J'écoute : du baroque
Je regarde : c'est le moins qu'on puisse dire !
Je lis : ouais, pas mal
Je joue : ouais, aussi, mais pas avec les sentiments (du moins pas les miens)
Je mange : Trop......
Je bois : Tout ce qui me tombe sous la main
Je cite : "Faites semblant de croire et bientôt vous croirez" (Pascal)
(mis à jour mercredi 20 février 2008 à 20:54)

08/01/2009

08/01/09 - 13:59

Demande d'avis




Je dois souscrire une complémentaire santé.

Après des heures de recherches sur le net (des heures un peu inutiles car on se rend vite compte que les sites comparateurs, étant subventionnés par les boîtes qu'ils recommandent, ne comparent rien du tout), j'ai jeté mon dévolu sur 3 contrats, émanant de la Swiss Life, d'Axa et des Mutuelles Santé plus.

Les deux premières sont des assurances - bien qu'elles reviennent moins cher à la souscription, il est fort probable qu'elles augmentent leurs cotisations de façon spectaculaire au fil des mois. Le contrat Axa est meilleur marché mais les avis sont partagés sur cet assureur (on dit notamment qu'il n'est pas agréé par tous les labos, ce qui suppose d'avancer soi-même ses frais d'analyses).

La mutuelle est un peu plus chère mais, d'un point de vue éthique comme par prudence, j'aurais tendance à lui donner ma préférence. J'ai cependant peur qu'elle soit mal implantée et donc, pareillement, mal agréée.

Je suis donc preneur de tous vos avis - soit que vous soyez assurés par l'une de ces trois boîtes, soit que vous connaissiez ce milieu mutualiste.
Merci d'avance !





06/01/2009

06/01/09 - 01:00

Divine Séraphine !









Et superbe musée (Maillol) :






04/01/2009

04/01/09 - 01:47





Hum.... Il doit y avoir un très léger petit bug, sur GA.
Car, si j'en crois le compteur du site, mon dernier post a reçu très exactement "4294967295 commentaire(s)" (ceci est un copier/coller).
Bon, moi je veux bien, mais il ne méritait pas tant d'honneurs...


01/01/2009

01/01/09 - 16:15





Bye, bye, 2008, et sans rancune...
Welcome, 2009, avec espoir !





26/12/2008

26/12/08 - 19:58

Hommes, femmes, désir, sexe, amour et raton laveur





J’ai récemment revu « Sexe, mensonges et vidéo » de Soderbergh [sympa, mais, bien que fan de James Spader, j’ai du mal à comprendre pourquoi ce film a reçu une palme d’or et, surtout à en concevoir le sujet. OK, je sais bien qu’un film n’est pas censé délivrer une morale, illustrer un concept, développer un message mais, bon, j’aimerais quand même qu’on m’éclaire sur le sens de cette fable : le mensonge tue le sexe ? Les menteurs sont toujours punis ? Voir est le contraire de faire ? Savoir l’inverse de pratiquer ?]
Bref – là n’est pas mon propos.

Au début du film, Spader fait cette citation au parfum jungien : « il paraît que les femmes finissent par éprouver du désir pour ceux qu’elles aiment, tandis que les hommes finissent par aimer celles qu’ils désirent. »

Du coup, je me suis demandé si j’étais un homme ou une femme.
Comme je suis homo, j’aurais tendance à penser que, chez moi comme chez la plupart de mes congénères, le désir parle le premier.
Mais est-ce bien sûr ? Je tente de me remémorer ce que j’éprouvais pour X, Y ou Z….
Il y a eu de l’attirance, certes : je trouvais X beau, je voulais serrer Z dans mes bras, j’adorais caresser le corps de Y. Mais ça ne veut pas dire que j’éprouvais du désir, en tout cas pas forcément un désir sexuel. Par exemple, j’adorais le physique de Y, je ne me lassais pas de le regarder, de le voir sourire, etc., mais je n’aimais pas trop faire l’amour avec lui.
Dans ce cas-là, si ce « désir » n’était pas un désir sexuel, qu’est-ce qui me certifie que ce n’était pas de l’amour, ou une forme d’amour ?
C’est-à-dire ce que ressentent les femmes, selon la citation ci-dessus ?

