09/10/2008Amoureux Fous
Raaaaah, comme j'ai été bien inspiré cet après-midi de voir "La Frontière de l'aube" de Philippe Garrel. J'aurais pu me contenter d'une séance cool avec "W." ou le dernier Woody, histoire de fêter l'option tout juste décrochée avec de chouettes producteurs. Il faisait beau, doux, léger, j'aurais pu me contenter d'une sucrerie un peu honteuse. Après tout, j'ai regardé ces derniers jours "Betty la vieille" euh "Seconde Chance", "Ugly Betty" (les épisodes 16 et 17 de la saison 1 sont carrément fabuleux) et quelques sessions du "Coeur a ses raisons" (Pascale Bussières rules !!).
Mais là, j'avais besoin d'un bon gros choc cinématographique. Et avec le dernier Garrel, j'ai été servi. Je tiens à préciser que je n'ai pas voulu voir ce film pour son fils Louis, enfin pas uniquement. Il est de plus en plus bon. Déjà, dans "La Belle Personne", il passait un cap supérieur. Mais là... pfiuuuuuu...
Très difficile de résumer ce grand film qui ne laisse personne indifférent. Dans la salle, des gens ont craqué à cause du rythme sans doute et sont partis en cours de route. A Cannes, il s'est fait huer. C'est un film exigeant, on a le droit de piquer un peu du nez pendant. Mais je le dis et je le répète, quand on s'ennuie un peu, c'est que c'est bon signe. On est récompensé, toujours.
De toute façon, dès les premières secondes, j'étais conquis. Rien que l'image en noir et blanc, c'est juste sublime et ça prend aux tripes comme un tableau, une belle photo, une oeuvre d'art en somme. Laura Smet est formidable, émouvante, super belle. En plus, l'actrice amoureuse dépressive qu'elle interprète, c'est un peu son histoire. Ce film signe sa renaissance. On croyait avoir à faire à une nouvelle fille de, elle est bien plus que ça.
"La Frontière de l'aube" c'est l'histoire d'un amour fou intemporel. Comme dans le dernier Honoré, pas un élément moderne n'envahit l'image. Pas de décors superflus, pas de téléphones portables, que des extérieurs : on est en pleine Nouvelle Vague à la sauce Cocteau / Franju : au bout de 45 mn, le film prend une dimension surnaturelle insoupçonnée. Pour reprendre l'expression d'un grand stratéguerre bien aimé (j'en fais trop ?), les scènes du miroir m'ont foutu les poils. Génial ? Oui, on peut le dire.
Raaaaaaah.... Axel Bauer... Mondino... Rusty James... La sueur brûle comme l'acide.
06/10/2008Little Boxes
Hé hé, j'ai conjuré le sort... finalement, on ne va pas faire appel à moi, apparemment c'est compliqué d'embaucher... surtout en ce moment ! Mais on a tous droit à une seconde chance (rhoo le clin d'oeil à deux balles).
Du coup, je vais me remettre à pondre des bibles et à cartonner... Hier, j'ai jeté avec grand plaisir des Têtu et des Technikart. En revanche, le Paris Match de 1984 sur la mort de Bernard Laroche, j'ai pas pu m'en débarrasser. Ni du Globe, ni des vieux Actuel. Et côté CDs, je me suis rendu compte d'une évidence : les années 90 furent une abomination sur le plan de la musique! Destroy, destroy.
Prochaine étape : les VHS et les DVD.
Bon l'écureuil fou, tu te calmes ? C'est pas drôle. J'ai peur pour mes noisettes, moi...
Afin de renflouer les caisses de tout le monde, il paraît que le gouvernement étudie la possibilité, si ça va vraiment mal, de ne pas reverser en janvier les intérêts du livret A, mais "plus tard dans l'année 2009". C'est chaud !
Tout ceci me rappelle le krach de 1987, et le film "Wall Street" sorti dans la foulée. "Greed is good..." (ben non, plus tellement)
Ah 1987... Danville Community High School, Jennifer et sa corvett, le Rocky Horror Picture Show, John Cougar Mellencamp, le Greenfield Mall (ou Greenwood je ne sais plus), les cartes d'Halloween signée Hallmark, "Fatal Attraction"... J'ai retrouvé le bouquin que j'avais écrit sur cette époque, "C'est pas l'Amérique". J'ose pas le relire, ça doit être tellement naïf et mal écrit. La nostalgie a ses limites.
05/10/2008Chain Of Fools
Ça y est, déjà trois cartons de fait ! C'était ceux des "archives personnelles", les lettres, les cahiers de notes, les agendas, les trucs de boulot genre piges ou justifs de pub. Je ne jette rien, j'aime trop les souvenirs. Je me suis replongé dans le milieu de la pub des années 90, j'ai quand même bossé sur des trucs improbables comme des rasoirs Gilette, le Smecta ou des pass (j'ai pas dit passes) au Magic Kingdom Club.
