"Laisse moi le temps de trouver l'empreinte pour mes pas,
à force de t'avoir cherché j'ai un peu peur de moi".


Pour construire toute relation, qu'elle soit amicale ou sentimentale, il faut se donner le temps de la connaissance de l'autre.
Au plaisir donc de retrouver certains d'entre vous à ce rendez-vous. Aléatoire, car j'aime les rythmes aléatoires ; synonyme pour moi de liberté et de spontanéité.
Bien à vous.

Je regarde : devant
Je lis : "Si c'est un homme", Primo Levi
Je joue : avec les mots

Je cite :
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s’habitueront".
René Char

Je rêve :
de nouveau, après de longues années sans ; va comprendre, va savoir... ;o)
(mis à jour jeudi 15 décembre 2011 à 09:13)

20/01/2012

20/01/12 - 16:13

Et bien, dansez maintenant !


Sans vouloir faire offense au directeur sortant, quel bonheur de retrouver enfin une véritable programmation de danse contemporaine au centre chorégraphique national de Tours !

Hier soir avait lieu la première sortie de la nouvelle équipe. Cinq danseurs sur scène (3 filles et 2 garçons) en formation solo, duo ou quintette. Une création de 2008 de Thomas Lebrun, reprise ici en "levé de rideau" de la saison 2012. Prometteur.

Christophe avait réussi l'exploit de quitter le boulot tôt pour nous rejoindre dès 18h30 ; Jean-Michel et moi y étions avec nos ados. A la sortie, ces deux là restaient certes un rien circonspects : la musique n'était pas "la leur" - même si quelques plages électroniques, cette danse contemporaine elle-même un rien difficile à appréhender comme cela, a priori, à 15-17 ans. Mais une jolie réflexion de leur part : on n'a pas été emballé par cette forme de spectacle mais respect pour les danseurs.

Qui dit que la jeunesse ne connait plus le respect ? Une belle soirée, vraiment. Et la perspective de pouvoir reprendre le chemin de ce CCN Tours que nous avions déserté, Jean Mi et moi, depuis trop longtemps, après y avoir passé de merveilleux moments entre 2001 et 2006, je dis banco illico !



14/01/2012

14/01/12 - 17:28

Moins de 100 jours...


Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus

Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Nous, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Des atomes, fais ce que tu veux

Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira

Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...

Paroles: Gaëtan Roussel. Musique: Alain Bashung 2008 "Bleu pétrole" © Barclay

30/12/2011

30/12/11 - 19:39

Penn Enez, Landéda




Retour aux sources, quelques heures. Par une après midi menaçante mais sans pluie pour cause de vents violents, mon fils et moi sommes allés nous énivrer sur la pointe Finistère, face à l'île vierge. Là où gamin j'ai passé nombre d'étés en camping sur ces dunes.








Clichés dédicacés. Pour toi, au-delà de cet espace. Douces pensées en ces dernières heures de l'année, ici. Un peu avant chez toi ! ;o)




03/12/2011

03/12/11 - 19:24

Paris, 26XI2011



Vu au cours de mes longues heures passées à arpenter Paris, à pied, entre les 1er, 10e et 20e arrondissements.

- un enfant de 18/24 mois, retenu par un harnais, et batifolant trois pas devant ses parents, comme un fou, sur les trottoirs de son quartier :

- une RRoyce bleu, décapotable

- un bar à pain

- Bruno Julliard, accompagné d'un jeune homme (perso, j'a plus flashé sur BJ que sur son compagnon de sortie du moment)

- une pharmacie présentant en devanture une inscription "english spoken" suivie d'un smiley évoquant "gays bienvenus"

- une rue Béranger (où est né et est mort le chansonnier), à Paris : pourquoi donc un boulevard à Tours ? Faut que je creuse...

- Une Triumph rose décapotée, avec en place passager un très jeune garçon juché sur un siège auto enfant, coiffé d'une casquette années 40. Il ne semblait pas peu fier de se trouver à cette place, le nez au vent, en pleine ville ce dimanche midi !


Mon amour, à céder...