On pourrait supposer que la différence entre « amour » et « désir » est liée au rapport à l’autre : le désir faisant de l’autre un objet, l’amour s’adressant à un sujet. Donc, les hommes seraient ceux qui appréhendent d’abord l’autre comme un objet, les femmes l’appréhendant d’abord comme un sujet. Un objet n’a ni désir, ni volonté, un objet ne décide pas : cette vision des choses est censée conforter les hommes dans leur rôle de prédateurs. Un homme conquiert l’objet de son désir. Mais, alors, un homme qui voudrait être conquis… cet homme attendrait un sujet – donc commencerait par l’amour - donc serait une femme ?...

Je crois surtout que notre culture enseigne aux hommes à vouloir (donc à conquérir des objets) et aux femmes à être voulues (donc à attendre qu’un sujet s’intéresse à elles).
Pour désirer (action propre au sujet) il est d’abord nécessaire d’exister (de devenir un sujet) : les femmes attendraient d’être désirées pour exister. [Cela ne leur est pas propre : comme beaucoup d’homos, sur ce plan, je suis une femme.]
Tandis que, pour aimer, il faut surtout croire que l’autre existe.
La citation ci-dessus suppose donc que les hommes confortent leur certitude d’exister en consommant, tandis que les femmes combattent leur incertitude d’être en étant consommées.
A partir d’un certain moment, les propositions s’inversent : celui qui ne fait que consommer finit par s’égarer lui-même, celle que l’on consomme égare les autres, finit par ne voir en eux qu’objets.
D’avoir trop longtemps été un homme induit à (vouloir) être une femme, et réciproquement.

Les hommes homosexuels sont encouragés à se comporter comme tous ceux de leur sexe : en prédateurs. Mais certains ne se sentent pas en phase avec ce rôle - et c’est d’ailleurs pour cela, souvent, qu’ils sont homosexuels. Comme les femmes de la citation, ils préfèrent « aimer » d’abord, contempler de loin ceux qui les attirent, en attendant d’être choisis. Il est fort probable qu’une fois qu’ils auront atteint leur but, ils se transformeront eux-mêmes en prédateurs redoutables…
La vie nous enseigne que nous devenons toujours notre double inversé.





20/12/2008

20/12/08 - 13:55

Petit cadeau de fin d'année





Les gens qui réussissent sont ceux qui savent s'adapter à la réalité.
En revanche, ceux qui persistent à vouloir élargir la réalité aux dimensions de leurs rêves échouent.
Et c'est pourquoi tout progrès humain est dû en définitive aux gens qui échouent."

(Simon Leys)





14/12/2008

14/12/08 - 19:19

Lumineuse analyse




"L'année 1989 voit s'effondrer le communisme. Cette cassure planétaire ne marque pas seulement la vraie fin de ce « court xxe siècle» commencé véritablement en 1914, elle coïncide significativement avec l'année du bicentenaire de la Révolution française. On n'a pas prêté une attention suffisante à cet incroyable effet d'écho. Deux siècles ! Deux siècles exactement! En 1989, on dirait qu'un cycle se referme subitement : celui du mythe révolutionnaire.
«L'échec du communisme, écrit René-Jean Dupuy, consomme le divorce du couple Histoire-progrès. L'Histoire n'est plus messianique. Le devenir est mort.»
Après 1989, l'Histoire n'était peut-être pas «finie », mais, aujourd'hui, c'est la politique qui risque de l'être pour de bon. Le nouveau quant-à-soi démocratique a toutes les chances de correspondre à un retrait progressif, un désengagement général, un refus de civiliser ou de corriger le monde. On se contentera dorénavant d'échanger des marchandises, de gérer le présent, d'y maintenir un ordre légal, de réguler au jour le jour les contradictions ou de contenir les violences qui rôdent.
Le risque ? Celui de la restauration inavouée d'un ordre ancien, d'une résignation ostensiblement réaliste, d'une « refatalisation » du monde. "

