14/10/2011

14/10/11 - 09:59

Court métrage : Je ne veux pas rentrer seul

Court métrage brésilien touchant présenté au festival gay et lesbien. Léonardo, un adolescent aveugle de 15 ans se lie d'amitié avec le nouveau venu Gabriel. et doit faire face à la jalousie de sa meilleur amie Giovana.

On peut avoir les sous titre en cliquant sur CC puis une deuxième fois avec la traduction (béta) mais qui marche très bien.

30/06/2011

22/05/2011

22/05/11 - 13:02

Vu Cabaret de Bob Fosse (1972)

Une danseuse américaine de cabaret rencontre un jeune professeur d'anglais dans l'Allemagne des années 30.



L'affiche se focalise sur Sally Bowles (Lizza Minelli) et les numéros de cabaret. Or, ceux-ci ne viennent que ponctuer l'histoire principale consacrée à l'ambiguité des relations de Sally avec Brian ainsi que la lente contamination de la société allemande par le nazisme. Je n'ai pas été étonné quand j'ai appris que le film était inspiré par "Adieu Berlin", le livre Christopher Isherwood, aussi auteur de "Single Man". Tout en subtilité, on découvre que Brian est en fait...

Bien loin donc des impressionnants numéros de Cabaret, ma sensibilité me porte donc à préférer cette autre séquence qui dévoile les 2 autres grands thèmes de ce film (qui s'enchevètrent d'ailleurs parfaitement).




Cabaret est donc assurément un grand classique avec une mise en scène impeccable dont la qualité ne varie pas, de la description de la scène du cabaret aux plans plus intimistes très travaillés esthétiquement, et une narration pleine de sous-entendus croustillants.

Cela m'a aussi permis de découvrir le talent de Lizza que j'avais entraperçu dans Arrested Developpement. J'aime beaucoup son côté sex-appeal avec ce petit côté vulgaire anti-conformiste.

Enfin, il va falloir que j'ajoute à ma liste de chevet les livres de Christopher Isherwood. Et si c'était lui et non Bob Fosse (ou Tom Ford pour Single Man) qui était vraiment responsable du plaisir que j'ai pris à voir ce film ?



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15/05/2011

15/05/11 - 12:10

Affaires Dsk : Une porche, un tailleur et la crémière

Affaires dsk, une porche, un tailleur, maintenant un viol. Bizzare coïncidences avant l'éventuelle entrée en liste du candidat le plus sérieux à gauche. La seule conclusion possible à l'heure actuelle avant que les vérités ne soient ou pas confirmées, c'est que les similitudes avec les années 30 sont de plus en plus d'actualité. Si la droite gagne ce ne sera pas sur des propositions ou des idées mais sur la Haine. Cela n'inaugure rien de bon pour la suite...

28/01/2011

28/01/11 - 01:28

Ouvrez la cage à l'oiseau

Vu Birdy d'Alan Parker (1984) avec Matthew Modine, Nicolas Cage.

Très beau film qui raconte l'histoire touchante de Al, un jeune soldat défiguré revenant du Vietnam, qui essaye de sortir son meilleur ami Birdy de l'autisme dans lequel la guerre, mais aussi son obsession pour les oiseaux, l'ont plongé. Ce film a reçu le Prix spécial du Jury au festival de Cannes en 1985.

Dans le même style, j'avais déjà parlé maintes fois de l'excellent Johnny s'en va en guerre, mais là, on est loin de la critique général de la politique militaire américaine, de l'horreur de la détresse totale que subit le jeune soldat Johnny et de l'éthique admirative de la nurse qui le veille. Birdy est plus une histoire intimiste où la guerre du Vietnam joue presque un rôle anecdotique.

Le film parle d'une amitié profonde. Mais jusqu'à quel point ? Al passe de fille en fille, mais, pour lui, Birdy passe avant tout. Parler des femmes avec son meilleur ami, c'est un peu revendiquer sa part hétérosexuelle, tout en donnant une signification à l'intimité qu'il peut y avoir entre eux. Birdy, quant à lui, refoule sa sexualité qui ne peut s'assouvir que dans le cadre qu'il s'est créé pour fuir la réalité, s'envoler, se prendre pour un oiseau.



