30/06/2009
Cachez ce seing que je ne saurais voir
Bien sûr, c’est volontairement que je donne à mon titre cette orthographe. Il paraît que les Français se passionnent pour un nouveau sujet de société, comme on dit, c’est à savoir s’il doit être permis aux musulmanes de porter la burka, qui est un voile recouvrant entièrement les femmes qui le revêtent, librement ou non, la question n’est pas encore tranchée et fait toujours débat, semble-t-il. Il y a ceux qui pensent que le port d’un tel vêtement est dégradant pour les femmes, dont il proclame l’infériorité ; ceux qui disent que ce l’est aussi pour les hommes, sur qui les femmes qui se voilent intégralement pour n’exciter aucune désir feraient peser sans raison le soupçon d’être des bêtes libidineuses incapables de contrôler leurs pulsions ; ceux encore qui estiment que l’interdiction du port du linceul serait attentatoire aux libertés individuelles ; ceux qui désapprouvent que des femmes s’accoutrent en fantômes mais refusent de faire interdire par la loi de tels déguisements, comme le ministre Besson, par crainte de créer des tensions qui, dit-il pudiquement, « n’ont pas lieu d’être en ce moment ». (Voilà qui a le mérite d’être clair : Besson, sans doute sans vraiment s’en rendre compte, fait l’aveu de la peur que lui inspirent, peut-être d’ailleurs à juste titre, les étrangers et les Français d’origine étrangère qui sont de confession musulmane). Bref ! Les Français sont divisés, et je soupçonne que c’était bien là l’un des buts recherchés par ces porteuses de burka ou par ceux qui les leur font porter sur notre sol malgré elles, puisque cette question n’est toujours pas tranchée, comme j’ai dit. D’ailleurs, comment une question si complexe pourrait-elle l’être déjà ? Car cette question, nous assure-t-on, est évidemment des plus complexes. Et c’est si vrai qu’à l’heure actuelle, on ne sait toujours pas si le problème qui se pose aux Français, celui du port de la burka, est d’ordre religieux ou culturel. Ce ne peut être une question religieuse, nous disent les partisans du culturel, puisque le port du voile, prétendent les plus modérés des musulmans, n’est pas prescrit par le Coran, ce qu’il faut avoir déjà beaucoup d’aplomb pour oser dire, et comme si ce livre était le seul fondement de l’islam ! (C’est aussi absurde que de prétendre que le christianisme n’a qu’un livre (qui serait le Nouveau Testament, ou même, toute la Bible) ! Ce serait tout de même oublier un peu vite ceux des Pères de l’Eglise, ou, pour les catholiques, ceux des Docteurs de l’Eglise, parmi lesquelles il y a d’ailleurs des femmes, dont la petite Thérèse, pour nommer la plus récente. (Je me demande s’il y a dans l’islam un équivalent, je ne dis pas des saintes, mais bien de ces femmes Docteurs de l’Eglise.)) Cet argument qui n’en est donc pas un, prouve assez, je crois, que la candeur des musulmans dits modérés est aussi coupable que l’ardeur des intégristes, et nous rappelle qu’islam et islamisme sont une seule et même religion, plus ou moins littéralement, plus ou moins radicalement interprétée : mais sur certains sujets, les deux sortes d’interprétations, la modérée comme l’intégriste, sont aussi dangereuses et mensongères l’une que l’autre : peu importe ici que les mensonges soient faits de bonne ou de mauvaise foi, par omission ou par falsification. « Comment, m’objecte-t-on, vous prétendez qu’il s’agit bien là d’une question religieuse ? Mais voici pourtant la preuve que ce ne peut pas l’être : la burka n’est portée que sous certaines latitudes (dont la nôtre, donc…) ; mais en d’autres endroits où l’islam a cours également, on n’en a jamais vu dissimuler le corps d’aucune femme. – Si ce n’est la burka, c’est donc le nikab ! – Que non ! Le