11/08/200823° sous la pluie
Ca aurait pu être "As time goes by". Ou encore une musique de Plaid. Ben non ça sera Singin in the Rain. Je sais pas, comme ça. J'ai envie de chanter. Il pleut, il fait frais, il fait bon. Peut être les nerfs qui lâchent. Demain, dernière journée de boulot. Résolu à tout quitter. On ne pourra pas tout terminer. J'ai même plus envie de bosser le dernier livre que j'ai amené à la maison. Je suis presque déjà en vacance.
J'en profite pour conseiller ce film "Chantons sous la pluie" en français. Je l'ai regardé un peu par devoir de cinéphilie. Et puis agréablement surpris. C'est une comédie musicale et je crois que je dois aimer cela : après les parapluies de Cherbourg ou encore 8 femmes... faut que je revois West side story !! Une comédie musicale très humoristique qui nous rappelle l'époque de la fin du cinéma muet et la nécessaire reconversion des acteurs (et oui les blondes pulpeuse a la voix nasillarde c'est fini !). Donc amour, musique, histoire et gag, cela ne peut être que génial. Et pourtant je suis très difficile quand il s'agit de rire. 02/08/2008Débat sur le Web 2.0 (série : pas de moi mais intéressant)Article très intéressant sur la désillusion face au Web 2.0 et plus précisémemt aux blogs, aux espaces de partage, au journalisme citoyen, à la création sur internet. Je ne partage pas l'opinion globale de l'article mais en effet, certaines critiques sont bien identifiées, on peut en voir la trace tous les jours sur le jdi.
Mais l'analyse se termine trop négativement pour faire le tour du phénomène. Le Web 2.0 ne se substituera pas aux médias traditionnels car c'est un medium à part entière avec ses propres spécificités. Il me semble qu'on ne peut pas juger le Web 2.0 sur des critères de modes de production qui ont fait leur preuve mais qui manquent aujourd'hui d'originalité. Et si le Web 2.0 permettait de dynamiser un peu tout cela ? Au lieu de remplacer, le Web 2.0 permet de donner une vision complémentaire. J'essaierai de développer tout cela plus tard. Cela fait longtemps que je n'ai pas réfléchi sur mon blog ^^.
L'original avec les liens actifs ici
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Le Web 2.0 : une bulle qui se dégonfle lentement
Mis en ligne par Narvic, le 28 juillet 2008
A mesure que nombre des promesses du Web 2.0 se révèlent être des mirages, combien faudra-t-il encore de temps pour que la bulle se dégonfle totalement ?
Les apôtres du Web 2.0 se sont révélés être des champions du marketing, ils ont fort bien vendu leur produit. On peut se demander aujourd’hui si ce produit valait si cher et même s’il valait quelque chose...
Deux des grandes promesses du Web 2.0 s’effondrent lentement sous nos yeux :
- le contenu généré par les utilisateurs (UGC, User generated content) est une mine d’or. On peut bâtir toute une industrie sur cette matière première gratuite, en se passant désormais des contenus payants fournis par des professionnels.
- l’ère de la participation généralisée est ouverte. Les nouvelles relations sociales sont horizontales et partagées. Laissons s’exprimer et s’organiser librement les foules que ne demandent que ça : le Web 2.0 donne enfin corps à l’aspiration messianique à la démocratie directe et participative.
Le contenu généré pas les utilisateurs se révèle de piètre qualité et se « vend » très mal. La participation ouverte à tous n’intéresse finalement qu’une très infime partie des internautes.
Les reproches faits au Web 2.0 avaient surtout porté, ces derniers mois, sur le modèle d’affaire d’un certain nombre de gros sites, plus ou moins sociaux, n’hésitant pas à exploiter gratuitement des contenus professionnels soumis au droit d’auteur (diffusion de musique, reprise de contenus télé, agrégation des contenus de presse, etc...).
Je n’ai pas été le dernier à dénoncer ici une entreprise qui remettait en cause toute l’économie de la production des contenus professionnels. Voir en ligne mes « séries » : « En ligne, l’info ne paie pas » (1), (2) et (3) et « La mort de la poule aux oeufs d’or » (1), (2) et (3), la note de lecture du livre d’Andrew Keen, « Le culte de l’amateur. Comment internet détruit notre culture », ou encore mon billet « Comment internet disloque les industries de la culture et des médias »...
Les déceptions de L’UGC
Mais, la promesse du Web 2.0 n’était pas tant du tuer les professionnels en pillant leur production (ce qu’il fait pourtant, mais ce sont de simples victimes « collatérales »...), que de carrément se passer d’eux en s’alimentant à d’autres sources.
On a beaucoup misé sur le contenu généré par les utilisateurs, or la déception est largement au rendez-vous.
