30/07/2009Burqa en chiffresSelon deux rapports datés du 1er juillet émanant des Renseignements Généraux (DG) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) eux-mêmes, il n'y aurait que 367 femmes portant la burqa en France, dont 1/4 de Françaises converties à l'Islam qui porteraient le voile intégral par esprit de rebellion envers leur famille... On est loin d'une talibanisation souterraine de la France!
Quand on pense que Sarkozy et le PCF osent évoquer une loi sur cette question ridicule en congrès à Versailles pour "libérer les femmes"! Quelle démagogie... Le voilà désavoué par ses propres services de renseignements... Il ferait mieux de s'occuper de vrais problèmes plutôt que de flatter les électeurs du FN.
Voir l'article duMondesur ces deux rapports.
02/07/2009O tempora o mores...Ci-joint un extrait d’une lettre de Flaubert a sa mere du 17 sept. 1849 ; L’ecrivain se trouve à Alexandrie, Egypte :
« Hormis les femmes de la plus basse classe, toutes sont voilées avec des ornements sur le nez qui pendent et ballottent comme au frontal des chevaux,. En revanche, si l’on ne voit pas leur figure, on leur voit à toutes la poitrine. – En changeant de pays, la pudeur change de place, comme un voyageur embêté qui se met tantôt sur l’impériale et tantôt dans la rotonde » (Flaubert, Correspondance, tome I, Editions de la Pléiade, 1973, p. 529).
L’evolution culturelle (et non religieuse) du fait vestimentaire ne se produit pas qu’en France, n’est-ce pas ? 30/06/2009Recherche Prof. de français à San FranciscoLe Lycée International Franco-Américain cherche professeur de Français, qualifié et expérimenté, pour enseigner le programme officiel français à raison de 16h00 par semaine pour l'année scolaire 2009-2010.
Merci de bien vouloir me faire parvenir votre CV dans les meilleurs délais.
29/06/2009Niqabi, interruptedA lire, cet édito courageux paru dans The Times de Londres...
Non à la police des moeurs sarko-communiste!
Niqabi, interrupted
Wearing my niqab is a choice freely made, for spiritual reasons
Naima B.Robert
I put on my niqab, my face veil, each day before I leave the house, without a second thought. I drape it over my face, tie the ribbons at the back and adjust the opening over my eyes to make sure my peripheral vision is not affected.
Had I a full-length mirror next to the front door, I would be able to see what others see: a woman of average height and build, covered in several layers of fabric, a niqab, a jilbab, sometimes an abayah, sometimes all black, other times blue or brown. A Muslim woman in 'full veil'. A niqabi.
But is that truly how people see me? When I walk through the park with my little ones in tow, when I reverse my car into a parking space, when I browse the shelves in the frozen section, when I ask how to best cook asparagus at a market stall, what do people see? An oppressed woman? A nameless, voiceless individual? A criminal?
Well, if Mr Sarkozy and others like him have their way, I suppose I will be a criminal, won't I? Never mind that "it's a free country"; never mind that I made this choice from my own free will, as did the vast majority of covered women of my generation; never mind that I am, in every other respect, an upstanding citizen who works hard as a mother, author and magazine publisher, spends responsibly, recycles and tries to eat seasonally and buy local produce!
Yes, I cover my face, but I am still of this society. And, as crazy as it might sound, I am human, a human being with my own thoughts, feelings and opinions. I refuse to allow those who cannot know my reality to paint me as a cardboard cut-out, an oppressed, submissive, silenced relic of the Dark Ages. I am not a stereotype and, God willing, I never will be.
But where are those who will listen? At the end of the day, Muslim women have been saying for years that the hijab et al are not oppressive, that we cover as an act of faith, that this is a bonafide spiritual lifestyle choice. But the debate rages on, ironically, largely to the exclusion of the women who actually do cover their faces.
The focus on the niqab is, in my opinion, utterly misplaced. Don't the French have anything better to do than tell Muslim women how to dress? Don't our societies have bigger problems than a relative handful of women choosing to cover their faces out of religious conviction? The "burka issue" has become a red herring: there are issues that Muslim women face that are more pressing, more wide-reaching and, essentially, more relevant than whether or not they should be covering with a niqab, burqa or hijab.
At the end of the day, all a ban will do is force Muslim women who choose to cover to retreat even further - it is not going to result in a mass "liberation" of Muslim women from the veil. All women, covered or not, deserve the opportunity to dress as they see fit, to be educated, to work where they deem appropriate and run their lives in accordance with their principles, as long as these choices do not impinge on others' freedoms. And last time I looked, being able to see a woman's hair, legs or face were not rights granted alongside "liberté, egalité et fraternité".
