Le Journal des inscrits - 29 juillet 2014
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Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 20:38

le 14 juin dernier on commémorait le 20ème anniversaire de la disparition de Marcel Mouloudji...


Mouloudji : " Faut vivre !..." - 1973


Il y a peut être 150 millions de galaxies
contenant chacune 120, 150 millions d´étoiles...
A des centaines de milliers d´années lumières...
Il y a des centaines d´autres galaxies
contenant encore des milliards d´étoiles...
Poussière dans un Sahara d´étoiles...

malgré les grands yeux du néant
c´est pour mieux nous manger enfant
et les silences et les boucans...
faut vivre

bien qu´aveugles sur fond de nuit
entre les gouffres infinis
des milliards d´étoiles qui rient...
faut vivre...

malgré qu´on soit pas toujours beau
et que l´on ait plus ses seize ans
et sur l´espoir un chèque en blanc
faut vivre...

malgré le cœur qui perd le nord
au vent d´amour qui souffle encore
et qui parfois encore nous grise
faut vivre...

malgré qu´on ait pas de génie
n´est pas Rimbaud qui peut pardi
et qu´on se cherche un alibi
malgré tous nos morts en goguette
qui errent dans les rues de nos têtes
faut vivre...

malgré qu´on soit brave et salaud
qu´on est des complexes à gogo
et qu´on les aime c´est ça le pire
faut vivre...

malgré l´idéal du jeune temps
qui s´est usé au nerf du temps
et par d´autres repris en chantant
faut vivre...

malgré qu´en s´tournant vers l´passé
on est effrayé de s´avouer
qu´on a tout de même un peu changé
faut vivre...
malgré qu´on soit du même voyage
qu´on vive en fou, qu´on vive en sage
tout finira dans un naufrage
faut vivre...

malgré qu´au ciel de nos poitrines
en nous sentinelle endormie
dans un bruit d´usine gémit
le cœur aveugle qui funambule
sur le fil du présent qui fuit
faut vivre...

malgré qu´en nous un enfant mort
parfois si peu sourit encore
comme un vieux rêve qui agonise
faut vivre...

malgré qu´on soit dans l´engrenage
des notaires et des héritages
ou le cœur s´écœure et s´enlise
faut vivre...

malgré qu´on fasse de l´humour noir
sur l´amour qui nous en fera voir
jusqu´à ce qu´il nous dise au revoir
faut vivre...

malgré qu´à tous les horizons
comme un point d´interrogation
la mort nous regarde d´un œil ivre
faut vivre...

malgré tous nos serments d´amour
tous nos mensonges jour après jour
et bien que l´on ait qu´une vie
une seule pour l´éternité
malgré qu´on la sache ratée....

Faut vivre...

 (paroles de Mouloudji, musique de Cris Carol)
Par Ma_vie_sans_moi le 29/07/2014 à 20:11


Sarkozy revient : Comme c'était prévisible. Ce n'est pas encore officiel, mais c'est dans les tuyaux. Lancé de nain interdit ou non, il est sur la rampe. A croire que les casseroles dont il est couvert lui servent d'armures. Non seulement il brigue la présidence de l'UMP (- merci d'avoir remboursé mes dettes) mais son objectif véritable est évidemment la reconquête de l'Elysée avec la satisfaction de faire mordre la poussière à Fillon, Jupée, éventuellement NKM. Quant à la justice, on imagine qu'elle n'a qu'à bien se tenir !


Fin des monopoles : Montebourg annonce celle des pharmaciens sur le Doliprane et les produits contre la toux. Les consommateurs vont faire de substantielles économies. La relance n'est pas loin !


Brassage de vent : Trois ou quatre jours maintenant que Hollande s'agite autour de l'avion scratché d'Air-Algérie. Il y avait des Français dans la carlingue. S'il s'agite autant à chaque week-end pour les accidentés de la route, il va pouvoir finir son quinquennat avec l'air d'avoir servi à quelque chose. Sans qu'on sache à quoi. Mais on ne va pas chercher la petite bête !


Monde : De plus en plus de violence.