- la confirmation que bien des couples, hétéros ou gays, se séparent chaque dimanche soir sur les quais de gares, sentiment pressenti dans l'après-midi lorsque

- rencontré un jeune couple homo, la main dans la main, l'un tirant une valise à roulette dès les 16h00 sonnées. Un de ces déchirements urbains et hebdomadaires, qui les mènent tous deux vers le quai coupable...

- une poussette pour jumeaux, vers 18h00. Le papa préparant le biberon sur le rebord d'une échoppe fermée ce jour pendant que la maman alimentait le premier de ses jumeaux, encaparaçonné* sous le toit semi-rigide de sa poussette à deux places

- en fait peu de gens souriants, même en couple

Et moi, dans tout ce monde en mouvement saccadé, sans scrupule, pas pressé. Le luxe suprême à Paris, non ?


30/06/2011

30/06/11 - 00:53

On est bien peu de chose...


... et mon amie la rose est morte ce matin...

Il est des mois, des années même, que l'on dit par ici que GA se meurt.

Il en est tant que je prenais plaisir à lire ici chaque matin et qui se sont envolés, préférant réserver leurs écrits à d'autres espaces-hébergeurs ou à stopper leur blog. Mais dans le même temps nous étions quelques-uns, sorte d'irréductibles, à refuser le départ, à refuser de déserter cet espace si extra-ordinaire. Afin justement de laisser cet espace-partage ouvert.

J'avoue, ce billet n'est pas tout à fait le fait du hasard. Et c'est un sentiment confus qui m'habite à l'heure présente. J'avais prémédité ce billet. Du moins avais-je prévu d'écrire ce jour, à cette fin. Mais le temps de l'écrit diffère souvent du temps réel, et la réalité de ces derniers mois, pour moi, ne me permettait pas de programmer, au fond.

Oui, GA se meurt et ce n'est qu'évidence. Dommage mais tant pis. Les gay ici présents ont en général si peu de confiance en eux que les productions du JDI le consacrent. Soit dans la jérémiade soit dans l'outrance, ou encore dans le "t'as vu ?".

Ma pensée du jour, peut-être terminale d'un blog ouvert et longtemps alimenté quasi au quotidien depuis sept ans, je veux la dédier à Alain. Alain (PUZZLE-A) qui, au terme d'années de souffrances liées au début à un coupable manque de respect envers un véritable ami, aura fini par décider cet acte d'amour ultime, un suicide à 40 ans.
Je fus de ceux qui auront cru pouvoir le ramener durablement à un désir de vie au travers de nos échanges et de nos constructions de vie. Hélas son dernier article, confirmé voilà un an tout juste par une amie, nous annonçait cet échec. Echec personnel sans doute pour Alain. Echec ressenti par ses proches tout autant, forcément. Encore ici avons-nous connu le pourquoi de ce départ choisi. Ce qui n'est pas toujours donné de connaître lors du suicide d'un être proche.

Je ne voudrais surtout pas tenter quelque culpabilisation de tel ou tel. Mais oui, pour revenir au propos liminaire : ici nous avons connu des heures, des mois et des années de sublimes échanges. Il me revient d'ailleurs en mémoire certains quasi affrontements, issus d'incompréhensions préalables, desquelles découlaient des explications, puis au gré de ces échanges, de rapprochements spectaculaires ou inespérés. Parce que les plus grands écarts apparents sont avant tout dus à une incompréhension, à des mots reçus qui n'avaient pas la même signification, a priori, pour les deux protagonistes. Or, une fois ceci explicité, très souvent le "conflit" disparaît. Et ce, que ce soir ici ou dans la vraie vie d'ailleurs, c'est tout pareil ! Non ?

Alain, mon cher Alain, nous étions je le sais parvenus à ce dépassement des a priori. Mais le mal était profond en toi. Tu as retrouvé ton ami voilà tout juste un an et effacé les marques de ces roses, ce faisant. J'ai mal à te l'écrire ce soir. Mais, mal pour un bien (comme tu l'as ressenti sans doute toi même en prenant congé de cette vie qui par trop te pesait) c'est peut-être ici mon dernier témoignage via mon blog. J'avais ouvert celui-ci avec l'idée de témoigner. Ce que je fis si long de temps durant. L'évolution du site comme ce désir de te dire, un an après ces lourdes larmes, que je ne t'ai pas oublié, vont sans doute sceller ce jour le terme de mon blog sur ce site, cependant.