C'est un film poétique et métaphorique. Au delà du lourd passif psychologique de Birdy, il y a une grande sensibilité à laquelle on s'attache, surtout au fur et à mesure qu'on découvre ces épisodes du passé qui relient Al et Birdy. On veut croire que Al va réussir à le sauver, cet être tellement étrange, débile ? et pourtant compréhensible.

D'un point de vue technique, le jeu d'acteur est fantastique. La composition de l'image est superbe, très esthétique. Juste le petit regret que la musique soit aussi datée, le problème du synthé...




edit : finalement après écouter de l'ost, je reviens sur mon jugement hâtif. La bande originale du film est vraiment très bien, avec ce côté plânant, perdu et la montée progressive de la violence ou du cri avec un battement d'aile. On est tout à la fois dans une belle mélodie de la folie.


Peter Gabriel - Quiet And Alone


Peter Gabriel - Birdy's Flight (From Not One Of Us)


Peter Gabriel - Sketchpad With Trumpet And Voice


et l'excellent fond sonore de The rythm of heat


Peter Gabriel - The Heat



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16/01/2011

16/01/11 - 23:11

Revival GA : souvenir



Evelyne et les garçons


source :
Loup03
Evelyne
Mattleo
Fabulous

(Westmark) Fabulous 2006

16/01/11 - 22:59

Du détail banal (série: pur blog)

Un ami m'a fait remarquer qu'adulte on ne se faisait plus de croûtes aux genoux. Cela n'arriverait qu'aux enfants qui ne maîtrisent pas encore tout à fait leur équilibre. Cela fait longtemps en effet que je ne me suis plus écorché les genoux. Et pourtant autrefois je suis bien tombé... une vingtaine de fois? Un souvenir a directement émergé de ma mémoire. Un souvenir pourtant banal, pas plus spectaculaire ou représentatif.

Cette fois où j'avais été invité pour la communion de mon meilleur ami de ce2. J'étais la seule personne extérieure à la famille, les autres enfants de notre âge, étaient les cousins, du 4ème, du 5ème degrès. Ça me faisait bizarre moi qui ne comptait que des cousins, tristement germains, à 10 000 km en métropole. Autre élément de surprise, mon meilleur ami m'avait aussi présenté sa tante... qui n'avait que deux ans.

Nous courrions sous le porche, en short, sandales. Un mauvais virage et j'ai dérapé. On m'a aidé à me relever. J'étais tombé sur le genou. Quatres griffures dans la peau. Ça brûle... Le sang apparaît. En d'autres lieux, avec d'autres personnes, j'aurais pleuré. Là j'ai réussi à me retenir :

"Ça va ! ça va !" ai-je dit

La mère est arrivée en courant, anxieuse de s'assurer que l'enfant étranger, dont on lui avait donné la responsabilité, n'avait aucun mal fâcheux. Même si je prétendais que cela allait bien, il fallait malgré tout nettoyer tout ça. Mon genou tremblait quand on a taponné la plaie avec du coton imbibé d'eau puis de mercurochrome. Je retenais mon souffle. Nous étions entourés par les enfants. Je ne disais rien.

Enfin, une fois l'opération terminée, les choses ont repris leur cours. La mère est rentrée à la maison. Et avec les enfants, on s'apprêtait à repartir en chasse. Petit à petit la brûlure s'estompait. Un cousin m'a glissé

"Si c'était arrivé à quelqu'un d'autre, il aurait pleuré"

J'ai été fier. J'avais surmonté l'épreuve. Je n'avais pas déçu. Rendu digne d'avoir été invité. Chose que je n'attendais pas.

Au début, quand j'avais voulu être son meilleur ami, je n'avais pas su lui dire. Il était toujours entouré de ses cousins. J'avais envie de me rapprocher mais je ne savais pas quoi faire ou comment le faire. Au détour d'une discussion, j'ai appris le jour de son anniversaire. Et le jour se rapprochant, profitant d'une visite à la petite librairie de la ville tenue par un commerçant chinois, j'ai confié à ma mère que je voulais faire un cadeau. J'avais croisé par hasard, une bande dessinée qui reprenait son prénom.