- Un contenu de faible qualité
Pour un seul contenu original et intéressant, éventuellement repris par les grands médias (quelques photos des attentats de Londres, des vidéos de touristes du tsunami d’Asie du sud-est...), combien de millions de photos de chats et de vidéos de marmottes, postées sur les plates-formes de partage de photos ou vidéos, quand ce ne sont pas des extraits « repiqués » en masse sur les télévisions sans autorisation ?
On en parlait déjà ici : « Le grand marais de la vidéo en ligne »
Pour un seul article apportant une information, un témoignage, une analyse intéressantes sur les sites de journalisme citoyen et sur les millions de blogs, le tout agrégé et rediffusé par les plates-formes 2.0, combien de bavardage, d’égotisme et d’anecdotes sans intérêt, de contenus identiques repris aux mêmes sources (souvent professionnelles !) et répété, remâché, déformé à l’infini sans un quelconque apport constructif ?
On l’a déjà dit ici : « Journalisme amateur : quel bilan ? »
Et les commentaires ? Quelle part de réel débat, d’apport d’information, de rectification opportune, dans ce flot continu de commentaires qui se déversent partout, et se résument bien souvent à une simple affirmation de soi, quand ça ne dérape pas dans une diarrhée d’invective et d’éructation, ou carrément en lynchage ?
Rien que deux exemples, relevés ici :
* « Anatomie du lynchage d’Olivier Martinez »
* « Vox populi »
- Un contenu qui ne rapporte rien
La déception la plus profonde que ressentent aujourd’hui les partisans de ce Web 2.0 de l’UGC, c’est surtout que ça ne rapporte pas du tout autant que prévu. La formule magique était bel et bien une illusion et remet en question le modèle économique lui-même sur lequel toute l’affaire était bâtie.
Dans le domaine de la vidéo, Didier Durand, sur Média&Tech observe le phénomène attentivement, et commencent à livrer quelques conclusions intéressantes ces derniers temps :
* « Vidéo sur Internet : la loi de Pareto y sévit aussi ! » :
Numerama nous rapporte que : « selon une étude de The Diffusion Group, les vidéos personnelles ou réalisées par les internautes devraient représenter cette année 42 % des vidéos streamées sur Internet, mais générer seulement 4 % des recettes. Au contraire, 58 % des vidéos streamées seront des vidéos »professionnelles", et celles-ci devraient générer 96 % des revenus.
Il faut vite résoudre le puzzle et trouver les clefs de la monétisation : les coûts d’infrastructure massifs (50% de l’Internet en 2012) ne pourront être supportés longtemps sans revenus correspondants.
D’autant que les producteurs de contenus vidéo professionnels relèvent la tête et accentuent la pression sur ces sites de partage vidéo qui « exploitent » leurs contenu sans redevance...
Lire aussi :
* « Google déçu par le 1% de Youtube » :
Le Wall Street Journal livre un article intéressant sur les performances de Youtube : Paidcontent qui l’a analysé précise que le management de Google est déçu par les 200 millions de chiffres d’affaires projetés pour cette année (soit environ 1% du revenu global de Google prévisible pour 2008) pour une société acquise pour 1.6 milliards de dollars.
Si l’on admet les 300 milliards de vidéos vue cette année chez Youtube, cela fait moins de 0.1 cents de revenus par vidéo, soit 1$ le mille. Beaucoup trop faible vu à la fois les coûts de diffusion et la richesse émotionnelle donc la valeur publicitaire de ce média (...).
* « Youtube : monétisation pour 3% des 4 milliards de vidéos du site » :
Alley Insider donne le chiffre qui explique les déceptions actuelles de Google au sujet de sa filiale Youtube : Brian Cusack, le directeur des ventes, a expliqué lors d’une conférence que Youtube ne pouvait actuellement vendre de la publicité que pour 3% de toutes les vidéos chargées. Il a aussi cité un total de 4 milliards de vidéos présentes sur le site.
La question est sûrement moins cruciale pour les autres types de contenu, comme le texte, qui ne demandent pas des investissements en infrastructure aussi lourds que la vidéo... Mais elle se pose néanmoins :
* Alexandre Camden (Les bonnes fréquentations) : « La publicité sur Facebook : des résultats non convaincants »
Le mirage de la participation
Le second gros trou percé dans la bulle du Web 2.0, c’est celui du mirage de la participation, qui devait ouvrir rien moins qu’un nouvel âge de la démocratie !
Là aussi, le bilan n’est pas à la hauteur des espérances.
- Une minorité d’actifs dans un océan de « lurkers »
On s’en doutait un peu, mais les récents chiffres publiés par Rue89 sur la participation de ses lecteurs dans les commentaires est édifiante. Voir sur novövision : « La participation en ligne ? 0,075% des lecteurs ! ».