Belle longue nuit à toi, Alain ; à tous deux, amis réunis. Sache Alain que ton passage ici me laisse à la fois un goût aussi positif qu'amer. J'ai longtemps eu tendance à, personnellement, fustiger le suicide, étant plus jeune. Lorsque j'ai fini par me rencontrer moi-même, j'ai conclu qu'il pouvait s'agir là d'une porte de sortie tout à fait honorable quand plus rien d'autre ne pouvait se présenter d'acceptable. Je respecte donc, douloureusement, ce choix qui fut le tien. Je t'embrasse, tendrement...

Hervé

24/06/2011

24/06/11 - 08:40

Escapade audoise


Petit périple dans l'Aude, juin 2011.
Bien la peine d'aller chercher le soleil au Sud, moi j'dis. Mais pour la rando, en fait, c'était quasi idéal.


La citadelle de Carcassonne





Vue (quasi) aérienne des ruines de Peyrepertuse






Un peu de repos en passant par l'abbaye de Fontfroide





Et, redescendant d'une rando au château de Quéribus, dans le village de Cucugnan, pas pu ne pas penser à vous que j'ai lâchement abandonnés quelques jours...



Ah, les vacances avant les vacances, tous deux...

18/06/2011

18/06/11 - 14:43

Bonheur, bonheur, bonheur, où qu'es-tu ?


Cette permanente "quête" du bonheur, chez certains... Quand il est si urgent de vivre ce qui nous est donné de vivre, quand il est urgent de trouver son contentement voire son équilibre et son épanouissement en ouvrant les yeux (et le coeur) a priori, sans devoir attendre de trouver le produit étiqueté "bonheur" pour accepter de s'ouvrir au monde qui nous entoure...

"Le bonheur ? Si l'on devait en bâtir la maison, la pièce la plus grande en serait la salle d'attente !"
Jules Renard

N'est-il pas ?

28/05/2011

28/05/11 - 12:05

Payer de sa personne.


Devant la situation qui perdure et annonce des lendemains difficiles, je n'ai pas hésité.

N'écoutant que mon courage, j'ai joué les perturbateurs météo : j'ai sorti bassine, éponge, produit vaisselle, raclette, et entrepris de nettoyer tous les carreaux et huisseries extérieures de la maison. D'ordinaire, ça n'y coupe pas : quelques heures plus tard, il pleut, rien que pour m'emmerder et dégueulasser tout ce qui n'aura été nickel qu'un instant.

Dans ces instants de crise, faut savoir donner de sa personne, moi j'dis !

29/04/2011

29/04/11 - 23:50

Rester crédible longtemps ?


Ce soir, première grande interrogation, et sans doute gros doute sur les parents et le père que je suis, dans la tête de ma fille...

Où, depuis de longues années, on lui (leur, elle et son frère) instille le goût du travail bien fait, le sens du travail scolaire non pas pour nous faire plaisir à nous parents mais bien pour qu'ils décrochent la formation de leur choix.
Qui plus est, j'ai la chance qu'à 18 et 16 ans ils sachent tous deux vers quel avenir professionnel ils veulent s'orienter.

Las, ce soir, premier gros blues chez Camille. Elle a postulé à l'entrée de quatre écoles normales supérieures d'architecture. Dont deux à Paris. Un dossier scolaire en béton, quasiment 15/20 de manière régulière depuis l'entrée au lycée.

Et ce soir, le "drame" : l'école pour laquelle elle avait tout tenté en premier voeu ne l'a pas sélectionnée (400 candidatures sur plus de 16.000 en 2010) pour l'entretien final duquel sortiront cent étudiants.

Tu as beau jeu de minimiser : oui, Belleville, c'est un des fleurons mondiaux de l'archi ; il te reste les trois autres voeux dont on ne connait pas encore la sélection première, patience...

N'empêche. Un des bons copains de ma fille figure dans les 400 sélectionnés de Belleville. Avec, à ce qu'elle me dit, un dossier scolaire bien plus étriqué que le sien.