Violence : Elle a envahit le monde et comme on en a pas assez les écrans de cinéma et de télé aussi. Autrement, ce n'est pas drôle. Ni intéressant.


Souffle de la bête immonde : On le sent tous, là, dans le cou, mais on a plus de jambes pour courir devant..


*Je la fais moi-même, cette contrepèterie bidon. Cette pauvre Ma Tata Hari qui tournait autour du pot n'a pas su la trouver ! :)


Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 19:28

Le ministre de l'Économie et des Finances, Michel Sapin

FIGAROVOX/ANALYSE - Ce 28 juillet, nous célébrons le «jour de libération fiscale», à partir duquel les contribuables travaillent pour eux. Les 209 autres jours, ils travaillent pour l'État. Mais pour Philippe Crevel, tous ces impôts ne sont pas toujours bien utilisés...

Philippe Crevel est le fondateur de la société d'études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata. Il anime également le Cercle de l'épargne. Il est un spécialiste des questions macroéconomiques, des questions relatives à l'épargne et à la retraite. Il suit particulièrement les dossiers concernant les finances publiques, l'emploi ainsi que les politiques monétaires. Vous pouvez retrouver ses analyses sur son site.

Les dépenses publiques captent, en France, 56,7 % de la richesse produite en une année. Seuls le Danemark et la Finlande nous devancent si l'on peut dire en la matière. En 2014, les prélèvements obligatoires risquent de battre un record à plus de 46 % du PIB.

Néanmoins, il convient d'être très prudent vis-à-vis des taux de dépenses publiques et vis-à-vis de ce fameux jour de libération fiscale, jour à partir duquel nous ne travaillons plus pour les pouvoirs publics qui tombe entre le 27 et le 28 juillet pour la France.

En effet, il est très difficile de comparer les pays en ce qui concerne les dépenses publiques. Ainsi, si les dépenses publiques ne représentent aux États-Unis que 38 % du PIB, elles ne couvrent pas le même périmètre qu'en France. Une part non négligeable des dépenses scolaires, des dépenses d'assurance-maladie ainsi que celles de l'assurance-vieillesse relèvent des ménages. Même en Europe, les comparaisons sont délicates. En Allemagne, les régimes de retraite complémentaires ne sont pas intégrés dans les dépenses publiques car ils ne sont pas considérés comme obligatoires à la différence des régimes français qui le sont depuis 1972. Ce qui est légitimement un service public en France peut en être tout différemment au Royaume-Uni ou en Espagne. Du fait de sa tradition jacobine et la faiblesse des corps intermédiaires, la France se caractérise par une collectivisation importante d'activités qui pourraient être assurées par le secteur privé.

La question est donc moins le niveau des dépenses publiques que leur efficience et la qualité de la gestion réalisée par les pouvoirs publics. Avoir un niveau de dépenses publiques faibles peut constituer une entrave notoire au développement économique. Les infrastructures, l'éducation, la sécurité constituent autant de facteurs de croissance. La protection sociale constitue également un facteur imposition de cohésion et elle contribue à maintenir un niveau minimum de consommation.

Considérons-nous, aujourd'hui, que nous en avons pour notre argent, que nos impôts et taxes sont bien utilisés? Jugeons que les services offerts par les administrations sont de bonne qualité? A priori, la réponse est non mais il faut bien l'avouer que nous sommes d'un naturel grincheux et que nous ne sommes pas toujours très cohérents sur le sujet. Les Français sont pour les économies à la condition près qu'elles ne les concernent pas. La réduction des remboursements de soins de santé entraîne des hurlements. La fermeture d'hôpitaux, de maternité voire même des palais de justice provoquent toujours des manifestations transcendant les clivages partisans. Toute remise en cause d'une dépense publique est un drame. Est-il possible en France de fermer un musée même s'il est peu fréquenté? Est-il possible de supprimer des liaisons ferroviaires déficitaires? Non!

Les prestations sociales représentent un tiers du PIB. Elles assurent une part importante du revenu de nombreux Français. Elles permettent d'éviter un appauvrissement d'une partie de la population tout en générant une logique d'assistance de laquelle il est difficile de sortir. RSACMU, allocation-logement, allocations familiales… sont autant de prestations qui, aujourd'hui, façonnent le tissu social français. Sommes-nous prêts à remettre en cause notre modèle social? Pas certain!