Jean-Claude Guillebaud, "Le Goût de l'avenir"




07/12/2008

07/12/08 - 22:47

Le plus sorry gagne




Week-end de merde, week-end de solitude, week-end coutumier.
Mais, bon, allez, on serre les dents et, cette fois, on y patauge jusqu’au bout, dans la gadoue, on plonge les mains dans le cambouis, on malaxe, on brasse, on sonde le tréfonds.
C’est décidé : perdue pour perdue, je passe ma journée sur le net à tenter un recrutement.

Une heure, deux heures, trois heures, quatre râteaux, cinq faux plans et dix « votre correspondant a bien reçu votre message » plus tard, un type répond « présent ». J’aurais préféré aller chez lui parce qu’on se les gèle chez moi, mais ce n’est pas possible - donc, OK, boy, ramène-toi.

Il se ramène (avec trois quarts d’heure de retard) ; il est maigrichon, de grandes oreilles, peu de cheveux mais je suis tellement en manque de chaleur humaine que je ne remarque que sa bouche, plutôt jolie. Une bouche, cela suffira-t-il à me faire oublier ma timidité, mon indécision et ma lâcheté chroniques ?
Je meuble un moment en parlant temps, saison, température, boulot, sites gays. Pas longtemps. Au bout de dix minutes, le mec se lève : « bon, je vais me rentrer, moi. » Et il se rentre.
Pan dans les dents.

Un peu plus tard, il m’écrit sur le web : « je suis désolé. » Alors là, c’est trop - qu’est-ce qu’il a à la ramener, ce haricot sur pattes ? «Pourquoi ? », je réponds. « D’être parti si vite ». « Oh, tu devais en avoir marre de parler boulot », compatis-je. « Oui, un peu », admet-il. « Sorry ». Et lui : « Ah, non, c’est moi qui suis SORRY ! »

J’ai senti alors combien il lui importait d’être celui qui avait besoin de se faire pardonner, celui qui avait snobé l’autre, celui qui avait la responsabilité du fait que nous soyons restés tous les deux comme deux cons, à mariner dans notre solitude et notre frustration. Dommage. J’avais presque retourné la situation…


03/12/2008

03/12/08 - 23:05

Le studio infernal



Mais qu’est-ce qu’il a cet appart, il est ensorcelé ou quoi ??

Bon, je vous explique : mon voisin de l’autre côté du palier, Gilles (ouais, comme dans « Clara Sheller »), beau comme un dieu mais marié comme un hétéro, avec deux pestes de gamines en sus, se sépare de sa pouffe et décide de vendre le studio qu’il venait d’acheter, juste à côté de mon appart.
Le temps qu’il le vende, il le prête à un copain à lui, un autre type beau comme un dieu (et hétéro comme un con), dont je vous ai déjà raconté la (trop) brève intrusion chez moi, un soir. Ce type, une sorte de Michael Fassbinder avant son régime « Hunger » (c’est vous dire s’il est bandant), s’avère être un gros connard qui affectionne les teufs d’enfer, rassemblant une cinquantaine de personnes (dans 25 m²), avec suffisamment de décibels pour ébranler les fondations de l’immeuble, d’herbe pour défriser mon paillasson et de vinasse pour parfumer au vomi les cinq étages de cage d’escalier. La dernière fois que je l’ai vu, c’était juste après avoir essayé de fracasser sa porte blindée à coups de pieds...