Je ne veux pas ici faire figure de plaignant. Juste cet état d'âme de ce soir : comment donner durablement des conseils en un sens précis (travaille et ça va payer !), sans risquer de se fourvoyer et de perdre en crédibilité ? L'exercice de parent touche là ses limites. J'espère que les prochaines semaines verront au moins une des trois autres écoles la "qualifier" pour le round final de ce match de boxe. Parce que, quand à 18 ans on se prend ce premier gros upercut dans la gueule...

01/04/2011

01/04/11 - 13:36

Pause prolongée, en cours.


Période de turbulences professionnelles, besoin de faire converger toutes mes énergies vers le boulot depuis près de 18 mois. D'où mes rares passages depuis un long moment. Et cela devrait durer, probablement. Rien d'alarmant, que mes "fans" se rassurent. ;o)

Je profite de ce court passage pour relater un ancien constat, conforté à l'audition d'un reportage radio, ce matin.

Quelque part en France, pas retenu où. Une chorale formée à l'origine autour de SDF et anciens SDF. A la fin première de chanter aux obsèques des SDF enterrés sans cérémonie, dans l'anonymat et le silence. Puis cette formation s'est étoffée de volontaires et autres personnes se sentant concernées.

Un ancien SDF, interrogé, disait ceci : "tous, dans cet ensemble, nous avons nos fractures, nos failles. Moi aussi. C'est pour cela que nous sommes ici. Sinon, guéri, j'aurais quitté la chorale."

Cette position dit quoi ? A part que nous ne nous sentons capables de partager avec les autres qu'en espérant en retirer un mieux pour soi ? C'est bien évident et même tout à fait réel. Le partage est source d'enrichissement et donc d'apport à sa propre personne.

Mais alors, pourquoi ne pas poursuivre une fois mieux dans sa vie ? Continuer d'apporter à l'autre ce soutien qu'on a soi-même reçu. Peut-être parce que ça le ramènerait à cette existence qu'il a voulu fuir... Pourtant, il aura franchi l'obstacle grâce et avec les autres.


Ce petit récit m'a ramené, forcément, à la "consommation" que l'on peut trouver ici, sur GA comme sur d'autres sites gays. Ou dans les associations : on quitte le lieu sitôt qu'on se porte mieux. Ou qu'on a rencontré son autre. Pour revenir, parfois, souvent, aux premiers orages qui suivront.
DOMMAGE...
Du moins est-ce mon point de vue. Belle fin de semaine à tous.

09/02/2011

09/02/11 - 00:05

Fascinant !


Rare que je colle à l'actu. Mais fait est de constater que 24 heures après le relais de l'information, pas le moindre blog ici qui n'en parle.

Je dois être un rien à côté, une nouvelle fois. Gay mais papa, attiré par les hommes depuis mes 11 ans mais ayant vécu une fort longue histoire, en toute sincérité, avec une femme...

Le sujet du jour : cet enfant-médicament !

Tout comme dans le débat, sensible, mené par nombre de gays et lesbiennes, sur le "droit à l'enfant", ici ne doit-on pas, avant tout slogan typiquement journalistique, se poser la question de l'enfant au centre du propos ?
Comment ce petit être, une fois jeune enfant en âge de discernement, va-t-il recevoir le message ? Enfant-médicament... Bonjour la poésie. Et bonjour la notion de recul. Voire de calcul.

Amandine demeurera à jamais le premier bébé-éprouvette. 20, 30 ans plus tard, on l'évoque toujours ainsi. Je ne sais comment elle l'a vécu et le vit aujourd'hui, au plus profond de son être. Mais il doit être assez facile de contourner le problème en lui ayant expliqué que, grâce aux progrès de la science et au désir tenace de ses parents...
Allons faire entendre à ce "bébé-médicament" qu'il n'est pas le fruit d'une envie purement intéressée (permettre de soigner sa soeur aînée) voire mercantile...

Il me semble impensable de ne pas pouvoir tenir compte de l'avis ultérieur de cet enfant, de l'impact des mots énoncés aujourd'hui, et qui dans la conscience collective demeureront.