Quand nous payons les impôts, les taxes, les cotisations, nous crions au gaspillage en oubliant que nous en sommes les premiers bénéficiaires.

Face à notre incapacité à trancher, nous en venons à accuser de tous les maux nos femmes et hommes politiques. Certes, ils ne sont pas tous parfaits mais ils sont bien souvent à notre image. Nous leur demandons de réduire leur train de vie tout en feignant d'ignorer que ce dernier est une goutte d'eau dans le tonneau des dépenses publiques. Quand nous payons les impôts, les taxes, lescotisations, nous crions au gaspillage en oubliant que nous en sommes les premiers bénéficiaires. Nous devons changer de logiciel en plaçant la bonne gestion publique au cœur de nos priorités. Nous devons cesser de réclamer toujours plus de services, toujours plus de musées, toujours plus de prestations. Nos actes doivent être en phase avec nos discours. Il faut souligner que depuis 1981, le candidat élu à la présidence de la République a toujours été celui qui a été le plus démagogique et qui a récusé la crise et la nécessité de réduire les dépenses publiques. Rappelez-vous de François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, première mouture, et François Hollande…

Nous crions notre ressentiment vis-à-vis de la piètre qualité supposée de nos services publics. Ce ressentiment est souvent injuste. Malgré 40 ans de déficits publics, les administrations publiques ont jusqu'à maintenant réussi à réaliser leurs missions. Peu de pays ont autant d'aéroports que la France ; les réseaux routiers et ferroviaire, même si une dégradation commence à se faire sentir, demeurent de bonne qualité. Le niveau scolaire au regard des classements internationaux décline mais reste encore correct.

Ce qui est inquiétant, c'est que nous sentons que la France évolue désormais sur la mauvaise pente. Nous avons des dépenses publiques très élevées et la qualité de la gestion publique se dégrade, noyée qu'elle est par le poids du fonctionnement.

Nos quarante années de déficits publics ne seraient pas en soi condamnables s'ils étaient la traduction de dépenses d'investissement rentables. Or, au fil des années, l'investissement se contracte au profit des dépenses de fonctionnement. En multipliant les équipements publics, en élargissant le périmètre des prestations sociales sans jamais réellement effectuer des redéploiements, la France s'asphyxie peu à peu. Avec 56 % de dépenses publiques, il est surréaliste de constater que certaines collectivités publiques sont au bord de la faillite. Certes, l'État a sa part de responsabilité en ayant transféré des dépenses sociales à forte croissance sans pour autant avoir attribué une véritable autonomie aux collectivités locales. Il faut également souligner que malgré de conséquents transferts de personnel, le nombre de fonctionnaires d'État reste identique au fil des années à quelques nuances près. En contrepartie, la fonction publique locale est passée de 1,1 million en 1990 à 1,862 million en 2012. Sur 242 milliards d'euros de dépenses, les collectivités locales consacrent près de 60 milliards d'euros pour payer leurs fonctionnaires. Les effectifs des départements s'élèvent à 360 000 (organismes départementaux compris) contre 170 000 en 2000. Au niveau des régions, plus de 80 000 fonctionnaires y travaillaient en 2010 contre 10 000 en 2000. Si les communes sont relativement sages en matière de création d'emplois avec 1,3 million de fonctionnaires, en revanche, les organismes intercommunaux sont en plein boom. Les organismes intercommunaux employaient, en 2012, 360 000 fonctionnaires. En France, plus de 5,5 millions de personnes travaillent pour l'État, les régimes sociaux ou les collectivités locales. Malgré une forte augmentation des effectifs, les Français jugent sévèrement la qualité du service rendu. L'enchevêtrement des compétences, les 35 heures, le caractère kafkaïen rendent difficiles les relations avec les citoyens même s'il faut le souligner l'administration française est plutôt en pointe dans le domaine du digital.