Du coup, j'ai visionné "99 F" pour me rappeler mon année et demi J. Walter Thompson. C'est tellement démodé que c'en est intéressant. J'ai dû vérifier sur allociné que c'était bien sorti en 2007. Y a deux trois trucs marrants et bien vus, mais bon, c'est réalisé par Jan Kounen (qui fait une apparition dans le film que je qualifierais de "gênante") donc j'ai tenu 52 minutes inside.
Je ne sais pas comment mais je me suis retrouvé ce matin sur le blog de NeimaD et c'est là que je me suis souvenu que Pheel m'avait parlé de lui (dont je ne connaissais pas le blog) bossant sur une série, sur laquelle je vais peut-être/sans doute travailler. On ne devrait jamais parler des choses qui ne sont pas signées, fermes définitives, ça porte malheur. Peut-être que j'essaie de conjurer le sort :-)
Bref, sur le blog de Neimad, parmi plein de posts sympathiques (j'adore ce mot), un petit jeu :
Mettre en lecture aléatoire votre iPote et notez les chansons qui apparaissent dans l'ordre en réponse aux questions, sans tricher :
1. Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? = Love Is All (Roger Glover)
2. Comment les autres vous voient ? = My Dearest Friend (Devendra Banhart)
3. Quelle est l'histoire de votre vie ? = Le Temps des Yoyos (Serge Gainsbourg)
4. Quelle chanson pour votre enterrement ? = L'Amour (Barbara Carlotti)
5. Comment allez-vous de l'avant dans la vie ? = Let's Stay Together (Al Green)
6. Comment être encore plus heureux ? = Don't Give Up (Peter Gabriel & Kate Bush)
7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? = Tu Es Beau (Yelle)
8. Pour décrire ce qui vous ravit ? = The Things That Dreams Are Made Of (Human League)
9. Votre boulot pour vous c'est... ? = Hammering In My Head (Garbage)
10. Que devriez-vous dire à votre boss ? = Money, Money, Money (Abba)
11. Pour vous, l'amour c'est... ? = You Get What You Give (New Radicals)
12. Pour vous, la sexualité ça doit être... ? = You're All I Need To Get By (Mark Ronson)
13. Bloguer pour vous c'est... ? Lights & Music (Cut Copy)
(ok j'ai triché pour la 8 et la 10 hu hu! les chansons étaient juste pas possibles - ce jeu est parfait pour nettoyer ses sélections musicales)
A vous!
ah oui, au départ c'est une chaîne, alors Dulle, Omelette aux lardons, 1constant et ayrtonparis, à vous de jouer! Mais tout le monde peut s'y mettre hein, je ne suis pas sectaire
03/10/2008"... just go for the second time..."
Everybody needs somebody to love... I want to know what love is... Chacun fait fait c'qui lui plaît plaît ! Love is all around, Love comes quickly, Love will find a way ! (non, pas avec les pieds) (oui, je suis très comédie musicale en ce moment..)
 
Ça y est, j'suis fan ! "Seconde Chance" c'est la nouvelle sitcom à suivre. Enfin, il s'agit normalement d'un soap, mais c'est tellement drôle, tellement second degré par moments que je range la nouvelle série de TF1 dans le rayon "sitcoms". Une blonde un peu bébête mais pas que, face à son ex-meilleure amie, super bitch mais pas que, avec des mecs au milieu, l'univers de la pub, du mauvais esprit... c'est délicieusement camp, super bien joué, avec des scènes ahurissantes (l'héroïne parle à des pâtées pour chien pour trouver l'inspiration, la méchante parle à une vitre "tu vas payer pour tout ce que tu as fait" ou balance des "salopard un jour, salopard toujours"), le fric se voit à l'écran (ça change...), un ton à la fois vieillot et jubilatoire...
Non franchement, j'avais des réserves au début mais c'est vraiment bien. C'est du Krystle vs Alexis à la sauce parisienne. Bon ok, c'est diffusé à 17h45 mais ça vaut vraiment le coup de regarder, car ça ne se prend pas au sérieux et ça, ça fait du bien putain ! (j'suis vulgaire, tant mieux). Et encore, il paraît que ça va s'améliorer.
En ce moment, je ponds bible sur bible. Just call me God. Call me tout court : c'est bien beau de me dire que je suis engagé, j'aimerai quand même qu'on me le signale par téléphone. Heu, c'est trop demander ?
Je suis fier de moi : je suis rentré d'une soirée de mon agent dignement, sans me tenir aux rétroviseurs des voitures de la rue Ferdinand Duval, et sans mal de crâne le lendemain. Un exploit. Lise m'a parlé mais j'ai rien compris : tout est nor-mal.
Le ciel me tombe sur la tête. Littéralement : dans ma cuisine agressée par un dégât des eaux, la peinture du plafond se décolle et s'échoue sur le sol. On se croirait dans un film crépusculaire coréen.
30/09/2008Cette Fille N'est Pas Pour Toi
J'ai essayé de regarder "Sagan" sur France 2. Eh ben, autant lire les livres, les bios, car là cette biographie télévisée (c'est quand même un plus joli terme que "biopic") est vraiment au ras des pâquerettes niveau réal, jeu (contrairement à tout le monde, je trouve là le jeu de Testud -que j'adore- absolument horripilant), scénar... Je suis déçu. En revanche, Jeanne Balibar dans le rôle de Peggy Roche est absolument fabuleuse.