As a Muslim woman living in the UK, I am so grateful for the fact that my society does not force me to choose between being a practising Muslim and an active member of society. I have been able to study, to work, to establish a writing career and run a magazine business, all while wearing a niqaab. I think that that is a credit to British society, no matter what the anti-multiculturalists may say, and I think the French could learn some very valuable lessons from the British approach.
So, three cheers for those women who make the choice to cover, in whatever way and still go out there every day. Go out to brave the scorn and ridicule of those who think they understand the burka better than those who actually wear it. Go out to face the humiliating headlines. Go out to face the taunts of schoolchildren. Go out to fight another day. Go out to do their bit for society and the common good. Because you never know, if Mr Sarkozy and his supporters have their way, there could come a day when these women think twice about going out there into a society that cannot bear the way they look. And, who knows, I could be one of them.
And, while some would disagree, I think that would be a sad day.
Na'ima B. Robert is the founding editor of SISTERS , a magazine for Muslim women and author of 'From My Sisters' Lips ', a look at the lives of British Muslim women who cover. 26/06/2009Arrêtons le délire anti-burqa! Un peu de courage, la gauche!il faut garder le sens des perspectives et arrêter de tomber dans tous les pièges que nous tend la droite!
•La burqa n'est PAS un problème en France et la laïcité n'est PAS menacée: le port de la burqa est le fait d'une micro-minorité au sein d'une minorité. Forçons ces quelques femmes à la retirer, et ne doutons pas que leurs maris les obligerons à rester cloîtrer chez elles! Quelle libération de la femme... Bravo!
•Si la France est menacée par l'islamisme radical (idée en soi déjà très très discutable...), alors attaquons nous aux vrais coupables : les imams qui prêchent le fanatisme, dehors! Les barbus qui prêchent l'intolérance, dehors!
•La question n'est pas: "est-on pour le port de la burqa?" ou "est-on pour l'Islam intégriste?". A ces questions la réponse est bien sûr NON, NON et NON! La question est "le gouvernement peut-il m'interdire un vêtement spécifique, symbolisant une religion ou une culture particulière?". A cette question, la réponse est aussi NON, NON et NON, même si ce vêtement me fait horreur...
•La tolérance et le respect de la différence, c'est ce qui nous distingue de l'Arabie Saoudite et de l'Iran. Ne sombrons pas dans les mêmes travers en succombant aux mollahs anti-burqas qui, au nom de la laïcité et de la libération de la femme, prétendent attaquer la minorité musulmane de France et restreindre les libertés. Ou alors faut-il aussi interdire aux femmes juives orthodoxes de marcher un pas derrière leur mari dans la rue des Rosiers? A quand toutes les filles en jupes plissées, cardigans et serres-têtes comme à Neuilly-sur-Seine? C'est n'en doutons pas le fantasme de Sarkozy, Le Pen et leurs sbires. Ce n'est pas le mien!
Arrêtons d'être dupes! Avec cette mesure démago-raciste (et sexiste en plus, puisque ne visant que des femmes!), Sarkozy veut seulement:
•Rassurer les 20% de Français qui ont votés Le Pen en 2002 et ont déjà assuré son élection en 2007....
•Détourner le débat de la gabegie économique du pays, lui qui avait promis une économie forte et productive, et qu'on attend toujours. Franchement, n'a-t-il rien d'autre à annoncer en Congrès à Versailles qu'une loi contre la burqa. Je rêve!
•Paralyser une nouvelle fois la gauche qui n'en finit pas de s'effondrer: qui en effet aura la courage de défendre à gauche le droit à la burqa??? Personne bien sûr! Sûrement pas l'extrême-gauche, dont on connait les méthodes pour "libérer" l'être humain au besoin contre son gré au cours du 20e siècle. Rappelons que cette proposition émane d'un député communiste, qui flirte manifestement avec les idées de Le Pen. L'opposition toute timide de François Hollande à une telle loi est révélateur. Quant à Ségolène Royal et Martine Aubry, c'est le silence radio escompté par l'Elysée... Sarkozy ne doit pas manquer de se réjouir!
Sur ces trois points, la victoire de Sarkozy est pour l'heure totale. Alors gardons le sens de la raison face à cette démagogie sarkozienne irrationnelle: arrêtons le délire anti-burqa, arrêtons de laisser fouler aux pieds les principes fondamentaux de la république française, libre, laïque, tolérante et démocratique, même au nom d'un vêtement qui nous fait horreur.