La possibilité de participer au débat offerte par les plates-formes d’information, comme Rue89 : ouverture d’un blog et commentaire des contenus diffusés, n’est utilisée - un peu - que par moins de 1% des lecteurs, et n’est utilisée activement que par moins de 0,1% des lecteurs.
Tous les autres restent des « lurkers », des badauds, des passants ou des voyeurs, qui ne relèvent nullement ce « défi de la participation ».
Ce Web 2.0 de la participation ressemble au bout du compte bien plus à ce que décrit Szarah (SEO berSZerkers) : « le Web est, pour l’instant et sans surprise, à l’image du reste du monde, construit par les actifs pour les badauds. »
- Le web coopératif, il faut le vouloir
Hubert Guillaud et Daniel Kaplan, sur InternetActu avaient tenté de théoriser ça avec finesse le mois dernier : « Vouloir un web coopératif » :
« On aurait donc tort de penser qu’un web massivement relationnel annonce, par construction, un monde massivement coopératif. Parce que ça n’est pas le problème principal des utilisateurs. Et parce que ça n’est pas du tout le problème des opérateurs des plates-formes du web 2.0. »
(...) L’explosion des “contenus générés par les utilisateurs” provient plus d’une soif de relation que d’une exigence de participation, au sens d’une intervention dans les décisions et processus collectifs. En nous distinguant en 2006, Time nous prêtait sans doute des intentions, voire des capacités, qui n’étaient pas les nôtres.
Ce qui amenait mon commentaire :
Cette participation, il faut donc la bâtir. Elle ne viendra pas toute seule par la magie de la technologie 2.0 : il n’y pas de génération spontanée de la démocratie en ligne ! Pas de « divine surprise »... Où l'on apprend... (série blog)Que j'ai allumé un cierge.
Je déteste de plus en plus cette situation. Mais il y a un peu de lumière au bout du chemin. 31/07/2008Nouvelles (série blog)Je viens de fêter mon premier brunch de départ. Mes collègues m'ont offert un bon d'achat de 70 euros. Même le chef était là. C'est cool !
Autrement, je viens de refuser un appart situé... sur le périph... et à Bibliothèque, sur le chemin de fer... J'espère que mes prétentions ne vont pas me boucher les accès...
J'ai un peu liquidé mon appart. Il reste les meubles et ce maudit BZ. Au pire, je donnerai un coup de fil à Emmaus pour qu'ils récupèrent tout ça. J'ai un peu peur de l'avenir (déménagement, l'ambiance au boulot, le logement). J'essaye de me vider la tête et de pas prendre trop d'antidépresseurs.
Je déteste être comme cela. A quoi cela sert de faire travailler ces méninges, si, finalement, on arrive pas à prendre de recul et que l'angoisse des petits rien finit par vous submerger ? 22/07/2008Débat sur la constitution, un effet médiatique pour pas grand chose (série : un peu de culture)Très bon article sur la réforme constitutionnelle pris sur un blog juridique. Je n'aurais pas écrit mieux et je suis tout à fait d'accord. Où cette affaire de constitution n'a été en somme qu'une bataille purement politicienne de part et d'autre, sans grands enjeux, calculée à l'avance.
Résumé rapide : Sarkozy a accéléré le vote sur la réforme pour ne pas avoir un réel débat au Parlement. Or rien de très probants n'en est sorti. Grand effet médiatique car la majorité et l'opposition avait tout intérêt à mobiliser l'opinion sur cette bataille avec pourtant pas grand chose d'intéressant au fond finalement.
L'original avec les liens actifs ici
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Révision constitutionnelle : le bien est l'ennemi du mieux
Mis en ligne par narvic , le 22 juillet 2008
Un truc con, d'abord, mais qui ne doit pas agacer que moi : quand la majorité requise est de 538 voix et qu'il y a 539 voix pour, il est idiot d'écrire que le texte est passé "à une voix près". Un parlementaire ayant approuvé le texte aurait-il décidé de voter contre que la face de la Constitution n'en aurait pas moins été changée. J'aurais aimé dauber sur le Lieberman français, mais il est inexact de croire que la voix de Lang a fait la décision (mais pas absurde de penser que la perspective d'être nommé "Défenseur des droits" a largement contribué à déterminer le sens de son vote).
A deux voix près, donc, Sarkozy a gagné son pari. Et confirmé la loi non-écrite de la Ve République qui veut que, depuis 1962, la procédure parlementaire est un jeu qui se joue à plusieurs centaines de députés et sénateurs et qu'à la fin, c'est toujours le gouvernement qui gagne. Sauf en matière constitutionnelle, où le Sénat partage les lauriers, en prélevant sa dîme sur les textes adoptés.