Ça, ce sont mes cartons qui serviront pour le déménagement.
Ou pour l'emménagement sur le canal saint martin, vu que l'économie est quand même super mal barrée. "Aaahhh, the Chelsea Paper, it used to keep me so warm..." (de quelle série est tirée cette réplique, hmm ?)
Z'avez vu, il y a des dinosaures sur les cartons. A ce sujet, I Heart Sarah Palin ! Et Tina Fey, son imitatrice numéro 1, dont j'ai découvert le show "30 Rock" : l'histoire d'une auteure de sketchs désespérée d'un show, qui subit son nouveau boss (joué par Alec Baldwin - génial) et les délires de ses acteurs. Très, très prometteur.
A vrai dire, la vraie interview Sarah Palin / Katie Couric est encore plus drôle tout en foutant vraiment la trouille (la journaliste bat vraiment des cils de façon hystérique - quant à Sarah, on sent que la balle ricoche toujours). Mc Cain est tout aussi flippant, on dirait un petit garçon qui a vieilli d'un coup. Un peu comme Alain Minc.
Demain rendez-vous avec une boîte de prod pour un projet terroir rigolo. Et jeudi youhou, journée spéciale savon et théâtre (et bulles, parce que qui dit savon dit bulles). C'est chouette la vie.
28/09/2008Die Young Stay Pretty
Ce week-end, j'ai vu deux drames adolescents (c'est quand même plus poétique que "teen drama").
Le second fut "A ma soeur !" de Catherine Breillat. Une histoire de soeurs ados qui se passe un été en Charente-Maritime, quelque part du côté de Royan. L'une est belle, sexy, l'autre est taciturne et grosse (j'adore le titre anglais "Fat Girl"). L'histoire d'un dépucelage lent et douloureux, de relations familiales juste épouvantables, jusqu'à un final tragique, inattendu, provocateur. C'est tout simplement génial. Les vingt dernières minutes sont très tendues (ah les scènes de voiture sur l'autoroute... flippant !), j'étais terrifié sur mon fauteuil, je me cachais les yeux et je les entrouvrais comme les enfants. Je ne connais pas bien l'oeuvre de Breillat, mais j'ai très envie de voir le vrai-faux du making of de ce film, "Sex is comedy". J'arrive pas à le trouver, ouin.
 
Le premier fut "La Belle Personne" de Christophe Honoré que j'avais raté sur Arte (comme "New Wave" d'ailleurs..). La bande-annonce n'était pas très engageante, contrairement à celles de "Dans Paris" et "Les Chansons d'Amour". Et puis, c'est vrai que La Princesse de Clèves ne me rappelait que des souvenirs de première pénibles. Mais bon, Christophe Honoré, Gilles Taurand, Louis Garrel, Grégoire Leprince-Ringuet, et tous ces acteurs-trices, ça ne pouvait pas se refuser. Le film prend son temps, on passe doucement du marivaudage au drame et puis il y a l'histoire de la lettre, et là pfiiuuuuu... c'est enivrant ! Comme dans les deux précédents films, on se ballade dans Paris (ici le superbe quartier Passy - La Muette, je veux y vivre, dommage qu'il soit loin de tout), ça se passe en hiver, et il y a une petite mélodie des années 80 : après "Cambodia", "Amoureux Solitaires", on retrouve une très fameuse ritournelle italienne amenée de façon super drôle. J'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise !
J'ai aimé le côté complètement intemporel de l'histoire, on ne voit à aucun moment des objets modernes, ça aurait pu être filmé dans les années 60. Les acteurs sont tous bien ! Le générique est impressionnant : énormément des fils et des filles de ! Mais comme il s'agit de dépeindre la jeunesse du 16ème arrondissement, des princes des villes (mon Dieu je cite Michel Berger, ça va pas moi), ça tombe sous le sens. Ils font rêver avec leurs belles mèches, leurs beaux vêtements, leur aisance, leurs grandes histoires d'amour tragiques... Et Louis Garrel, contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là, est parfaitement crédible en prof d'italien dévasté par l'amour. C'est moins immédiat, moins accessible que "Les Chansons d'Amour" mais c'est mieux : un grand film mystérieux et romanesque !
27/09/2008More, More, More
"Alors ça ma chérie, c'est le godemiché à deux branches, c'est un classique... On l'appelle aussi le "rabbit", le lapin parce qu'il a deux oreilles, deux moteurs et plusieurs vitesses..."
A yé, j'ai enfin vu "Hard" la sitcom de Canal sur une veuve bourgeoise qui hérite de la société de production de son mari, société spécialisée dans les films pornos de tous genres. C'est vraiment une comédie de situation avec un point de départ assez artificiel mais rigolo. C'est léger, le point de vue est sympa et sincère. Bon, on peut trouver les scénarios un peu faibles, pas vraiment structurés, sans vraies histoires (comme dans "Ab Fab" d'ailleurs) mais ce n'est pas grave : c'est super bien dialogué et super bien joué. Michèle Moretti, Natacha Lindinger, sa copine avocate revêche, Roy Lapoutre, le producteur délégué, l'ado autiste... ils sont tous bien. Un petit régal !