La France, avec une dette publique de plus de 93 % du PIB, avec un déficit public voisin de 4 %, est sur la mauvaise pente faute d'avoir réussi à maîtriser ses dépenses publiques courantes d'autant plus que nous devons faire face au défi du vieillissement. Les dépenses liées à la retraite, à la dépendance et à l'assurance-maladie pourraient s'accroître de 4 à 6% du PIB d'ici à 2030. Si aucun redéploiement n'est opéré d'ici trois à cinq ans, la France court de véritables risques. Actuellement, les faibles taux d'intérêt permettent au pays de s'endetter à faibles coûts mais cette situation n'est pas éternelle et pourrait vite se retourner si des doutes apparaissaient sur la capacité du pays à faire face à son passif social.

Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 19:24
28 juillet, jour de «libération fiscale» pour les salariés français
Alors que le taux d'imposition réel du salarié moyen atteint 45,27% en moyenne dans l'Union européenne, il bondit à 57,17% en France.

INFOGRAPHIE - En un an, ils ont dû travailler deux jours de plus pour financer les dépenses publiques du pays.

Les Français seront probablement soulagés - ou furieux selon leur humeur - d'apprendre que depuis le début de cette semaine ils ne travaillent plus pour l'État. Ce lundi, en effet, marque le premier jour de l'année où leur production ne part pas en impôts et charges. L'an dernier, le salarié moyen a travaillé jusqu'au vendredi 26 juillet pour financer les dépenses publiques ; cette année, il lui a fallu «donner» deux jours de plus, jusqu'au 28 juillet, selon l'Institut Molinari (un think-tank libéral basé à Bruxelles), qui vient de publier son étude annuelle sur le «jour de libération fiscale».

Certes, comme le rappelle cette étude, «un grand nombre de pays de l'Union européenne ont tenté de rééquilibrer leurs comptes publics en augmentant la fiscalité pesant sur les employeurs et les ménages». Mais, alors que le taux d'imposition réel du salarié moyen atteint 45,27 % en moyenne dans l'Union européenne, il bondit à 57,17 % en France. Seule la Belgique fait pire, à 59,6 %. Suivent ensuite l'Autriche, la Hongrie, la Grèce, l'Allemagne.

Le classement 2014 montre que le salarié français est en théorie parmi les mieux payés de l'UE. Son employeur débourse en effet 55.314 euros. Mais il est particulièrement fiscalisé, avec 31.622 euros de charges, impôt sur le revenu et TVA. Il ne reste in fine au salarié moyen que 23.692 euros, «ce qui le met au 10e rang de pouvoir d'achat réel».

La pression fiscale et sociale française ayant continué d'augmenter en 2014, «en dépit des appels répétés à la pause fiscale», l'employeur français doit désormais débourser 233 euros pour que son salarié moyen dispose de 100 euros de pouvoir d'achat. C'est 3 euros de plus qu'en 2013. Ces chiffres apportent «un éclairage sur les crispations françaises avec, d'une part, des employeurs inquiets de l'envolée du coût du travail et, d'autre part, des salariés ayant parfois l'impression d'être des laissés pour compte», notent les auteurs de l'étude.

Dérapage des comptes publics

L'importance des prélèvements obligatoires pesant sur le salarié français pourrait s'expliquer par une gestion plus rigoureuse des finances publiques… Or, comme le souligne l'étude, «ce n'est malheureusement pas le cas»: la France continue de présenter le «double inconvénient» de figurer à la fois «dans la catégorie des pays les plus fiscalisés, mais aussi dans la catégorie des pays enregistrant les plus forts dérapages des comptes publics l'an passé». Et d'enfoncer le clou: «Aucun autre pays ne pratique une fiscalité plus importante et n'a des finances publiques aussi déséquilibrées.»