Le lendemain, après avoir été déposé devant le portail de l'école, j'avais le livre emballé. Je me suis senti stupide. A l'école, on ne fête pas les anniversaires. A l'école, on n'offre pas de cadeaux, comme cela, tout seul, sans que la personne ne soit pas au courant, sans qu'il y ait une fête pour cela. Je suis resté un moment interdit. Je me suis dit que je n'allais pas le faire. Cacher le cadeau au plus profond de mon cartable... et l'oublier.

Et puis je ne sais pas, j'ai passé le portail, foncé droit devant, vers la classe, percuté le groupe dans lequel il bavardait et je lui ai donné le livre.

Il s'appelait Alix.


OMC - Souvenir (1981)

09/01/2011

09/01/11 - 18:57

Le rêve et la réalité

Vu aujourd'hui Léolo (1991) film québécois de Jean-Claude Lauson.

Le rêve permet-il s'échapper à la réalité, à la folie ?

Léo est né dans une famille avec un lourd passif psychologique dans un quartier pauvre de Montréal. Il essaye de s'évader de cette réalité glauque en écrivant, en inventant des histoires, créant de la poésie et de l'humour.

Film dur qui navigue dans la psychologie et la sensibilité. On a parfois envie de s'arrêter, car on trouve les choses si bizarres, si obscures, si nauséeuses. Mais on continue, de visionner, de vivre avec Léolo, car on espère, jsuqu'à la fin...

Film donc touchant, beau techniquement, dans les plans, dans le montage, dans le jeu des acteurs. Et une invitation à réfléchir.

"Parce que moi je rêve, moi je ne le suis pas"
"Parce que j'ai eu peur d'aimer, je ne rêve plus".












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13/12/2010

13/12/10 - 20:46

Cartes blanches (série : dans mon portefeuille)



En ce moment, la mode est aux cartes blanches #tendance.

15/11/2010

15/11/10 - 01:00

La danse d'un sachet de plastique

Ai revu le film American Beauty. Je m'en rappelais un peu. De la musique (j'ai été longtemps fan de musique de film). Je me souvenais d'un scénario bien ficelé. D'un dénouement déroutant, même si je ne me rappelais pas en quoi. Et bien entendu, de ce rapport particulier et interdit entre un homme et la meilleure amie de sa fille, mineure. Je pouvais comprendre que certains puissent trouver ce film glauque. Le désir symbolisé par des flots de pétales de rose m'avaient aussi mis mal à l'aise...

Par contre, j'avais oublié cette critique sociale des Etats-Unis. Cet humour grinçant, rebondissant sur toutes ces caricatures, Ces dialogues riches et percutants.

Mais surtout, il y a beaucoup de choses que je n'avais pas perçu alors que je me targue d'aimer le cinéma et de décrypter son sens. Je n'avais pas perçu toute la sensibilité de ce film résumé dans cet extrait que l'on pourrait trouver décalé à l'intérieur du film, où Ricky Fitts, un jeune garçon pris d'abord comme un voyeur déséquilibré, passionné de vidéo, nous montre son passage favori. Non ce ne sera pas le détail d'un cadavre de pigeon, où une femme se dénudant, mais un presque vulgaire sac plastique balloté par le vent.



A partir de ce détritus de la vie moderne, ce garçon, qui représente en fait le réalisateur, nous parle des forces bienveillantes que l'on devine grâce à un moment anodin, banal et pourtant profondément esthétique, visible seulement par les initiés, seulement ceux qui se donnent la peine de sortir de leur ornières. L'incroyable beauté de la vie au-delà des choses qui nous protège de ces moments sombres... et de nos personnalités.

C'est ce témoignage qui fait tenir tout le film. Tous les côtés sombres des personnages qui symbolisent toutes nos pulsions intérieures (volonté de réussite, matérialisme, addiction, fantasme, frustration, conformisme, révolte contre le système...) sont balayés, relativisés par ce vent protecteur. Et même la mort peut devenir belle. On ne peut que pardonner aux personnages leur défaut. Ils sont tous humains, comme nous le sommes. Et le meilleur moyen d'accepter cette humanité, est de se souvenir par exemple, d'un vulgaire sac plastique, balloté par le vent.

Pour clore, une musique de la BO. Au thème officiel, je préfère celui-ci. Tout aussi plânant, mélancolique et touchant. On l'entend bien le vent :)


Thomas Newman - Angela undress


Merci Xavier pour la suggestion.

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12/11/2010

12/11/10 - 14:01

Vous votez à gauche ?