Un peu de courage, que diable!
24/06/2009la burqa de la peurVoilà que le chef de l'Etat parle d'interdire la burqa en France...
Comment s'étonner d'une telle proposition venant d'un député communiste, dont le parti a toujours voulu "réformer l'être humain" au besoin par la force au cours du 20e siècle -avec les tragiques conséquences que l'on sait-? Comment s'étonner que le chef de l'Etat d'une France dont 20% des électeurs ont voté Le Pen en 2002 reprenne à son compte une proposition aussi liberticide? A quand une loi interdisant les mini-jupes qui "objétisent" la femme, les voiles des nonnes, ou les robes des évêques? A mais oui, bien sûr, il s'agit d'une loi anti-musulmane, suis-je bête!
Où va-t-on lorsque l'Etat se charge de légiférer sur la façon dont les gens doivent s'habiller. Laissons ces musulmanes s'habiller comme elles l'entendent, même si c'est au nom de pratiques religieuses obscurantistes. La liberté, n'est-ce pas tolérer l'autre et la différence.
Où est la gauche modérée pour dénoncer le scandale absolu et inexcusable d'une telle mesure dans le pays qui se prétend le phare de la liberté et des droits de l'homme? Est-elle lepénisée à ce point? Qui croit vraiment que la France est en passe d'être prise d'assaut par les talibans? Où est le Conseil Constitutionnel pour rappeler que la Constitution de notre pays garantit le droit de s'habiller comme chacun l'entend?
Quelle tristesse... 21/04/2009Le Jour de la Terre 2009Le jour de la Terre 2009, qui aura lieu le 22 avril prochain, marquera le début de la campagne de la Génération Verte! Cette initiative de 2 ans culminera avec le 40ème anniversaire du Jour de la Terre en 2010. Avec des négociations sur un nouvel accord climatique mondial arrivant en décembre, le Jour de la Terre 2009 devrait être un jour d’action et de participation civique afin de défendre les principes centraux de la génération verte:
- Un futur sans carbone basé sur l’énergie renouvelable qui mettrait fin a notre dépendance commune aux énergies fossiles, incluant le charbon.
- Un engagement individuel pour une consommation responsable et durable.
- La mise en place d’une nouvelle économie verte qui sortirait de nombreuses personnes de la pauvreté grâce à la création de millions d’emplois verts de qualité, et qui transformerait le système éducatif mondial en un système vert. 03/03/2009MILK, un film à voir, à voir, à voir! Plongez au cœur de la vie san franciscaine des années 70! 12/02/2009l'étrange histoire de benjamin buttonest un film long et chiant! 01/02/2009Question de vocabulaireFaut-il supprimer le nègre des programmes scolaires, pour Obama ? 26/01/2009Pourquoi attend-on des autres ce qu'on ne fait pas soi-même ?J'en ai marre des gens qui attendent de moi un certain comportement, qui suppose que je doive leur rendre compte de mes faits et gestes... et qui confondent l'action avec sa signification!
24/01/2009Milk aux Oscars!Milk, le nouveau film de Gus Van Sant, sur les écrans français le 4 mars 2009 (seulement, quelle honte!) raconte la vie de Harvey Milk, figure politique connue des Américains, particulièrement de Californie et de San Francisco, premier homme politique ouvertement gay à siéger au conseil municipal de la ville de San Francisco en 1977. Il a été le leader de la communauté gay, et le porte parole du droit des petites gens, travailleurs, opprimés et défavorisés, avant d’être brutalement assassiné ainsi que le Maire de la ville, George Moscone, en novembre 1978 par un des membres du conseil municipal, Dan White.
Une histoire incontournable pour toute personne ayant vécu à San Francisco, ou y vivant encore, mais aussi pour tout visiteur qui arrive là et pose sur la ville un regard d’histoire. Qui aujourd’hui, grâce au film de Gus Van Sant, devient une histoire incontournable pour le pays entier, une grande histoire américaine comme les gens d’ici les aiment tant avec un héros sacrifié parce qu’il défendait ce qui est le fondement même de la constitution américaine, l’égalité pour tous.
