Le Journal des inscrits - 22 août 2014
Jour précédent
Par Ma_vie_sans_moi le 22/08/2014 à 17:07


Barbara Hepworth (1903-1976), représentante de la sculpture abstraite anglaise du XX° siècle, possède désormais un important musée dans la très vilaine ville qui l'a vue naître, Wakefield dans le Yorkshire. Son oeuvre, influencée (d'après Wikipédia) par Mondrian, est un jeu sur le vide et le plein, le concave et le convexe.


De même les tableaux d'un Rothko, par exemple, dont je m'étonne toujours qu'on me parle à leur propos de l'émotion qu'ils suscitent alors qu'ils me laissent parfaitement froid, sinon glacé d'effroi, ces choses en pierre ou en métal, ne m'en imposent que par leur dimension monumentale en me laissant navré. Autant j'apprécie la poésie, elle aussi monumentale mais évocatrice et sensuelle, de son compatriote Henri Moore, dont j'avais pu admirer de visu quelques œuvres voici deux ans dans un grand parc près d'Halifax, autant, serais-je injuste et je m'en fous, la sculpture de Barbara Hepworth m'apparaît vaine et emblématique des tristes chemins où s'est enfoncé l'art du XX° siècle. Elle est dans la continuation d'un Brancusi qui, sauf quelques très rares œuvres, comme l'admirable "Sommeil" de ses débuts, ne m'a jamais ému.


Réduites à l'état de statuettes posées sur un buffet, on jetterait ces colifichets, ces nids à poussières, à la poubelle tant on en serait vite lassé. Au reste la nature : rochers, galets, troncs d'arbres, produit des éléments bien autrement émouvants et tout autant sculpturaux pour le flâneur et le poète.


Le reste du musée présente d'autres artistes contemporains. Au passage on reconnaît un Dubuffet tandis que la majorité des salles fait la part belle aux installateurs. Accumulations d'objets de rebut censé faire rébus, stand de marché aux puces, plâtrages affligeants, montages grossiers prétendument provocateurs ou humoristiques, surréalisme de caniveau, laideur unanime... Rien de bien différent de ce qu'on voyait au Palais de Tokyo voici quelques années et qu'on y voit peut-être encore, je n'y mets plus les pieds. Sentiment d'ennui.


Pour aviver la nostalgie d'un esprit romantique attardé ou, si l'on préfère, du nouveau réac que je suis devenu, dans une des pièces, un grand tableau du XIX° siècle montrant les abords bucoliques de la rivière qui traverse la ville et passe maintenant devant le musée ; rivière où viennent boire les vaches au pied d'un pont de pierres s'avançant vers une chapelle gothique aujourd'hui encore existante mais noire du carbone projeté par le nouveau pont autoroutier. Douce Angleterre de Constable, où es tu, turlututu ?


picture.php?strid=c9138b1e5fbcc21aa0b03b
Cette dernière photo n'est pas de moi.

D'avance, je congédie les fakes et autres trolls qui vont me cracher dessus. Ne vous donnez pas cette peine et économisez les touches de votre clavier autant que le neurone de votre cervelle, si on peut appeler ça comme ça ! :oD


Par eden-key le 22/08/2014 à 15:08
Mes chers amis,

picture.php?strid=8df564e4f50a6e01ed4470

je compte profiter du prolongement de mon arrêt de maladie pour visiter l'Ile de Beauté en septembre et je l'espère aussi une bonne partie du mois d'octobre, disons au moins jusqu'aux vacances de la Toussaint.
Je ne connais pas du tout la Corse mais on m'a souvent dit que c'est un endroit extraordinaire, aux paysages merveilleux
A cette époque, elle devrait normalement être débarrassée de ces hordes barbares de touristes parisiens  et italiens. 
Mais le problème de la présence des insulaires demeure hélas, persistant toute l'année durant. 
Du coup, vous serait-il possible de me recommander quelques endroits où la présence de l'indigène communément appelé maure, et à laquelle tant de métropolitains préfèrent la compagnie du cochon sauvage, se fasse la plus discrète  ? 
Délicat et de mœurs raffinées, je ne supporte pas le moins du monde la rudesse qu'il y aurait à côtoyer des gens de basse classe, peu éduqués et se nourrissant exclusivement de fromages nauséabonds et de charcuteries colesteriques. 
Dans l'attente de vos propositions. 
D'avance merci.
Je vous embrasse .