"Ça, c'est pour deux filles... Enfin, normalement..."
Ce que j'aime surtout, c'est le côté petite entreprise de Soph'X (le nom de la boîte). Les acteurs discutent autour d'un café quand ils sont en pause, on y parle des conditions de travail ("c'est quoi ça ? je commence par une double ? non mais je suis désolée, j'ai déjà fait une anale hier. j'suis déchirée !"), des revendications sociales ("je sais ce que vous faites aux poules !") et de création ("il n'y a pas des auteurs qui ont un peu plus d'ambition ?"). La vie quoi.
C'est vraiment marrant mais je suis un chouia frustré. Cela dit, je n'ai vu que trois épisodes sur six. J'espère que le projet d'Arte sur le porno verra le jour et traitera le sujet un peu plus, ahem, en profondeur...
A propos de porno, j'ai trouvé sur le site de Diese, un extrait mp3 de "Maîtresses Très Particulières". C'est très cru, très drôle et aussi complètement macho et dégradant comme tout film porno (mais attendez la fin, la femme se venge). Les dialogues, c'est du Audiard. Et la voix du mec, oui oui, c'est bien David Vincent, et aussi J.R. Ewing... Tout le monde doit payer ses impôts.
Dans un registre plus soft, une grande chanson, un classique de ce blog : Francine Lainé "Moi, Sensuelle". Attention, cette chanson a des pouvoirs magiques : quand on l'écoute, on est sûr de choper.
Bon samedi soir à toutes et à tous ! 23/09/2008She Works Hard For The Money
Mon boulot est dingue. Je me retrouve à googler Jessica Darty... c'est juste n'importe quoi.
Mais j'adore cette photo. On dirait du Stephen King drôle. "Un Marc qui ne fait que travailler et qui ne sait pas s'amuser devient un type inintéressant". Ne touchez pas la hâche, je l'ai vue en preum's.
"Inspiration makes in mysterious ways..."
"And I can see Russia from my house !"
Demain, c'est Honoré ou rien. J'ai eu "La Princesse de Clèves" à l'oral de Français. Sujet : "l'importance du regard dans l'oeuvre de Mame de Lafayette". J'ai eu 10/20. Il n'est jamais trop tard pour se rattraper.
22/09/2008Teenager In Love
En ce moment, je travaille sur un projet de feuilleton avec plein d'adolescents. Vu que j'ai quitté le lycée depuis un bail, c'est pas forcément évident de raconter les déboires d'aujourd'hui d'un boutonneux mal fagoté ou d'une princesse de cantine. Comment faire pour être juste ? Comment ne pas tomber dans un jeunisme totalement ringard ? Il faut parler de soi, des autres, observer ses contemporains, ne pas en faire trop. Et surtout se documenter pour se remettre dans la peau d'un ado. Entre deux fiches personnages, je me fais des marathons de série : "Skins" sorte de "Trainspotting" pour ados, "Gossip Girl" (j'aime pas mais c'est instructif) et surtout "Angela, 15 ans" la meilleure série d'ado EVER, et la plus grande des années 90 (après "Twin Peaks", cela va de soi).
Cette série n'a pas pris une ride tout en offrant une cartographie impeccable de l'Amérique des années Clinton (Bill, mais aussi Hillary). C'est super bien réalisé, bien joué (même dans le surjeu, tel le personnage de Rayanne), intelligent, drôle, attendrissant... Difficile de comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Mais les meilleures séries sont les plus courtes.
Angela, une fille ordinaire, change de cap à 15 ans. Elle laisse tomber ses amis boulets pour la compagnie d'une gamine alcoolique et d'un gay rimmelisé. Elle sort des phrases définitives du style "Le lycée est un champ de bataille pour le coeur" ou "Je n'arrive pas à me résoudre à manger un repas équilibré devant ma mère" ou encore "Mes parents me demandent toujours comment s'est passé l'école. C'est comme demander "comment s'est passée cette fusillade ?" On s'en fout comment ça s'est passé, on est juste content d'en être sorti vivant".
Evidemment, elle est folle amoureuse d'un rebelle. Jordan Catalano, joué par Jared Leto. Un beau mec à mèche qui se penche merveilleusement bien, soupire, regarde dans le vide, ferme les yeux souvent (en fait, il a un problème de verres de contact). Elle flashe comme une folle, il ne la voit pas. Et puis elle se rend à une soirée. Problème, elle vient de se gameller dans une flaque de boue. Elle rentre dans la maison de l'hôte, s'asseoit sur le canapé, dégoûtée de la vie. Elle remarque alors qu'IL est là, assis dans le fauteuil en face, il regarde sur MTV une vidéo des Pretenders (à l'époque, cette chaîne passait encore des clips). Gasp. Angela est dans tous ses états.
Jordan : "This doesn't seem like a Friday..."
Angela : "It's Thursday"
Jordan : "Oh. Are you sure ?"
Angela : "Yesterday was Wednesday"
Jordan : "Oh"
Angela : "... that's how I know... (rire)"
Jordan : "..."
20/09/2008Never Too Late
Un peu déçu par l'expo du Jeu de Paume consacrée à Richard Avedon (enfin vue !), j'ai décidé de faire ma propre expo entièrement axée sur ses portraits, na !
Sauriez-vous tous les reconnaître ?
17/09/2008I'm Only Happy When It Rains
"Parlez-moi de la pluie". Ouais, quand il fait beau comme il a fait aujourd'hui, c'est pas évident.
Très curieux film que le dernier Agnès Jaoui : on dirait du Téchiné drôle. Mais sans les belles images. C'est un film complètement dépressif, assez ennuyeux mais (encore plus que "Comme une image") mais pas inintéressant, avec des personnages en demi-teintes, sans fards, livides. Tout tourne autour de la famille, ça se passe dans le sud (Entre Avignon et Tarascon), la mère est morte, on regarde les photos de famille, les couples se défont... Pas d'éphèbes homo mais quelques bons mots et une scène vraiment marrante de pétard. En fait, on croit que Jaoui est une auteure drôle, mais pas du tout, elle aime parler de choses graves avec un peu de légéreté. Elle a l'air légère comme ça, mais elle est à fleur de peau. On aime ou on n'aime pas, mais elle a le mérite d'être sincère. De toute façon, je préfère ses pièces, pardon leurs pièces. "Cuisine et dépendances" c'est pas rien quand même.
C'est moi ou Juliette Binoche ressemble à s'y méprendre à Hillary Swank ?
Note à moi-même : acheter les places pour Lemercier et réserver mon accrédit' pour "Scénaristes en Série". Aix-les-Bains, baby !
(putain, c'est où ce bled ???)
15/09/2008American Woman
C'est Saturday Night Live, évidemment. Grand moment ! 11/09/2008"... how can I resist you ?..."
"Oh mon Dieu, je produis des films pornos"
Ça y est, j'ai bouclé le dossier CNC. 'tain il est beau, il en jette ! Pas peu fier, le Marco ! Evidemment, y a deux trois coquilles, une ou deux expressions répétitives. Par exemple, les personnages passent leur temps à abattre des montagnes. Bon, c'est vrai que c'est con comme expression. Quand on abat une montagne, j'veux dire, on doit être pas mécontent, on a envie de se reposer quelques temps sur ses lauriers, parce que c'est pas rien quoi ! et puis c'est crevant d'abattre une montagne, alors s'en enfiler une autre juste après, non là franchement c'est pas crédible.
Tant pis pour les petites erreurs, impossibles à rattraper vu que tout a été déjà imprimé en couleurs sur du joli papier glacé. La musique est bien, les textes OK, les photos sont bien. Le concept est là. On va voir ce que ça va donner, si ça va plaire. Rendez-vous dans un mois pour le premier verdict !
Je suis claqué. Depuis 24 heures, j'ai l'impression d'être un zombie. J'ai piqué du nez au théâtre, j'ai dû me violenter pour me lever ce matin, et là j'ai regardé trois vieux épisodes de "Melrose Place" l'air hagard. Je crois que c'est "Mamma Mia !" vu hier après-midi qui m'a exténué. Le film n'a pas grand intérêt, les producteurs n'ont pas réussi la transposition de la comédie musicale au cinéma. L'histoire semble encore plus tarte et faiblarde. On n'attend que les chansons d'Abba (un comble, quand on y pense) mais les acteurs, Meryl Streep en premier, se croient sur scène et sans micro. Alors, ils hurlent leurs chansons. A côté, "Les 10 Commandements" c'est du Keren Ann.
C'est mal réalisé, poussif et pourtant ça marche à peu près car tout se joue sur la nostalgie. Chacun aimera des passages particuliers, parce qu'ils sont rattachés à des chansons particulières qui leur rappellent des souvenirs précis. J'ai bien aimé le passage de "S.O.S." et "The Winner Takes It All", pourtant surjoué par Meryl. Et puis, Christine Baranski assure.
Ce qui faisait surtout plaisir, c'était de voir dans la salle du MK2 Quai de Loire une bande de gamines de 14 ans qui chantaient et battaient des mains en gueulant "You can dance, you can jiiiiiiiiiiive". J'ai vu aussi une maman amener trois garçons de douze ans, visiblement enchantés. C'est bon, la relève est assurée...
Message personnel : je ne sais pas combien de temps ça prendra, tu peux résister si ça te chante, mais je te veux et je t'aurais.
Mise à jour : en fait je m'en fous.
10/09/2008Whatever
Pourquoi la vie n'est-elle pas aussi simple qu'un épisode de "Melrose Place" ?
Un propriétaire vous emmerde sur votre préavis ? Dans "MP", Matt répondrait "vu que cette folle de Kimberly a fait sauter l'immeuble la semaine dernière, je ne vois pas pourquoi je paierai ce mois-ci !"
Un mec fait la fine bouche quand vous voulez l'embrasser ? Sydney, elle, organiserait un chantage pour l'épouser "You're gonna love me, whether you like it or not".