Gus Van Sant s’attaque au difficile genre de la biographie filmée et s’en sort admirablement. Et ceci pour deux raisons. D’abord, parce qu’il refuse l’exhaustivité, un film anecdotique que serait la mise bout en bout des différents événements de sa vie. Non, il circonscrit son récit d’emblée à une partie de la vie de Milk, son arrivée à San Francisco et son entrée en politique, adoptant de plus le point de vue de Milk à la veille de sa mort qui enregistre une cassette au cas où justement quelque tragique accident surviendrait, pressentiment troublant ; ainsi Gus Van Sant a-t-il les mains libres pour faire le film qu’il désire, plus intimiste, plus ramassé dans le temps, concentré sur quelques épisodes caractéristiques de cette destinée courageuse, et loin des premiers projets qui depuis 16 ans se succédaient les uns les autres, des productions à gros budget hollywoodiennes ! Ensuite parce qu’il ne nous propose pas seulement un film sur la vie de Milk, mais invite à une véritable plongée dans le monde socio-politique des années 70, dans le San Francisco précurseur du mouvement des droits civiques, des mouvements pacifistes, féministes, ceux de libération sexuelle etc. et nous permet ainsi de voir la distance parcourue (ou non parcourue !) depuis lors jusqu’à nous jours.
Par exemple, un des combats centraux du film est celui contre la proposition 6, une mesure conservatrice de 1978 qui consistait à interdire à tous les homosexuels l’accès aux postes d’enseignement dans l’école publique. Ce combat fut un des plus grands succès de Milk, le moins évident, celui où, défiant la stratégie politique courante, il n’hésita pas à débattre avec son opposant Briggs, particulièrement dans les lieux les plus à droites de l’Etat, celui où il refusa de minimiser la question des droits homosexuels. Au regard de ce qui s’est passé 30 ans plus tard, en novembre 2008 en Californie, lors de la bataille contre la proposition 8 cette fois, une mesure pour l’interdiction du mariage gay qui vient donc juste de passer en Californie, on peut mieux mesurer l’incroyable force de caractère qui dut animer Milk à une époque où la visibilité de la communauté était inexistante aux yeux de la majorité, une époque où les flics descendaient dans les bars « casser du pédé ». Du coup on peut aussi mesurer, malheureusement, à quel point aujourd’hui le combat reste encore et malgré tout le même, l’égalité pour tous ; aujourd’hui où paradoxalement il est incontournable pour n’importe quel homme qui brigue un poste à San Francisco de soutenir le droits des gays, et on peut regretter avec certains que le film ne soit pas sorti plus tôt pour avoir un impact sur ce référundum de la proposition 8 !
Le film commence comme une romance, dans le métro de New York, où Harvey Milk, campé par l’acteur Sean Penn au point de disparaître derrière lui, remarquable composition d’acteur, drague celui qui deviendra son amant et compagnon de route, Scott Smith, lui aussi brillamment interprété par un James Franco méconnaissable; prélude intimiste puisque ensuite rapidement ils quittent New York avec un peu d’argent en poche, arrivent à San Francisco, louent un appartement et ouvrent un magasin de photo ! (impensable aujourd’hui, Les Harvey Milk ne peuvent plus habiter ni Castro ni San Francisco devenue une ville trop chère…).
Rien ne préparait Harvey Milk particulièrement à la politique, sinon cette part d’humanité qui est en chacun de nous et qui parfois nous entraîne vers notre prochain et pour quiconque a milité, c’est le regard ému qu’on peut le voir commencer à faire de même pour les causes justes de son voisinage ; et le regard amusé qu’on le voit la première fois monter sur une boite de savon dans la rue pour parler aux gens autour de lui de réforme dans la police, de protection des locataires, de contrôle des loyers, des pouvoirs publics, de l’amélioration des parcs, de protection… Tout commencera vraiment, et ironiquement, avec Teamster, syndicat de travailleurs « vu comme le syndicat le plus homophobe de tous les syndicats ! » se souvient Cleve Jones, activiste gay et ami de Milk, superbement interprété par Emile Hirsh (précédemment vu dans Into the wild, réalisé d’ailleurs par Sean Penn). Mais dans les années 70 Teamster était en guerre avec la Compagnie Coors Brewing et essayait d’obtenir des bars de San Francisco qu’ils arrêtent de servir la bière Coors. Allan Baird, un des leaders de Teamster qui habitait dans le Castro vit là une occasion et contacta Milk qui fut d’accord pour aider si Teamster engageait en retour des gays comme chauffeurs de camion. « Ce n’était pas seulement San Francisco et la Californie, se rappelle Jones, on a réussi à faire sortir la bière Coors de tous les bars de l’Amérique du Nord ! » et les homosexuels de commencer à conduire des camions de bières…
Elu conseiller municipal, après 2 tentatives infructueuses, grâce à une réforme du mode d’élection, par quartier, qui changèrent radicalement l’équilibre des forces dans la ville, Milk fit parti du conseil le plus métissé jamais encore vu, avec des membres de la communauté asiatique, noire, et gays donc ; dans un autre quartier avait aussi été élu Dan White, un irlandais, catholique et conservateur, ancien pompier (l’assassinat d’ailleurs de Milk et du Maire George Moscone par White, le chaos et la confusion qui en suivit furent à l’origine des forces qui révoquèrent les élections par quartiers en 1980 et ce jusqu’en 2000 !).