nikab est bien porté dans certaines contrées, en effet, mais point dans d’autres ! La variété de tous ces costumes suivant les pays dans lesquels on les porte prouve bien, comme je vous disais, que la question qui nous agite est culturelle et non pas religieuse ! » Ouais… Je ne sais comment on dit aux antipodes, mais moi, j’appelle ces plaisanteries-là de beaux sophismes. Cela cache quelque chose. Oui, cela cache quelque chose, mais qui n’est pas ce qu’on croit. Ce que cache le voile intégral (nommons-le ainsi, pour être clair), ce n’est pas seulement quelques femmes, qui sont d’ailleurs fort peu nombreuses en France : c’est le voile tout court, je veux dire par là tous les voiles qui sont plus courts que le voile intégral et qui, déjà, passent pour entièrement acceptables, parfaitement décents sous notre latitude, puisqu’ils ne sont pas le voile intégral, le seul qu’on nous dit qui doit faire horreur, et dont l’interdiction, légale ou même seulement morale, a pour conséquence paradoxale et navrante d’autoriser le port de tous les autres, comme s’il allait de soit, alors qu’il est une pure incongruité dans un pays comme la France. L’accord est manifeste, même s’il n’y a sans doute pas eu de concertation pour y parvenir, entre les musulmans dits modérés et les intégristes, pour faire la promotion du port du voile en France : le voile proposé ou plutôt imposé par ces derniers doit servir de repoussoir, pour qu’un voile plus court, celui dont les modérés veulent laisser le libre choix aux femmes, paraisse plus décent, en comparaison de l’autre. Mais la vérité est que le voile intégral n’est pas le problème. Si problème il doit y avoir, ce ne peut être que celui du voile tout court, intégral ou non. Quelle différence y a-t-il donc en effet entre l’un et l’autre ? Bien sûr, au point de vue météorologique, je vois bien la différence ! Je devine qu’il doit être infiniment plus pénible, par temps de canicule, de se couvrir entièrement d’un voile plutôt que de cacher seulement ses cheveux. Mais idéologiquement, dans le principe, je ne vois aucune différence, dès lors que le voile, intégral ou non, a pour fonction de signifier l’infériorité de la femme et la propriété de l’homme sur elle. Le voile islamique est un signe. Je vois dans son port l’exhibition d’un signe distinctif, étranger à la France, incompatible avec la douceur de ses mœurs, qui ont permis, avant même qu’il y eût une France, à des hommes et des femmes égaux et libres de s’offrir à leurs regards respectifs et de se mêler les uns aux autres. Ce que cache le débat sur le voile intégral, c’est que le principe du voile tout court, c’est-à-dire du voile qui est plus court, est déjà largement admis dans tout le pays. Même où je vis, à Mont-de-Marsan, qui est peut-être la plus provinciale et la plus reculée des villes de France, une ville située tellement aux confins du pays qu’elle se croit souvent espagnole, plus un jour ne se passe sans que mon regard soit irrésistiblement attiré par une femme portant un voile pourtant fait, paradoxalement, pour la cacher à mes yeux d’homme. Et je ne parle pas ici du voile qui cache seulement les cheveux, que j’aperçois des dizaines de fois par jours, celui-là, mais bien de celui qui cache presque tout le corps, et ne laisse voir que le visage et les mains, sans pour autant être ni la burka ni le nikab, bien sûr, mais qui est constitué d’un savant assemblage de vêtements recouvrant donc presque tout, et qui ont en commun de donner l’impression de ne pas être d’ici, d’être d’ailleurs, sans que je sache bien dire d’où, si tant est qu’ils soient vraiment de quelque part, ce qui n’est pas certain. Peut-être est-ce ce costume qu’on appelle le hijab, mais je ne tiens pas spécialement