Bonjour. Je suis Monsieur Népomucène et je n'existe pas.
Ceci n'est pas un blog.
This is not a blog.
"Je ne voyage sans livres ny en paix ny en guerre".
(Montaigne, "Essais", Livre III, chapitre III)
"Le paradis à n'en pas douter n'est qu'une immense bibliothèque".
(Gaston Bachelard)
J'écoute : les coups de marteau chez ma voisine du dessus Je regarde : mon écran Je joue : pas Je mange : trop de glucides Je bois : du café Je cite : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" Je pense : uniquement les jours pairs Je rêve : moins souvent qu'il y a quelques mois (mis à jour mercredi 11 juin 2008 à 21:57)
Le 13 avril (13 comme 13, et alors ?) 2005 en six points
I.
Conversation * :
« Dis, le prince charmant, il existe ?
- Il n'y a rien de plus gerbant que le prince charmant. C'est la représentation du bonheur la plus naze qui existe sur terre
- Ah ?
- Les cheveux soyeux au vent sur son cheval, c'est avant tout un bon parti, il ne se pose jamais de question, il ne se remet jamais en question, il est absolument lisse, et gentillet. Je le hais. Mais pas autant que je hais Dieu, c'est clair. »
II.
Ici, il faut imaginer Monsieur Népomucène vers sept heures du matin lorsqu'après avoir enfilé le premier jean et le premier pull qui traînent par là, passé un manteau et descendu l'escalier, il se dirige vers l'un de ses deux cafés préférés.
Généralement, il va à celui qui fait angle, pourtant plus cher. Il y a plusieurs raisons à cela : il suffit de descendre vingt mètres tout droit, même lorsqu'on a la tête dans le c... pour tomber sur ce café ; le café y est un peu meilleur ; c'est assez lumineux.
Mais en fait c'est surtout, sans doute, que dès son entrée, non seulement Monsieur Népomucène n'aura rien à dire pour que son café lui soit promptement servi et avec son traditionnel verre d'eau mais aussi qu'il va être enveloppé de la bonne humeur de la serveuse, qui le saluera dès qu'il aura poussé la porte, qu'il aura droit, avec la poignée de main, à un large sourire, franc et cordial, et que la bonne humeur de cette serveuse est absolument invincible, même lorsqu'elle revient de six mois à l'hôpital après avoir été renversée par un chauffard.
III.
Conversation * :
« - Vous êtes-vous remis de la mort de Karol ?
- Oui, et vous ?
- Oh oui ! Mais je ne suis toujours pas remis du mariage de Charles et Camilla.
- Eux non plus. »
IV.
Ici, il faut imaginer Monsieur Népomucène regardant avec un certain sentiment de satisfaction ses piles de livres. Monsieur Népomucène se gratte le menton, et se dit qu'il a bien travaillé (oui, il faut bien qu'il se fasse des compliments sur son rangement, vu que les autres, des gens qui pour la plupart ne viendront jamais chez lui, ne lui en feront pas), que maintenant ses piles de livres ne vont plus s'effondrer et qu'il a gagné un peu de place et de netteté dans son petit appartement.
V.
Conversation * :
« Vous allez bien ?
- Môman pour mes Pâques m'a offert le premier album de Jeanne Cherhal
- Tu aimes bien ?
- 1/3 des chansons parlent de suicide,1/4 d'homo rejetés par leur famille, 1/5 de petites filles victimes d'attouchements, etc.
- …
- J’adore Jeanne Cherhal. »
VI.
Le VI, Monsieur Népomucène le laisse à ses dingues de lecteurs.
Il aimerait bien que ses dingues de lecteurs ajoutent des trucs très personnels, des trucs touchants, des trucs de ceux qui donnent l'illusion de mieux comprendre quelqu'un. Oui, l'illusion, parce que les trucs qui permettent vraiment de mieux comprendre quelqu'un, on ne les raconte jamais, mais bon, tant pis.
[ * : Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel ]
M'sieur Népo, vous parlez de plus en plus de vous à la 3eme personne, c'est le syndrome Alain Delon, Vous effacerez sans doute ce commentaire, comme vous l'avez fait pour bcp d'autres....
I.
Et si dieu etait le prince charmant ? Si finalement le paradis etait un conte de fées ? Si finalement le prince charmant existait autant que Dieu ? Le tout c' est d' y croire car quand on ne croit plus à rien on a plus rien à esperer et sans espoir c' est le desespoir.