Et c'est dommage. Parce que, sur la forme, il y a quand même quelque paradoxe, comme le notait fort justement le très kewl Bastien François ce matin sur France Cul, à vanter le renforcement des pouvoirs du Parlement permise par la révision tout en tordant le bras des parlementaires récalcitrants pour qu'il soit adopté. Parce que, sur le fond, on aurait pu avoir un bien meilleur texte.
Pas que celui-ci soit fondamentalement mauvais. Autant les critiques de la gauche sur l'hyperprésidentialisation ont un véritable fondement quand elles visent la pratique de la Ve République (et, au-delà du style, Sarkozy n'a pas inventé grand chose en ce domaine), autant affirmer que ce texte nous rapproche sensiblement d'une monocratie est absurde. La seule disposition qui va un tant soit peu dans ce sens est le droit donné au Président de s'adresser au Congrès. La gauche en a fait une montagne. J'ai tendance à croire, nonobstant l'opinion de meilleurs juristes que moi, que c'est une souris constitutionnelle, gage marginal donné à la vanité de l'hôte de l'Elysée et à son tropisme américain.
Pour le reste, le texte adopté (pdf) est un vaste et ambitieux fourre-tout, qui mélange, entre autres :
* des vraies et grandes innovations : la saisine du Conseil Constitutionnel par voie d'exception par les justiciables, l'examen en séance publique des projets de loi tels qu'amendés par les commissions;
* des ajustements bienvenus : la ratification expresse des lois organiques, l'augmentation du nombre de commissions parlementaires, l'introduction d'une (autre) procédure permettant de tourner le stupide principe d'automaticité du référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE, l'information du Parlement sur les opérations extérieures, la plus grande marge de maneuvre laissé aux (majorités des) assemblées pour fixer leur ordre du jour;
* des trompe-l'oeil : le référendum "d'initiative populaire" tellement contraint qu'il en devient largement impraticable, l'encadrement a minima du recours au 49.3, la pseudo-limitation de l'urgence législative;
* des trucs inutiles : le renommage du Conseil économique et social (qui se voit affubler d'un "et environnemental"), l'examen des propositions de lois par le Conseil d'Etat; la possibilité pour les présidents des assemblées d'opposer l'irrecevabilité à l'encontre des propositions de lois ou des amendements;
Et pas mal d'autres choses encore, sur lesquelles je n'ai pas vraiment réussi à me faire un avis définitif, comme les résolutions parlementaires, le vote du Parlement sur la nomination de certains hauts fonctionnaires et présidents d'entreprises publiques, la réforme mi-chèvre mi-chou du CSM, l'extension de la parité à la sphère économique et sociale ou l'interdiction d'effectuer plus de deux mandats présidentiels consécutifs.
Le vrai problème, c'est ce qui manque au texte. Deux choses, notamment, qui auraient vraiment contribué à revaloriser le parlement : une voie constitutionnelle permettant une réforme d'envergure du Sénat, et une disposition interdisant le cumul des députés. Tant que l'exécutif n'a pas voulu céder sur l'un ou l'autre de ces points, la gauche avait raison, stratégiquement, de s'opposer au texte.
Parce que, et c'est là toute la différence avec le raisonnement qu'on pouvait tenir au moment du traité constitutionnel, le temps jouait pour la gauche. Qui va gagner une dizaine de sièges au Sénat après le renouvellement de septembre, rendant impossible de faire passer en Congrès un texte constitutionnel en comptant uniquement sur la discipline majoritaire et les sucreries distribuées aux habitants du marais parlementaire.
Comme il semblait acquis que Sarkozy n'aurait pas renoncé à une réforme constitutionnelle d'envergure dans le futur, un échec aujourd'hui l'aurait forcé à vraiment négocier avec l'opposition. En cédant sur des demandes fortes de la gauche. Il n'a pas voulu le faire ces dernières semaines. D'où la cadence imposée aux parlementaires pour terminer l'examen du texte avant la fin de la présente session. Et les épisodes peu glorieux du week-end dernier, seule stratégie possible pour gagner la bataille de Versailles sans céder un pouce au PS sur l'essentiel.
Conclusion : sur ce qu'elle permettra, la révision est plutôt une bonne nouvelle pour les institutions française. Sur ce qu'elle aurait pu être, c'est une vraie occasion manquée, qui ne reviendra pas de sitôt. Et la France est bien partie pour conserver longtemps deux traits qui la distinguent défavorablement parmi les démocraties modernes : une deuxième chambre structurellement acquise à un camp, et des députés qui sont, majoritairement, des élus locaux plutôt que des représentants du peuple.