Un patron vous vire soudainement ? Amanda, avec sa jupe vermillon ras le bonbon, promettrait un procès en bonne et dûe forme "You bastard, nobody treats me like this, you are oh so dead".
Mais moi, je reste poli, je souris. "Pas de problème Monsieur T. je m'occupe des visites !", "Pas de problème, couverture de Pref, on reste amis !", "Pas de problème Pierre-Jean, j'ai adoré travailler avec toi".
Je suis quelque peu las. Certes, il y a plus grave dans la vie (comme assister à un concert de Christophe Maé par exemple). Mais j'avoue qu'aujourd'hui, j'ai eu envie de me transformer en Full Metal Betsy : un peu d'argenterie, beaucoup de lobotomie. Là, mon ipod passe "D.I.S.C.O." par Ottawan... Il est temps d'achever cette journée de grand n'importe quoi.
05/09/2008Smooth Criminal
A yééééé !!! C'est fait !!!!!
Non, ceci n'est pas le cri du coeur d'un charmant bambin qui se relèverait fièrement de son pot Winnie L'Ourson parce qu'il a démoulé.
Quoi que. J'en ai ch.... ! Pourquoi donc ? Pour trouver mon appart, pardi ! Y en a deux qui suivent.
Ça faisait dix mois que je galérais comme un ouf, je suis passé par toutes les phases d'excitation, de découragement, j'ai gonflé tout mon entourage en évoquant le sujet.. Mais maintenant ça y est, j'ai trouvé mon nouvel appart. J'ai signé hier le bail et plein de chèques. J'aurais les clés le 20 octobre d'un chouette deux pièces avec joli parquet, poutres apparentes, de la lumière, du couloir... Ensuite, dans les détails, je ne sais plus, j'étais gentiment ébloui par le lieu mais j'ai remis le dossier à l'agent sans vouloir y croire. Il est vrai que j'ai été tellement déçu par le passé. On était cinq sur le coup. Une chance sur cinq, me suis-je dit en souriant ("une chance sur cinq" c'était le titre - mauvais - de ma première option en télé). Le lendemain matin, dring dring, il me rappelait pour me demander si j'étais toujours intéressé par l'appartement car mon dossier avait été retenu. A few my nephew, I am interested !
Ah oui, détail qui a son importance, cet appartement se trouve dans le quartier que je voulais : Ré-pu-blique ! Très exactement, Boulevard du Temple.
Enfin, moi je préfère dire Boulevard Du Crime, puisque tel était son surnom au XIXème siècle à cause de ses nombreux théâtres où se jouaient des mélodrames criminels et puis aussi, parce qu'il y avait plein de larcins dans ce lieu de mauvaises vies. Et puis Haussmann a tout rasé à l'exception du Dejazet je crois (et sans doute le cirque d'Hiver aussi) et a fait construire la place de la République avec sa garde républicaine pour remettre un peu de l'ordre, parce que hein, les théâtreux, faut les calmer !! Du coup, mon immeuble (situé du côté 11ème dans le renfoncement) a été construit sur les ruines d'un théâtre, j'ignore encore lequel. En tous cas, pour un scénariste, toujours un peu tenté par l'écriture de pièces, ça ne pouvait pas tomber mieux. J'ai bien compris le message, les gars.

D'ici là, va falloir réviser ses classiques. "Les Enfants du Paradis" en VHS est au menu de ce week-end un peu spécial, placé sous le signe du déménagement. C'est toujours un peu stressant les changements de vie, de lieu de vie...
"Just gonna have to be a different man, time may change me but I can't trace time "
01/09/2008Love Will Find A Way
Ça, c'est la première image de "Swingtown". Une série de 2008 sur la vie, l'amour, la famille dans une banlieue de Chicago en 1976. Evidemment, ça ne parle que de cul puisqu'on est dans la "parenthèse enchantée", la décennie entre le début de la libération sexuelle et l'arrivée du sida.

Cette série d'été (seulement treize épisodes a priori) est savoureuse de bout en bout. C'est l'histoire de trois couples de trentenaires, mariés, certains avec enfants. Le premier, Susan et Bruce Miller, s'installent dans une nouvelle maison. Ils s'aiment toujours autant mais vont être initiés à plein de plaisirs nouveaux grâce à leurs nouveaux voisins, Trina et Tom Decker, adeptes du couple libre et des "key parties" (comme dans "The Ice Storm"). Le troisième couple, les anciens voisins de Susan & Bruce, est entre deux eaux : Roger est secrètement amoureux de Susan tandis que Janet (référence directe au "Rocky horror picture show") est une mère au foyer désespérée et très coincée. Mais "Swingtown" n'est pas qu'une série sur l'échangisme, la libération des sexes et des sens. Car tandis que les adultes se comportent comme des enfants, les enfants se comportent comme des adultes. Ils affrontent les dégâts de la drogue, des premiers émois... Ils sont le versant sombre de ces années-là, comme s'ils ressentaient le poids futur de la tragédie des années 80.