à le savoir : toutes ces nuances de vocabulaire n’ont à mes yeux tout bonnement pas lieu d’être en France. Ce qui est certain, c’est que ces vêtements que je ne sais ni ne veux nommer ont en commun d’être complètement étrangers au goût des Françaises, ou plutôt étrangers au goût des Françaises qui ne sont pas musulmanes, ou qui du moins ne sont pas musulmanes au point de se voiler (car toutes ne se voilent pas, évidemment) ; enfin d’être absolument contraires au goût des femmes qui me sont le plus familières, mes sœurs, ma mère, mes grand-mères et mon arrière-grand-mère, qui ont toujours eu le souci, si ce n’est d’exposer leur beauté, dont elles ne sont pas toujours pourvues, du moins de paraître belles, contrairement aux musulmanes voilées, qui semblent ne pas vouloir l’être, ce qui ne les empêche d’ailleurs pas toujours de l’être quand même et malgré qu’elles en aient, peut-être d’ailleurs du fait même des vêtements qu’elles portent pour se cacher, car j’ai parfois remarqué que beaucoup d’entre elles, souvent les plus jeunes, étaient belles en effet, fières et belles. Je crois que leur beauté si particulière leur vient précisément de la fierté qu’elles ont de porter un tel uniforme, parce qu’il est le signe, comme je disais tout à l’heure, non pas seulement de leur infériorité de femmes par rapport aux hommes, mais aussi d’une infériorité au sein d’une communauté religieuse qui ne doute pas de sa supériorité sur les non-musulmans. Contrairement aux autres femmes, ce n’est pas leur beauté, c’est leur fierté qu’exposent en ce voilant ces musulmanes. Si le port du voile est un tel scandale à mes yeux, c’est aussi, c’est surtout parce qu’il veut être le signe de la supériorité que croient avoir les musulmans qui le promeuvent sur les non-musulmans, supériorité à laquelle je ne crois pas, et qui n’est pas compatible, de toute façon, avec le principe d’égalité que la République française fait figurer dans sa devise. Pour reprendre une phrase de cet excellent texte de Pierre Cormary, à travers ces vêtements, ces femmes semblent nous dire : « Nous sommes des pures, pas vous. » C’est probablement cette conviction qui donne à ces femmes leur effrayante beauté. Je disais tout à l’heure que le port du voile était une pure incongruité dans un pays comme la France. Du moins l’était-il naguère encore. Qu’on se souvienne donc par exemple de l’heureux temps où la monnaie nationale était le franc. La reproduction d’un célèbre tableau de Delacroix figurait sur les billets de cent francs. Ce tableau, c’était La Liberté guidant le peuple, liberté symbolisée par une femme aux seins nus ! Comment donc, en si peu d’années, un pays qui ne craignait pas d’arborer sur sa monnaie une femme aux seins nus a-t-il pu tomber si bas, en se passionnant pour des débats d’un autre âge, mais surtout d’un autre monde, pour savoir s’il est décent ou non de voiler les femmes ? Je n’ai pas souvenir qu’il y ait eu de plus nombreux débordements libidineux de la part des hommes qui maniaient cette monnaie à l’époque où elle avait encore cours. Je me demande comment feraient les femmes qui se voilent pour acheter les vêtements qui les cachent si c’étaient ces billets qui circulaient encore aujourd’hui. « Avant que de parler, prenez-moi ce mouchoir », dit comiquement Tartuffe, avant d’ajouter : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. / Par de pareils objets les âmes sont blessées, / et cela fait venir de coupables pensées », les mêmes coupables pensées que, paraît-il, les femmes voilées craindraient d’inspirer aux hommes qui les verraient ! Mais Tartuffe est un imposteur. Il manœuvre pour dépouiller de son bien et de sa femme l’homme qui l’a reçu chez lui. Le mouchoir qu’il tend à Dorine pour l’en