Dernier atout, le film ne manque ni de légèreté ni d’humour, ce qui était loin d’être évident vu le propos tenu. Un film incontournable, et réussi à tous point de vue.
:-) 16/01/2009Don du sang
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COMMUNIQUE DE HES
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Don de sang : la ministre ne respecte pas ses engagements !
Xavier Bertrand, en juillet 2006, et Roselyne Bachelot, en décembre 2007, ont annoncé l'ouverture du don de sang aux homosexuels. Dans un entretien publié dans Libération le 14 janvier 2009, la ministre de la santé a annoncé qu'elle maintiendra l'exclusion des homosexuels du don de sang. HES (Homosexualités et Socialisme) dénonce ce retour en arrière.
En privilégiant une réflexion fondée sur les « populations à risques » plutôt que sur les « pratiques à risques », la ministre maintient la politique du don de sang telle qu'elle a été établie dans les années 1980. HES réaffirme que l'ouverture du don de sang aux homosexuels est non seulement possible, au regard des connaissances scientifiques actuelles, mais surtout souhaitable. En effet, les conditions qui ont conduit à une telle interdiction n'existent plus. La ministre s'appuie sur les choix des pays européens pour expliquer sa décision. Faut-il rappeler que le Portugal a ouvert le don du sang aux homosexuels ?
Il est indispensable et indissociable de valoriser toutes les pratiques de prévention et de ne pas susciter le mensonge au moment du don de sang. L'estime de soi nécessaire à la mise en oeuvre de pratiques sexuelles à moindre risque passe par ailleurs par la possibilité pour les homosexuels d'accomplir des gestes citoyens.
Le message envoyé aujourd'hui par la ministre est contre-productif. L'amalgame entre séropositivité et homosexualité est dévastateur pour la population LGBT - en particulier pour les plus jeunes. La lutte contre l'homophobie sur le territoire nécessite des actions symboliques d'intégration et de responsabilisation.
HES interroge la ministre sur sa politique de prévention et de réduction des risques à l'égard de la population homosexuelle masculine. HES rappelle que les messages de prévention à destination des hommes ayant des relations homosexuelles doivent être diffusés partout où sont ces hommes, c'est-à-dire dans toute la société. Réduire le nombre de contaminations dans les populations les plus touchées nécessite des actions fortes et des politiques publiques ciblées et largement diffusées.
HES (Homosexualités et Socialisme)
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COMMUNIQUE DU PARTI SOCIALISTE
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Refus du don de sang aux personnes homosexuelles : discrimination et inefficacité sanitaire
Le 14 janvier 2009
Mme Bachelot vient d'annoncer que le don du sang restait impossible pour les personnes homosexuelles. Cette annonce est d'autant plus décevante venant d'une femme politique qui a eu par le passé un courage politique sur ces questions.
Sans méconnaître les chiffres faisant état de risques supérieurs dans la population homosexuelle, le Parti socialiste refuse que l'on confonde les populations dans leur ensemble et les pratiques à risque.
Cette confusion est à la fois discriminatoire et inefficace. Elle est discriminatoire, car on assimile tout homosexuel à un porteur de risque. Les pratiques à risque ne les concernent évidemment pas tous et les hétérosexuels peuvent aussi avoir des pratiques à risque. Le message ainsi donné à la population est que tout homosexuel, quelles que soient ses pratiques, est un séropositif potentiel.
Elle est inefficace, voire dangereuse, car le risque est ici d'encourager la dissimulation de la réalité des pratiques des personnes désireuses de donner leur sang, dès lors que l'on est sur un système déclaratif.
Le Parti socialiste demande qu'une évolution du système du don du sang permette de changer les procédures, afin d'éviter ces amalgames et discriminations tout en améliorant la prise en compte des risques réels.