II.
Ici il faut imaginer pheel revenant du café ou il a été achezter ses clopes et les inrockuptibles, juste parce qu' il n' y a rien d' autre à lire. Parce que sa période journaux du matin est finie, parce que la vie des people ne l' interesse que lorsqu' il est malade et les lit chez son medecin.
III.
Je me rends compte que j' ai de plus en plus d emal à remettre de quoi que ce soit. Parce que je ne crois plus ni en Dieu ni au prince charmant et que par conséquent tout ce qui peut blesser, passé et présent vient me perturber et m' empêcher d' être serein.
IV.
Ici il faut imaginer Pheel s' etant réveiller en sursaut à 5h45. Il a été chercher dans sa bibliothéque ses livres préférés , l' attrape coeurs de Salinger, La plaisanterie de Kundera, Orlando de virginia woolf, Les hauts de hurle-vent d' emily brontë, Le portrait de Dorian Gray de wilde, La ménagerie de verre de T. Williams, l' existentialisme de Sartre, Journaux de Sylvia Plath, L' Amour fou de Breton, La passion de Jeanette Winterson, Les fleurs du mal de Baudelaire, Feuilles d' herbe de Walt Whitman, Mantra de Upamanyu, le Petit Prince de St Ex, il les a survolés d' un oeil attentif afin d' y trouver des réponses, un réconfort. Il n' a rien trouvé car les livres sont autant de questions que d' hypothéses sans absolu. Il a ouvert Les Mots de Sartre et y a trouvé ceci qui lui a fait penser à un gorille " J' ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute: au milieu des livres" je souhaite seulement que ce gorille soit aussi en trés bonne compagnie et son bonheur sera alors total.
Pour ma part je me suis arrêté sur un livre qu' on m' avait offert à Londres pour mon anniversaire il y a 6 ans : Deepak chopra "the seven spiritual laws of success". Bien qu' à l' époque et depuis j' ai regardé ce livre d' ésoterisme de bric à brac avec un certain dédain sans l' ouvrir, je me décide à le lire afin d' y trouver quelque chose qui m' aurait peut être échaper en 6 ans.
V.
Ma mére ne m' offre jamais quoi que ce soit.
VI.
Je me suis reveillé alors qu' il est une fois de plus apparu dans mon rêve. Je me suis senti seul. Je me suis levé et je me suis regardé dans le mirroir de la salle de bain en buvant de l' eau. Je ne supporte plus ce que je suis devenu, je me sens mal dans ma peau. Tout ce qu' il me restait c' etait ma force, ma joie de vivre et la confiance en moi qui revenait un peu. Il a tout detruit d' une main. Et je vais pas bien du tout.
Pheel, je ne sais que vous dire, sinon que je vous ai lu, et que j'ai trouvé ce que vous écriviez franchement émouvant. Je vous souhaite du courage, beaucoup de courage, même si c'est facile de souhaiter du courage, même si c'est tellement plus facile de voir la nécessité du courage lorsqu'on n'a pas soi-même présentement de grosses difficultés à affronter courageusement. Sinon, le temps qui passe, souvent, peut aider ; on n'y croit pas, et cela peut durer longtemps, et puis ce n'est pas forcément ce dont on a envie au moment où l'on ressent le plus vivement la douleur, mais avec le temps les plaies cicatrisent plus ou moins, et ce n'est pas plus mal.
VI. Le six est un point qui ne permettra pas vraiment de mieux me connaître mais qui vise à rendre peut-être jaloux monsieur Népomucène.
Ca se passe un jour de printemps, après une avant-première au cinéma, à laquelle je n'ai pas assisté pas parce que j'étais en retard. Après un film quelconque, je me retrouve juste en face de l'avant-dernier personnage qui figure dans la liste du bloc permanent ci-contre. Je lui dis bonjour, avec un grand sourire, et je le laisse passer, et je m'en vais. Courte entrevue, en fait.
(donc Robinson si tu passes ici, à moi aussi tu peux m'écrire).
I. Rebondir sur ce que l'on a soi-même dit, c'est le comble du narcissisme, alors je m'empresse de sauter à pieds joints : dooin', dooin', dooin' (bruit que font les rebonds).
II. Je ne vais pas dans les cafés au réveil, je prendrais la bonne humeur d'une serveuse pour une effraction : au réveil, je suis une bulle hors du monde.