faire cacher son sein ne fait en réalité que montrer davantage l’objet de toutes les convoitises de Tartuffe, c’est-à-dire les femmes de la maison, et plus particulièrement celle d’Orgon : Elmire. L’imposture, dans l’affaire du voile intégral, est d’un autre ordre. Si Tartuffe affecte de vouloir ‘‘voiler’’ les femmes de la maison d’Orgon, c’est pour cacher son dessein de les déshabiller ! Au contraire, si les plus radicaux des musulmans voilent intégralement leurs femmes en France, c’est dans le but d’en voiler partiellement bien davantage, avec le concours involontaire des plus modérés, qui s’empressent de se dissocier d’eux en défendant un voile qu’ils prétendent être plus décent. Le voile intégral est un arbre qui cache une forêt de voiles partiels. Les modérés, dans cette affaire, sont vraisemblablement l’instrument des radicaux dans leur pratique de la taqîya, cette imposture que permet l’islam aux sectateurs de Mahomet si elle contribue au progrès de leur religion. C’est pourquoi je considère généralement ces prétendus modérés avec la plus grande méfiance. Le seul fait qu’ils expliquent l’intégrisme religieux de certains ‘‘jeunes’’ des colonies périurbaines (les ‘‘cités’’, comme on dit très improprement) par leur méconnaissance du Coran suffit à me les rendre des plus suspects, puisqu’ils ont eux-mêmes pour habitude de soutenir que ce livre ne prescrit pas aux femmes le port du voile, ce qui prouve assez, je crois, leur propre ignorance en la matière !
« Hier soir, dîner chez Tityre, qui fêtait son anniversaire. J’y ai vu pour la première fois Parthénie être soûle. Le terrible Cléomédon disait toujours aussi souvent ‘‘moi, je…’’ tandis que son ami le beau Clinias, frêle oisillon tombé du nid, ne pipait mot, sans jamais jeter le plus petit regard sur moi. Phidippide, qui n’avait pas compris de qui il s’agissait, draguait assez ostensiblement le nouvel amant de Tityre, contrariant fort ce dernier… »
Lire la suite : lundi 29 juin 2009.
25/06/2009
« Hier, donc, dix-neuvième séance chez Tirésias, qui fut encore plus laborieuse que la dix-huitième, dont j’ai d’ailleurs trop tardé à faire le compte rendu dans mon autre journal, celui de mon analyse, si bien que j’ai fini par oublier tout ce que j’y avais dit… »
Lire la suite : mercredi 24 juin 2009.
24/06/2009
« J’attendais désespérément des nouvelles de Camille, qui ne m’en a pas données depuis peut-être bien deux mois. Je voulais avoir une chance de lui montrer du dédain : ne pas décrocher le téléphone, s’il avait appelé ; ne pas répondre à son SMS, s’il m’en avait écrit ; ne pas aller à un rendez-vous qu’il m’aurait donné ; ne pas lui rendre un service qu’il m’aurait demandé. Ce fut chose faite cet après-midi… »
Lire la suite : mardi 23 juin 2009.
19/06/2009
« La scigalomachie sera sans fin. Je ne puis y participer, trop occupé que je suis à mener d’autres assauts, moins sanglants, quoique toujours virils et souvent plus substantiellement enrichissants… »
Lire la suite : jeudi 18 juin 2009.
18/06/2009
« Heureusement que j’ai des lecteurs qui se sont donné pour devise quasi socratique de me connaître moi-même ! S’ils n’étaient pas là pour me relire, je me demande bien qui corrigerait mon portrait, lorsque je me laisse aller de bonne foi dans ce journal à me peindre meilleur que je ne suis, comme j’ai donc apparemment fait tout récemment en prétendant trouver que mon état s’était amélioré… »
Lire la suite : mercredi 17 juin 2009.
16/06/2009
« Demain : dix-huitième séance chez Tirésias. Voici le compte rendu de la dix-septième, qui a eu lieu mardi 9 juin dernier. J’ai demandé à Tirésias s’il avait remarqué, comme moi, que j’avançais beaucoup moins vite depuis quelques semaines… »
Lire la suite : lundi 15 juin 2009.
