En écoutant Agnes Obel
http://www.youtube.com/watch?v=vjncyiuwwXQ
(putain, je sais plus mettre une vidéo)
Je réalise que depuis 2005, je suis passé d'un discman à lecteur MP 3 offert par Olivier, qui fut remplacé par un Ipod, puis un second(toujours de 60 Go achat à crédit), à un archos dont je ne comprenais rien, acheté juste après avoir quitté Tristan, que j'ai remplacé par un Ipod 32 Go que j'ai filé à Damien une fois qu'on s'est rencontré car comme j'ai changé d'opérateur j'ai craqué pour un Iphone.
Depuis le début de la Limonadebleue, j'ai changé plusieurs fois d'adresse: de chez Nancy, rue du Parc Royal, je suis passé à chez Marion, rue de Lancry, puis à chez Sarah où j'étais en coloc, rue Bruller, à chez Tristan, rue de Rochechouard à chez moi, rue Germaine Tailleferre(mon premier vrai chez moi à moi tout seul, avec un bail et tout, et tout).
Durant cette époque, je suis passé de La Garçonnière (qui ne s'est jamais appelé La Michetonnière) à la boutique de design rue des Filles du Calvaire, puis à un poste de chargé de mobilité à Gare de Lyon, pour un poste de chargé de clientèle à Melun, à un poste éphémère de chargé d'attribution à Saint Denis, à un autre poste de chargé de clientèle à Viry Chatillon, puis à celui d'assistant à la Maitrise d'Ouvrage rue de Paradis pour finir à responsable de secteur à Aubervilliers. Inutile de dire que je suis sur un coup et prie pour aller bosser à Colonel Fabien pour une autre aventure.
Tout ça pour dire que mes années GA c'était vraiment des années de merde. Des années de précarité où j'étais à 1000 € par mois, squattant chez mes généreuses copines. A l'époque où j'ai ouvert ce blog dont plus rien n'existe, j'étais avec un garçon qui m'a saccagé. Grâce à lui, j'ai eu peur de toutes les rencontres que j'ai pu faire. J'avais toujours peur que les choses tournent au vinaigre comme avec lui. A partir du moment où notre histoire a commencé à devenir sérieuse il s'est révélé jaloux. La chose empirait de jour en jour à tel point que j'avais arrêté de voir qui que ce soit car c'était des histoires à chaque fois. Des crises, des larmes, des insultes, des humiliations. Comme ça se déclarait devant n'importe qui et que j'appréciais peu , en public, de me faire traiter dans le meilleur des cas de "petite pute" , j'ai fini par m'enterrer. A un moment, j'espérais qu'il me frappe pour être certain que tout ce qu'il me faisait endurer n'était pas normal. Et puis un jour, réalisant que je n'étais plus heureux, que j'étais devenu triste, je l'ai quitté. Très difficilement.
Les gens que j'ai rencontré sur le site datent de cette séparation. J'ai rencontré quatre garçons avec qui j'ai essayé de faire plus que coucher et seulement deux ont compté. J'imagine qu'ils ne s'en doutent pas car je les ai quitté brutalement, mais dès que je voyais des signes pouvant s'apparenter à de l'humiliation je ne pouvais que fuir.
En février 2006, j'ai perdu Nancy et Marion qui s'ont parti vivre au Cambodge. Même si certains peuvent voir l'opportunité d'avoir un logement durant un an et demi, je pense que ça a été une étape hyper dure pour moi car ce fut un peu la petite mort de mon adolescence tardive qui s'achèvera vraiment avec la mort de ma grand-mère.
En février 2006, j'ai cru finir seul puisque tous mes amis étaient partis hors de France. Peut être que j'allais mourir de cette solitude, de cette vie qui semblait ne rien avoir à m'apporter. Rien de tout cela, j'ai rencontré des amis. Des personnes qui pour la première fois avaient des choses à partager avec moi.
Il y a eu Nicolas qui venait passer les week-ends chez moi, puis la semaine. On a jamais couché ensemble. Jamais flirté. Il disait qu'on était des "soeurs". Disons qu'on était plus des frères de loose. Et qui dit frère dit engueulade. Et surtout conneries. Même si on ne se voit pas assez, c'est quelqu'un dont je me sens proche. Familier. Pour qui j'ai de la tendresse.
Christophe, il parait qu'on pensait qu'on finirait ensemble. J'y ai sérieusement pensé lorsqu'il a rencontré quelqu'un, alors que moi j'étais avec un autre. Même si on ne finira pas nos jours à partager nos verres à dents où baigneront nos dentiers, c'est aussi quelqu'un pour qui j'ai énormément de tendresse et dont la compagnie me manque.
Pareil pour Marc.
Rémi, alors qu'il a mis fin à notre amitié en me supprimant de ses contacts sur Facebook, m'a blessé mais le revoir dernièrement m'a fait bêtement plaisir.
Et puis surtout il y a Philippe. J'avais décidé de faire un post où j'aurais parlé de lui mais comme il parle de moi dans le sien... je vais éviter de répéter. Disons qu'il est la famille que j'aurais choisi. Qu'il est la nécessité d'avoir une chambre d'amis si je pars vivre à Strasbourg. Qu'il serait la seule raison de ne pas partir car après tout, même si on ne se voit pas quotidiennement, j'ai l'impression qu'on vit un peu ensemble.
En tout cas, aujourd'hui je suis heureux: j'ai un appart que je rends de plus en plus agréable, je redors, je suis passé à côté de l'alcoolisme et du sida, j'ai un job qui me permettra d'en trouver un meilleur dans quelques temps, je reparle à mes parents, j'ai des amis et surtout j'ai un amoureux dont je suis fou, et pour lequel je ne pose pas la moindre question.
Comme d'habitude je ne relis pas car ça m'emmerde et je souhaite bon courage à celui qui arrivera à la fin de ce petit post.
Des baisers à tous car ce soir c'est fête sur GA.