en Irak pour les USA.
Il faut le répéter, encore et toujours. La guerre n’est pas la solution. La guerre c’est le problème." (...)
"Et aujourd’hui il s’avère que quatre des 10 soldats français tués en Afghanistan le 18 août se sont rendus aux talibans, et ont été presque immédiatement exécutés (égorgés à l'arme blanche). Leur interprète a apparemment disparu peu de temps avant le début de la mission.
Les deux hélicoptères français qui auraient pu contribuer à renverser la situation étaient trop occupés à protéger Hamid Karzai, ce président Afghan sans pouvoir, pour intervenir pour leurs propres soldats.
Un militaire français a décrit les talibans avec une franchise brutale : « ce sont de bons soldats, mais des ennemis sans pitié. »"(...)
"Joseph Conrad, qui avait compris l’impuissance des nations puissantes, aurait certainement su écrire quelque chose à ce sujet. Oui, nous avons perdu après avoir gagné en Afghanistan et maintenant, nous allons perdre en tentant de vaincre à nouveau."
- Robert Fisk, The Independent, 20 septembre 2008
"Un gouvernement a été mis en place en Afghanistan et les islamistes ne font plus la loi à Kaboul. Il y a bien sûr de temps en temps un jet de grenade à main, un tir de mortier - mais à New York et à San Francisco, des gens meurent aussi. Quant à moi, je suis plein d’espoir. "
- Donald Rumsfeld, 2001.
« The French did not have enough bullets, radios and other equipment, the report said. The troops were forced to abandon a counterattack when the weapons on their vehicles ran out of ammunition only 90 minutes into a battle that stretched over two days. » le quotidien canadien « Globe & Mail » faisant état samedi d’un rapport secret de l’Otan.
À vouloir faire taire la vérité, elle finit par triompher.
Pourquoi le gouvernement de François Fillion sent le besoin de cacher, au peuple, la vérité sur les événements tragiques de l’Afghanistan ?
La vérité finit toujours par sortir. Et lorsqu’elle a été dissimulée, elle revient à la lumière, crue et brutale. [Source]
Pour aller plus loin :
- Guerre d'Afghanistan : les clés du débat
- Pourquoi l’armée française doit se retirer d’Afghanistan
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| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |