Run Baby Run...
C'est étrange comme parfois certaines chansons peuvent déclencher un je-ne-sais-quoi en nous et nous balancer à la figure certaines périodes de notre vie...
Dimanche soir, mon chéri et moi sommes allés dans une "boîte" dont je tairais le nom.
Toute la première partie de soirée a été dédiée par un cruel hasard à des chansons qui dataient de la période 2001-2003
Humainement court, mais musicalement long.
Jamais je n'aurai imaginé qu'il puisse y avoir eu autant de tubes, autant de niaiseries, autant de choses qui me "le" rappelleraient...
Lui, c'est un peu ma bête noire... Ma blessure la plus profonde et la moins secrète.
De beaux yeux bleus, un regard d'ange, mais intérieurement: un vrai chaos... un chaos perpétuel.
Lui, c'est ce garçon dont tous les mecs qui l'ont succédé ont été jaloux.
Lui, c'est celui que j'ai aimé le plus jusqu'à mon copain actuel...
En dansant avec mon boyfriend, je ne pouvais m'empêcher de LE voir danser sur ces chansons, les chanter, me sourire.
J'étais heureux avec lui, plus très naif, mais heureux... la plupart du temps.
Et chaque note de musique enfonçait un peu plus le couteau, comme une préparation à ce qui allait suivre.
Car ils ont osé, ils ont passé "She's like the wind"... Un Patrick Swayze que j'avais enterré, presque oublié, relégué à cette période sombre post rupture où je n'allais pas bien, mais où je continuais à le voir, à passer des nuits avec lui. Je savais que j'étais un parmi d'autres mais j'étais fier qu'il trompe son copain (et quelque part tous les autres aussi) avec moi. En même temps, je ne pouvais m'empêcher de trouver cela juste vu qu'il ne se gênait pas pour me tromper, alors que nous étions ensemble...
La fidélité du coeur... A l'époque, j'y croyais... Je me demande si j'y crois encore... En fait, je ne sais pas trop ma position là dessus, c'est un sujet trop douloureux et quelque part encore trop "chaud" pour que j'aie une réelle réflexion là dessus.
Il a toujours été franc sur ses tentations et ses dérives, du moins, j'y crois encore à moitié.
Je croyais avoir été fort, peut être ai-je été trop lâche pour le quitter.
L'amour est aveugle, ou peut être est ce juste une question de savoir suffisamment se voiler la face pour y croire.
J'y ai cru, je croyais avoir digéré, mais il m'a laissé bien des cicatrices, qu'elles soient physiques ou mentales.
Que je le veuille ou non, que je sois en couple ou non, quoi que je dise, une partie de mon coeur continue de le saigner...
Et c'est sur Patrick Swayze que toutes ces heures passées à le pleurer, à le maudire, à chercher à le garder, à chercher son attention à tout prix me sont également revenues, comme un concentré de notre relation passée, du début à la fin...
C'est là également que je suis tombé dans les bras de mon copain, que je lui ai avoué que ces chansons me "L" avaient toutes rappelé.
Comme à son habitude, il a détourné la tête, car "sa" simple évocation le fait tomber dans une espèce de mutisme qui parfois me fait me sentir très seul.
Je lui ai donc assuré que c'était lui que j'aime aujourd'hui, plus "lui" et je me suis mis à pleurer...
Etait ce de la peine, comme on pleure ses morts, était ce du bonheur d'être enfin heureux, aucune idée et j'ignore si je le saurai un jour, mais comme ne l'a pas dit Zazie: "ca fait mal et ca ne fait pas rien"
D'autant plus qu'après cette série de chansons me le rappelant, j'ai cru, dans la pénombre, l'apercevoir... J'ai du fixer ce pauvre bougre pendant un moment avant de me prouver que ce n'était pas "lui".
Il a du me prendre pour un malade, mais j'en avais besoin...
Qu'il n'y ait pas de confusions: j'aime mon mec. Je suis très heureux avec lui. J'ai trouvé en lui quelqu'un avec qui je suis sur la même longueur d'ondes, quelqu'un qui ne m'écoute pas assez (mais peut-on réellement se confier à son mec?) mais quelqu'un avec qui je suis bien, presque en paix... Je le fais parfois souffrir, presque par "habitude" des relations conflictuelles, mais j'essaie de me corriger le plus possible, surtout qu'il arrive à me le rendre assez bien, mais essentiellement parce qu'il ne mérite pas ça...
En ce qui "le" concerne, et bien... Il me laisse à peu près indifférent, même si les disputes, les explications qu'il m'engendre sont parfois pénibles...
Il était et il restera très certainement la première et la dernière fois que j'aurai aimé et que j'aimerai quelqu'un de cette manière...
Mon blindage, mon hermétisme forcé vis à vis de lui a déteint un peu sur les relations qui ont suivies.
Pourquoi faut-il que ce soit ce genre de relations qui nous marquent le plus?
29/03/05 - 09:42
So baby
Talk to me
Like lovers do
...
furyo