J'ai trop en souvenir ma mère, évoquant sa 3ème maternité devant mon frère cadet, handicapé cérébral par accident à la naissance ; et de lui en vouloir de la légèreté de certains de ses propos tenus allègrement devant mon frère (cet abruti, cet incapable de compréhension ?) quant au fait que ce troisième enfant n'était pas désiré, pour ne pas m'insurger, aujourd'hui, contre cette appellation "définitive" (car elle le sera, d'ici quelques jours) d'enfant-médicament.

On évoque dès aujourd'hui pour lui la notion d'enfant de la "double chance". Mais ne sera-ce pas encore par le même euphémisme qui a conduit à parler du non voyant, du mal entendant ou de la technicienne de surface ?

Le mot, le verbe, décidément, ont du plomb dans l'aile. Lorsqu'on mesure à quel point, même en parlant de la même chose nous en arrivons à nous écharper, du simple fait qu'a priori ces mots revêtent une acception différente chez chacun de nous. Il suffirait pourtant, souvent, de creuser un tant soi peu, pour s'apercevoir que nos différends ne le sont qu'en apparence...

A quand le nouveau dictionnaire universel où chacun de nous se retrouverait ? Hélas, au rythme et au degré de volonté politique qui sont nôtres, je crains que ce dictionnaire ne "pèse" pas plus que quelques dix à vingt mots. Le plus petit dénominateur commun... Vive la poésie, vive l'humanité !

11/01/2011

11/01/11 - 23:10

"Drame" !

Kilucru ? Cette entrée de new millésime marquée au sceau de l'acte brutal !

2 janvier. J'ai déposé les enfants chez leur mère la veille au soir. L'année à bien débuté, rien ne semble anormal. Lorsque tout à coup, au moment de vouloir rejoindre l'homme de mes pensées, ce 2 au soir, la voiture est enfermée dans mon garage et la porte refuse obstinément de se laisser manoeuvrer, blocage complet. Que ce soit côté motorisation ou manoeuvre manuelle...

Je préviens mon chéri, je risque de ne pouvoir le rejoindre, je verrai bien comment me rendre au boulot le lendemain...
A force de bravoure (oui, je sais...) je parviens à débloquer situation et porte sectionnelle. Je sors la voiture et rappelle l'amour-mio : j'arrive ! Mais, dans un élan de folie, espèce inconsciente de joueur de casino sans doute, je tente de nouveau de fermer et ouvrir ladite porte.

Las, une fois de trop, impossible de rouvrir cette foutue porte ! Comble de l'erreur (horreur ?) : puisque je m'absentais une semaine durant, j'avais pris le soin de fermer la conduite d'eau de la maison. Du coup, plus le loisir de vivre ici avant ouverture du garage.

Je recherche le nom de l'artisan qui a posé la clôture et la porte (installés avant que j'achète ce bien), le trouve, l'appelle : il m'annonce alors qu'il est au Maroc et ne rentrera de vacances que le 10 janvier ! Me voilà contraint de demander l'asile à mon chou-chéri, et tout autant de négocier avec mon ex femme pour qu'elle accepte de garder les enfants jusqu'à réparation...

Et là, on se dit que, vraiment, on a été bien inspiré de s'être montré clean toutes ces années durant...

Résultat : nous voilà, 11 janvier, enfin revenus à une situation sereine : la réparation a été effectuée ce jour, l'eau coule de nouveau aux robinets de la maison, les enfants ont retrouvé le chemin de ma maison. Tout va pour le mieux.

Entre temps, hier, je viens de rater une belle opportunité professionnelle. Mais visiblement la situation était biaisée d'avance, le directeur ayant accepté l'appel à candidature réglementaire tout en ayant déjà verrouillé la place pour une protégée. Me voilà donc contraint de renoncer à ce beau projet (lié à un pôle d'excellence axé sur la prodigieuse période de la Renaissance) et surtout à demeurer au poste qui est aujourd'hui le mien, quasiment un an de plus alors que je m'y morfonds quasi grave... Mon amie et numérologue préférée ne se sera hélas peut-être pas trompée : rien d'excitant à attendre pour moi d'ici l'automne prochain, grrr !!!! Une entrée en matière un rien poussive voire contraire à mes aspirations du moment. Mais rien de grave.