C'est drôle, légèrement pervers, souvent jubilatoire, avec une b.o. disco impeccable. On passe du très bon temps. Et puis d'un coup, un sourire s'estompe, la caméra se met à reculer, les regards se fixent, une douce mélancolie envahit les personnages. Trina ne rêve-t-elle pas de retrouver les papillons du début de son mariage ? Roger n'est-il pas passé à côté de la femme qu'il aime réellement ? Susan a-t-elle peur de perdre Bruce ? Pas si léger que ça finalement...
Moi aussi je veux un Quaalude !!
J'y ai droit, j'y ai droit. Sept heures de réunion aujourd'hui ! SEPT !
Tout ça pour quoi en fin de compte ? "Ah mais il me reste plus que l'intitulé de l'intrigue A là...", "y a pas 8 séquences dans la B mais deux", "et pour la C qui n'existe pas, j'invente ?" Je sens que ça va être du grand art cette semaine...
Plein de bonnes vibes pour E&S pour leur maison, plein ! Et demain, ptet que moi aussi, j'en aurais. A tous les niveaux. Mwahaha.
29/08/2008Wordy Rappinghood
Réflexions en vrac
Je boycotte désormais "Les Marronniers". Le bar-restau de la rue des archives a peut-être la plus belle terrasse du Marais mais mercredi soir, en dînant à l'étage, j'ai vu une souris gambader en toute liberté. Pourtant, avec toutes les tapettes qu'il y avait dans la salle... (ok, la blague était trop tentante). Quand j'ai fait part de mon étonnement au responsable, il m'a répondu ironiquement "c'est normal, c'est la saison". Pas au revoir !
Est-il normal de devoir attendre un mois et demi pour avoir une carte bleue qui marche ? La réponse est non. Merci la caisse d'Ep ! En attendant, je suis obligé de faire des chèques. C'est naze. Du coup, je rejoins le groupe sur fessesbook "main au fesses, mais pas seconde main".
J'aime bien manger en regardant des séries. Après "Dexter" saison 2, je commence quel nouveau cycle : "Swingtown" ou "Weeds" saison 2 ?
J'ai rien compris : Martine Aubry veut prendre la tête du PS ou pas ?
La version de "Across the universe" de Rufus Wainwright est supérieure à celle de Fiona Apple. Quoi que.
Voir toutes ces têtes reposées et bronzées rue oberkampf me fout en rogne. L'année prochaine, je prends un mois de vacances complet !
A good heart is hard to find these times.
Richard Avedon rules. So is Françoise Sagan.
J'veux du soleil...
28/08/2008"... I love you, you pay my rent..."
Mon Godard du mois fut "Deux ou Trois choses que je sais d'elle", 1967. Un très bon cru.
Comme toujours avec JLG, c'est un film inclassable, chiant mais beau, un documentaire sur la prostitution occasionnelle avec une métaphore un peu obscure sur la région parisienne qui s'industrialise à vitesse grand V, sur la société de consommation. On s'ennuie parfois, c'est pas du tout narratif, mais alala qu'est-ce que c'est beau !
Les plans de la tasse de café, avec la voix off de Godard, ça m'a scotché.
Et puis tous ces visages tristes de jeunes femmes sans avenir...

Juliet Berto 
Anny Duperey

Et Christophe Bourseiller !
Ça m'a fait penser à la série de photos de gigolo par Philip-Lorca diCorcia.

Ike Cole ; 38 yrs old ; Los Angeles, California ; $ 25 
Brent Booth, 21 years old ; Des Moines, Iowa ; $ 30
Pour le mois prochain, j'hésite encore : "Le Mépris" ou "Masculin Féminin" ?
Décisions, décisions...
25/08/2008Blonds Have More Fun
Jennifer Lopez est une grande actrice.
Si, si. Elle me l'a prouvé ce soir dans "Monster in Law" immondement traduit en "Sa mère ou moi", et vu complètement par hasard sur France 2. Un film génial, plus queer et plus drôle que "Le Mariage de mon meilleur ami" et "Death becomes her" réunis.
Le pitch est simple, c'est "Mon beau-père et moi" version dinde et super méchante. JLo est une spécialiste de petits boulots, sur une plage elle tombe amoureuse de Michael Vartan évidemment (Mark Ruffalo a refusé le rôle, véridique). Tout va bien, le couple passe son temps à glousser, devant les regards moqueurs de sa meilleure amie et de son meilleur ami, gay évidemment mais plus sexy que Roupette Everett. Et puis, elle rencontre sa future belle-mère, jouée par Jane Fonda (joyeusement en roue libre), sorte de Diane Sawyer déchue, roulant aux anti-dépresseurs et au Martini, affublée d'une "sidekick" black et langue de vipère. Or, Maman n'a pas du tout envie de laisser son fifils chéri se marier à une pétasse. Fa va fier.