Le concept de «jour de libération fiscale» tient ses détracteurs. Ceux-ci ne manquent pas d'arguments. Ils mettent en avant un système socio-fiscal qui ponctionne, certes, mais aussi redistribue. Sous forme soit d'allocations (familiales…), soit de remboursement comme pour les soins, ou encore par la mise à disposition de services et de biens (éducation, infrastructures…). L'Institut Molinari voit ce jour davantage comme le «moment à partir duquel le salarié recouvre la liberté d'utiliser, comme il veut, son pouvoir d'achat, en consommant ou en épargnant». Si l'on en croit les promesses de François Hollande, il devrait l'an prochain arriver un peu plus tôt…

Jour de libération fiscale

Le jour de libération fiscale s'obtient  en rapportant le salaire brut moyen des salariés grevé de l'ensemble de charges et impôts qu'ils acquittent directement ou indirectement (charges sociales patronales et salariales, impôt  sur le revenu, TVA) au nombre de jours de l'année. «Cela permet de mesurer  le coût réel des services publics  et de la Sécurité sociale pour le salarié moyen», fait valoir l'institut économique Molinari - qui se base  sur les données du cabinet EY.

Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 19:22

Yoriko Mizushiri, 2013

Par jeanlucg31 le 29/07/2014 à 13:12
Photo prise le 28 juillet 2014, à Hayange, d'une fontaine sculptée par l'artiste Alain Mila et repeinte en bleu par la nouvelle municipalité FN

Photo prise le 28 juillet 2014, à Hayange, d'une fontaine sculptée par l'artiste Alain Mila et repeinte en bleu par la nouvelle municipalité FN (Photo Jean-Christophe Verhaegen. AFP)

La municipalité FN de Hayange (Moselle), qui a décidé de repeindre en bleu une sculpture du centre-ville jugée «sinistre», s’est attirée les foudres de l’artiste qui s’étonne de ne pas avoir été prévenu et entend porter le litige devant les juridictions administratives.

L’œuvre, une fontaine en métal et pierre, avait été achetée en 2001 par la municipalité socialiste de l’époque à un artiste local, Alain Mila, qui a depuis quitté la région.

«Il y a quelques jours, j’ai reçu un coup de fil anonyme pour m’annoncer que ma fontaine avait été repeinte. Je n’y ai d’abord pas cru, mais un ami me l’a ensuite confirmé. La mairie ne m’avait rien dit! Et quand je les ai appelés, je n’ai pas eu d’explication», a expliqué à l’AFP M. Mila.

Le maire frontiste de Hayange, Fabien Engelmann, a dit assumer son choix et «ne pas comprendre qu’on fasse tout un pataquès» pour une œuvre, selon lui, «dont on peine à appeler ça de l’art».

«Il n’y avait rien de mal à faire ça. On a une ville assez lugubre, sinistre, on a voulu l’égayer. On a repeint le fond en bleu piscine, le reste en bleu turquoise… Ca n’était en aucun cas pour détériorer la fontaine», a-t-il expliqué à l’AFP.

Du fait de cette polémique, le maire souhaite d’ailleurs «revendre la fontaine à M. Mila», en rappelant qu’elle avait été achetée en 2001 «près de 9.000 euros, sans le moteur et la tuyauterie».

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti , a pour sa part dénoncé dans un communiqué «une violation manifeste du droit moral et des règles élémentaires du code de la propriété intellectuelle et de la protection du patrimoine».

Alain Mila, qui juge en outre que le bleu utilisé «est très proche de celui du logo du Front national», a attaqué la collectivité devant le tribunal administratif de Strasbourg.

«Qu’on enlève la peinture», a-t-il exhorté, en déplorant «une atteinte à tout (son) travail et à (ses) valeurs». LIBE

AFP
Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 13:12

 Yoriko Mizushiri, 2012

Par jeanlucg31 le 29/07/2014 à 12:13
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Par kirdis3 le 29/07/2014 à 12:12

 

Correction par rapport au lien éronné que j'ai donné hier:

Cet article du Yéti est à lire ici sur Politis...

 

Par jeanlucg31 le 29/07/2014 à 11:45

Synopsis : L’amour ou être amoureux est une chose merveilleuse qui embellit la vie mais il n’est pas toujours visible, il est parfois confus et fugace. J’ai voulu exprimer l’aspect éphémère de l’amour à travers des corps qui se métamorphosent successivement. Lorsque j’ai achevé ce film, mon copain m’a quitté.

Par Felix-Culpa le 29/07/2014 à 01:06
Pour sortir du conflit israélo-palestinien, une seule solution: la laïcité ! 
Un soldat israélien le 25 juillet.