Communiqué de Mireille Le Corre
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale
13/01/2009Complete list of 2009 Golden Globe winners:
Film:
Best Picture, drama: Slumdog Millionaire
Best Picture, musical or comedy: Vicky Christina Barcelona
Best Actor, drama: Mickey Rourke, The Wrestler
Best Actress, drama: Kate Winslet, Revolutionary Road
Best Director: Danny Boyle, Slumdog Millionaire
Best Actor, musical or comedy: Colin Farrell, In Bruges
Best Actress, musical or comedy: Sally Hawkins, Happy-Go-Lucky
Best Supporting Actor: Heath Ledger, The Dark Knight
Best Supporting Actress: Kate Winslet, The Reader
Best Foreign Language Film: Waltz With Bashir
Best Animated Film: Wall-E
Best Screenplay: Simon Beaufoy, Slumdog Millionaire
Best Original Score: A.R. Rahman, Slumdog Millionaire
Best Original Song: The Wrestler, Bruce Springsteen, The Wrestler
Cecil B. DeMille Award: Steven Spielberg
TV:
Best Series, drama: Mad Men
Best Actor, drama: Gabriel Byrne, In Treatment
Best Actress, drama: Anna Paquin, True Blood
Best Series, musical or comedy: 30 Rock
Best Actor, musical or comedy: Alec Baldwin, 30 Rock
Best Actress, musical or comedy: Tina Fey, 30 Rock
Best Miniseries or Movie: John Adams
Best Actor, miniseries or movie: Paul Giammatti, John Adams
Best Actress, miniseries or movie: Laura Linney, John Adams
Best Supporting Actor: Tom Wilkinson, John Adams
Best Supporting Actress: Laura Dern, Recount
26/11/2008HungerJ'apprends que Hunger, le film de Steve McQueen, sort enfin en France. C'est un film à voir, absolument sans hésitation. Evénement cinématographique, esthétique et politique. En ces temps de tiédeur du militantisme, certain messages, certains hommes du passé se dressent à jamais pour nous rappeler notre bonheur d'être en liberté, ou pour encore nous enjoindre de nous battre contre les inégalités, tel Bobby Sands dans Hunger, tel Harvey Milk dans Milk, le nouveau film de Gus Van Sant qui lui aussi sort demain, hasard des programmations, mais ici, à San Francisco.
Mais s'il n'y avait que le message, un documentaire suffirait. Là, dans le film, un premier film c'est d'autant plus remarquable – primé à Cannes, le Jury de la Caméra d'Or ne s'y est pas trompé – autre chose se dessine de plus essentiel, qui dépasse l'anecdote ou l'Histoire pour atteindre à l'humain. Quand on enlève tout à l'homme, quand on veut le réprimer, le punir, emêché sa rebellion, quand on le musèle, le maltraite, il lui reste cependant un moyen d'action qui est son corps même, soi.
Filmer la grève de la faim de ces détenus de l'IRA devient alors et pour le réalisateur et pour le public une propédeutique de l'humain, du corps humain, comme corps politique. Une leçon qu'on n'est pas près d'oublier. La décrépitude du corps est filmé sans concession. Mais pas de dégoût, une fascination plutôt, comme devant une œuvre d'Art qui nous interroge sur notre humanité, qui nous met en demeure de plonger dans les arcanes de ce tissu organique qui nous constitue.
Admirable...
Hunger
19/11/2008Adolescents "abandonnés" dans le Nebraska.... Article paru dans le Monde du 18 novembre.
En adoptant en février une loi permettant aux mères en difficulté d'abandonner leurs enfants, l'Assemblée du Nebraska pensait simplement se mettre au diapason du reste des Etats-Unis. A une époque où démocrates comme républicains essaient de réduire le nombre d'avortements, les parlementaires espéraient contribuer au débat en proposant un refuge aux parents en détresse. Nul ne serait poursuivi pour avoir laissé un "enfant" dans un hôpital de l'Etat.
La loi est entrée en vigueur le 18 juillet. Depuis, 35 enfants ont été abandonnés par leurs parents ou leur tuteur légal. Mais, loin des nouveau-nés que la loi était censée viser, ce sont des adolescents que l'on dépose dans les hôpitaux. Du Michigan, à l'Iowa et à la Géorgie, des parents sont venus se délester de leur progéniture dans le Nebraska.
Lundi 17 novembre, le gouverneur républicain, Dave Heineman, a convoqué l'Assemblée en session extraordinaire. Les parlementaires doivent réécrire la loi en y faisant porter l'âge limite des enfants concernés. Le débat n'est pas facile. Certains élus ne veulent pas limiter la portée du texte : l'afflux de "candidats" reflète, selon eux, à quel point les besoins sont grands.