Un sondage en ligne pour votre candidat préféré aux primaires
A perdre la raison: Sondage : votre candidat(e) pour les primaires à gauche ?

09/11/2010

09/11/10 - 08:57

Article : Petites nominations entre amis | Slate

Bon article ! Personne ne l'a vu sauf slate.fr: les nominations au conseil économique et sociale pendant la Toussaint http://bit.ly/9Din1v

08/11/2010

08/11/10 - 10:45

Réflexion du moment

Proposition indécente... Dilemme, un choix nécessaire pragmatique et terre à terre, alors qu'on recherche le rêve et la joie. Mais beaucoup disent que le rêve n'est qu'illusion donc c'est sans doute un mal nécessaire, une chance concrète qui, à la longue, finira par briller ?




Claude Debussy - Clair de Lune

06/11/2010

06/11/10 - 01:16

Relation ludique

En finissant Limbo, j'ai obtenu un joli cadeau pour mon profil xbox : une bébète virtuelle !!



J'ai trouvé cela vraiment mignon. Transporté dans mes souvenirs, cela m'a rappelé mes débuts dans "Secret of Mana 3", dont l'envie de rejouer revient en force en ce moment. Notamment la partie jouée avec Kevin et son petit animal de compagnie, Karl.



Secret Mana, une série maintenant oubliée, magique. Un monde profond et enchanteur, des histoires épiques et captivantes, une musique particulièrement mélodique, des personnages attachants et avec de très belles animations qui témoignent de la sensibilité nippone et son art de ne pas dire tout en montrant.

Surtout un jeu qui pouvait être joué à plusieurs, chacun pouvant contrôler un des 3 héros, une révolution à l'époque. Encore aujourd'hui, il est rare de voir des jeux, surtout les rpg, gérer aussi bien le multijoueur. Souvenirs, souvenirs. Je me rappelle de ce garçon avec qui j'ai eu plaisir de jouer à secret of mana 2, même si je l'avais déjà terminé seul. On se retrouvait souvent, on passait de bons moments. Il fallait parfois se séparer à contre coeur, à l'heure du repas, ou quand il se faisait trop tard. Je me rappelle la joie quand il m'avait appelé sur le téléphone familial pour me demander de passer. Le jeu était devenu le prétexte admis pour nos retrouvailles. Ce jeu passa même une fois par la fenêtre, car, malheureusement, fidèle à mon incompréhension sociale, je n'allais pas assez loin... Je ne voulais pas que notre relation soit salie. Je ne voulais pas mêler les pulsions à cette amitié forte et platonique, idéalisée. Je ne m'admettais pas encore gay. Pour lui l'excitation d'une lutte issue d'une chamaillerie avait été trop forte, la frustration devant mon inaction fut encore pire. Il prit ce jeu qui avait permis notre relation et le jeta au loin avant de fuir dans sa chambre et de claquer la porte. Penaud. Je suis parti. J'ai vu le jeu dans l'herbe. Je l'ai ramassé et l'ai remis sur la table de la salle à manger. Puis j'ai pris mes jambes à mon coup. Pour pas qu'il s'en aperçoive. Pour ne pas me prendre une deuxième fois cette rupture à la figure. Quelques jours plus tard, il me rappelait pour reprendre l'aventure. Nous ne l'avons jamais terminée. Nous avons trouvé d'autres moyens pour nous voir.

Quelques années plus tard, j'ai découvert "secret of mana 3" via un émulateur. Je l'ai trouvé beaucoup plus réussi. Lui aussi je l'ai terminé, seul. Peut être un jour aurais-je un nouvel équipier ?


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28/10/2010

28/10/10 - 11:20

Un jeu video pour Halloween

J'aime soutenir les indépendants créateurs de jeux video. Ils apportent souvent des concepts novateurs , des jeux sensibles, intelligents, où l'imagination n'est pas troqué par le budget. Il y a peu je vous ai parlé de Machinarium, sa poésie, sa musique. Cette fois, j'ai découvert pour Halloween, Limbo.

Dans ce jeu vous jouez un petit garçon qui coure sans arrêt jusqu'où ? après qui ? On ne sait pas. S'enfonçant dans ses cauchemards. Le jeu est tout en noir et blanc. Les ombres dominent. Limbo m'a rappelé Silent Hill 2 à l'image salie et brumeuse, ses courses halletantes infinies dans un silence pesant.