Depuis, il est parti, et l’appart a été vendu.
Depuis, plus de bruit la nuit – mais le jour, je vous dis pas ! L’enfer !
Et que je te démolis les cloisons à coups de masse, et que je te transperce les murs, et que je ponce, scie, racle, traîne, casse, brise, cogne, joue de la perceuse, du marteau-piqueur, du bulldozer, du fer à souder, du rayon laser (enfin, j’imagine, vu le bordel).
Donc, me revoici devant la porte, à taper d’un doigt léger (tout en ayant chaussé mes pompes à clous, au cas où).
Et là, qu’est-ce qui m’ouvre la porte ?
Un Apollon !
Oui, encore un !
Encore un de ces putain de super top canons de mecs d’enfer de connards de dieux du stade ! J’ai d’abord eu droit à un clone de Roch Voisine, puis à Michael Fassbinder et, là, c’est un genre de Jean Dujardin en plus jeune, plus fin, avec l’air moins con (bon, du coup, pas très Jean Dujardin, mais avec les mêmes yeux quand même).

Mais qu’est-ce qu’il a ce studio, hein ??
C’est quoi - un appartement-témoin pour candidats à « L’Ile de la tentation » ? Un HLM pour modèles de Calvin Klein ? Un lieu de répétition pour "Jeunes, jolis et endurants 6" ? Ou une nouvelle forme d’enfer spécifiquement créée pour me faire expier ici-bas mes péchés ?

En tout cas, ça marche.
Et je ne sais pas ce que je hais le plus, dans cette promiscuité avec mes intérimaires voisins : qu’elle soit si intime d’un point de vue sonore ou qu’elle le soit si peu à tout autre point de vue…




25/11/2008

25/11/08 - 20:06





Alors, Bécassine, un nouveau recours, pour pouvoir goûter une quatrième défaite ?...



24/11/2008

24/11/08 - 23:21

Crocodile et son nombril




Est-ce que quelqu'un pourrait faire comprendre à Bécassine que la politique se fait avec des idées, un discours, un programme et des convictions, et pas seulement avec de la susceptibilité, du narcissisme, une langue de bois et des dents qui rayent le parquet ?
Merci.




22/11/2008

22/11/08 - 13:49

Machine à perdre





En plus d'être arrogante, prétentieuse et d'une absolue vacuité, Bécassine est mauvaise perdante.
Pourtant, elle devrait avoir l'habitude...





20/11/2008

20/11/08 - 15:02

On vit dans un monde formidable, 2




M’étant récemment fait traiter de « populiste » (après avoir été si souvent taxé d’ « élitisme », j’espère parvenir à un certain équilibre, au bout du compte), je profite de ma nouvelle qualification pour enfoncer le clou, non plus dans le domaine des convictions politiques, qui n’intéresse personne, mais dans celui du cul, qui promet davantage d’audience.

J’imagine que la plupart d’entre vous ressasse cette réflexion d’une haute portée philosophique : « putain, mais pourquoi tous les mecs intelligents sont-ils si moches et les mecs canons si cons ? » (cette pensée profonde existe aussi en version hétéro : « bordel, pourquoi toutes les meufs bonnes sont débiles et les fines mouches sont des thons ? »).

L’explication paraît simple : l’intelligence est une fonction réactive dont nous a dotés la nature pour compenser nos faiblesses dans d’autres domaines. Nu, faible, lent, sans carapace ni arme offensive, l’homo erectus a été contraint de miser sur son encéphale pour survivre et triompher de ses rivaux. Moins il est doté d’atouts physiques, plus l’homme se voit contraint de développer ses aptitudes psychiques.

Dans notre société dominée par l’apparence, un thon n’a pas d’autre choix que de devenir spirituel, brillant, cultivé intéressant, apte au dialogue, prompt à la répartie, vif d’esprit et plein de ruse s’il ne veut pas se faire mettre en boîte. A fortiori, un thon pédé, qui, « de par le fait », comme on dit dans Caméra Café, pâtit d’un double handicap, subit une double marginalisation : être pédé dans un monde majoritairement hétéro et être un thon dans un microcosme encore plus obsédé par l’apparence que le macrocosme qui l’englobe.