Selon le quotidien local, l'Ohama Herald, sur les 30 premiers enfants arrivés depuis le vote de la loi, 27 avaient déjà eu recours à des soins psychologiques, 28 étaient issus de familles monoparentales et 22 avaient un parent ou un tuteur qui avait fait de la prison. En septembre, un enfant de 11 ans a été laissé par sa mère adoptive, ainsi qu'un autre de 15 ans, dont la personne en charge, depuis la mort de la mère, n'arrivait plus à s'occuper. Un père, subitement veuf, a laissé 9 enfants, âgés de 1 à 17 ans. Le 22e cas a été celui d'une jeune fille de 15 ans que sa mère a déposée à l'hôpital après une violente dispute en lui disant : "J'en ai fini avec toi."
Une mère, qui a amené son fils de 13 ans avec une valise de vêtements, a eu des regrets. Elle a expliqué qu'elle avait surtout voulu que l'adolescent rebelle prenne au sérieux ses menaces. Trop tard. Une fois qu'ils ont laissé leur enfant, les parents n'ont plus voix au chapitre sur son sort. Un père a donné une interview pour s'expliquer. Il se sentait coupable de ne pas avoir réussi à procurer un suivi psychologique et médical adéquat à son fils.
A la veille du changement de la loi, un dernier enfant est arrivé de la région de Detroit. Il a été conduit par sa mère, sa grand-mère et sa tante. Il est arrivé avec des vêtements de rechange et dix dollars. Il a expliqué que sa mère était "stressée" et "ne pouvait plus s'occuper de lui".
Corine Lesnes 17/11/2008La Californie dans tous ses états!L’élection d’ Obama a provoqué un sentiment de liesse incomparable, il ne faut pas en douter un seul instant! On s'imagine mal, d’Europe, à quel point les gens sont heureux ici, à San Francisco (en Californie) tout particulièrement! Surtout que beaucoup n'y croyaient pas! Le père de la famille chez qui je loge, qui n’est pas républicain, m’a dit son étonnement, à cause du racisme toujours présent et environnant. Et du coup de voter indépendant (le comble quand même!) !
Ce qui montre que les choses changent! Peuvent changer. et ce message d’espoir, en revanche, a bien été ressenti par le monde entier comme une immense bouffée d’air, et un optimisme bienfaisant.
Seulement une ombre s’est glissée au tableau. Le 4 novembre les Américains votaient aussi pour un grand nombre de propositions (propositions soumises au référundum populaire). Parmi elles, la Californie devait se prononcer sur la proposition 8 qui voulait interdire le mariage aux couples homosexuels. Ce que La Cour Suprême de Californie avait autorisé au nom de l’égalité des droits de la Constitution américaine était soumis au vote populaire pour bannissement! Et la proposition 8 est passée. Le drame!
Bien entendu c’est parce que la Cour Suprême avait pris cette décision, qu’un référundum a été mis en place. Cercle vicieux. Plus terrible encore, beaucoup parmi ceux qui sont allés voter ce jour-là pour l’élection présidentielle, certains pour la première fois, drainés par la puissance charismatique d’Obama, ne sont pas étrangers à ce score de 52 % de Oui contre 48% de Non. Les populations afro-américaines, latino-américaines, chinoises, entre autre, accordant à la famille traditionnelle une place de choix. Ne l’oublions pas Obama est très croyant, et des centaines d’électeurs l’après-midi du 4 novembre ont reçu un message téléponique où ils pouvaient entendre Obama lui-même rappeler qu’un mariage était traditionnellement un sacrement entre un homme et une femme. Citation tronquée d’un des discours d’Obama où il appelait ensuite à l’ouverture pour le respect des droits de chacun à vivre ensemble en Amérique. La fameuse unité sur laquelle il a basée toute sa campagne électorale.
Le retour de bâton n’en est que plus terrible.
Il est donc devenu aujourd'hui impossible à deux personnes du même sexe de se marier en Californie. Alors que jusqu’au 3 novembre cela était parfaitment légal! On attendait de La Californie qu’elle poursuive sa lancée comme Etat phare dans les luttes contre les discriminations et entraîne à sa suite les autres Etats, par un effet de domino sur lequel comptaient toutes les associations de lutte contre les discriminations basée sur la sexualité. Le vote a tout changé et un grand pas en arrière vient de faire basculer la Californie, ainsi que toute l’Amérique, dans la lutte pour les libertés fondamentales qui sont le fer de lance de la Constitution américaine.
Beaucoup de mes amis californiens sont désespérés et ont même peur pour la premièrede leur vie. Ca rend évidemment les choses tristes, et amères, dans le contexte de cette élection historique!
Depuis, littéralement, c'est le sujet de discussion numéro un ici, partout, dans la rue, à l'école, dans les transport en commun, dans les journaux, les médias. Les manifestations en nombre se multiplient...
ci-joint un lien journalistique H8 et quelques photos de la dernière en date à San Francisco.