FIGAROVOX/ANALYSE - Pour Frédéric Saint-Clair, le problème théologico-politique est au coeur du conflit israélo-palestinien. Tant qu'Israël ne sera pas un Etat laïque, toute critique de sa politique se confondra systématiquement en antisémitisme.

Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Il a été chargé de Mission auprès du Premier ministre pour la communication politique (2005-2007). Il est aujourd'hui Consultant Free Lance.

Toute analyse politique, ou géopolitique, du conflit israélo-palestinien fait apparaître, à un moment ou un autre, la dimension religieuse. La question religieuse n'est pas, cependant, seulement une composante de la question politique. Elle n'est pas non plus le tout du politique. Elle est ce qu'elle a été durant des siècles en France, l'impossible alliance du trône et de l'autel, l'impossible articulation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Ce problème, que l'on a qualifié de «théologico-politique», n'a trouvé de solution que dans l'exigence de laïcité que la Troisième République a établie. Il s'impose au cœur du conflit entre Israël et la Palestine et conduit à une impasse.

La décision de favoriser l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif, lors de l'occupation de la Palestine en 1917 par l'armée britannique, a marqué, au-delà de la volonté louable d'offrir une terre d'accueil à des populations persécutées lors de pogroms successifs, un aveuglement théologico-politique majeur. Un double aveuglement pourrait-on dire. Le premier a consisté à poser les bases d'un Etat futur sur un socle religieux ; et c'est en 1947 que l'ONU a gravé dans le marbre cet aveuglement en fondant le concept d'Etat pour Israël sur une dimension religieuse. Le second a consisté à choisir un emplacement qui faisait écho aux textes bibliques, offrant ainsi la terre d'Israël, la «Terre promise», au peuple d'Israël, au «Peuple élu». L'incapacité des Etats occidentaux à séparer judéité et citoyenneté, a conduit à cette méprise. Les droits de l'homme sont restés lettre morte, et un juif polonais, un juif allemand, un juif français, un juif italien sont devenus avant tout des juifs à qui il fallait une terre d'accueil alors que les nations, désormais conscientes de l'horreur d'Auschwitz, avaient le devoir d'accueillir, avaient le devoir d'inclure, et de réaffirmer la primauté de lacitoyenneté «sans distinction d'origine, de race ou de religion». Ces nations «victorieuses» qui siégeaient à l'ONU ont choisi, d'une certaine manière, d'exclure.

Ce n'est pas tant que l'antisémitisme renait ou grandit sous couvert d'antisionisme, c'est que la dimension théologico-politique de l'Etat d'Israël a inscrit dans ses gènes le lien entre judaïsme et sionisme, et donc, a fortiori, le lien symétrique entre antisémitisme et antisionisme.