Mais les similitudes ne s'arrètent pas là. Vous avez entendu dans la bande annonce, le bourdonnement de l'insecte qui rappelle les dérapages de la musique de SH2 vers l'insanité ? Limbo, derrière son aspect gentillet est en fait un jeu dur et violent. Le jeu est interdit au moins de 18 ans. Il joue sur notre psychologie. On côtoie nos plus grandes peurs, celle de l'obscurité, les araignées géantes, la mort...

C'est un jeu où les morts les plus horribles s'accumulent : coupé en deux par une scie sauteuse, on ne sait pas nager on coule souvent à pic, écrasé sous une masse, épinglé par un monstre, empalé sous un pieux. Les morts sont tellement horribles qu'on ne peut s'empêcher de rire nerveusement mais d'un rire réel sous l'effet de cet humour noir mais qui sait rester léger. On n'est dans la peau d'un personnage de cartoon dont finalement la mort est programmée, prévisible et à laquelle il est difficile d'échapper du premier coup. Le côté glauque est souligné par des pendaisons d'enfants dont l'horreur est atténué par l'ombre qui lui donne même une dimension artistique (sic).

Rares sont les jeux qui déclenchent en moi des réactions dès la première minute. Dans mes souvenirs, je me rappelle la première fois que je jouais à Ocarina of time. Pendant la première journée, je n'arrêtais pas de dire "C'est beau !", "C'est beau ! ". Pour Limbo, ce serait plus tôt, le sourire aux lèvres et crispé dans l'action du pad "C'est horrible !", "C'est horrible !". Je ne vous raconte pas cette rencontre avec ces pattes géantes et acérées, on est déjà écoeuré, on sait qu'on doit approcher et qu'on va se faire déchiqueter. Et puis finalement, surprise ! Pour une fois, une pirouette, une aide du destin finement calculé.



Limbo est donc un jeu tout à fait pour Halloween. Que j'ai eu plaisir à découvrir. Un petit jeu pas cher (10€) et qui vaut grandement le coup, par son atmosphère, son gameplay, son fun. Je suis fier par ailleurs d'avoir acheté une xbox 360 rien que pour cela. D'ailleurs si vous en avez une, n'hésitez pas à m'envoyer un mp pour me communiquer votre gamertag.


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21/10/2010

21/10/10 - 13:32

De la grève et des retraites

De la solidarité entre générations


Je dois avouer que je n'ai pas été manifesté la première journée de grève décrétée vers avril dernier. Il ne faisait pas beau. Je n'étais pas vraiment convaincu. J'avais posé une journée de grève juste par solidarité syndicale. Je trouvais même injuste de devoir faire grève pour garder une retraite à 60 ans alors que je n'étais même pas sûr, comme toute ma génération, d'en avoir une.



Commencé à travailler trop tard, sentiment qu'on allait dans le mur et qu'il faudrait un jour de toute façon tout remettre à plat. Sentiment d'injustice envers cette conservation d'une acquis immédiat pour la génération babyboom incapable d'envisager un report de quelque année pour garantir à ses enfants un avenir meilleur, cette génération qui a profité de tous les moments de bonheurs de la société : l'absence de guerre, la promotion sociale, la liberté sexuelle, les trentes glorieuses...



De la solidarité


Et puis j'ai entendu Anne Hidalgo et Robert Badinter dénoncer une réforme injuste qui oblige ceux qui ont commencé à cotiser tôt, à travailler et à côtiser plus longtemps sans avantage supplémentaire. J'ai eu une pensée pour mon oncle, ouvrier depuis 16 ans, cassé à 50 ans et attendant péniblement la retraite repoussée de deux ans, un véritable calvaire selon sa situation.

Et puis j'ai été manifesté. J'ai pris le temps de lire quelques tracts. J'ai pris connaissance de la situation des femmes. Malgré l'égalité des sexes, le foyer, les enfants restent à la charge sociale des femmes ce qui les oblige à un aménagement du temps de travail différent, à temps partiel, plus salarié, plus précaire, avec parfois des interruptions dans la carrière qui handicape leurs droits à la retraite aggravés par la réforme envisagée.