14/11/2008le député Ch. Vaneste et l'infériorité de l'homosexualité La Cour de Cassation vient d'estimer que la liberté d'expression doit permettre au député du Nord Christian Vaneste de pouvoir dire que l'homosexualité est inférieure à l'hétéroséxualité.
En quoi elle-est inférieure? Les homosexuels ne se reproduisent pas, ne peuvent créer une famille issue de leur procréation.
Le député dit-il aussi, par exemple, que les hommes et les femmes hétérosexuels stériles sont inférieurs? Non. Ceux qui choisissent l'abstinance, hommes d'Eglise et soeurs des couvents par exemple, sont-ils aussi inférieurs? Non.
L'infériorité est strictement réservée aux homosexuels et certainement pas à ceux qui pourtant se retrouvent pour des raisons x ou y aussi ..... "improductifs" qu'eux. Et puis, au risque de brouiller le bel ordonnancement de M. Vaneste, il y a des homosexuels qui ont eu, physiquement, des enfants. Aïe!
J'ai visité la semaine dernière, au musée de la guerre d'Ottawa, une exposition fort documentée sur les "inférieurs" physiques de toute sorte dans l'Allemagne des années 30. L'infériorité de certains y était débat sur la place publique, c'était une condition essentielle du débat démocratique et les homosexuels avaient déjà une place de choix. Exactement ce que vient d'indiquer la Cour de Cassation.
De l'homophobie institutionnalisée et validée? Mais enfin, puisque M. Vaneste indique qu'il ne "déteste pas les homosexuels"!!!
14/10/2008Le baiser de la Matrice (3)Ça y est, c'est fait!
Pas facile du tout de s'enregistrer quand on n'a le droit qu'a une seule prise! La première doit forcément être la bonne. Ansi les hésitations, bégaiements, ratages etc. font-ils partis du projet, lui donnant un côté artisanal et, j'imagine, authentique.
J'ai lu la page 2512, et je demande l'indulgence!
un blog parmi d'autresAllez faire un tour sur le blog de Wrath, ce qu'il écrit tombe souvent juste!
Par exemple sur le premier livre de Garcia, article du 11/10/2008 ("Le copinage a fait son temps...")  |
| Dix raisons d'écrire
"Ecrire n'étant une activité ni normative, ni scientifique, je ne puis dire pourquoi ni pour quoi on écrit. Je puis seulement énumérer les raisons pour lesquelles j'imagine écrire :
1. pour un besoin de plaisir qui, on le sait bien, n'est pas sans rapport avec l'enchantement érotique;
2. parce que l'écriture décentre la parole, l'individu, la personne, accomplit un travail dont l'origine est indiscernable;
3. pour mettre en œuvre un "don", satisfaire une activité distinctive, opérer une différence;
4. pour être reconnu, gratifié, aimé, contesté, constaté;
5. pour remplir des tâches idéologiques ou contre-idéologiques;
6. pour obéir aux injonctions d'une typologie secrète, d'une distribution combattante, d'une évaluation permanente;
7. pour satisfaire des amis, irriter des ennemis;
8. pour contribuer à fissurer le système symbolique de notre société;
9. pour produire des sens nouveaux, c'est-à-dire des forces nouvelles, s'emparer des choses d'une façon nouvelle, ébranler et changer la subjugation des sens;
10. enfin, comme il résulte de la multiplicité et de la contradiction délibérées de ces raisons, pour déjouer l'idée, l'idole, le fétiche de la Détermination Unique, de la Cause (causalité et "bonne cause"), et accréditer ainsi la valeur supérieure d'une activité pluraliste, sans causalité, finalité ni généralité, comme l'est le texte lui-même." R. Barthes "Un critique ayant écrit, que dans la Vue de Delft de Ver Meer (prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint, qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse oeuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terres, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Bergotte passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise, ou d'une simple maison au bord de mer.
Enfin il fut devant le Ver Meer qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petis personnages en bleu, que le sable était rose et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il; mes derniers livres sont trop secs : il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit mur jaune." M. Proust Tel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change,
Le Poëte suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix étrange.
Eux, comme un vil sursaut d'hydre oyant jadis l'ange
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu
Proclamèrent très haut le sortilège bu
Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.
Du sol et de la nue hostiles, ô grief!
Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief
Dont la tombe de Poe éblouissante s'orne,
Calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.
Stéphane Mallarmé "Chaque mot écrit est une victoire contre la mort." Butor  |