Blog Ceteris Paribus 16/07/2008Tic tacÇa commence dans un rêve. Sentiment d'interférence. Une histoire qui revient. Tiens ça me rappelle quelque chose, j'aurais du dire ça, il faudrait faire de cette manière. Ça y est. Un oeil s'ouvre. Le cerveau cogite. Impossible de se rendormir. Les idées s'entrechoquent dans la tête. Que faire ? Résoudre le problème quite à y rester des heures ? J'ai envie de dormir, j'ai besoin de dormir. L'affolement des heures perdues n'arrangent rien. Et on se rend compte que les problèmes s'enchainent. Quelques soit les réponses apportées, de nouvelles questions. Les autres fois, j'aurais rendu les armes. Allez, clic. On allume les lumière et on reprend le polar de chevet.
Et puis là, je sais pas, j'ai pas eu envie de passer une heure à m'occuper l'esprit, à le détourner. Une petite masturbation. Mais ça ne résout pas fondamentalement les choses. Si ce n'est que ça contracte subitement les muscles, et il parait que cela détend. Non, calmer l'esprit qu'ils disent au Yoga. Je commence à inspirer et expirer profondément et à essayer de me concentrer sur ma respiration. Ne penser à rien. Faire le vide dans mon esprit. Parfois l'esprit vient faire une petite facétie : hé oui, tu les sens tes voies nasales encombrées de morves ? Il y a sans doute quelques petits acariens par ici. Mais on se reconcentre et l'esprit se désactive un peu.
C'est à ce moment qu'on se dit qu'on a envie d'être là objet de sensations. Ne pas penser, juste ressentir. Je me tourne sur le côté. et de ma main je touche le duvet en boule. Car souvent il fait trop chaud. Mais là j'ai froid. Je le tire et l'enserre. J'aime bien sa chaleur. Et de penser. Ah s'il y avait quelqu'un. Ça sert à cela aussi un ami, un amant. Calmer l'esprit quand on est en trouble. Le toucher pour ressentir sa chaleur, entrer en réconfort, se sentir uni face aux dangers et surtout aux bêtises, à ce qui est superficiel dans ce monde.
- Hmm, fous moi la paix !
- Mais j'ai pas envie de baiser ?!
- J'ai sommeil, tu me donnes chaud
- Bon...
Certes, l'esprit est revenu, mais je sais pas pourquoi, j'avais de nouveau sombré et là j'étais détendu. C'est tristement commun... 12/07/2008Pastille mentholéeMon tempérament bouille en ce moment. Mais ce n'est pas lui qui fait fondre le glaçon dans mon océan Martini. S'occuper l'esprit par des disputes ludiques et virtuelles et ne plus penser à ses boites de carton à remplir et à ce maudit BZ bleu branlant qu'il faudra peut être abandonner sur un trottoir au dernier moment... celui des adieux.
Il n'en faut pas beaucoup. Juste un verre pour se détacher. Comme cette pluie fine, discrète, peureuse, qui bat le pavé comme pour s'excuser de ne pas être présente le jour. On m'a dit que j'allais regretter le pays et son soleil. Je ne sais pas. J'aime tellement la pluie. J'ai ouvert les fenêtres et je sens sur ma peau nue l'air humide et frais.
Les sirènes. Fallait bien qu'ils passent les pompiers pour me faire regretter mon ouverture... Ça serait pourtant si joli de voir cette voiture rouge muette avec les reflets bleu du gyrophare. Mais quand il étaient petits, j'imagine que ça devait les exciter grave de faire Pin Pon Pin Pon. D'ailleurs quel feu comptent-ils trouver par temps de pluie ?
Allez ! Faut revenir à ses cartons. Je hais les cartons. Sans doute parce qu'ils sont marrons et qu'on peut les baillonner facilement avec deux trois bandes de scotch. 02/07/2008Sur le départ ?En ce moment assez absent. Un autre vie virtuelle. Pas d'inspiration ? Plus d'expérimentation ? Sentiment d'avoir déjà tout dit ? Problème d'oeil sec en temps de chaleur étouffante ? Peut être un peu de tout ça mais sans que cela soit dramatique, car s'il y a plusieurs questions c'est qu'il n'y en a aucune de fâcheuses. Je vais bien, même si tout risque de se précipiter. J'ai encore un peu d'avance mais il ne faut pas trop tarder. Pas encore les JO et déjà un marathon de plus. A la rentrée on pourra plus souffler et débuter autre chose. 25/06/2008Dans ma têteA force de résonner certaines chansons deviennent obsessionnelles. Quand elles passent quelques années, il doit y avoir soit quelque chose qui sonne bien, soit je suis complètement acclimaté à l'univers commercial. Mon orgueil interrompt la réflexion là.
Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments
Ou me montrez ce qu'il faut faire pour être grand
Qui peut changer ce que je porte dans mon sang
Qui a le droit de m'interdire d'être vivant
De quel coté se trouve les bons ou les méchants
Leurs évangiles ont fait de moi un non croyant
La vie ne m'apprend rien
Je voulais juste un peu parler, choisir un train
La vie ne m'apprend rien
J'aimerai tellement m'accrocher prendre un chemin
Mais je ne peux pas , je ne sais pas
Et je reste planté là
Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi
Et je ne peux pas , je ne sais pas
Et je reste planté là
A ceux qui croient que mon argent endort ma tête
Je dis qu'il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête
Ils croient peut être que la liberté s'achète
Que reste-t-il des idéaux sous la mitraille
Quand leurs prêcheurs sont l'abri de la bataille
La vie des morts n'est plus sauvée par des médailles
La vie ne m'apprend rien
Je voulais juste un peu parler choisir un train
La vie ne m'apprend rien
J'aimerai tellement m'accrocher prendre un chemin, prendre un chemin
Mais je ne peux pas , je ne sais pas
Et je reste planté là
Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi
Et je ne peux pas , je ne sais pas
Et je reste planté là (bis)
18/06/2008Info
Enfin, à partir du 1er septembre
12/06/2008Où les Français découvrent que l'Europe est socialeCe post n'a aucun rapport avec le lancement de la campagne de Bayrou pour les élections européennes.... de 2009, même si on lui souhaite bien du courage pour continuer à exister
Alors qu'aujourd'hui, les Irlandais s'apprêtent à rejeter le tout nouveau mini traité européen (les nonistes leur ont dit que l'Europe allait leur imposer le droit d'avortement...), une petite nouvelle lue dans les médias français à propos de la remise en cause des 35 heures. Les 35 heures resteraient la durée légale du travail mais en moyenne sur toute l' année. La durée du travail à la semaine et à la journée seront librement négociées à l'intérieur des entreprises. Avec cette petite contrainte : cette durée ne devra pas dépasser les maximas européens (10 heures par jour, 12 semaines d'affilée, 48 heures par semaine).
Certes me direz-vous c'est beaucoup. Enfin, dans le vous, je m'adresse pas à ceux qui veulent gagner plus. Mais c'est quand même rassurant de penser qu'il y a quand même un minimum de droit social qui empêche notre gouvernement de nous ramener en deçà du niveau de la Pologne (ou de la Chine pour parler concurrence internationale) en matière sociale.
(des manifestions pour la sauvegarde des 35 heures sont prévues le mardi 17 juin) 02/06/2008Contribuez à un record du monde Guinness et soutenez firefox !
Vous avez succombé aux plaisirs du surf avec le petit renard ? Vous n'avez pas encore passé le pas mais ce navigateur innovant, ultra pratique, rapide et révolutionnaire commence à vous intéresser tant on vous a vanté ces mérites ?
La version 3 de firefox est bientôt dans les bacs et pour cette occasion, la fondation Mozilla vous propose de fêter cela en battant un record Guiness : celui du logiciel le plus téléchargé en un jour. Il suffit donc de télécharger firefox 3 lors du Download Day.
Inscrivez vous dès à présent sur le site du Download Day. Vous serez prévenu du jour J et vous contribuerez à la victoire du navigateur libre et gratuit contre l'odieuse machine archaïque et commerciale Internet Explorer.
vous pouvez aussi communiquer sur l'événement en téléchargeant une bannière ici27/05/2008Carte postaleJe n'ai jamais compris l'anglais. Bien que sa lecture m'est devenue familière grâce aux fansubs, aux jeux vidéos non traduits, et à divers sites sur internet, je n'arrive pas à clairement démêler les mots de cette langue shakespearienne les uns des autres. Et c'est bien dommage. Sans doute le signe criant de l'échec de cet unique voyage au pays de Sa Majesté que je découvris dans le cadre d'une famille mormone dont le bébé était allergique à l'aftershave... Ainsi je ne peux regarder les séries américaines non sous-titrées ou comprendre les paroles si subtiles de Jens Lekman qu'il ma fait découvrir.
Nina I can be your boyfriend
So you can stay with your girlfriend
Your father is a sweet old man
But it is hard for him to understand
That you wanna love a woman
Nina I can be your boyfriend
If it puts an end to all this nonsense
First time I see you in Berlin
And you don't tell me anything
Until outside your dad's apartment
Oh, God! Jesus Christ!
I try to focus on your eyes
We're having dinner with your family now
Keep a steady look at your left eyebrow
If it's raised, it means yes,
If it's not it means take a guess
Hey! You! Stop kicking my legs
I'm doing my best
Can you pass the flakes?
Your father puts on my record
He says: so tell me how you met her
I get a little nervous and change the subject
And put my hand on some metal object
He jokes and tells me it's a liedetector
He takes out the booklet and starts reading
So i heard you're moving out next season
I say: Yeah, New York is nice that time of year
Almost as green as it is here
He says: I thought you were moving to Sweden?