picture.php?strid=707dd66ab5e13c9bf4616e
Par Pulsar1 le 22/08/2014 à 13:01

Dans le dernier numéro du magazine américain « Meat and Poultry », la rédaction cite avec délectation un article récent de la revue « Feathers », organe de la Fédération de l’industrie de la volaille de Californie, où l’on conte l’intéressante (et véridique !) histoire suivante :
L’administration aéronautique fédérale américaine (FAA) a un moyen unique de tester la résistance des pare-brise d’avions. Le système est composé d’un pistolet qui lance des poulets morts sur les dits pare-brise à la vitesse approximative d’un avion en vol. La théorie est simple : si le pare-brise résiste à l’impact de la carcasse, il devrait survivre à une véritable collision avec un oiseau vivant.
Les Belges se sont montrés très intéressés et ont décidé ainsi de tester la résistance des pare-brises du nouveau modèle de TGV qu’ils sont en train de développer. Ils ont donc emprunté le lanceur de poulet américain, l’ont chargé et ont fait feu.
Le poulet sol-sol a explosé la vitre du train, traversé le fauteuil du mécano, défoncé la console d’instrument de bord avant de s’encastrer dans le panneau arrière de la cabine de pilotage.
Les Belges un peu surpris, ont alors demandé à la FAA de vérifier la validité de leur test.
La FAA s’est donc livrée à un examen de la procédure pour aboutir à la recommandation suivante: IL FAUT DÉCONGELER LE POULET !


...bon... (dont acte)!

Par humourblack4 le 22/08/2014 à 12:25
Par humourblack4 le 22/08/2014 à 09:15


picture.php?strid=4d725eff2d82a507d48f93

Par 1rom1 le 22/08/2014 à 07:15


Paris, Oberkampf, dimanche 29 juin 2014 [premier coup de pouce donné à la chronologie]


Expo Watteau-F. N’aime pas + q moi peinture 18e. Il ft bien exercer son œil, néanm.

Watteau a aussi peint co Greuze une “Accordée de village” [vers 1710-15 ?]. Nerval le savait-il ?

 

Matin

 

J’écris ce nouveau journal.

 

Après-midi

 

Je secoue ma torpeur (relative : j’ai pris du temps à écrire). Je vais au musée Jacquemart-André voir l’exposition “De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes. Le temps de l’insouciance”, qui n’aura plus cours quand je reviendrai.

J’en ai parlé la veille à Bruno. Il n’aime pas plus que moi la peinture du XVIIIe siècle, que je trouve souvent égrillarde et mignarde à la fois (ce qui m’est assez étranger, surtout dans sa seconde proposition, et dont la contradiction ne trouve chez moi de résolution). Il faut toutefois s’exercer l’œil — et forcer sa nature.

De fait, si la première salle (c’est la seule consacrée à des peintures de Watteau) suscite mon intérêt — je comprends ce XVIIIe siècle-là, que les natifs du siècle suivant pleureront amèrement, ad nauseam parfois : c’est celui de Nerval, de Barbey, de Verlaine… —, les poursuivants (seuls quelques dessins de Watteau valant pour croquis s’intercalent ensuite) me laissent dans la réserve — ou pire. Je n’aime décidément pas Fragonard, en particulier. Dans cette première salle, j’ai été surpris de trouver une Accordée de village dont j’ignorais l’existence — et dont je me suis demandé si Nerval, qui connaissait celle de Greuze, avait jamais eu vent…


picture.php?strid=4d2c48a31af7a37a50b64e 


Fin d’après-midi


J’écris à Judith pour lui préciser comment, après avoir réservé des billets d’avion et loué un studio à Prague, s’organisent mes prochains vacances et séjour. Elle m’a demandé si je pouvais venir à Paris durant leur absence : le pavillon sera inoccupé, elle se sentirait plus rassuré si quelqu’un habitait leur appartement…

Sur le point de repartir, je songe avec plaisir au revenir. Il me porte…