Dès lors, via une identification entre palestiniens et musulmans, toute extension du territoire israélien aux dépends du territoire palestinien contient, en germe, l'expansion des prétentions dujudaïsme sur l'islam ; toute action militaire devient l'expression d'une domination religieuse du judaïsme contre l'islam. Le soutien d'une grande partie de la communauté juive internationale au caractère juif de l'Etat d'Israël est le vecteur par lequel s'exporte la lutte israélo-palestinienne hors du Proche-Orient. Si l'oppression de l'armée israélienne contre Gaza se mue en oppression juive, et si il y a solidarité juive autour de cette oppression, alors la rébellion contre les exactions de l'armée israélienne croit légitime de se muer en lutte contre les juifs. Ce n'est pas tant que l'antisémitisme renait ou grandit sous couvert d'antisionisme, c'est que la dimension théologico-politique de l'Etat d'Israël a inscrit dans ses gènes le lien entre judaïsme et sionisme, et donc, a fortiori, le lien symétrique entre antisémitisme et antisionisme. Le cadre théologico-politique dans lequel s'inscrit l'Etat d'Israël constitue ainsi, via l'antisionisme, un des piliers de l'antisémitisme. Ceci explique d'ailleurs pourquoi les critiques politiques, qu'elles émanent des élites ou de la rue, adressées par les laïcs à l'Etat d'Israël ne sont jamais comprises comme telles, et sont régulièrement soupçonnées d'antisémitisme. De même, il est important de rappeler que ceux qui se rebellent violemment, dans les rues de Paris notamment, contre les exactions perpétrées à Gaza, ceux qui incendient les synagogues et qui incitent à la haine des juifs, en s'inscrivant dans un cadre théologico-politique, s'éloignent de toute sortie du conflit. La destruction de l'Etat d'Israël, prônée par les extrémistes, en plus de la barbarie qu'elle constituerait, comme un écho aux monstruosités nazies, n'excèderait pas non plus les limites du cadre théologico-politique, mais définirait plutôt une sorte de théologie politique de l'ignoble. L'unique porte de sortie du problème théologico-politique - et non du conflit stricto sensu, car on pourrait imaginer un compromis temporaire, presque durable, mais qui sera incapable de résoudre complètement le dilemme - demeure une transition du théologico-politique vers le politique, c'est-à-dire une accession à une laïcité revendiquée par l'Etat d'Israël avec toute ce que cela comporte de conséquences concrètes. Un tel mouvement de sortie du cadre théologico-politique en Israël s'apparenterait à celui qu'a connu la France au tournant du XXème siècle, à l'issue duquel la religion, déconnectée du pouvoir temporel, a pu retrouver sa dimension légitime, spirituelle. Il ne semble pas cependant que les autorités israéliennes en prennent le chemin, ni même que la communauté juive internationale en formule expressément le désir.

L'unique porte de sortie du problème théologico-politique demeure une transition vers le politique, c'est-à-dire une accession à une laïcité revendiquée par l'Etat d'Israël avec toute ce que cela comporte de conséquences concrètes.

La question théologico-politique symétrique, celle qui prescrit une composante politique aux écrits coraniques, n'offre pas plus de solution. En apparence plus simple puisque la notion de lieu géographique sacré ne s'impose pas comme dans le cadre de la «Terre promise» - la terre sainte de la Mecque ne présentant pas les mêmes enjeux -, elle n'en demeure pas moins ardue à dénouer, car elle est liée par le concept de «loi» à la notion politique, s'opposant par-là aux principes fondateurs de la démocratie libérale. Jacques Rollet écrit: «La démocratie politique n'a de fait jamais existé en terre d'islam et les droits de l'homme comme droits de l'individu n'y ont jamais été reconnus.» En effet, pour les musulmans radicaux, la positivité de la loi démocratique ne saurait supplanter la loi coranique qui, par essence, est d'origine divine - position qui semble désormais s'étendre de façon inquiétante à toute la partie des croyants que l'on pourrait qualifier de «non libérale». De cette tension théologico-politique en expansion découlent la remise en question récurrente du principe de laïcité sur le sol français, l'affirmation de principes religieux face aux lois républicaines, les cris répétés de «Allahu akbar» face aux forces de l'ordre et l'interprétation potentielle de toute lutte sociale ou politique sous l'angle du «Jihad».

Ce qui est parfois relevé comme un «manque d'autorité» sur ces thématiques tient davantage à un manque d'attachement, ouvert et assumé, au principe de laïcité. En politique intérieure, la restauration de l'autorité devrait ainsi rimer avec une plus grande sévérité vis-à-vis des prétentions religieuses visant à contraindre le droit et les fondements républicains. Et en politique étrangère, l'exigence de laïcité devrait inciter les gouvernements à la plus grande rigueur vis-à-vis des pays qui laissent la dimension théologico-politique perturber leur jugement et leur action, qu'il s'agisse desEtats-Unis, passés maîtres dans l'art de soutenir Israël presque indépendamment de la réalité du conflit, ou des états du Proche ou du Moyen Orient qui menacent Israël de destruction. Si le principe démocratique demeure un enjeu politique majeur, un idéal à poursuivre et à concrétiser, pour de nombreux pays d'Orient, sa séparation d'avec la notion de laïcité lui ôte la possibilité de se réaliser pleinement.

Par Karedig le 29/07/2014 à 01:06

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La chair de poule début juillet à écouter à Versailles le duo de contre-ténors Philippe Jaroussky et Valer Sabadus. La suite sur mon blog perso...