On en déduira que, de même que la plupart des homos - beaux gosses inclus -, sont généralement plus futés que les hétéros, les homos moches occupent, sans conteste, l’échelon le plus haut parmi les gens d’esprit.

La nature aimant les mélanges - là se situe même la base de la reproduction sexuée -, il arrive - rarement, mais ça arrive - qu’un canon et un thon se retrouvent ensemble (c’est une façon pour eux d’échapper à la féroce concurrence qui se joue au sein de leur milieu, canons et thons n’ayant que trop tendance à exercer leurs instincts carnassiers sur leurs congénères). Ce faisant, ils se valorisent l’un l’autre, le canon pouvant frimer en s’appropriant la finesse de son con-joint, le thon pouvant briller en paradant au bras du sien.

Hélas, l’idylle ne dure guère, le thon finissant par s’ennuyer comme un rat mort (oui, j’admets que cette bizarrerie zoologique puisse rebuter), le canon par se languir de l’un de ses semblables (à ses risques et périls).
La rupture consommée, chacun reviendra à son site naturel : le Marais pour l’un, la BN pour l’autre.
Non sans nourrir une vive déception, voire une certaine aversion, qu’il étendra à l’ensemble de la gent opposée – le thon jurant qu’il n’y a rien à attendre d’un canon, sinon la légère hébétude que procure le bruit hypnotique du pois chiche sautillant dans un espace vide et clos, le canon répétant que les vertus du thon n’ont rien à envier à ceux d’un bon somnifère.

En conséquence de quoi, les aptitudes respectives de l’un et de l’autre iront s’affermissant, le thon s’abîmant dans la lecture et le canon au Gymnase Club.
Voici pourquoi les thons sont de plus en plus thons, les canons de plus en plus canons et les deux populations irréductiblement attirées et repoussées l’une par l’autre, comme les ions au sein des courants…




20/11/08 - 00:22

On vit dans un monde formidable (Source : Le Canard enchaîné)




Le salaire d'un député est d'environ 6 600 €. Auxquels s'ajoutent les frais de son team (secrétaire et collaborateurs) : 10 000 € de mieux.

Les députés voyagent gratuitement en 1° classe ; ils disposent en outre d'un véhicule de fonction, de la gratuité des taxis, de 40 vols gratuits, de réductions diverses dans les hôtels et de prêts à taux très très réduits (3% max).

Soit un coût national de 120 million d'euros par an (il y a 577 députés - si, si - OK, on avait l'impression qu'il y en avait moins puisque l'Assemblée est toujours aux deux tiers vide...).


Un député non réélu touchera à vie 20 % de son salaire.

En outre, avant l'élection de Sarko, Debré a fait passer une loi (qui, comme par hasard, a été votée à l'unanimité et dans le plus grand secret) leur accordant 60 mois de salaire d'"indemnité".
(ben ouais, c'est hyper risqué de devenir député, tout le monde vous le dira....)
Cinq ans d'indemnité INCONDITIONNELLE (c'est-à-dire, bien entendu, sans obligation de pointer à l'ANPE).
J'espère que mes copains chômeurs apprécieront....


Et dire que ces crétins de profs continuent à râler parce qu'on supprime des postes. Que ces idiots d'internes protestent parce qu'on ferme des services. Que ces veaux de travailleurs piaillent parce qu'on rogne sur leur retraite. Que la Sécu est en berne...
Tous des nuls, non ?




16/11/2008

16/11/08 - 21:02

Flash publicitaire




Je viens de me cuisinier un jarret de porc au chou qui m'a amené au bord de l'orgasme buccal, hmmmmmmmm !
Franchement, parfois, je n'arrive pas à comprendre comment je peux être encore célibataire...




11/11/2008

11/11/08 - 19:39

Perfidie




L'acharnement de Dexter-Tessier contre Furyo est incompréhensible, sauf à se souvenir qu'on déteste particulièrement chez autrui ce qu'on n'assume guère chez soi (la "bisexualité" ? l'aspect physique ? le dogmatisme ?).


