J'écoute : Des choses de Glass que je ne connaissais pas, ce qui effectivement est un fait rare.
Je regarde : droit devant moi.
Je lis : Pierre Dac.
Je joue : avec le feu, comme toujours.
Je mange : équilibré, j'essaie.
Je bois : de l'eau et du thé, en ce moment.
Je cite : "Les anges sont la clause résolutoire des contrats divins." ~Moi.
Je pense : trop.
Je rêve : que ma mère a séquestré Nicolas Cage !
(mis à jour mardi 21 octobre 2008 à 08:15)

18/02/2005

18/02/05 - 10:06

Oh !

Oh !

Quelle surprise, en ouvrant le Bouquin des Citations de Claude Gagnière ! Je cherchais une petite phrase à mettre en introduction à la troisième édition du G.O.T.H.I.C.* que je vends chaque fin de semestre – juste avant les partiels ou avant les rattrapages – aux affolés de ma promo qui n’ont pas vraiment révisé, et donc, logiquement, je cherche à la lettre J, comme Justice (ben si), qui est couplée au K.
Et au K, ke vois-je, pardon, que vois-je, entre Klaxon et Kremlin ?...

« Kleenex – ″Les hommes devraient être comme des Kleenex : doux, forts et jetables.″ - Cher »

O_o


A propos de Justice, qu’on me permette ce court moment de sérieux juridique.
La cour d'appel de Metz a confirmé la condamnation de M. Germon, en première instance ; trois ans d'emprisonnement dont un an ferme, pour un seul homicide involontaire, par le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle) qui avait refusé de reconnaître pénalement la perte de l'homicide du fœtus de vingt-deux semaines, comme le demandait la partie civile (le mari de la victime).
Le mari de la victime (partie civile) entendait faire condamner le prévenu pour un double homicide, celui de son épouse et celui de l'enfant qu'elle portait, ce qui aurait constitué une première en France. Il va bien entendu aller en cassation, qui depuis des années et régulièrement, juge qu’un enfant à naître n'a pas d'existence selon le droit pénal et qu'en conséquence, sa mort ne peut jamais être reprochée à quiconque.


Ce jugement relance, faut-il le dire, le débat doctrinaire sur le commencement de la personnalité juridique. En première année, le droit civil nous était enseigné par un brontosaure à chignon blanc, anti-tout (notamment anti-IVG, anti-transsexuelisme) ; vous savez que dans l’enseignement supérieur, les professeurs ne sont plus tenus à la neutralité politique et religieuse. Je pense qu’hier, en écoutant les infos, elle a dû avaler une dizaine d’épingles de colère.

Que dire… Je vais donner mon opinion sur autre chose qu’un film (à propos, j’ai vu Constantine, et c’est mauvais, hormis quelques bonnes idées mal exploitées, et The Machinist, qui est très bien, et évite de tomber dans la facilité, comme j’avais eu la faiblesse de le croire les vingt première minutes).
Où commence la personnalité juridique ?... J’ai toujours pensé, et je pense encore, qu’une existence même fœtale est fondée sur sa viabilité. En clair, un amas de cellules, même important – voire, un fœtus presque déjà formé, comme dans le cas d’espèce évoqué plus avant – n’est pas viable. Prenons maintenant un autre exemple à peu près analogue, et admettons que l’enfant n’ait pas eu vingt-deux semaines, mais vingt-huit ou même trente-deux. La médecine aurait-elle pu sauver l’enfant à naître ? Etait-il viable ?... S’il l’était, alors on peut envisager l’hypothèse d’un second homicide involontaire. Sinon, non.
Cette idée a cependant ces limites, car devant les tribunaux, les avocats des deux parties passeraient leur temps à convoquer des experts médicaux qui, évidemment, se contrediraient en permanence. Si le législateur devait agir, il faudrait qu’il fixe un âge fœtal après lequel la viabilité est reconnu, au même titre qu’il a admis pour l’IVG un âge limite (et interférer une certaine distance temporelle entre la dernière limite à la destruction d’embryon lors d’une IVG et la première hypothèse de viabilité d’un fœtus décédé, pour que l’IVG ne soit pas ambiguë voire, hors-la-loi).

Le vocabulaire seul nous permet d’opérer une différence entre embryon et fœtus. C’est à la loi aidée en cela par la science et si cela s’avère nécessaire dans l’hypothèse avancée d’une « viabilité légale », de désormais leur donner des limites temporelles.



____
*Glossaire Obligeamment Transversal mais, Heureusement, Indubitablement publiC, un dictionnaire de droit public absolument merveilleux. Définitions fondées sur des notes de cours, enrichies en extraits de bouquins divers. 2euros, une misère. Achetez-le ! A paraître, le Maxi-Gothic, avec la totalité des définitions des G.O.T.H.I.C. 1&2, pour 4 euros. Moins cher que le Super Picsou Géant ! Qu’attendez-vous ?...

commentaires

18/02/05 - 22:12

Je crois qu'il y a des comités d'éthique pour aider à définir le statut du foetus en tant que personne. ça devient une préoccupation de tous les médecins aussi par rapport au clonage. Les gens qui composent ces comités d' éthiques( des philosophes entre autres) sont chargés par les scientifiques de faire la synthèse de ce que les civilsations antérieures pensaient justement de la personne à naitre. Maintenant je ne sais pas si la justice s'inspirera de ces résultats.

28/02/05 - 11:33

Le problème philosophique (juridique, je ne sais pas) consiste à déterminer à partir de quand on peut commencer à parler de personne.

Dans certaines sociétés traditionnelles, ce n'est pas avant que l'on ait pu donner un nom à l'enfant. Durant la période entre sa naissance et sa nomination, le père eut légitimement se débarrasser de l'enfant (chute mortelle, abandon en pleine nature, etc.).