III. Ca, je passe car je m'en tamponne le saucisson de Bayonne. Ca n'existe pas.
IV. Nooooon !!! Pas enccore un rebond en images d'Anatole (prénom fictif) nous montrant son bordel !
V. Pour Noël, ma mère m'a offert un livre illustré avec des pensées bouddhistes. J'aime pas le bouddhisme. Dans le même sac que Dieu et le prince charmant, je mets l'ascète obèse.
VI. Alors ce serait un truc où je serais coupable et pas victime. Je n'arrive pas à appeler M. pour le revoir. M. est le garçon avec qui j'ai vécu 2 ans et que j'ai quitté en 2003. Je n'arrive pas à l'appeler, j'ai un blocage. Pourtant, je n'ai rien contre lui et même, question strictement amoureuse mise à part, j'ai "tout pour lui", pourrait-on dire. Je n'y arrive pas, je saisis mon téléphone et mon esprit tremble.
Oui, c'est vrai, pas forcément coupable. Juste un peu lâche. La routine. (Cela dit, à la place de M., j'évaluerais ça comme un manque total de considération, genre je n'en ai rien à faire de sa gueule, ce qui est faux).
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Le bandeau ci-dessus a été conçu par M. Gayberry.
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Lecture(s) en cours :
Je me permets de vous indiquer quelques blogs divers et variés qui présentent au moins pour point commun de tous m'intéresser, quoique ce soit parfois pour des raisons différentes.
[NB1: la liste des blogs n'est pas exhaustive]
[NB2: les descriptions que je donne ci-dessous doivent être lues comme l'expression d'une sensibilité qui m'est personnelle et non comme le reflet fidèle de la réalité objective de ce qui est décrit]
[NB3: si malgré l'avertissement précédent l'un ou l'autre des auteurs de blog ci-dessous évoqués considérait que mon propos, forcément trop synthétique et imparfait, donne une idée de son blog trop éloignée de sa réalité, qu'il n'hésite pas à me le faire savoir]
- le protocole, c'est le protocole:
Donc je place en haut de cette liste le blog de Samdech Norodom Sihanouk, ancien Roi du Cambodge. Pour l'anecdote, sachez que Samdech Norodom Sihanouk du Cambodge est favorable au mariage des homosexuels.
- catégorie plutôt culturelle/littéraire, ici et ailleurs:
Je recommande vivement le blog de Matoo , que je lis rarement mais de plus en plus souvent et toujours avec le plus grand intérêt. Des réflexions de son auteur sur ce qu'il peut lire ou voir. Toujours bien écrit et intelligent.
Je recommande autant qu'il est possible de recommander le blog de Waves, voire plus. De la vie, de l'intelligence, du talent. Du foutre aussi, ce qui ne gâche rien.
Le blog de Matthieux est bien écrit comme c'est pas permis.
Depuis peu est apparu le blog de Sixte , jeune "scribouillard" (dixit himself) qui, à mon humble avis, scribouille très bien.
Je peux aussi vous recommander le blog d'Olivier.
Mais à mon avis, vous feriez mieux d'aller voir directement son site personnel , d'une très grande richesse, très bien écrit, qui mêle étroitement création littéraire et journal personnel (je ne sais si "intime" serait approprié).
- blogs régulièrement lus sur ce site:
Le blog de MisterPatate, poétique, à sa manière peut-être, mais assurément poétique.
Le blog de Etasseureuh , sale gosse à l'humour décapant.
Le blog de Diabolito, sans doute ce qui se rapproche le plus d'un journal intime réussi (je ne dis pas par là qu'il est exhaustif; il me semble que la question de la qualité d'un "journal intime" et celle de son exhaustivité sont indépendantes l'une de l'autre), avec ce qu'il faut de finesse d'observation de l'existence humaine (je dis existence et non pas nature pour des raisons que je ne développe pas pour l'instant).
Le blog de Nico_Paris12, chez qui je retrouve parfois quelques traits de ma vie, mais perçus avec un peu d'humour.
Le blog de Ricroel, "drôle malgré lui" (J. Diabolito); Ricroel a écrit les scénarios et les dialogues de plusieurs films de Woody Allen.
Tant qu'à faire, vous pouvez aussi lire celui de Matth-dk, qui n'est pas sot non plus.