La réforme des retraites, une réforme hypocrite qui ne résout rien sur le fond


Plus je réfléchissais sur cette réforme proposée par le gouvernement plus je commençais à comprendre son hypocrisie. Car au fond, cette réforme pérennise-t-elle le système des retraites ? Rien n'est moins sûr. On cotise plus mais il n'y a pas de visibilité supplémentaire du système. Dans les perspectives actuelles, il reste encore un déficit même après la mise en place de la réforme (le système ne résoudra au mieux que la question des retraites jusqu'en 2020...). Un déficit qui justifiera de nouveaux ajustements dans le futur et d'éventuels reports de l'âge de la retraite.

Pire, cette réforme empêche de se poser les vraies questions de financement. Si la société du travail continue de retarder l'arrivée dans la vie active des jeunes et à éjecter les séniors passé 55 ans [la France a l’un des taux d’activité les plus faibles pour les jeunes (37,5 %) et pour les plus de 55 ans (40 %) parmi les pays industrialisés], elle augmentera la pression sur les cotisants tout en appauvrissant ceux qui se retrouveront en dehors du système.


Taux d'emploi par classes d'âge en 2008



Le vrai enjeu pour sauvegarder le système de retraite est de relancer le travail et l'innovation en passant par une grande réforme de la société française. Et voilà la plus grande hypocrisie de la réforme dite des retraites. Le gouvernement Sarkozy se retrouve incapable malgré son volontarisme de façade à réformer la société française et à la moderniser. La réforme des retraites n'est ici présente que pour masquer un bilan médiocre. Cette réforme qu'on a voulu imposer facilement, sans concertation, d'autorité, est une politique qui ne demande pas beaucoup d'imagination, d'effort et de diplomatie.

De la réforme en Sarkozie, un triste substitut à une démarche réfléchie et imaginative nécessaire


Au contraire, comme toutes les décisions de notre hyper président, cette réforme est trop clivante au sein de la société pour être acceptée. La politique de rupture que véhicule le sarkozysme a le mérite de politiser, de dynamiser la vie publique mais elle simplifie, voire caricature, et concentre les oppositions. Elle ne peut qu'être rejetée à moyen terme car elle ne satisfait par à l'intérêt général de la communauté nationale. Plus qu'une politique de rupture avec les habitudes gouvernementales antérieures, cette politique est une politique de rupture entre citoyens. Le président ne cesse de morceler la base électorale sur laquelle il s'est fait élire, jusqu'à ne représenter que 30% de la population aujourd'hui.

Il faut bien convenir que la méthode Sarkozy n'est pas la bonne pour le pays. A trop faire de la communication, le gouvernement créé des blocages, empêche la réflexion, ne fait que désorganiser momentanément le pays avant de revenir en arrière. La droite pensait pouvoir se sauver d'un déficit de réflexion idéologique par la fuite en avant vers des hommes providentiels qu'ont incarné Chirac puis Sarkozy, mais il faut bien constater que cela ne marche pas. Il faut que cette droite se remette au travail. Idéologiquement, la gauche est tout autant fameuse... Mais encore a-t-elle l'intelligence de ne pas sacrifier les talents et de jouer collectif. Il ne reste plus qu'à trouver une cohérence, une vision, un projet pour un pays qui a de plus en plus de mal à rebondir, perdant petit à petit tous ces points de repère et de force.

***

Je termine cet article par une note plus légère trouvé sur le blog de Videberg, dessinateur nouvelle génération du Monde pour faire la boucle avec Plantu et avec le conflit de génération larvé de ce problème des retraites.



http://blogroll.free.fr/wordpress/?p=5999

18/10/2010

18/10/10 - 23:18

Découverte, le yaoi, un animé gay

Cela fait quelques années que j'ai un peu mis de côté ce qui fut une grande passion un temps, la japanimation. L'impression d'avoir tout vu, tout ce qui était intéressant, avoir fait le tour. J'ai bien essayé un temps de m'y remettre. Mais sans succès. On m'avait conseillé la série Death Note. J'ai regardé, passé un bon moment, mais sans plus. J'ai dû trop voir les grosses ficelles. Les rebondissements dictés par la logique commerciale étaient trop prévisibles, trop calculés, trop calqués sur le rythme habituel, qui finit par devenir trop répétitif, de la trame scénaristique. J'ai bien retrouvé Maison Ikkoku l'année dernière. Mais c'est un vieil animé, vu dans ma jeunesse. Cela ne m'a pas réconcilié avec un art qui apparemment a fini par percer sur tous les continents mais qui, du coup, a perdu sa saveur particulière. Eveillée à l'exportation, ayant goûté aux succès inattendus, et maintenant voulant trop plaire, à un public trop large, l'animation nippone semble s'être perdue.