Tout dans ce film est folle. Les répliques, les coups bas, l'humour, le jeu outrancier. Jane Fonda imite Norma Desmond, en fait des tonnes dans le rôle de la maman possessive, drama queen névrosée au dernier degré. Dans ce genre de film, faut pas faire dans la finesse. Jennifer Lopez est toute aussi géniale, sans doute son meilleur rôle depuis "Hors d'atteinte" de Soderbergh. Elle glousse ça comme, fait sa nunuche dévergondée, recrache avec beaucoup de dignité la tourte aux rognons servie par sa belle-doche et a une tête impayable lorsque cette dernière la surprend en train de se masturber au téléphone dans son bain moussant. Les deux actrices rivalisent de rires crétins, de répliques vachardes, les faux médecins s'appellent Dr Chamberlain, on essaie de se tuer à coup de sauce aux amandes ("elle est allergique, sa tête va enfler !!", "très bien, comme ça, elle sera proportionnelle avec le reste de son corps !!")... En plus, c'était super bien doublé. Le réal, c'est celui qui avait fait "La Revanche d'une blonde", grande grande comédie avec Reese Witherspoon. "Excuse me but orange is NOT the new pink", "I object !!". J'adore, j'adore.

Je suis à nouveau tombé en transes pour un blond. Décidément. Tombé aussi complètement par hasard sur France 2 hier midi sur "Tout le monde veut prendre sa place". Je peux pas carrer Nagui d'habitude mais là, pfiiiiiiuuuuuu, le champion est hypnotisant. Les yeux un peu bridés, blond, une bonne tête de gendre idéal, un sourire à tomber... Il s'appelle Guillaume et franchement, chaleur ! Pour le coup, je suis revenu sur France 2 ce midi. Aouh ouh. Vite, google, des infos sur cette bombe sexuelle. I want him right here, right now. Pas pour son argent, je tiens à le préciser (non mais, i am not a ma-ma-material guy).
Voilà ce que m'a dit le site de France 2.
Il est prof d'EPS.
Il vit à Moreuil dans la Somme.
Il a 25 ans.
Hahahahahahaha, j'ai pas peur.
23/08/2008Friday, I'm In Love
Le retour à Paris fut épouvantable. Entre les températures automnales, un énième report de réunion (donc de boulot, donc de pognon), une erreur d'expédition d'Amazon (quand est-ce que je vais recevoir mon bouquin de Philip-Lorca di Corcia bordel ?), ma carte bleue kaputt, je ne savais plus où en donner de la tête. Surtout que j'avais reçu mes impôts et que putain, là, va me falloir un conseiller fiscal ! A force de bosser comme un chien, on finit par le payer ! D'autant que j'avais carrément oublié de faire le chèque pour le deuxième tiers. 10% dans mon cul. J'suis vulgaire tant mieux.
Hier, en passant entre les gouttes, je suis allé au centre des impôts avec la ferme intention de négocier. Ben quoi, ils avaient pas vu que j'avais oublié de mettre le chèque dans l'enveloppe ? Sont cons ou quoi. Allez merde, faites péter ce 10%... J'étais bien décidé, d'autant que j'avais des arguments "allez je vous donne mon RIB on fait désormais des prélévements et on ne parle plus de cet incident".
Mais je n'avais pas prévu ça. Non, non, non.
Le receveur des impôts était une pure bombasse. De celles à vous faire ouvrir votre clapet comme le loup de Tex Avery. Trop, trop beau. Un blond, avec des yeux légèrement bridés (comme Richard Gere, ou le chanteur de The Alarm, ou même Jeremy chaipasquoi qui était en finale à la starac contre Magali Vaé - ces yeux-là ça me rend complètement DINGUE), bon un peu d'embonpoint mais ça me gêne pas. Il doit avoir 28 30 ans. Il a l'air surtout super gentil et moi, ça m'excite. C'est le genre de mecs qui en fait des caisses pour que tu sois aux petits soins. Je le voyais courir d'un bureau à l'autre pour récupérer un document pour les contribuables devant moi et je m'imaginais déjà dans son appart, sur son canapé avec un petit verre de blanc (il n'aurait pas eu le manque d'intelligence de me servir un whisky), à le voir mettre les petits plats dans les grands à toute vitesse pour vite me retrouver sur le canapé et parler avec moi, avec l'oeil qui pétille, avant que je ne pose mon verre sur la table basse, précisément sur un magazine parlant de PCS avant de lui poser la main sur sa joue et de... , BREF j'étais grave en train de me faire un film, un film d'amour à la française, le genre projeté au MK2 Beaubourg, avec Emmanuelle Devos en frangine et Brigitte Roüan en maman en train de se demander si elle va divorcer de Patrick Chesnais. Oui, voilà je me faisais un film en 16 mm peut-être gonflé en 35 (cette phrase est inconvenante, j'assume).
Mais je suis revenu à la réalité lorsqu'un autre guichet s'est ouvert juste au moment où j'allais passer. Et comme une tanche, j'y suis allé au lieu de passer mon tour et de me retrouver auprès de mon blond.
Quel con.
J'ai plus de mains tellement je me les suis bouffées. D'autant que j'ai donné mon RIB, je ne vais plus avoir de raisons de revenir à mon centre des impôts...
Mais quel con j'vous jure...
Comme dit Sofia "RIP" Petrillo, "I gotta get laid and fast !"
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