Toute l'histoire de l'Occident vise à faire reculer cette date. A la naissance tout d'abord, puis avant la naissance, et jusqu'à où ? La question qui est finalement posée est celle des conditions d'acceptation d'une personne à venir, et qu'on laissera se constituer telle - comme personne - dans la société qui l'accueille. Ce faisant, on projette sur elle ce statut, en anticipation de sa pleine réalisation (l'enfant étant, par exemple, moins une personne part entière, qu'une "petite personne").

A la limite - atteinte - on pourrait juger que la perte de semence masculine tient de l'homicide. C'est sans doute difficile à tenir - cela suppose une conception

28/02/05 - 11:33

Le problème philosophique (juridique, je ne sais pas) consiste à déterminer à partir de quand on peut commencer à parler de personne.

Dans certaines sociétés traditionnelles, ce n'est pas avant que l'on ait pu donner un nom à l'enfant. Durant la période entre sa naissance et sa nomination, le père eut légitimement se débarrasser de l'enfant (chute mortelle, abandon en pleine nature, etc.).

Toute l'histoire de l'Occident vise à faire reculer cette date. A la naissance tout d'abord, puis avant la naissance, et jusqu'à où ? La question qui est finalement posée est celle des conditions d'acceptation d'une personne à venir, et qu'on laissera se constituer telle - comme personne - dans la société qui l'accueille. Ce faisant, on projette sur elle ce statut, en anticipation de sa pleine réalisation (l'enfant étant, par exemple, moins une personne part entière, qu'une "petite personne").

A la limite - atteinte - on pourrait juger que la perte de semence masculine tient de l'homicide. C'est sans doute difficile à tenir - cela suppose une conception

28/02/05 - 11:43

(désolé fausse manipe, qui a en plus redoublé mon envoi :o( )

une conception extrême du sperùatozoïde ou de l'éjaculat comme "personne en germe", mais pourquoi pas. Le fait est qu'aujourd'hui, on serait tenté de donner le statut de personne à l'embryon, gastrula ou morula. Le fait est que cela ne va guère de soi est que bien souvent, l'on ajoute : portentielle, personne potentielle. C'est là redoubler l'anticipation de l'attribution de la notion. Le pléonasme me semble révélateur de ce qu'une "personne potentielle" n'est pas encore une personne, et qu'il ets permis d'en disposer, sinon à sa guise, du moins pour éviter, par exmple, un mal plus grand à une personne, moins potentielle, celle-là.

Il me semble que, d'un point de vue juridique, c'est lorsque l'on peut abandonner l'adjectif "potentiel" que l'on peut commencer à fixer des limites. Evidemment, au niveau juridique, la question se pose d'un point de vue technique : comment trancher ? Car on peut arguer que l'expression du désir d'enfant définit une personne, surtout si l'investissement des futurs parents dépotentialise la notion (arrangement de l'espace familial, par exemple) : on sait combien une fausse couche peut être vécue comme un deuil. A orienter la solution juridique sur la notion biologique de viabilité, on risque de méconnaître cette dimension là.

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Baaaajour ! tu es le ème visiteur (depuis le 28.XI.04). Ca te fait quel effet ?

WiSHLiST !

 

Vous êtes fermement décidé(e) à me faire un cadot mais vous n'avez pas d'idée ?

En voici quelques unes. Des produits de consommation qui, du fait de la consommation susdite, s'épuisent, et dont je dois régulièrement renouveller le stock.

Je précise, avant que vous tentiez de faire le détail de cette liste odieusement futile et matérialiste, que j'aime les dessins d'enfants et les colliers de nouilles.

Mais pas que.

Alors, pour ma tronche :

Ma crème de jour : la Total Turnaround Visible Skin Renewer de Clinique ; mon contour de l'oeil : le Daily Eye Hydrator de Clinique.

Pour mon touffion :

Mon shampoing : le Bain Satin 2 (ou 3) de Kérastase. Mon après-shampoing : le Lait Vital de Kérastase. mon masque : le Masquintense Cheveux épais de Kérastase. Mon produit coiffant : la Crème Nutri-Sculpt de Kérastase. (En vente seulement chez les coiffeurs ou sur internet.)

D'autres bricoles, hop : Liquid Face Wash Regular Strength, Clinique ; Scruffing Lotion 2.5, Clinique ; Gel Nettoyant Gommant, Sisley ; Gel Express aux Fleurs, Sisley ; UV-Response Face Cream SPF 50, Clinique.

Pour que mon être irradie sa senteur suave : n'importe quel parfum d'Armani (mais plutôt l'Acqua di Gio).

Pour confirmer ma mine toujours magnifiquement unifiée : 1 (numéro 2) ; 2 (pudre universelle libre - 30 naturel) ; 3 (beige moyen).

Voilà, ça, déjà, c'est bien. Sinon des fleurs ça me fait toujours très plaisir, ou une bouteille de pinard. Et si vous préférez m'offrir des livres, demandez-moi avant, parce que j'en ai beaucoup beaucoup et que j'aurai peut-être celui que vous pensiez m'offrir en exclusivité. Ah, si vraiment vous tenez à me faire une surprise, évitez les romans.

Pour les chemises ma taille c'est 39/40, selon la coupe. Pour les lunettes, la taille pare-brise.

D'autres idées ? ok... des cartouches pour ma carafe, oh et puis ça ça me ferait plaisir ; ça aussi ; ou ça ; oh et puis ça, là ; et puis de quoi réviser ma Renaissance : à 1 et 2 .

Voilà, je complèterai la liste au fil du temps... Si jamais ça marche !...