13/06/2009
« J’ai profité de l’absence de ma mère, qui est partie en vacances avec ses lesbiennes, pour organiser chez elle un petit dîner au bord de la piscine, où j’avais invité mes amis Osman, Phidippide qui, à cause de Monsieur Véto, sera peut-être bientôt mon avocat, et Tityre, qui s’est déjà trouvé un nouvel amant ‘‘attitré’’. (Mais comment fait-il donc ? Moi, il me semble avoir toujours été célibataire…) »
Lire la suite : vendredi 12 juin 2009.
07/06/2009
« Je suis allé voter cet après-midi pour le vicomte et ses piqueurs, non pas seulement pour le plaisir de la formule, mais aussi contre le Turc, qui est à nos portes, c’est le cas de le dire, puisqu’il veut entrer… »
Lire la suite : dimanche 7 juin 2009.
05/06/2009
« Ce soir, pour la première fois de ma vie, je me suis rendu seul au concert. J’ai toujours eu du mal à me rendre à ce genre d’événement même accompagné. Aussi le fait que j’y sois allé seul, c’est-à-dire, dans mon esprit, sans le soutien de personne, est-il le signe d’un grand changement, d’une grande amélioration de mon état… »
Lire la suite : jeudi 4 juin 2009.
03/06/2009
« C’est dans l’ordre des choses : mes pratiques ont généralement déjà beaucoup vécu. Non seulement elles ont connu bien des lits, mais il arrive aussi qu’elles soient déjà passées plusieurs fois sur le billard… »
Lire la suite : mercredi 3 juin 2009.
29/05/2009
« Je me demande si le texte qui suit la photo prise par Dominique Autié que Juan Asensio a publiée sur son blogue s’y trouvait déjà hier. Sur la page principale, il n’y a que la photo, suivie d’un lien menant au texte proprement dit. Mais je ne me rappelle pas avoir remarqué ce lien, hier après-midi, ce qui d’ailleurs ne signifie pas qu’il ne s’y trouvait pas. Peut-être le texte n’a-t-il été ajouté que dans un second temps, après que Juan Asensio eut donc remarqué que pas un, sauf lui, évidemment, n’avait eu de pensée pour Dominique Autié : pas un des blogueurs que ce dernier avait liés sur son blogue. Mais c’est faux… »
Lire la suite : jeudi 28 mai 2009.
28/05/2009
« Il y a un an que Dominique Autié est mort. Hier soir, rencontre de Dioclès et dîner avec lui. C’est un Internaute avec qui je chatte depuis longtemps. Il est revenu vivre un mois chez ses parents, à Mont-de-Marsan, en attendant de partir pour le Nouveau Monde, en juin. Nous avons profité de sa présence ici pour nous voir. Il était curieux du nom que je lui donnerais dans ce journal et se demandait d’ailleurs suivant quel système je nommais mes personnages. La vérité est que je n’ai pas vraiment de système… »
Lire la suite : mercredi 27 mai 2009.
26/05/2009
« J’ai sans doute trop tardé à rendre compte de ma quatorzième séance chez Tirésias, qui a eu lieu mardi dernier. Ce sera demain la quinzième, déjà. Ce n’est pas la première fois que je tarde à consigner dans ce journal ce qui se dit lors de mes séances sur le divan. Au début, si je remettais toujours au lendemain ce petit devoir que je me suis fixé de tenir à jour la chronique de mon analyse, c’est parce qu’il m’était pénible de faire une seconde fois ces sortes d’aveux qui touchent souvent à des choses qui me sont très personnelles… »
Lire la suite : lundi 25 mai 2009.
23/05/2009Garçon de ce nom digne est souvent débraillé,
Braguette ouverte ou sans la main s’il va bayer.