Le blog de Bamf, décalé, mi-déjanté mi-sarcastique mi-autodérision (je sais, ça fait trois moitiés, mais je n'ai pas fait maths sup', alors bon, hein).
- ailleurs:
Le blog de Ruxor, qui est très loin d'être sot et doué d'une grande aptitude à l'analyse de la vie (précision: ne pas interpréter ce que j'en dis comme un jugement, car ce n'en est pas un).
Je regroupe ensemble les blogs de Bradshaw, Dextropropoxyphèneet Paumé dont les univers me paraissent proches, et me fascinent.
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Une fournée de nouveaux liens vous menant en divers endroits de la blogosphère (désormais par ordre chronologique d'ajout à mes liens) :
- chez freakydoll, parce qu'il y a du foutre et que ça me plaît,
- chez Elizabethtessier, électeur de trèmovèzfoa mais pratiquant parfois un humour 2bongoo2bonaloi, quoiqu'un peu cruel,
- chez Romain, parce que je trouve qu'il fait preuve d'une grande sensibilité, dans le meilleur sens du terme, dans ses articles sur ses relations avec les garçons,
- chez Jipé, un cadre sensible et plein d'humour, lecteur du journal dans lequel écrit Alexandre Adler, ce qui n'est pas une mince affaire,
- chez Pascal Riché, le correspondant aux Etats-Unis de Libération, et pas seulement parce que son blog m'a appris qu'aux Etats-Unis, à la piscine, les hommes se douchent collectivement et généralement sans maillot,
- chez Sixte (bis), parce qu'il a ouvert un autre blog, ailleurs,
- chez Kevin Sites, journaliste indépendant, actuellement en Irak pour la chaîne américaine NBC (en anglais),
- chez Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, professeur d'économie, etc., dont le blog avait été évoqué sur le sien par Nicolas,
- chez Glenn Reynolds, professeur de droit à l'université du Tennessee, qui s'intéresse notamment aux questions des nouvelles technologies, de la liberté individuelle et de leurs relations,
- chez Pierre Haski, correspondant de Libération en Chine.
- sur le blog A l'heure américaine, que Pascal Riché vient (janvier 2005) d'ouvrir avec son collègue Fabrice Rousselot, le précédent blog de Pascal Riché, consacré à l'élection présidentielle américaine de novembre 2005, n'ayant plus lieu d'être,
- chez Chapichapo dont le blog présente cette particularité qu'il est régulièrement mis à jour quoique définitivement fermé,
- chez Baptiste Coulmont, sociologue enseignant à l'université de Paris 8 - Vincennes,
- sur la république des livres, le blog de Pierre Assouline, journaliste et écrivain, ancien directeur de Lire, chroniqueur au Monde 2, critique au Nouvel Observateur,
- chez Anatole (prénom fictif), pour son humour, pour ses qualités d’écriture, pour ses séries (bonnes lectures dominicales, jeunes giscardiens, belles cartes postales, etc.), pour Bernard Menez,
- chez Cathogay, dont le blog contient des lectures et des réflexions, le tout étant très intéressant, sur le sujet "être gay et être catholique" (et on n'est pas obligé d'être gay ni d'être catholique pour apprécier, hein),
- chez Oli, où l'on trouve des lectures, du ciné et de l'actu,
- chez Mike qui écrit de bien jolis récits de rencontre,
- chez Alain Juppé, ancien Premier Ministre, ex-futur Président de la République,
- sur le kolkhoz-blog, centre de réflexion et de prospective sur le marxisme-léninisme,
- chez Gerboise, parce que, pour un vulgaire rat, il écrit bien tout de même (bon, en plus, il est beau, mais je ne vais pas vous dire un truc pareil, on va encore me trouver superficiel),
- chez Hugoindigo, parce qu'il fait bon s'y promener,
- chez Matthieux, qui a ouvert un nouveau blog, ailleurs,
- chez M'sieu Pheel, parce qu'il est complètement ouf'.
Bloc permanent de la bogossité
Le principe est simple : si vous êtes l'une des personnes figurant dans ce bloc permanent, vous êtes invité à m'écrire. Je crois que je vous lirai avec plaisir.
13/04/05 - 07:05
M'sieur Népo, vous parlez de plus en plus de vous à la 3eme personne, c'est le syndrome Alain Delon, Vous effacerez sans doute ce commentaire, comme vous l'avez fait pour bcp d'autres....
sorty