07/11/2008

07/11/08 - 20:02

Hmmmmmmm...




Mark Wahlberg au JT !!!

(slllllllllluurrrrrrrrrrrp, *bave*bave*)




31/10/2008

31/10/08 - 20:43

Déshabillez-moi





Une conversation avec un ami qui regrette d’être systématiquement perçu comme un hétéro me ramène à cette question : quelle image est-il souhaitable de donner de soi-même ?

Il n’est que de parcourir les fiches remplies par les inscrits du site pour constater que, grosso modo, nous nous divisons en deux camps : les tenants du « que dire ? venez me découvrir » et ceux des descriptions, listes, mises en garde exhaustifs.
Poussées à l’excès, ces deux attitudes agacent. Aux premiers, l’on a envie de dire : pourquoi aurait-on envie de te découvrir puisque rien de toi n’est perceptible (ni photo, ni description, ni mention des centres d’intérêt, pour certains) ? Tu t’imagines que ton seul pseudo, ou un cliché flou représentant ta peluche préférée ou ton bas-ventre, va suffire à te distinguer dans la jungle des mecs virtuels ?
Aux seconds, l’on a envie d’avouer : bon, maintenant que tu m’as tout dit, que je n’ai plus rien à découvrir, étant donné, d’ailleurs que tu as l’air de savoir exactement, au poil près, au diplôme près, au centimètre près, à quoi ressemble celui/celle que tu souhaites rencontrer, et que je ne corresponds qu’à 78%, je pense qu’on s’est tout dit et que ce n’est pas la peine que je t’écrive.
Pour les seconds, la rencontre est déjà achevée une fois la fiche remplie, la confrontation concrète semble superflue ; pour les premiers, seule cette confrontation compte, comme si nous n’étions que corps, sensations, impressions et si l’échange intellectuel, conceptuel, verbal n’avait aucune importance dans quelque relation que ce soit.
Les uns assimilent la rencontre à un logiciel de compatibilités, les autres à une pulsion. Comme si l’attirance (sexuelle, amoureuse, amicale) ne pouvait être qu’immédiate ou programmée.

La société actuelle, les médias, le culte de la publicité, de la communication, de la vitesse, du zapping, de la virtualité nous ont conduits à cette solution de facilité : l’autre n’est désirable que s’il répond à un désir préexistant, répertorié.
De là notre propension à nous balader avec notre propre mode d’emploi sur le dos. De là les codes vestimentaires, langagiers, de comportement.

Or, comme il est clair qu’a priori la seule chose qui rassemble tous les homosexuels est leur préférence sexuelle, nos codes à nous sont, de façon plus ou moins discrète, liés à cette préférence. Un homo doit être hyper-sexué, soit très masculin, soit efféminé (ces préférences alternent suivant les époques : dans les années 70, l’androgynie était de mode, même les gros bourrins moustachus portaient des chemises fluos et les cheveux longs ; aujourd’hui, la mode est plutôt à une masculinité en kit, prescrivant cheveux ras, tee-shirts moulants, grosses chaussures, tatouages, brusquerie).
Parce qu’il est et sera, fondamentalement et quoique prétendent les esprits politiquement corrects, marginal ou, du moins, représentant d’une minorité, un homo qui s’« assume » est un homme qui se distingue des autres.
S’il s’« assume » vraiment, il aura toujours quelque chose de plus que les autres hommes : plus de muscles, plus de fringues, plus de goût, plus de culture, plus d’esprit, plus d’amis virtuels, plus de gadgets.
Si on ne le remarque pas, c’est clair : ce type ne s’assume pas.