19/05/2009
« J’apprends à l’instant que Guillaume Cingal est accusé de violences contre un policier. Je n’ai rencontré cet homme qu’une fois, en avril 2007, chez Jean-Paul Marcheschi, et c’est à peine si je lui ai parlé, mais je ne crois pas beaucoup m’avancer en disant que Guillaume Cingal ne peut être soupçonné de la moindre violence. Le texte de la pétition de soutien à Cingal, que j’invite mes lecteurs à signer eux aussi, relate dans quelles circonstances ce pacifique universitaire s’est retrouvé accusé de violences dont il est manifestement innocent… »
Lire la suite : lundi 18 mai 2009.
18/05/2009
« Je crois que c’était aujourd’hui ‘‘la journée contre l’homophobie’’, ou quelque chose comme cela. Je me sens évidemment très concerné par ce douloureux problème, surtout depuis que j’ai appris que j’étais moi-même homophobe ! Les policiers qui m’ont entendu au début du mois m’ont en effet prévenu que je pourrais être inquiété non seulement pour les injures que j’avais adressées à Monsieur Véto, mais aussi pour leur caractère discriminatoire, si j’ai bien compris ce qu’on m’a dit, et pour l’incitation à la haine des homosexuels qu’elles constituaient… Bref, mes injures avaient un caractère indubitablement homophobe, ce que je n’envisage certes pas de nier, puisque je les avais tournées de la sorte précisément dans le but de blesser davantage ma victime, dont je connaissais l’orientation sexuelle… »
Lire la suite : dimanche 17 mai 2009.
15/05/2009
« Monsieur Véto a donc répondu à la lettre électronique dans laquelle je lui demandais de retirer sa plainte contre moi. Il m’a rappelé que j’avais mis en ligne sur mon blogue un texte nominatif extrêmement violent à son égard (c’est hélas entièrement vrai), et accessible à tous sur un simple clic (d’ailleurs, je constate qu’en lançant dans Google une recherche sur Monsieur Véto, des liens mènent toujours aux pages où je le nommais et l’injuriais, même si j’ai effacé son nom de mon blogue depuis une bonne quinzaine de jours, maintenant) ; il a ajouté qu’il m’avait demandé de retirer ce nom et que je n’en avais rien fait ; qu’il n’avait donc pas pu faire autrement que de porter plainte contre moi. ‘‘Le Web, concluait-il triomphalement, n’est pas une zone de non-droit’’… »
Lire la suite : jeudi 14 mai 2009.
13/05/2009
« Un jeune homme avec qui j’ai chatté, et qui se trouve être le fils de voisins de ma mère, m’a dit tout à l’heure : ‘‘Tu vois, toi, quand tu avais dix-huit ans, je rêvais de rentrer à six heures du matin et de te croiser sur mon chemin’’. Est-ce qu’il ne pouvait pas prendre son courage à deux mains, cet idiot… »
Lire la suite : Mardi 12 mai 2009.
11/05/2009Ballade pour l’anniversaire de Myriam honteusement tombée des filles aux garçons en son âge du Christ
Ainsi, pour ton anniversaire,
Je viens d’apprendre que, laissant
Ces mœurs de saphique corsaire
Qui t’en donnèrent mille et cent,
Tu fuis tes sœurs pour l’autre sang
Et veux rejoindre ceux du stade,
Dans le dessein fort peu décent
D’aimer des garçons la peuplade.
Mais quand, passée à l’adversaire,
Serrée entres ses bras puissants,
Tu comprendras que d’un faussaire
Tu fus le pigeon innocent,
Souviens-toi donc des vains accents
Que j’aurai mis à ma ballade,
Pour dissuader ton cœur pressant
D’aimer des garçons la peuplade.
Ce ne sont que des mercenaires
Qui, dès leur âge adolescent,
Feignent les plus imaginaires
Et les moins sincères des sens
Pour prendre un cœur incandescent.
Crois m’en, je connais leurs parades,
Pour avoir trop, ne m’en lassant,
Aimé des garçons la peuplade.
Toi qui, reine de mon printemps,
Ne fus que de moi la ménade,
Cesse donc, tant qu’il en est temps,
D’aimer des garçons la peuplade.
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