Oh.
Oh, God, what have I done?
I came to Berlin to have some fun
And clock on the wall strikes 4:56
My eyes can't buy a big crucifix
Guess that's why he won't let you go
His catholic heart is big and slow
You know I'll do anything for love
But Nina what were you thinking of?
But Nina I can be your boyfriend
So you can stay with your girlfriend
Your father is mailing me all the time
He says he just wants to say hi
I send back "out of office, auto-replies"
Nina I just want to check in
'Cause I think about you every second
So I send you this postcard just to say
Don't let anyone stand in your way
Yours truly, Jens Lekman
Don't let anyone stand in your way
Don't let anyone stand in your way
Don't let anyone stand in your way
Don't let anyone stand in your way
Jens Lekman chante avec sa voix des crooners sur des mélodies variées propulsant le classique de la séduction dans la modernité avec toujours une pointe de surprise au détours. Un autre morceau que j'aime beaucoup mais un peu moins profond.
Imaginez les groupies devant la scène, rêvant de ce chanteur qui les invite à inspirer fortement dans leur inhalateur, sous fond de claquettes, de drums technoides et de choeurs électroniques. J'adore ce parfum énivrant.
Je n'en ai pas encore fini d'approfondir, Merci,
Amicalement ton,
23/05/2008post temporaire : demande d'avis aux parisiens !! urgent
Vous choisiriez quelle zone vous ??
C'est pour demander un appart de fonctionnaire. Apparemment on ne peut choisir que la zone (donc cela peut être extramuros...). Mon boulot serait soit métro saint paul (4ème), soit saint françois xavier (7ème). 22/05/200821/05/2008Extraordinaire : pénurie d'essenceOu Rollo au coeur de l'actualité.
Un parisien ne pourra jamais comprendre cela.
Au sortir du boulot à 18h, je prends ma voiture pour faire deux trois courses. Embouteillage monstre dans la ville. Je me demande bien pourquoi je suis passé par cette rue, puis par celle-ci ! Mon dieu mais c'est vraiment l'horreur, cette ville ! Je vois une file de voitures arrêtées qui bloque toute la voie de droite n'en laissant que deux sur les trois voies normales de l'énorme route qui circule devant chez moi. Je me demande bien quelle est la raison de cet embouteillage. Ahhh les bouchons de 18-19heures, heureusement que je subis cela qu'occasionnellement.
Je trouve finalement une issue et réussit à faire mes courses. Je reviens, toujours du monde devant cette pompe à essence. Mais quelle idée de faire le plein à une pompe en plein centre vraiment ? Je me gare, décharge les courses. Il est 19h20.
Il est maintenant 21h29 et la queue est toujours là ! La police n'est pas loin pour gérer les flux (!). Une pompe est ouverte seulement.

Et là, je me rencontre de quelque chose ! Ce n'est pas normal ! Il y a une peur de pénurie ! En regardant les dépêches google je n'ai pas tord. Les pêcheurs ont bloqué les ports de ravitaillement. En moins de 24 heures et c'est le chaos.
C'est vrai aussi que demain c'est la grève des transports, que nos provinciaux vivent parfois dans des petits villages et doivent se ravitailler d'urgence pour aller au boulot.
S'ils sont ici c'est que les autres pompes sont vides ! Nous n'avons décidément peu de marges et si la fin du pétrole était vraiment pour demain ?
edit : 21h41 ça klaxonne, ça klaxonne ! Putain... ils vont se battre pour de l'essence ! Cet homme m'a bluffé !
Extraits du livre entretiens de Bertrand Delanoé
"Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté.
[...] Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste."
"La gauche a toujours été le parti de l’impôt, c’est-à-dire des revenus de l’Etat : elle doit avoir le courage de le rester, à l’heure où la justification même de la contribution collective à la richesse de la nation est remise en cause."
"[Sarkozy] Va-t-il réaliser des réformes que la gauche n’a pas faites ou pas osé faire ?
Ah oui ? Lesquelles ? La couverture maladie universelle ? La réduction du temps de travail ? À moins que vous ne fassiez allusion au RMI, à la CSG? Ou au PACS? Ou bien, dans un autre ordre d’idées, à l’abolition de la peine de mort ? Sérieusement, la sérénité et, tout simplement, l’objectivité du débat démocratique exigent, comme préalable, la vérité. Qu’on ne nous dise plus que la gauche est immobile et que la droite est réformatrice. C’est le respect de la vérité qui m’oblige à rappeler que les plus grandes réformes de ces trente dernières années, celles qui ont modifié en profondeur la société française, celles qui ont fait avancer notre pays, ont été inspirées par la gauche. Je ne dis pas que nous avons tout réussi. Je reconnais qu’il nous est arrivé d’être pusillanimes : nous aurions dû, pour reprendre l’exemple que vous citiez, réformer les retraites. Nous ne l’avons pas fait. Nous l’avons seulement esquissé. Mais la droite, au pouvoir depuis six ans, ne l’a pas fait non plus, elle s’est simplement emparée du sujet pour diviser et créer des affrontements artificiels."