Aussi, à ceux qui se seraient inquiétés de mon absence ici (comment ça non ? 'foirés va !), je signale que tout va bien. A eux comme à vous tous, que cette année 2011 se déroule du mieux qu'il puisse être espéré. Et même carrément se révèle une année des plus flamboyantes qui soit, pour une vie captivante et à la fois sereine et équilibrée.

Je renouvelle mon message déjà délivré à ceux qui s'en savent destinataires : je vous aime ! Quant aux autres : que ces douze mois vous apportent ou vous confortent dans votre équilibre personnel et vous accordent de belles et véritables rencontres, par ici. La vie est belle !

12/12/2010

12/12/10 - 18:49

De saison...


Amis d'la pouézi, bonsoir !

"Les hommes c'est comme la neige : on ne sait jamais, avant, combien de centimètres on aura, ni combien de temps ça durera !"

(Les chevaliers du fiel)

26/11/2010

26/11/10 - 08:55

Pensée du jou(i)r...


Il n'y a pas de doute, quand on vit quelque chose, qu'on partage avec un être aimé - compagnon, ami(e) - tout de suite le ressenti et encore les souvenirs de l'instant, ensuite, prennent une toute autre dimension, non ?

25/11/2010

25/11/10 - 18:13

Automne...




Balconnière tendance automne/hiver chez garçons chics...

23/11/2010

23/11/10 - 13:38

Opus 3...



aux Puces, 3.



23/11/10 - 13:36

Opus 2



aux Puces, 2.




11/11/2010

11/11/10 - 17:16

Adonis rencontrant Narcisse...


Lu l'autre jour ce titre d'un article dans la revue Médecins du sport :

"Le complexe d'Adonis : Quand perfection rime avec obsession... et musculation".

Je n'ose imaginer l'association entre ces deux divinités... Aïe, ouille !

03/11/2010

03/11/10 - 22:17

Tentative d'explication...


De ce temps évoqué juste avant me revient cette interrogation : pourquoi le poème chanté de Léo (Ferré) "la mémoire et la mer" demeure-t-il pour moi une merveille si mystérieuse, si énigmatique ? Un texte incompréhensible si l'on veut l'analyser, mais qui fait mouche à chaque lecture et surtout chaque audition.
Une sensation toute identique avec l'opus qui suit, et que je propose de partager avec certains par ici.



A mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
A mes copains du pain rassis
A mes frangins de l'entre-bise
A ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l'Araignée la toile au vent
A Bifteck baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les midnights à moitié verre
Chez un bistrot de ses chiens

Aux spécialistes de la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondin and Clowns
Aux paumés qui, la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau

Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêles à tout-va la chanson
Et n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y'a ta cavale dans la rue
Qui hennit en te klaxonnant

Le droit la loi la foi et toi
Et une éponge de vin sur
Ton beaujolais qui fait le mur
Et ta pépée qui fait le toit
Et si vraiment dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce camarade vitamine
Il faudrait s'en débarrasser

Ton traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots fériés
Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté de la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées
Dans le dictionnaire des constellations de mots
Et c'est le bonnet noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire particulier
Avec des grammairiens particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques
Aux vieilles pouffiasses littéromanes

Il importe que le mot amour
Soit rempli de mystère et non de tabou,
De péché, de vertu, de carnaval romain
Des draps cousus dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de long cheveux aux prêtres de la rue
Pour leur apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
Monsieur l'abbé Bibi - fricoti - fricota
Et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
Sans culotte
Sans bande à cul
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle
Du qu'en-dirons-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude
Sous prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
Alors que ces enfants dans les rues sont tout seuls
Et s'inventent la vraie galaxie de l'amour instantané
Alors que ces enfants dans les rues s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
Je parle pour dans dix siècles et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
Je provoque à l'amour et à la révolution
Yes! I am un immense provocateur
Je vous l'ai dit
Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
Il faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras
Il faut mettre Euclide dans une poubelle

Mettez-vous-le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance

Nous, nous sommes pour un langage auquel nous n'entravez que couic
Nous sommes des chiens et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la paix des chiens
Nous sommes des chiens de bonne volonté
Et nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous
Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
Noirs comme la terreur que vous assumerez
Blancs comme la virginité que nous assumons
Nous sommes des chiens
Et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a
Quelque chose d'urgent à faire
Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre sur la margoulette

Je n'écris pas comme De Gaulle ou comme Perse
Je cause et je gueule comme un chien

JE SUIS UN CHIEN


Léo Ferré, 1969
Le chien

 

Article 1 - An II

Un an de journal, ça commençait à devenir délicat de s'y retrouver ? Alors deux !! D'où cet INDEX thématique à votre disposition !