Ce constat n’a pas valeur de critique : je pratique ce dont je me moque. J’ai beaucoup de fringues, je porte un piercing, je vais à la gym et je louche sur les mecs dans la rue.
Je m’assume, chouette !
Mais, ce faisant, suis-je authentiquement moi-même ou ne fais-je que me plier à un code de conduite tacite ? A mon âge, après des années de pratique, je ne suis plus capable de répondre – l’ « identité pédé » que je me suis forgée est devenue une seconde nature. Elle est donc à la fois « nature » et « seconde », c’est-à-dire authentique et fabriquée.
A l’intérieur de ce fonctionnement, tous les degrés de choix sont possibles ; suivant les caractères, nous préférerons adopter le code ou nous en distinguer. Certains penseront accumuler les chances d’épanouissement en adoptant sans réserve les rites propres à leur « communauté », d’autres préféreront y résister pour affirmer leur différence et/ou rester fidèles à une idée d’eux-mêmes qui n’a rien à voir avec ces rites.
Il y a ceux qui jouent le jeu à fond au point de rester prisonniers du jeu et ceux qui s’en excluent au point d’en être bannis. Il y a ceux qui remplissent leur fiche et disparaissent derrière et ceux qui ne la remplissent pas et restent invisibles. Ceux qui vivent une vie qui n’est pas la leur et ceux qui ont une vie où ils existent seuls.
Et, surtout, tous ceux qui naviguent entre ces deux pôles….

Mais il faut cesser de croire que le choix (ou le non choix) du code suffira à décider de la direction que prendra notre existence. On peut être très intégré et ne rien obtenir de ce que l’on veut vraiment ; on peut paraître très isolé et néanmoins atteindre son but.
La question, qui paraît fondamentale, de savoir s’il faut afficher son « individualité » ou une apparente compatibilité avec le plus grand nombre – c’est un truc de presse féminine. Vous n’avez pas à porter votre moi en bandoulière (au contraire, c’est le meilleur moyen de le déformer).

Avant de vous demander quel « moi » les autres auront envie de rencontrer, demandez-vous plutôt quel « moi » vous voulez habiter. Même si, au premier regard, c’est un « moi » invisible.
Car, quoi qu’on prétende, une rencontre digne de ce nom ne s’arrête pas au premier regard…



26/10/2008

26/10/08 - 21:22

Joli mais bref vouikinde














24/10/2008

24/10/08 - 20:26

Rassurez-moi : c'est un gag ?





Juges et avocats en robe descendent dans les rues ; déboussolés, ils signent n’importe quoi, libèrent les violeurs et arrêtent les mineurs ; le niveau scolaire s’effondre, on décide de se passer d’enseignants ; le président, lui, s’occupe de ses poupées ; on fête le Grenelle de l’environnement, on taxe, puis détaxe, les assiettes en carton, on taxe, puis détaxe, les sacs plastique : ça occupe les députés ; la Camif dépose le bilan, les vendeurs de voiture dépriment, on songe à multiplier les taxis ; on n’augmente ni les salaires ni les indemnités, mais on verse une prime à ceux qui trouvent du travail (surtout pas à ceux qui en manquent) ; des milliards renflouent les banques, mais on n’a pas d’argent pour l’éducation ni pour la Sécu ; il n’y a pas de crise ni de parachute doré, seulement des entreprises qui ferment et des plafonds d’impôts ; le président fait un procès pour cause de poupées, après avoir évité un procès pour cause de scooter ; on privatise la Poste, on déprivatise le reste ; le président, ancien ministre de l’intérieur, fait un procès à des acolytes d’un ancien ministre de l’intérieur ; on fait des économies, le président augmente son salaire de 180 % ; les infirmières sont dans la rue, on fusionne les hôpitaux ; on fustige la guerre en Orient, nous, on y a juste des soldats ; on devient socialiste : on dénonce les paradis fiscaux – nous, on défiscalise juste les stock options ; on veut « moraliser » le libéralisme : pour ce faire, on donne des contrats à Bolloré ; on manque de HLM, sainte Boutin décide d’en supprimer à Neuilly…

Euh…je suis le seul à avoir l’impression d’être gouverné par les Guignols de l’info ??