"La question écologique ne peut plus être un simple chapitre dans les programmes de la gauche. Elle doit être au centre du projet. À condition d’être pensée à partir des valeurs de justice sociale et non comme une simple contrainte environnementale."
Je suis tout à fait d'accord !! Finalement, il y en a encore qui pensent au PS et qui donnent envie d'espérer ! 17/05/2008Intervention sur la dépénalisation de l'homosexualité"Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs les députés,
La proposition de loi qui vous est soumise est de celles auxquelles le Gouvernement s’associe pleinement [...]
Une évidence s'impose : pendant cent cinquante ans, comme l’a rappelé Mme le rapporteur, de 1791 à 1942, la loi pénale française a refusé la répression de l’homosexualité en tant que telle, c’est-à-dire entre personnes consentantes, y compris si l’une d’elles ou les deux étaient des mineurs de plus de quinze ans. [...]
Les années 1791 à 1942 ne sont pourtant pas, historiquement, ce qu’on peut appeler une période de libertinage ou de laxisme dans les mœurs ; c'est l'époque du triomphe de la morale bourgeoise, avec ce qu’elle comportait de valeurs et de rigueur au moins proclamées dans le domaine des mœurs.
Croit-on vraiment que si les champions de l’ordre moral si exigeants du XIXe siècle – qu’ils s’appellent Odilon Barrot, Mole ou le duc de Broglie - avaient considéré que la sauvegarde des mineurs contre ce qu’ils appelaient le « désordre des mœurs » passait par la répression pénale de l’homosexualité, ils n’auraient pas saisi les assemblées parlementaires, alors composées en majeure partie de notables, de projets de textes répressifs identiques à l’article 331, deuxième alinéa ? Rendons-leur à cet égard, témoignage ; si Oscar Wilde a été condamné par la justice anglaise pour avoir séduit Lord Douglas, nous savons que Verlaine ne pouvait être poursuivi par la justice française pour avoir séduit Rimbaud, âgé de dix-sept ans, à moins d’ailleurs, que la séduction ne fût en sens contraire. Tous les rapports de police de l’époque témoignent que la liaison était notoire.
Alors, interrogeons-nous !
La justice anglaise s’est-elle trouvée grandie d’avoir détruit moralement et physiquement Oscar Wilde ?
Et l'homosexualité chez les jeunes gens de l’aristocratie anglaise s’est-elle trouvée réduite par ces pratiques répressives ? À lire les mémoires de l’époque, il est permis d’en douter.
En réalité, ces législateurs du XIXe siècle savaient fort bien - je n'ose pas dire par expérience séculaire - que jamais la répression pénale n’a eu à l'égard de l’homosexualité, la moindre efficacité.
Nul d’ailleurs ne le savait mieux que notre éminent prédécesseur, l’archichancelier de l’Empire, M. Cambacérès l’un des auteurs du Code pénal, bien connu au Palais-Royal sous le sobriquet de « Tante Urlurette ». [...]
L’Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l’arbitraire, l’intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment pratiqué la chasse à l’homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatible les principes d’un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n’est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres citoyens dans tant de domaines.
La discrimination, la flétrissure qu’implique à leur égard l’existence d’une infraction particulière d’homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l’idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire.
Le moment est venu, pour l’Assemblée, d’en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société, car elles sont indignes de la France."
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Ceci n'est pas un discours de Rama Yade, mais de Robert Badinter (Parti socialiste), le 20 décembre 1981, préfigurant le vote du 27 juillet 1982 dépénalisant l'homosexualité. Avec l'abrogation de l'article 332-1 du code pénal, l'homosexualité n'est plus considérée comme un délit. Elle sera retirée de la liste des maladies mentales de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) neuf ans plus tard, en 1991.
(source : le blog de Nico_Paris12 en 2005, à l'époque où ce blog n'était pas qu'un réservoir à fantasmes et à chiens dépressifs) 16/05/2008Histoire d'un art mineurPourquoi Astérix habite en Bretagne ? Il aurait très bien pu habiter l'Auvergne, au plus profond du centre de la Gaulle. Or la Bretagne a été envisagé pendant la guerre comme une possible base de replis face à l'ennemi allemand. L'analyse de la bande dessinée est intéressante d'un point de vue historique et politique.
Et vous ? Vous préférez Astérix ou Alix ?
Attention, ce choix peut avoir des conséquences graves sur votre identité... politique cela va de soi ;) |
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