Pourquoi un journal ?

Billets d'humeur
Ambiance, ambiance
Audition, écoute
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Commentaires ; stop !...
Les Ex
J'aime, j'aime pô
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J'aurais dû comprendre
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Pour me comprendre
Sid’amour à mort
Trente ans

Citations
Bory-1 ; 2
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Droit d’asile - 1 ; 2 ; 3 ; 4; 5 ; 6 ; 7
L'enfant selon Bouddha
Métamorphose & masque
Partir ou rester
Le petit Poucet
Sagesse taoïste 1 ; 2
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«... Si on attendait de se connaître pour se faire confiance, on allait jouer des rôles les uns vis à vis des autres ; on allait se montrer avec nos carapaces, et le jour où on souhaiterait se raconter tout, on ne pourrait pas tout à fait le faire parce qu’il faudrait adapter notre vérité avec les petits mensonges qu’on se serait dit pendant des mois sur nos parents, sur notre passé, sur nos fantasmes »...
Merci de m'avoir accordé la transcription de ce texte Mathieu, extrait de ton journal (Matthieux) et plus précisément de la série "les corps fermés" , extrait se situant à la page 14.

La plus belle définition qui soit, à mes yeux, de l'acte de confiance !

"Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu : il nous faut naître une première fois dans la souffrance d'un accouchement. Il nous faut naître une seconde fois par l'âme, et donc par une prise de conscience de cette naissance. Alors seulement nous pouvons réellement commencer à vivre un peu"

Christian Bobin

Au vu de mon parcours de vie, j'ai depuis quatre ans maintenant défini ce parcours actuel comme une re-naissance. Je veux dire par là une prise de conscience du fait que j'avais un peu laissé échapper le réel déroulement de MA vie dans une relation de couple trop fusionnelle (1+1=1). Le fait de reprendre en main le cours de MA vie, je l'ai assimilé à une re-naissance.
On peut donc vivre à crédit, sans aucune prise de conscience de cette vie. Une vie qui se déroule, seule. Et puis un jour (pour ceux qui ont ou auront la chance de la réaliser), c'est LA naissance, conscientisée. Non plus le fait d'avoir été enfanté ; plus cet acte subi. La deuxième naissance.
Merci à Kikoo d'avoir ouvert son journal par un très bel article. Qui m'a amené ce commentaire.

Lu dans
"le passage des éphémères"
de Jacqueline Harpman

J'ai lu dix fois votre lettre - l'autre, c'était trois fois, cela devient une manie ! - pour être sûr(e) d'entendre ce que vous dites sans superposer ce que je pense : peut-être êtes-vous dans l'amour alors que je ne suis que dans l'amourette. On dit que c'est un sentiment plus grave, qu'il s'inscrit dans la durée et aussi qu'il se transforme avec le temps"

Extrait de l'article du 21/04/04, "étalonner les discours"


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"Alexis, ou le traité du vain combat"
Marguerite Yourcenar

Ce livre de Yourcenar aura pour moi été le premier lu à "quatre yeux", comme certains jouent à quatre mains sur les touches de leur piano ! Des émotions qui demeurent, bien au-delà du plaisir solitaire. Même en lecture.

.../...

S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie...

Je cessai de croire que la perfection se trouve de l'autre côté d'un serment. La sagesse, comme la vie, me parut faite de progrès continus, de recommencement, de patience.


On dirige quelquefois ses actes ; on dirige moins ses pensées ; on ne dirige pas ses rêves.


Les hommes ne disent pas tout mais lorsqu'on a, comme moi, du prendre l'habitude de certaines réticences, on s'aperçoit très vite qu'elles sont universelles... Ma conscience, mise à nu, me révélait celles des autres... Je finissais par me dire que mon seul tort (mon seul malheur plutôt) était d'être, non certes pire que tous, mais seulement différent.