Donc en passant par hasard sur un site dédié, j'ai vu un animé de 2007 bien classé. 10/10. Facile. Il y en a qui s'emballe vraiment rapidement. Comment peut-on mettre excellent aussi facilement ? Je clique malgré tout sur la fiche. Lis la critique. C'est qu'elle est argumentée ! Je regarde le synopsis. Un yaoi, un animé gay. Je n'en ai jamais vu. Pourquoi pas.

Et j'avoue mon esprit de midinette a été conquis. Je trouve cela sensible. Mignon. C'est rafraichissant, joyeux. Tendre et sans prise de tête, est-ce possible ?





Je sais que je ne devrais pas en ce moment. Mais ça permet de m'exorciser :).


http://blogroll.free.fr/wordpress/?p=6001

27/09/2010

27/09/10 - 14:35

Could-have-been love story (série: un air de déjà vu...)

L'écrit est souvent trompeur. Cela aurait pu être une histoire d'amour. Vidéo très sympa qui me fait réfléchir :)

23/09/2010

23/09/10 - 23:56

Météo (avant d'aller à la manif)

Ce qui était prévu va-t-il se passer ? Le temps va-t-il rester stable avec l’orage annoncé ? On espère, on espère. Au pire, la pluie aussi peut être magique :)


Mon voisin Totoro - Miyazaki (1988)


finalement il a fait beau :-D



http://blogroll.free.fr/wordpress/?p=1685

06/09/2010

06/09/10 - 14:48

Récap Boutin au rendez vous des politiques (série : politique)

Récapitulatif du rendez vous des politiques sur France culture avec Christine Boutin

Elle reste contre le pacs et l'homoparentalité. Elle ne voterait pas la loi sur l'avortement mais elle espèrerait qu'elle soit votée. Contre les femmes seules avec enfants. Contre la pilule contraceptive car elle laisse seule la femme face à l'avortement. L'accouchement sous X, le don de sperme anonyme et la procréation médicalement assistée mène à une société de consanguinité.

Le monde actuel a une crise des valeurs, il faut liquider l'héritage de mai 68, restaurer l'autorité. Il ne faut pas diminuer les policiers. Contre le libéralisme économique et sociale. La gauche s'est faite déposséder de l'idée de progrès qui est devenu libéral, le triomphe du financier, du matériel.

"Je m'appuie sur la réalité biologique, humaine. L'amour c'est la charité, l'engagement."

2 hommes, 2 femmes peuvent s'aimer mais le politique ne doit pas institutionnaliser cela. Garantir les retraites, c'est faire des enfants.

Tout le monde doit recevoir une dividende universel sans condition de la naissance à la mort, 350€ par mois.

La décision d'abandonner mon salaire pour la mission que l'on m'avait confié, je l'ai prise toute seule par ce que je travaille sur la mondialisation. Cette mission sur la mondialisation m'a fait comprendre qu'il fallait mettre en exergue les valeurs de gratuité et du don.

Woerth, comme moi, a manqué de prudence. Je lui prête la sincérité de ne pas s'être souvenu de la lettre pour de Maistre. Woerth aurait du démissionner 10 jours après les premières sorties de presse. Cela aurait été mieux pour la France. Moi en 24h, j'ai su que si je ne prenais pas une décision importante, cela deviendrait insupportable. Là les enjeux étaient quand même beaucoup plus importants, moi c'était vraiment rien du tout.

 

Sites intéressants

Arrêt sur images, car aujourd'hui, il est plus que nécessaire d'être éduqué à l'image et aux dérives médiatiques.
L'Oeil sur l'écran, très bon blog d'un couple amoureux du cinéma.
Le site du Ciné club de Caen, critiques, analyses, histoire du Cinéma d'auteur.
La vie des idées, recueil d'articles d'intellectuels sur les idées du monde.
BricoVidéo. com, parce que je suis nul en bricolage.

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