02/04/2005

02/04/05 - 15:48

Chronique n° 17, je t'aime

"
J'arrive pas à dire, j'arrive pas.
Une simple chose j'y arrive pas.

C'est...
C'est un ptit truc qui va pas, qui se déclenche pas.
Je voudrais vous dire, oh j'aimerais tellement que ça s'ouvre là-dedans, mais ça ne s'ouvre pas, y a rien qu'en ressort, jamais, rien de bon, là que vous puissiez lire, deviner, sentir en même temps, même avant moi, là, ce que je sens, me le dire.
Mais y a un truc, un sale petit machinchose qui se voit pas, qui bouche ou je sais pas, un petit grain qui vient tout dérégler, enrayer, je sais pas, j'y pense et je vois pas.
Vraiment la mécanique à l'air, putain ce que j'ai l'air.

Incroyable on croit en me voyant, on se dit elle va bien, c't'incroyable ce que cette fille là va bien, elle pétille de partout, on a envie de la mordre, elle est comment dire... juteuse, c'est ça, coulante, belle, gonflée, oh putain ce qu'elle est belle, on se dit, alléchante, cette fille est alléchante de partout, de la pointe à la plante, aïe aïe aïe, on se dit, c'est pas vrai ?

C'est pas vrai.
C'est le chassis ça, une carcasse, une drôle de carcasse, un drôle de chassis, je sais pas, je sais pas.

Parfois quand la nuit se fait plus longue que d'habitude et que je suis là, comme une conne, à m'engouffrer des bouts de pains avec du beurre, du beurre de cacao ou de cacahuètes, à tout vider de partout, les frigos, les boites d'oeufs pour faire l'omelette, à ronger des tablettes, à compter mes jours devant des boites froides, à tremper n'importe quoi dans la confiture, je me dis qu'il faut que je devienne grosse et grasse, comme ça, encore plus grosse, comme ça personne, plus personne ne me regardera plus, plus je serais grosse moins on me regardera, drôle non ?

Je pourrais m'allonger tranquille, étendre mes grosses jambes, me mettre sur le coté, je ferais comme une femme fatiguée, je ferais et je mangerais des tablettes et des tablettes de petites pastilles de toutes les couleurs, bleues.
Je fermerais les yeux et j'oublierais comment je m'appelle et comment j'étais tout en fermant les yeux et je mourirais, donc, je mourirais.
"

X.D.

Je ne sais pas pourquoi, ce texte me fait penser à elle:


Sans doute à cause du passage sur la fille juteuse, coulante, belle, gonflée, qui pétille et qu'on a envie de mordre...

commentaires

02/04/05 - 16:03

C'est de qui?? C'est qui x.D. ?

02/04/05 - 16:07

Xavier Durringer.
Regardez donc les blocs permanents de mon blog et vous saurez tout !

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.